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 des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.

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MessageSujet: des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.    20.07.17 21:08
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Les jambes lourdes, en compote. Mon corps se déplace avec une lenteur atroce. Maudite soit cette alcoolémie tenace qui sans avoir vu le verre de trop pointé le bout de son nez, sans crier gare est devenue ma plus fidèle compagne. Elle me parle un peu, mes oreilles refusent d'écouter. Elle continue de parler et finit par s'éloigner, Kate, tenace elle aussi. Ses lèvres bougent tandis que les miennes se serrent afin de ne pas régurgiter la totalité de ce qui se trouve dans mon estomac. Tête molle et vide aux allures de prostituées qui venaient de sortir de son bordel encore souillée de la veille.

Elle ressort, silhouettes et formes approximatives que j'arrive très difficilement à distinguer, que je n'arrive pas à distinguer. Je me demande si les oiseaux se cachent pour mourir, je repense soudain à ce poème de François Coppée. J'essaie méthodiquement de me demander si j'ai déjà, juste une fois, vu le squelette morne d'un piaffe crevé. Jamais. Je renifle et manque de tomber quand une main se glisse dans mon dos me sortant automatiquement par un mouvement de recule de ma rêverie. Succession de voix étrangement lointaines mais si familières. Je flotte au dessus du sol, ma personne se déplace presque portée, je vole. Mes paroles sont discrètes, un sourire niais s'affiche sur mon visage. Mes yeux se ferment encore un temps, les voix résonnent, discutent avec force sans que cela m'atteigne réellement. Puis, alors, soudain, je me demande si je suis la seule à n'avoir jamais vu de bébés pigeons. Je me demande s'ils ont des plumes. Je les vois plus comme une sorte de petit dodo immonde qui becte sans répit. L'idée me soulève le coeur. Nouvelle interruption d'une voix grave et rauque, familière et réconfortante. Une voix que je connais bien sans pouvoir mettre de visage dessus. J'hausse les épaules, inutile de se poser des questions inutiles, la voix insiste lentement en articulant syllabe par syllabe, Nög, tu veux rentrer chez toi, question étrange, je suis dans le nid d'un pigeon entrain de faire le bébé pigeon avec mes frères pigeons. La mère pigeon dans sa bonté d'âme et dans son instinct maternelle mâche mon repas, au moment ou son bec rentre dans ma bouche, je sens ma gorge se réchauffer. Pâte molle et visqueuse qui se loge contre ma glotte. Rêverie interrompue. Je reprends mes esprits le temps d'un instant. Vite, je n'arrive pas à ouvrir cette putain de fenêtre. La portière est verrouillée, comme si je pouvais m'enfuir, je ne sais pas ou je suis, avec qui, pourquoi. enfin si, j'ai bu. Ma tête cogne, putain, envie de mourir à l’instante. Mes yeux font le tour de ce que je suppose être une voiture. Boîte à gant, je lève mes yeux embrumés sur la Voix, je suis désolée pour ce qui va suivre, j'ouvre la boîte à gant, mes cheveux tombe sur mon visage. Je me mets alors à vomir tripes et boyaux dans le petit compartiment. Encore et encore. Des grosses larmes viennent perler sous mes yeux, roulent sans s'arrêter, mon visage une fois l'ouvre accomplie redevient lisse, parfait. Vomir avec classe.

Je m'essuie d'un revanche de manche peu sexy la bouche, une main remet mes cheveux en arrière, tandis que l'autre se colle contre mon ventre, arraché de douleur. je referme du genoux le récipient qui a accueillit avec gentillesse le contenu de mon estomac. Mes yeux se tournent vers mon interlocuteur, je ne vois pas bien son visage. Odeur pourtant une fois encore familière, rassurante qui se mélange aux effluves peu glorieuses de ce que je viens de régurgiter. Je murmure alors, je vais tomber dans les pommes, mes yeux se collent sur lui, je lui souris avec un brin de honte dans le creux de mon visage. Si je meurs ce soir, dîtes à Clov Zavialov que je l'aime. Mes paroles sont flous, autant que mon esprit, j'en suis sûre, je rajoute avant de sombrer dans un comma semi profond de vomi, dîtes aussi à Flynn Payne que je suis amoureuse de lui depuis 2190 jours. Je m'évanouie. Enfin.
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MessageSujet: Re: des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.    21.07.17 19:34

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«- Nög , tu veux rentrer chez toi ?»

Il répète une seconde fois la même chose, avec la même intonation. Mais il sent qu'elle sombre. Il démarre la voiture , les mains crispée sur le volant. Elle ferme et ouvre les yeux par intermittence , elle semble le voir sans vraiment avoir conscience de qui il est. Ou peut-être qu'elle ne se souvient plus de lui. Il ne veut pas y croire. Il ne veut pas y croire parce que lui, il n'a plus de doute sur le fait que quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive,  il l'aime. Il l'aime à s'en arracher le coeur. Il l'aime tellement. Alors il ne veut pas se dire qu'il est le simple reflet du passé. Qu'elle est marié. Qu'elle l'aime ,lui. Que maintenant, il ne pourra plus jamais lui caresser les cheveux. Qu'il ne pourra plus jamais la regarder dormir, contre lui. C'est hors de question.

L'australien se dirige presque instinctivement vers chez lui. Il ne peut pas la déposer chez elle parce que le jeune homme pense qu'il y a peut-être son mari. Il y a peut-être son mari et surtout, il ne peut pas la laisser seule, ivre morte, a moitié consciente. Il se dit que si elle dort chez lui, au moins , il aurait peut-être la chance de lui parler. Ou au moins, de l'avoir plus longtemps à côté. Dans sa vie. Quelque part entre son obsession malsaine et son amour inconditionnel. Il était partager entre la terreur de souffrir de nouveau le martyr et le sentiment réconfortant qu'elle réapparaisse dans sa vie. Il se sent osciller entre le fait qu'elle soit bel et bien là aprés tout ce temps et le fait qu'elle pourrait encore s'enfuir. Il est tétaniser, les mains crispées sur de volant, la cigarette presque écrabouiller entre ses dents lorsqu'il serre la mâchoire , son seul signe de stress un peu apparent.  Il sent qu'elle est vraiment mal, se demande combien elle a bu, se demande aussi lui-même combien il a bu. L'alcoolisme lui donnant un avantage non négligeable, habitué à boire et à fonctionner , il savait qu'il pouvait , tout en ayant l'esprit embrumé, aller bosser , conduire, peindre , sans ne jamais avoir de gros problème. Il a peur de ce qui peut se passer. Il a peur de ce qu'elle va lui dire. Nög, c'est comme un petit animal sauvage apeuré, elle mord fort , elle crache, elle griffe, elle fait mal et il n'est pas sûr de pouvoir supporter qu'elle lui fasse encore mal. Mais, encore une fois, il n'était pas en position de la laisser partir. Il ne pouvait pas envisager de s'enfuir,lui. Et même s'il lui en voulait, ses sentiments pour elle ne s'effaçait pas. Il conduit, doucement. Parce qu'il a peur qu'elle se rende compte que c'est lui, qu'elle se rappelle qu'il est là. Alors il conduit doucement.


«-Je suis désolée pour ce qui va suivre. »

Elle ouvre la boite à gant d'un geste rapide et elle vomit. Elle vomit longtemps. Ça pue. Une odeur que Flynn connait bien, nourriture presque digéré, alcool et sucre. Une odeur acide. Il ouvre la fenêtre, allume une cigarette avec rapidité et remets correctement ses lunettes sur son nez, froncé. Il aimerait l'aider , lui tenir les cheveux mais, il ne parvient pas à lâcher le volant, peur de faire n'importe quoi. Elle ne s'arrêtait plus , il commençait à s'inquiété. D'ailleurs , mise à part l'ivresse, la jeune femme semblait amaigrie, fatiguée, malade. Etait-elle surmenée ? Mal nourrie ? Est-ce que son mari la traitait mal ? L'idée même lui donna un frisson de rage, la rage dangereuse qu'il avait déjà vécu une fois. La rage qu'il valait mieux ravaler de peur de faire un carnage. Elle finit enfin par se relever, fermant la boite a gant d'un geste, le jeune australien tenta de passer outre la vision de la flaque dégoulinante et l'odeur qui lui soulevait le coeur. Il accéléra  un peu , presque comme un automatisme, espérant rentrer chez lui. Une zone d'inconfort qui avait au moins le don d'être confortable. Elle pause une main sur son ventre et il soupire. Fallait-il vraiment qu'ils se revoient dans ses condition ? Kate pense qu'elle s'est saoulé à cause de lui, mais avec Nög rien n'est jamais sûr. Il aurait bien aimer qu'elle lui dise qu'elle l'aime ou qu'elle ne l'aime pas ce soir là.

«- Tu devrais boire de l'eau, Nö.»

Ils sont presque arrivé. Elle comate depuis bien cinq minutes , le regard dans le vague, et Flynn fume, sans s'arrêter ses clopes , la seule marque qu'il a toujours fumer, le tabac à l'odeur particulière.

«-Si je meurs ce soir, dîtes à Clov Zavialov que je l'aime. »

Un sourire se dessine sur ses lèvres fines coincé sur la quatrième cigarette. Comme s'il pouvait la laisser mourir.

«-dîtes aussi à Flynn Payne que je suis amoureuse de lui depuis 2190 jours.»

Elle lâche ça comme une bombe, comme si de rien n'était, et alors qu'ils arrivent dans sa rue, le jeune australien arrête de sourire. Tout les doutes qu'il avait eut pendant ces cinq années d'enfer, venaient de disparaitre et pourtant d'autres prenaient leurs place. Si elle l'aime. Si elle l'aime comme elle le dit, pourquoi est-ce qu'elle est partie ? Est-ce qu'elle pense vraiment ce qu'elle dit ? Après tout, jamais , elle n'avait dit au jeune photographe qu'elle l'aimait. Jamais de toute leurs courte, intense, passionnelle, inoubliable relation. Alors , pourquoi maintenant ? Pourquoi elle compte les jours qui les a séparent ? Parce que oui. Il y a bien 2190 jours qui les séparent. Il le sait parce lui aussi, il a compter. Même quand il essaie de s'en empêcher, il le sait.

«-Moi aussi , je t'aime. Malheureusement.»

Il dit ça et se gare. Restes un peu dans la voiture, la regarde endormie. Il soupire pause sa tête contre le volant ,se demande jusqu'où tout ça va aller. Faut-il arrêter maintenant ,avant que ce soit trop tard ? C'est déjà trop tard. Tant pis. Il sort les clefs du contacte et passe du côté passager. Il passe le plus délicatement possible sa main derrière sa nuque et l'autre main sous ses jambes. La sort le plus doucement possible. Elle semble trop ivre de toute façon pour se réveiller à la moindre secousse. Ses cheveux lui caresse le visage et il frissonne. D'un coup de pied, il ferme sa portière et appuie sur le bip de la voiture. Il la porte dans l'allée, il ouvre la porte et pousse le bouton de l'ascenseur. Il a la tête vide, la seule chose auquel il pense c'est au fait que d'ici quelques heures, tout ça sera finit. Elle allait s'enfuir aux premières lueurs du matin. L'ascenseur arrive ,ils montent dans un silence complet. Elle dort vraiment profondément, et ses cheveux blonds lui donnent des airs de princesse. Il lui embrasse le front.

Lorsqu'ils arrivent a la porte, Flynn galère a  sortir les clefs et ouvrir la porte de son appart. Il la dépose sur le lit , et va dans la salle de bain chercher une bassine. Il entre dans la chambre, essayant de garder son flegme. Il sort l'un de ses t-shirt et lui retire doucement le sien, couvert de quelques traces de vomi. Il déboutonne son pantalon tremblant et lui enfile le t-shirt avant de la recouvrir de la couette. Le jeune homme pause la bassine prêt d'elle, vérifie que tout va bien. Il la secoue un peu pour la réveiller à demi, juste pour être sûr. Elle va réagit, ça va. Il ecrit sur le calpin qui traine sur sa table de nuit un mot simple: "Ne t'enfuie pas. Je t'aime." Il se lève et va dans la cuisine pour remplir une bouteille d'eau, et la dépose sur la table de nuit. Il se lève et va prendre une douche avant d'aller se coucher sur le canapé, étrangement épuiser par toutes ces émotions. Il se demande encore, une dernière fois si elle restera demain et si elle était sincère en disant qu'elle l'aimait.  




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MessageSujet: Re: des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.    25.07.17 11:13
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Il aurait été étonnant que je me fonde plus parfaitement dans la masse étrange, rêve délicat aux allures sombres de cauchemars. Petite pression supplémentaires comme je me sens tomber mais qu'il me devient impossible de me réveiller. Je maudis l'alcool et ses méfaits, je maudis cette sensation dégueulasse de bile qui c'est amoncelée dans mon estomac et qui a trouvé refuge dans ma gorge.
Petit nuage pourtant, sur lequel je me promène entre haut-le-coeur et déshydratation. À l'abri dans mon petit château de princesse aux murs épais, les images dans ma tête ne veulent plus rien dire. Afin de vous épargner ce sujet plus que lancinant et plus qu'ennuyeux, je vais vous raconter le mythe d'Aristophane. J'en parle sans doute beaucoup, car c'est un écrit de Platon tiré du Banquet que j'adore tout particulièrement. Il relate une certaine beauté dans l'affection que je ne pourrais détruire avec aucun de mes acerbes arguments.

Au commencement, il y avait en tout point des êtres parfaits composés de quatre jambes, quatre bras, deux têtes, deux sexes et un corps. Ils vivaient dans une harmonie telle qu'ils s'auto-suffisaient en permanence. Doué d'intelligence, de bon sens et de raffinement, les êtres parfaits convoitaient cependant les Dieux vivant sur l'Olympe, pensant qu'ils ne leur fallait et ne manquait plus que la puissance des Dieux, mais surtout leur éternité pour être heureux. Zeus, mécontent du retournement de situation, décida avec la puissance de son éclair de scinder les êtres parfait en deux. Il envoya ainsi chacune des moitiés à l'autre bout du monde les uns des autres. Pour que toute leurs vies ne se consacre qu'à la recherche de leur âme sœur et qu'ils ne cherchent plus à s'approprier l'Olympe. Et quand les êtres parfaits retrouveront la moitié qu'ils ont perdu, ils seront alors immédiatement recollés par la foudre. Ils auront ce qu'on appelle plus couramment; un coup de foudre. Il me semble évident, qu'à travers ce mythe, Platon, par l’intermédiaire d’Aristophane, explique l’origine du désir amoureux, légitime l’homosexualité et explique son origine, et enseigne l’importance de la piété et le respect de la puissance des dieux, qui, négligée par les hommes orgueilleux, a conduit ces derniers à leur perte.

Mon cœur balance dans ma poitrine, suis-je alors un de ces êtres auto satisfait qui c'est lui même conduit à sa perte, qui a détruit petit à petit toutes les choses étranges aux quelles il tenait. Suis-je assez stupide pour croire qu'un vulgaire coup de foudre puisse exister, qu'une âme sœur, quelque part m'attend. J'ouvre un œil, puis l'autre, ma petite tête semble avoir jouer au curling toute la nuit sans mon accord. Je me redresse lentement, frotte machinalement le sommet de mon crâne mettant en bataille mes boucles qui étaient déjà ma foi, complètement emmêlés. Tee-shirt blanc trop grand qui me colle à la peau. Juste une petite culotte en guise de pantalon. Je reluque rapidement la déco. C'est pas mal, j'aurais pu choisir la même. Je vois mes vêtements, pliés à côté de mon sac. Mollement et sans trop grande conviction je me lève de l'énorme lit vide ou j'ai passé cette nuit particulièrement inintéressante, mais surtout mouvementée.  Je me penche près de ce qui contient ma vie, je saisie mon cellulaire, le déverrouille, pas de messages, pas d'appels manquées. Ah, si un petit SMS de mon frère qui me propose de dîner avec lui ce soir. Rapidement je vérifie qu'il ne manque rien dans mon sac, mais vu la tronche qu'à la chambre de cet appartement, je me doute que je n'ai pas passé la nuit chez une ou un pickpocket. J'envoie un petit message à mon frère pour lui répondre. Lui demandant au passage si avec son téléphone, il peut me localiser et me rapporter quelques fringues potables car après vérification, il y a pas mal de gerbe sur les miennes. Je glisse le tout dans mon sac une fois mon oeuvre terminée. Je m'étire, lentement, je ne me sens pas pressée pour une fois. Je me sens comme chez moi, étrange.

J'attache mes cheveux dans un chignon extrêmement bien réalisé pour une matinée des moins sobre. Au moment où je vais pour sortir de la pièce, une masse me fait alors face. Grande, galbée. Des mains fines mais qui ont prit plus que de mesure le temps de travailler. Des jambes longues et fuselées. Une mâchoire carrée qui pourrait se poser sur le sommet de mon crâne tend cette masse est gigantesque. Je me mets alors à paniquer. Je sens que je vais vomir une nouvelle fois, pourtant j'ai dessaoulé. Flynn Payne me fait face. Cela fait bien des années que ce n'était pas arrivé, mon nez est si proche de lui qu'il pourrait très facilement me faire office de mouchoir. Nos yeux se croisent. J'avais oublié comme les siens étaient verts. J'avais oublié comme ses épaules me donnaient envie de lui sauter au cou et de faire le ouistiti en me balançant d'un côté à l'autre.  C'est déroutant. Ma soirée défile petit à petit dans les images qu'il en reste. Il était donc cette étrange voix rassurante et connue. Je fais un pas de recule, parce qu'avec tout ça, je me rappelle que j'ai quand même abandonné lâchement ce type un beau matin sans laisser de mot, que je suis devenue un fantôme sans traces. Je reste quand même stoïque remarque juste la cigarette coincée entre ses lèvres. Je tends le bras pour l'attraper, lui vole et tire dessus. Latte de cowboy tout droit sorti du far-ouest pour rivaliser avec Eastwood. Je n'ose pas décrocher un mot, mais je le regarde quand même. Nous avons été ce genre de gens imbéciles-heureux qui n'avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Mais cette fois ci, peu importe la connexion qui semble encore être là. Je vais devoir m'expliquer et rendre des comptes.
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MessageSujet: Re: des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.    25.07.17 22:52

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Elle recule d'un pas quand elle arrive dans la pièce de laquelle il s'apprêtait à sortir, ils se retrouvent nez à nez. La sortie de l'appartement est derrière lui, elle ne peut pas fuir. Elle lèves les yeux vers lui, Flynn ne sait pas quoi dire. Ni même quoi faire. Il redevient l'adolescent qu'il a un jours été , celui qui se contentait de suivre, de se laisser faire, de la laisser prendre le contrôle de son esprit. Sans doute parce qu'il a, au fond, toujours été cet adolescent-là. Celui qui prie tout les soirs pour que le lendemain, elle soit encore là. Parce qu'au fond de lui, pendant toute cette année qu'il avait passer avec elle, il avait su qu'elle finirait par partir. Qu'elle se sentirait étouffer par l'espèce de passion étrange qui l'habitait. Il se sent redevenir cette personne là. Celle qui est incapable d'agir, guider par ses sentiments trop fort. Il sent au fond de lui qu'il n'a pas envie de parler de tout ça, juste de lui arracher son t-shirt et lui faire l'amour, juste ici. Mais , il sait aussi que c'est une mauvaise idée, que s'il fait ça, ils vont recommencer comme avant et rien, ne l'empêchera de partir de nouveau sans rien dire. S'il veut la rattraper, s'il veut qu'elle comprenne l'étendue de la chose , ils doivent parler. Il a le droit à des explications. Autant qu'il en a besoin.

Elle reprend de sa contenance, et tends une main vers lui, pour prendre la cigarette coincée entre ses lèvres. Elle fume, il recule d'un pas, sort son paquet de sa poche et allume une autre cigarette. Courage en tube. Elle ne dit rien, mais plonge intensément le regards dans le sien, semble chercher quelque chose dans son visage. Elle semble chercher la complicité qu'ils avaient autrefois.

«- Tu vas mieux ? Tu te souviens d'hier soir ?»

C'est la seule chose qu'il a le courage de dire. Il n'est pas sûre qu'elle n'est pas déjà en train de discrètement chercher une échappatoire. Il n'est pas sûr qu'elle veux vraiment rester ici. En tout cas , il recule. Va s'asseoir sur le canapé. Il fume , il fume sans s'arrêter. Et l'entends se déplacer vers lui. Il a un peu peur de ne pas être capable d'oublier deux minutes qu'il l'aime, alors même s'il est à peine onze heure , il se sert un whisky. Cul sec. Un autre. Cul sec,encore. Juste de quoi se décider  à ouvrir la bouche.

«- T'es partie. » dit-il en plongeant enfin intensément ses iris vertes dans celles de Nög.

Il reste comme ça quelques secondes et finit par baisser les yeux, l'envie de l'embrasser se faisant trop intensément ressentir. Il passe une main fébrile sur son propre visage et soupire.

«- Je vais parler sincèrement , Nö. J'ai hésité dans le passé à te dire les choses , mais je suis plus cet homme là. Si tu as rien à répondre à tout ça, je préfère que tu dise rien.» Il marque une pause dans ses parole et crache la fumée qui stagnait dans sa gorge. «- Je sais que je te mérite pas. J'ai toujours su que t'était totalement hors de ma ligue. J'aurais jamais espérer que tu me jette ne serait-ce qu'un regard. Mais ça a finit par duré. Même si je ne le disait pas, mes sentiments étaient clairs. Et ils le sont toujours autant. Je t'aime. Je pense que c'est quelque chose qui ne s'arrêtera jamais. Jamais vraiment en tout cas. J'aurais compris que tu veuille me quitter . A vrai dire je savais que ça arriverait. Mais, tu es une femme sincère. Pas le genre à faire tes valises sans rien dire. Et pourtant c'est ce que tu as fait. Et ça... je comprend pas. J'arriverais jamais à comprendre comment tu as pu m'abandonner sans rien dire . Je pensais que tu voulais simplement plus de moi. Et hier... tu as dis que tu m'aimais. Je comprends plus rien.J'attends pas d'excuses. Je veux juste que tu m'explique. Je n'arriverais jamais à aimer quelqu'un d'autre, si tu ne m'explique pas. J'en peux plus de vivre une vie ou je n'arrive plus à penser à personne mise à part toi. Saches, que je serais prêt à me battre ou à t'attendre si tu me le demandes. Parles-moi juste.»


Il supplie du regard et tourne la tête, parce qu'il n'a pas envie qu'elle voit à quel point c'est dur pour lui, de dire tout ces trucs. Ça a toujours été dur de s'exprimer pour lui. Ça a toujours été compliquer de dire ce dont il a besoin et surtout en face de Nög. C'était peut-être pour ça après tout, qu'elle était partie. C'était peut-être à cause du fait qu'il ne parlait jamais, qu'il ne donnait jamais son avis pour rien, et surtout qu'il ne lui avait jamais montrer à quel point il l'aimait. Il ne s'en rendait compte que maintenant. Jamais il n'avait dit à Nög qu'il n'était pas capable de vivre sans elle. Et pourtant ce sentiment l'habitait depuis un bon moment.




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MessageSujet: Re: des secondes supplémentaires, par nög, pr flynn.    Aujourd'hui à 9:51
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La courbe de ses yeux fait le tour de mon coeur. Puis il s'arrête, tiens ça faisait longtemps que je ne l'avais pas si bien senti battre dans ma poitrine. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas senti cette musique. Molle, douce, prenante. Ses mots sont vrais, ils sont l'explication d'une disparition soudaine. Mes mains farfouillent je ne sais où pour attraper une cigarette. Corps et mouvements prudents qui s'approchent sans un bruit. Flamme mouvante, destructrice. J'hoche simplement la tête en guise de réponse. Je déglutis un peu en frottant le bout de mes doigts sur mes lèvres entre chaque lattes, je te dois la vérité. Mes paroles cassent un silence qui semble durer depuis des années, cinq ans environ.

Rare sensation ou je me sens si petite et fragile, comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter et comme si le poids du monde voulait alors s'abattre sur mes épaules pour m'ensevelir sous des montagnes de gravas. Tu t'es réveillé et j'étais partie, je pensais que tu continuerai à vivre et que tu pourrais avancer. J'esquisse un sourire vague et triste, je n'ai jamais été doué pour les adieux. Je ne le regarde pas, la honte est présente et je dois faire le vide pour arriver à formuler convenablement mes idées. De mon côté, je me suis glissée hors de lit rapidement, j'ai tout quitté et j'ai disparu sans rien dire à personne.

Il suit les mouvements de mon corps, sans doute une peur viscérale qui lui fait penser que je vais à tout moment détaler comme un lapin sauvage et qu'une fois encore il ne me verra plus jamais.

" Mes parents ont construit la totalité de leur fortune sur les apports de sociétés externes, ma mère organisait des œuvres de bienfaisances, et redorait comme elle pouvait l'image de ce qu'était l'empire Zavialov. C'était ridiculement pratique, si pratique qu'à l'inverse mon père avait contracté des dettes. Beaucoup de dette avec l'argent de sociétés qui n'étaient pas à lui. Les Russes n'ont pas mauvaise réputation pour rien et n'ont pas pour habitude de laisser des millions voler à plein naufrage sans rien dire, un petit rire m'échappe. Enfin, arriver au point de non retour les bourreaux de ma famille sont allés chez mes grands-parents pour menacer la veuve et l'enfant. Cela na pas suffit, donc quelques jours plus tard, ils ont fait la peau à trois des collaborateurs de mon père. Classe et efficace. Mes parents ont prit peur et ils ont décidé de faire ce qu'on leur demandé pour ne pas finir les deux pieds dans le béton. Deux jours avant ma fuite soudaine j'ai dis à ma mère d'aller se faire foutre. Je pensais que j'allais faire ma vie avec toi, qu'on allait devenir des petits vieux chiants et cons qui crachent sur la foule en étalant publiquement leur bonheur sous le nez des autres.
Puis dans la nuit elle m'a dit que si je ne venais pas, c'est Clov qui allait morfler. Elle m'a envoyé une lettre de menace que ces putains de fils de pute de Russes avaient écrite ou ils expliquaient dans les grandes lignes que la vie tient à peu de chose que si les deux morveux Zavialov ne venaient pas, ils se feraient un plaisir de faire de moi,
une fille unique.


Je me lève, écrase ma clope et pose une fesse sur la table de Flynn qui n'a toujours rien dis, attendant sans doute la fin de l'histoire.

" On est retournés en Russie, couteau sous la gorge, devant laisser pour chacun d'entre nous quelque chose d'important ou de vital pour d'autres. En arrivant la bas, j'ai voulu t'écrire mais nous étions juste des esclaves modernes. Personne ne devait savoir à défaut de finir comme la pauvre famille Zavialov. Je vais t'épargner tout le reste et en venir juste à la fin et à pourquoi mon retour ici. Je me suis retrouvée fiancée à un malabar à la cervelle vide, il passait son temps à me taper dessus, à me violer et à me pomper mon fric. Mon père s'est finalement fait descendre comme une sac de viande monumentale et ma mère doit moisir dans une baraque là-bas entre la coke et le whisky. J'ai hérité de la totalité de l'empire que mon père avait construit, j'étais donc plus riche que mes bourreaux. Je me suis débarrassée d'eux, les uns à la suite des autres, récupérant plus d'argent dont j'avais besoin au final. Je les ai presque tous eu. Quelques uns ont compris qu'ils feraient mieux de partir avant que mon privé les trouve. Je suis revenue. Et petit à petit j'ai rendu à l'oeuvre originelle de mon père sa vraie image. Notre nom est aujourd'hui plus resplendissant que jamais. Ma famille se résume à mes grands-parents et mon frère et ma vie est triste et fade depuis que je suis partie. Je n'ai pas arrêté de me dire que tu devais me hair et que tu avais du refaire ta vie. Puis petit à petit j'ai espéré que non. "

Mon discours se termine, je suis un peu molle, Flynn est compliqué, imprévisible. Et peut-être qu'il n'avait pas envie de tout savoir. Et peut-être que je vais devoir partir maintenant.
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