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 Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...

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MessageSujet: Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...   04.03.15 15:02
Sarah Mitarashi

Nom : Mitarashi
Prénom : Sarah
Age : 18 ans

Nationalité : Japonaise, origines franco-japonaises
Orientation sexuelle : Pansexuelle

Groupe : Life is Art

Classe : Première prépa L
Club : Derrière le masque
Situation financière : Trop aisée à son goût
Baito / Fonction : Musicienne (guitare/voix) pour des piano-bars
Logement : Appartement autour de l'école

Personnage de l'avatar ? Hakurei Reimu

Keep a secret ? Sarah a eu de nombreuses phases d'anorexie. Aujourd'hui encore, elle est à deux doigts de replonger, mais elle lutte.

En apparence je suis ...
Elle se regarde dans le miroir. Son expression est froide, presque cruelle, impitoyable. Elle détaille les ravages opérés sur son corps, dont elle ne se remettra jamais, jamais vraiment. Elle le sait. Pas besoin d'être un génie pour s'en rendre compte. Toute à fait nue, elle détaille l'arc délicat d'une épaule autrefois joliment dessinée, le dessin presque tendre d'une clavicule. Saillante. Comme ses côtes, ses poignets, ses genoux. Heureusement que quelques vêtements permettent de cacher ça. Les gens la pensent seulement mince, seulement menue, ils ne savent pas et c'est mieux comme ça. Le dire ce serait admettre qu'elle est faible. Tellement faible.

Ses yeux caressent maintenant une joue pas trop creuse, des traits légèrement soulignés par la fatigue. Son visage, ça va. Elle n'a plus les lèvres gercées par le manque d'eau dans le corps. Elle n'a plus les yeux secs et douloureux d'avoir pleuré une humidité qu'elle ne possédait même pas. Mais elle se souvient, elle se souvient de sa peau pâle parcheminée alors, redevenue douce grâce à une volonté qui est à peine la sienne. Elle, la volonté, elle ne l'a plus, elle l'a oubliée.

Elle passe ses doigts fragiles dans une chevelure abondante. La seule partie de son corps qui ne l'a jamais déçue, jamais abandonnée. Elle les examine dans le miroir en pied, même si elle pourrait le faire directement. Brillants de santé, ils tombent librement, bien plus bas que ses reins, que ses fesses. Ce qu'elle préfère, c'est leur couleur. Aile de corbeau. À la lumière qui inonde sa chambre, ils sont agités de ces reflets bleus qu'elle doit à la génétique de sa mère. Oh, ça oui, elle lui ressemble beaucoup à sa mère.

Elle lui doit sa petite taille - non mais sérieusement, un mètre quarante-cinq, à chaque fois qu'elle y pense, elle se sent ridicule - sa difficulté à prendre du poids - on n'imagine pas à quel point il lui a été difficile d'atteindre les trente-huit kilos pour un IMC juste en-dessous de ce qu'il lui faudrait, et elle n'ira pas plus haut, elle n'en a pas la force. De son père, elle a pris les yeux bleu foncé, les traits un peu enfantins, un peu innocents, tellement expressifs. On sait toujours quand elle va mal, mais on n'ose pas lui poser de question. Parce qu'elle a toujours ce regard si triste, si insondable, qu'on n'ose s'y frotter de peur de l'entendre dépeindre un monde sans espoir.

Elle est un oiseau au corps percé de plombs. En attestent ses hanches saillantes, les cicatrices sur ses avant-bras, marque de ses ongles toujours entretenus. Souvent elle s'est déchaînée, sur elle-même. Incapable de laisser passer l'erreur qu'elle pense être. Elle est prisonnière d'un chemin sombre, étouffée un peu plus chaque jour. Les rayons de lumière la blessent parce qu'ils lui rendent l'espoir.

Elle soupire et détourne la tête. Elle ne veut plus voir son reflet, il le faudra bien pourtant. Elle va s'habiller, maintenir encore l'illusion de la fille de bonne famille parfaite, sans problème de santé. C'est ce qu'elle est après tout, bien sûr. Elle sort de sa garde-robes une chemise un peu trop ample, d'un bleu sombre, une jupe noire rehaussée de dentelle, une ceinture de cuir décorée de clous et de chaînettes argentés. Elle a toujours adoré personnaliser ses vêtements. Contrairement à ce que voudraient ses parents, et même si elle a quelques pièces de haute-couture, elle achète ses vêtements de tous les jours dans des friperies et les retouche, les ajuste, les décore. Ses influences sont, pour la plupart des décorations, la mode gothique, le mouvement gothic-lolita, mais aussi le punk, le visual-kei, le victorien. Et pourtant, elle ne porte pas que du noir.

Son âme n'est pas si noire.
Et à l'intérieur ...
Ton regard croise encore son reflet dans le miroir. Tu n'as plus l'air si maigre maintenant. Tant mieux, te dis-tu, tu garderas ton secret un jour de plus. Les secrets sont importants pour toi. Pour te protéger tu n'hésites pas à apprendre ceux des autres, tes oreilles traînent partout. Toi aussi d'ailleurs, surtout où tu ne devrais pas.

Ta fascination pour les endroits en hauteur te vient de loin et c'est parfait comme ça, pas besoin de t'interroger sur son origine. Quand tu grimpes, la réalité et sa pesanteur s'effacent, ton corps n'obéit plus qu'à l'instinct. Grimper toujours plus haut. Vaincre les limites. Tu n'escalades pas, Sarah, tu glisses, tu défais les barrières de la chair qui ressent le danger, tu uses de prises presqu'invisibles que toi tu vois et sens parfaitement. Tu n'es pas une humaine, Sarah.

Tu es une marchombre.

Tu es une marchombre et tu te sens si forte, si paisible, quand tu te perches là-haut, avec la seule compagnie du silence et du vent. Tu aimes le silence et le vent. Tu aimes le silence parce qu'il laisse la place à ton imagination, tu aimes le vent parce que tu danses avec lui, tu joues avec lui. Tu te sens forte aussi quand tu joues de tes doigts tellement habiles, pour forcer une serrure ou faire les poches de quelqu'un qui t'a rudoyée. L'interdit n'est pour toi qu'une vague notion aux prises illusoires. Bien sûr, tu n'irais jamais tuer quelqu'un, mais tu fais ce qu'il te plaît, quand tu le veux, parce que tu es libre. Parce que tu es marchombre.

Tu n'es pas timide, Sarah. Tu es juste enfermée, sur toi-même et en toi-même. On pourrait te croire muette. Et lorsque tu daignes parler, ce n'est que pour quelques mots difficilement extirpés, parfois ponctué de ce petit tic de langage qui s'est imposé au fil des ans sur tes cordes vocales. Tu prends garde à ne pas abuser de la parole, car vient quelques fois le moment, pas assez rare, où même lorsque tu le désires, tu ne parviens pas à prononcer un mot de plus.

Tu détestes ne pas être capable, Sarah. Tes exigeances envers toi-même, envers les autres, t'en ont écartée et c'est parfait comme ça. La déception est pour toi un poison terriblement dangereux. Tu aimerais, pourtant, il est vrai, t'ouvrir un peu au monde. Sauf que ce serait un risque, un risque terrible que tu n'es pas prête à prendre. Ils verraient tes blessures. Ils verraient ta faiblesse. Ton corps dégoûtant, trop gros et trop maigre. Pauvre petite chose, si seulement tu comprenais que ce n'est pas ta volonté qui entre en ligne de compte dans les interactions sociales...

Il y a une chose qui fait battre ton coeur, Sarah. La musique. Tu aimes la musique, véritablement. La musique dessine tes ailes, sculpte ton envol, écrit ta liberté. Lorsque tu composes, lorsque tu chantes, lorsque tu joues, rien d'autre n'existe pour toi. Et rien d'autre n'existe pour ceux qui t'écoutent, car ta voix est si belle, si vraie, si juste, qu'ils ne ressentent rien d'autre que tes émotions.

Tu as une autre passion, cela dit, dont tu ne te caches pas. Les livres. Tu as commencé avec des classiques japonais et français, puisqu'à la maison, il fallait être parfaitement bilingue - trilingue si l'on compte l'anglais que tu apprends depuis un jeune âge. Puis tu as découvert Pierre Bottero et ses mots ont trouvé en toi un écho que tu n'espérais pas ressentir un jour. Tu n'étais pas folle, pas suicidaire, tu étais marchombre, c'était évident. Aujourd'hui encore, tu es secouée du même déluge d'émotions quand tu relis ses oeuvres. Tu as pleuré en apprenant sa mort. Toi qui te caches derrière un mur de glace, tu as pleuré.

Tu es si fragile, Sarah. Tu en as besoin, de ce mur de glace qui protège ton coeur. Tu penses que tu pourras le franchir quand tu le décideras - aucun mur, aucune limite ne peut t'arrêter après tout - mais tu te trompes. Car la peur te dévore. Peur de replonger, d'être dévorée par ce chemin au bout duquel la porte qui se nomme en réalité Mort a pour toi des airs de liberté.

Garde-toi des chemins sombres.
Once upon a time ...
J'étais une enfant adorable. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont mes parents, et aussi ceux qui venaient au manoir, pour affaires. Ils passaient leurs doigts dans mes cheveux noirs, déjà longs, et répétaient comme j'étais adorable et calme. Bien sûr que je l'étais. Enfant précoce d'une part, je craignais plus que tout au monde la déception de mes parents. Puisqu'ils ont reçu très tôt le diagnostic de ma précocité, ils se sont autorisés à frimer à propos de leur enfant bourrée de talent, qui allait dans une école privée, l'une des meilleurs du Japon. Du monde.

Aujourd'hui, ça me dégoûte. Mais avant je pliais, je pliais parce qu'il était normal dans mon monde de plier l'échine. Mon père et ma mère ont de l'argent et de la puissance. Ils ne se cachent pas, déployant à qui veut bien le voir le faste, les dorures, les sourires faux de la haute société, et moi dans tout ça ils ne m'ont vue que comme un outil pour asseoir leur position. Quitte à me vendre. Oh, j'étais une fille après tout, c'était mon rôle d'être vendue. Merci Père, merci Mère pour ce cadeau empoisonné.

À l'école, il y avait ce garçon, Shiki. Bonne famille, lui aussi. On était fiancés, alors notre rôle était de jouer les amoureux. Moi, je suis tombée amoureuse. C'était le début du collège, les bonnes notes, les études avec toujours plus de pression - de volonté aussi. Shiki ne m'avait jamais embrassée, parce qu'il me respectait, disait-il. Le prince charmant. Les filles de ma classe, avec qui je n'étais pas amie parce que leurs jacasseries stupides m'agaçaient, disaient que j'avais de la chance. Et j'étais d'accord. Oui, j'avais de la chance, bien sûr, une évidence.

J'étais naïve. Enfermée dans le silence et dans mes livres, j'avais rêvé du prince charmant. Mais le vent change de direction à sa seule convenance. Un meilleur accord s'est profilé pour la famille de Shiki, les fiançailles ont été rompues. Mais ce n'était pas grave à mes yeux, il allait m'aimer encore, j'adorais quand il me disait « Je t'aime ». Tellement stupide. Il jouait un rôle avec moi, et il le brisa dès qu'il le put.

« Tu es trop grosse, tu me dégoûtes. Si tu essayes encore de t'approcher de moi, je te tue. »

Grosse. J'étais grosse. Bien sûr que je l'étais. Ce que les autres voyaient comme une adolescente bien formée ne devint à mes yeux qu'un corps vide et dégoûtant. J'avais douze ans et pour moi rien n'était plus nécessaire que ma destruction. Mes parents ne se souciaient plus de moi, l'outil avait échoué à son office. Je restais recluse, cela ne me dérangeait pas puisque j'étais un déchet qui ne méritait de voir personne.

Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu’un chasseur lui tire dessus, lorsque son corps percé de mille blessures ne lui répond plus, lorsque ses plumes arrachées par les plombs tournoient dans le ciel autour de lui, lorsque ses ailes brisées pendent, inutiles ? Il souffre. Il souffre et il tombe.

Au début personne ne vit rien. C'était un régime, rien de plus. C'était un régime quand je ne mangeais rien pendant un jour entier, un régime quand je négligeais même de boire, un régime encore quand mon corps devenait gourd et s'effondrait, manque de force, manque de tout. Ils réagirent tard, mes parents. Quand une lettre arriva de mon collège pour parler de mes problèmes de santé répétés.

Première visite chez le docteur, seconde, dixième. Inutile. Première visite chez le psychiâtre, seconde, ils ne reçoivent pas autant que les médecins, on n'en arriva pas à dix. Un espoir de mieux pendant quelques mois, puis une rechute, violente. Je pouvais à peine me lever sans sombrer. Je ne suis pas allée à l'hôpital, de justesse, second psychiâtre, boissons surprotéinée, prise d'un ou deux kilogrammes qui me dégoûtait.

Ce ne sont pas les blouses blanches qui m'ont aidée à m'en sortir. J'étais enfoncée trop loin sur le chemin sombre, je perdais prise, je perdais pied, moi qui haïssais l'impuissance. J'étais si faible, je me sentais si laide. Mes ongles lacéraient la peau de mes poignets, comme si la douleur avait pu me secourir.

Puis j'ai trouvé la musique. Une guitare ou un piano, quelle différence ? Ma voix aussi. Des compositions hasardeuses, des reprises, toujours plus et toujours mieux. Je mangeais un peu plus car c'était la condition pour pouvoir sortir du lit, m'asseoir au piano, faire danser mes doigts maigres. De nuit comme de jour, j'avais toujours la musique en tête, toujours envie de chanter et pour cela il fallait boire, boire beaucoup d'eau.

La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusqu’à devenir parfaits, que le concept d’harmonie devenait accessible. Chaque mouvement me libérait d’un poids, d’un souci, d’une rancœur, je n’étais plus qu’équilibre et envol.

J'ai découvert les livres de Bottero par pur hasard. Et j'ai trouvé une voie, une lueur d'espoir qui acheva de me sauver. Les mots étaient si vrais, si justes. Une évidence. Je n'étais pas un déchet brisé mais une marchombre qui avait chuté. Il était temps de rebondir, de m'envoler. Car mes ailes étaient là, à nouveau, peu importe que je les aie oubliées. Cela ne pouvait les empêcher d'exister.

Et je me suis envolée. Mes résultats scolaires sont remontés, j'ai grossi, difficilement, lentement, jusqu'à atteindre un poids qui ne me mettait plus en danger. Parfois je tombais encore, jamais pour longtemps. Parce que la volonté était là. Une fois, une seule, j'ai vu la fierté dans le regard de mes parents. Quand j'ai été admise à Seika no Gakuen en cycle préparatoire. L'année a commencé, The Watcher joue avec mes condisciples auxquels je ne me mêle pas, mais qu'importe, il ne s'est pas attaqué à moi. Et s'il le fait, je riposterai. Je trouverai un moyen.

Parce que je suis marchombre.
Parce que je me suis envolée.
Parce que je suis en vie.
Le joueur
Prénom / Pseudo : ... >.>
Age : 17 ans
Ancien ou nouveau ? Nouvelle
Comment avez-vous connu le forum ? Par partenariat, j'ai hésité puis je me suis dit "Oh, pourquoi pas après tout."
As tu bien lu le règlement ? [OK] --S


Dernière édition par Sarah Mitarashi le 04.03.15 21:06, édité 1 fois
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avatarSaitô HibikiGougnafier
• Messages : 948
• Yens (¥) : 317
• Date d'inscription : 02/09/2013

Carte ID
Age: 26
Classe / Job: Prof de sport / Athlète pro / Vendeur
Logement: Garage Shibuya
MessageSujet: Re: Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...   04.03.15 18:05
Bonjour et bienvenue.
Enfin un perso hors du commun. Je te remercie de ces efforts et cette sublime fiche.
C'est donc avec joie que je te valide !

Tu as ton appartement qui t'attends, ainsi qu'une classe peu remplie pour l'instant. Heureusement, tu trouveras de nombreux amis dans le club de théâtre !

Sur le plan personnel, si tu es intéressée, on pourra écrire un peu tous les deux !

Et encore, bienvenue.

Saitô.

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

In Memory of Chester Bennington


Spoiler:
 


Venez lire L'Ombre du Margrave et n'hésitez pas à commenter !
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avatarKeiko KiyoshiStar ★
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Carte ID
Age: 24 ans
Classe / Job: Policière
Logement: Appartement à Shibuya
MessageSujet: Re: Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...   04.03.15 18:13
Je te souhaite de nouveau la bienvenue ! Amuse toi bien sur Seika Wink

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

Je parle en Royalblue ouh yeah.


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avatarInvitéInvité
MessageSujet: Re: Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...   04.03.15 18:23
Merci à vous deux ^-^
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MessageSujet: Re: Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...   
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Sarah Mitarashi | Marche bien droit sur les lames, sans pouvoir verser une larme...
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