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 Seiji Hugo Victor De la Cruz

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MessageSujet: Seiji Hugo Victor De la Cruz   04.08.14 15:32
Seiji Hugo Victor De la Cruz
 
 Nom : De la Cruz
 Prénom : Seiji Hugo Victor
 Age : 24 ans

 Nationalité : Portugo-Japonais
 Orientation sexuelle : Hétérosexuel


 Groupe : I'm working here ♥


 Situation financière : Il vient d’un milieu moyen (même si ses parents ont pu lui payer des études universitaires) et vit à présent avec son salaire d’enseignant
 Poste : Professeur d'histoire-géographie
 Logement : Un appartement à Shibuya qu’il partage avec un colocataire du nom de Claude qui passe ses jours et nuits à boire des sodas en pratiquant l’activité lucrative de youtubeur, contribuant ainsi très faiblement aux revenus du ménage. L’appartement en question se trouve au-dessus d’un restaurant chinois qui leur fournit des effluves perpétuels de canard laqué. (Plan en annexe à venir)

Personnage de l'avatar ? Original trouvé sur Pinterest (je n’ai vraiment pas réussi à trouver son auteur)

Keep a secret ? Il est un peu homophobe mais cela est plutôt sans importance puisque il n’éprouve ni haine ni mépris pour les homosexuels. Les couples le mettent simplement mal à l’aise. Son principal tabou est l’expérience qu’il a vécue il y a de cela 3 ans. À l’âge pimpant de 21 ans, Seiji a passé 3 jours au poste en garde-à-vue pour détournement de mineure à cause de la relation intime qu’il entretient avec Saaya qui à l’époque n’en avait que 15 (concubine qui est à présent son élève étant donné qu'il a accepté le poste à Seika pour la suivre. Personne n’est au courant pour eux excepté son colocataire).
Néanmoins et par manque de preuves, le jeune homme a été relâché avec un sévère avertissement. Il fait à présent tout pour que l’histoire ne s’ébruite pas à cause des répercussions que cela pourrait avoir dans son milieu professionnel.

Il doit donc se montrer doublement prudent. D'abord afin qu'on ne découvre pas ses précédents avec la justice (puisqu'il travaille tout de même avec des mineurs) et deuxièmement, comme il reste son professeur, il tente de cacher au maximum sa relation avec Saaya

En apparence je suis ...
Notre jeune professeur culmine à environ un mètre-soixante-quinze. D’une beauté standard avec ses yeux brun noisette et ses cheveux noirs (avant il avait un piercing à la lèvre mais l'a retiré depuis qu'il a reçu son diplôme), il ne se démarquera pas forcément au centre d’une foule. Il a néanmoins une corpulence légèrement plus ‘’pulpeuse’’ que la moyenne nationale. Rien qui ne se remarque lorsque 'il est habillé puisque il reste plutôt mince, mais son régime peu équilibré et la flemme du sport ajoute un peu de chair non nécessaire à ses os. Autre manière de dire qu’il est un mou du ventre.
Ce dont il ne se préoccupe absolument pas puisque Saaya semble s’en moquer éperdument.

Pourtant, malgré ce physique banal, le jeune homme possède une aura assez spéciale voir charismatique. Déjà de part son statut de professeur qui lui confère une certaine autorité mais aussi à cause d’une tendance dominatrice qui vient de son goût pour le bondage qu’il pratique exclusivement avec sa douce moitié dans l’intimité et en toute simplicité.

Il aime s'habiller de façon élégante - ou du moins élégante selon ses termes - et prise des matériaux comme la laine angora ou le cachemire. On pourrait définir son look comme casual bien qu'il évite au maximum les pantalons à pinces et les costumes en général.

Si on met de côté son apparence, Seiji souffre de myopie ; ce qui devrait de ce fait l’obliger à porter des lunettes quasi constamment. Seulement, il déteste les avoir sur le nez et évite au maximum de les mettre. Ce qui pose parfois des difficultés pour reconnaître les gens…et parfois les élèves au fond de la classe.


Et à l'intérieur ...
Seiji est le genre de personne qui aime avoir la situation en main et sous contrôle. C’est depuis toujours un homme très égal à lui-même ; calme, posé, studieux, parfois même un peu trop sérieux dans sa quête éternelle d’être le meilleur. Car Seiji est ambitieux, la soif de connaissance qu’il possède depuis son jeune âge ne s’est jamais atténuée (il n'y a qu'à regarder ses étagères croulantes sous des tonnes d'ouvrages).

En fait il n’y a que deux choses capables de le faire sortir de ses gonds : qu’on touche à ses livres et qu’on touche à Saaya. Surtout dans le cas de cette dernière où la jalousie peut le transformer en tornade vivante.
Oui…il a toujours été très possessif à l’égard de ce qui lui appartenait.

Néanmoins, l’introverti en lui s’est grandement amélioré durant les dernières années et il est à présent même parfois capable d’humour, bien qu’il reste très sérieux durant ses cours. Seiji considère l’apprentissage comme excessivement important et ne supporte pas qu’on parle, écrive des sms ou dort pendant ses leçons. De plus, il ne jure que par le savoir écrit et méprise les sources internet. Autant dire que malgré ses vingt-quatre ans, c'est une quiche en informatique.

Ah, et il a aussi tendance à trop fumer, surtout en période de stress.


Once upon a time ...


ACTE I


Clic clic clic, le papillon de nuit se cogna à trois nouvelles reprises contre l’ampoule nue de la petite chambre. Bientôt il n’en resterait qu’une odeur de chair cramée qui agresserait les narines de l’unique occupant de la pièce. Seiji aurait pu éteindre la lumière et préserver ainsi la vie de l'insecte mais il ne fit rien. Couché sur son matelas, il observait avec une fascination morbide le papillon se faire peu à peu carboniser.
Enroulé dans une couverture malgré la chaleur insupportable de l’appartement de ses grands-parents situé un peu en retrait de Setúbal, une petite ville portuaire près de Lisbonne, il grelottait doucement. Il aurait souhaité détourner son regard spectacle morbide mais n’y arrivait pas, exactement comme quelques heures auparavant.

Ils étaient arrivés au Portugal, pays natal de son paternel, cinq jours plus tôt pour fêter ses douze ans avec ses oncles et grands-parents. Le gosse qui avait plus d’affinités avec ses racines maternelles au Japon avait été un peu déçu de quitter Tokyo alors que les vacances venaient de commencer mais il aimait finalement bien les plages ici. Pas que Seiji comptât y retourner hein. Le jour-même, ils avaient prévu d’aller se barboter dans la baie avec son petit-cousin du même âge mais celui-ci avait traversé la route avec trop vite et s’était fait fauché comme un lapin. Il aurait franchement voulu pleurer, dire à sa famille que jamais il oublierait la couleur du sang sur les pavés et les cris du peuple autour ; parce que aussi terrible que ce soit, c’était ce qu’ils voulaient entendre ; la douleur des autres face à leur enfant dans le coma même si ça devait accentuer la leur. Tout plutôt que cet être glacé que Seiji s’était senti devenir devant l’horreur. Il avait rien ressenti, pas de peine ni de peur, juste une incapacité à quitter la scène des yeux comme si une main invisible le tenait par les cervicales pour l’obliger à regarder. Encore maintenant il avait l’impression d’évoluer dans un rêve, un rêve très froid et moche.



ACTE II


Le stylo grattant le papier était un son encore plus usuel pour Seiji que pour la plupart des autres jeunes de son âge. Depuis l’accident il s’était reclus dans le travail scolaire, y trouvant une échappatoire appréciable aux contacts sociaux que sa mère voulait le forcer à avoir. Il s’était aussi découvert une véritable fascination pour le monde et son histoire et dévorait tous ce qu’il pouvait bien trouver à ce sujet. Un vrai rat de bibliothèque sept jours sur sept. La solitude aurait du lui peser mais en fait il l’ignorait assez bien pour qu’elle ne vienne pas fourrer ses griffes déprimantes à l’intérieur de son crâne. Tout ce qu’il voulait c’était juste apprendre. Se bourrer de connaissance jusqu’à savoir plus que tous les autres. À quinze ans il avait une culture générale qui était déjà extrêmement fournie et ne comptait pas s'arrêter là.

Levant les yeux de son livre pour attraper la tasse de cacao posée plus loin sur un bureau en bordel, il fut arrêté dans son geste par le bruit d’une porte qu'on ouvrait. Cela le surprit assez pour qu’il fasse pivoter sa chaise à roulette en éparpillant la moitié de ses feuilles par terre et hausse un sourcil à la vue de sa mère dans l’encadrement. Elle respectait généralement son intimité et n’entrait pas sans frapper, qu'est-ce qu'il lui prenait ?

La petite femme dit d’une voix douce tout en souriant l’air visiblement heureuse :

- Un ami à toi est à la porte, il dit qu’il s’appelle Kitaro.

Seiji étendit les jambes et croisa les chevilles, maintenant un peu agacé d’avoir été dérangé dans ses études pour une blague stupide :

- J'ai pas d’ami.

Momoka passa une main dans ses cheveux de Jai et baissa légèrement les yeux avant de demander :

- Il a l’air très gentil, Jiji.

Ne relevant pas le surnom puisqu’il ne parvenait pas à faire abandonner cette habitude à sa génitrice, il céda devant son air déconfit et accepta pour lui faire plaisir :

- Bon. Ok, Seiji prit bien soin d'accentuer à quel point il manquait d'enthousiasme.

- Je vais préparer du thé et de quoi goûter ! Il voudra peut-être aussi rester pour manger ce soir…il faut que j’aille au magasin.

Laissant la minuscule japonaise s’extasier sur l’effort social de son fils, Seiji s’étira puis se leva de sa chaise pour accueillir son invité malgré lui. Il se demandait bien ce que Kitaro faisait là ; il était dans son école, deux ans plus jeune, mais il ne lui avait pas davantage parlé qu’aux autres, cet-à-dire presque jamais.
Sûrement ne venait-il que pour lui demander de l’aide pour un devoir. Après tout il était le premier de sa classe.



Acte III


Le silence était d’or dans la salle de classe à demi-déserte, quoi que sans doute plus pour longtemps aux vues du trio infernal qui y siégeait, purgeant sa peine pour s’être montré trop virulent à l’encontre d’un professeur. Mais bon, ce n’était pas la première fois que Seiji se retrouvait en retenue avec Kitaro et Akiya, ses deux meilleurs amis. Et en vérité il s’en moquait comme de sa première brosse à dents car il savait avoir des notes assez excellentes pour réussir son diplôme quoique il arrive. Et ce malgré son mode de vie un peu rebelle.

Jouant à faire rouler entre ses doigts le piercing de sa lèvre inférieure, il préférait pour l’instant observer le quatrième élève présent plutôt que d’écrire l’essai qu’on lui demandait. Il bâclerait à la fin, aucun problème.
C’était une jeune fille, à peine une adolescente (et il finissait certainement sa scolarité alors qu’elle l’entamait tout juste). Seulement Seiji reconnaissait dans son attitude la solitude qu’il avait éprouvé durant une grande partie de son adolescence, même si celle qu’il ressentait chez la fille avait un goût différent.

Sortant son Iphone de sous la table, il eut une rapide conversation avec Kitaro à l’autre bout de la pièce.

Spoiler:
 

Conversation qui se solda par un geste clairement obscène en direction de l’adolescent, même si au final il se fichait pas mal de sa taquinerie. Il n’était pas attiré par la gamine qui avait la tête penchée sur sa feuille, elle était bien trop jeune et effacée pour lui. Mais il avait simplement envie d’aller lui parler parce qu’il se reconnaissait un peu dans sa façon d'être, même si elle paraissait plus sombre qu’il ne l’avait été. Et puis, il l’avait déjà croisée à une ou deux reprises dans les couloirs et à chaque fois elle avait été seule. la gosse l’intriguait.




ACTE IV


Alors que du bout de l'index il venait de sonner à la porte du père de Saaya, Seiji avait déjà un foutu mauvais pressentiment au creux du ventre ; cette impression d'arriver trop tard ou d'avoir failli d'une façon ou une autre à ses responsabilités. Réajustant inutilement le col de sa chemise – il sortait d'un examen oral de géopolitique – le jeune homme se raisonna sur le fait qu'il n'y avait probablement pas lieu de s'inquiéter. Il avait toujours eu tendance à trop se faire de bile pour ses amis, même si son visage le montrait rarement, son expression toujours fidèle à elle-même. Il était le plus vieux, le plus calme et le plus équilibré de leur groupe ; de ce fait il se devait de veiller sur la petite clique.

Devant lui la porte s'ouvrit et Yosano senior l’accueillit d'un œil froid et réprobateur (les parents de Saaya étaient divorcés, il se demandait ce qu'il faisait ici) :

- Qu'est-ce que tu fais là ?, dit-il, d'un ton montrant clairement à Seiji qu'il était à deux doigts de le renvoyer en bas de l'escalier à coups de pieds dans l'arrière-train.

À vrai dire, il n'avait jamais approuvé le choix de sa fille en matière d'amitié et n'aimait pas cette bande de garçons plus âgés avec qui elle passait la plus grande partie de son temps. Le jeune homme ne pouvait pas trop lui en vouloir puisque Kitaro et Akiya étaient aux antipodes du modèle de l'enfant de cœur (lui s'en sortait mieux). Et puis il avait personnellement toujours eu une relation très fusionnelle avec Saaya ; il aimait la protéger et la couver férocement sous son aile. Peut-être Papa Yosano était-il juste jaloux parce qu'il lui volait une bonne tranche de son rôle de père et protecteur. Et puis bien malgré lui, Seiji avait tendance à se montrer fichtrement possessif envers l'adolescente.
L'air le plus avenant et digne possible, il répondit au patriarche :

- Je viens voir Saaya.

Encore avec sa serviette en cuir à la main il avait pourtant l'allure du parfait gosse de bonne famille (même si ses parents n'avaient rien d'excessivement riches), mais son interlocuteur ne sembla pas l'entendre de cette oreille car, se braquant il posa ses mains d'une part et l'autre du seuil dans une position sans équivoque malgré le fait qu'il ne soit pas chez lui. Décampe ou se sera manu militari

- Ma fille passera pour une fois son anniversaire avec son père. Toi et les autres la voyez bien assez.

C'était donc bien une affaire de jalousie. Franchement agacé par l'attitude du vieux, Seiji ne laissa pourtant rien transparaître et ses lèvres s'étirèrent en ce qu'il pouvait faire de mieux en matière de sourire.

- Comme vous voulez. Laissez-moi juste la voir quelques minutes pour lui offrir son cadeau.

La phrase fit mouche et alla bourdonner dans les oreilles de Yosano. Visiblement le patriarche ne voyait pas de raison de refuser un présent à sa précieuse progéniture. Ce qui arrangeait pas mal Seiji ; il n'aimait pas qu'on contrecarre ses plans. Échangeant un regard appuyé et chargé en testostérone avec son interlocuteur, il entra dans l'appartement en grand prince, laissant sa serviette à l'entrée comme s'il venait de pénétrer en territoire conquis.
Ce qui le frappa en premier fut le volume de la musique qui balançait depuis la chambre de Saaya et qui en faisait presque trembler les fondations de l'immeuble sous les basses. Il ne dit rien mais fronça les sourcils lorsqu'elle stoppa, ne laissant derrière elle qu'un assourdissant silence. Et puis il y avait ce sentiment que quelque chose clochait et qui gagnait en puissance dans ses entrailles au fil des secondes.

- T'as besoin que je te fasse la visite des lieux ? Vas-y et en quatrième vitesse qu'on en finisse.

Bien que non-violent de nature, Seiji aurait bien fait bouffer son t-shirt au vieux mais heureusement pour lui il avait d'autre préoccupations. Et aussi, celui-ci devait bien sentir à quel point il pouvait bien aller se faire voir sans qu'il n'ait besoin d'ouvrir la bouche.
Se dirigeant vers la chambre de son amie, il se rendit compte à quel point ses mains étaient moites lorsqu'il leva la gauche pour abaisser la poignée.
À peine fut-il entré qu'il eut l'impression qu'on venait de lui verser un seau – non un tonneau – de glaçon sur le coin de la face. Bordel...c'était quoi ça!?



- SAAYA !

Le cri lui avait échappé une fois que son cœur avait recommencé à battre et l'air à entrer dans ses poumons. Son cerveau, lui, était resté aux abonnés absents.
Seiji pouvait compter sur les doigts d'une main les fois dans sa vie où il avait perdu son calme, et jamais à ce point. Tout ce qu'il voyait c'était une grosse plaie sur le bras de Saaya et elle qui semblait n'en avoir rien à faire et continuait à peindre comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ça devait être une plaisanterie, il devait être en train de délirer.
Bondissant vers la gamine, il la chopa par la taille et l'obligea à lui faire face, la tête levée vers lui. Il avait les mains tremblantes et sentait sa gorge serrée ainsi qu'une pression inconnue dans ses pommettes. Impossible, il ne pleurerait pas, il ne pleurait pas, la dernière qu'il avait chialer il suçotait encore le sein de sa mère.

- Seiji ? De... depuis quand tu es là ?

Mais bon sang...elle n'avait pas le droit de faire ça, comment il pouvait prendre soin d'elle si elle faisait ça ? Incapable de prononcer un mot, il serra son corps frêle contre lui et la souleva dans ses bras. Il sentait les larmes de Saaya lui mouiller le cou et c'était comme si des gouttes d'acide lui rongeait la peau.

- ... aide-moi.

- Tais-toi.



Dans sa panique – car il fallait appeler un chien un chien – il avait surestimé l'ampleur des dégâts et en fait une grande partie du sang était juste de la peinture rouge ; quelque chose de pas nocif heureusement.

Debout devant la toile rouge et noire abstraite, Seiji l'observait sans vraiment la voir. Il avait aidé Saaya à bander son bras et l'avait ensuite laissée à sa toilette, préférant s'éloigner quelques minutes. Ce n'était pas son genre mais il bouillonnait de rage ; cette sale gamine avait presque réussi à lui faire avoir un foutu infarctus et il n'avait pas envie de se retrouver six pieds sous terre à tout juste vingt-et-un ans.
Et puis comment était-il censé se concentrer sur ses études s'il devait passer chaque minute à se bouffer les doigts au cas où elle trouverait une autre merveilleuse idée de suicide ? Il se mit à faire les cent pas, maudissant le monde entier.

- Tu sais... peindre cette chose m'a vraiment aidée. Je ne me suis jamais sentie aussi bien.

Seiji s'était finalement assis dos à l'armoire à côté de laquelle il avait planqué la toile. Relevant la tête vers l'adolescente, la mine sombre alors qu'elle semblait radieuse. Ils avaient apparemment des sentiments très opposés par rapport à ce qui s'était passé.
Le regard glissant sur son visage de poupée, ses cheveux rouge vif et sa mince silhouette il eut une soudaine envie et lui ouvrit les bras :

- Refais-le alors. Mais pas sans quelqu'un pour t'aider.

Qu'est-ce-qu'il lui prenait bon sang ? Était-il vraiment en train de l'inciter à se mutiler davantage ? Et tout ça pour quoi ? Parce qu'il y avait sûrement d'autres moyens pour qu'elle se sente mieux, il savait qu'au fond sa raison était bien plus égoïste qu'altruiste. Il avait aimé la soigner, être celui qui contrôlait la vie qui s'échappait de son corps ; cette intimité mêlée de souffrance qui les avait rapprochés plus tous ce qu'ils avaient bien pu partager. Mais bon sang, c'était des pensées malsaines qu'il aurait mieux fait de renvoyer à coups de pelles dans son inconscient. Et puis comme ça elle était beaucoup trop jeune pour lui. Quinze ans...c'était encore une gamine. Physiquement ça n'avait pas vraiment d'importance mais elle avait encore l'esprit d'une enfant, autant pouvait-elle s'acharner à prétendre le contraire.
Et malgré tout, quand elle vint se blottir dans ses bras visiblement heureuse, il continua sur le même chemin :

- Tu serais d'accord de me laisser être cette personne ?

Un court silence passa et cela fut suffisant pour qu'une once d'appréhension infiltre son esprit.

-... oui. Oui, bien sûr.

Son souffle expira lentement. Il n'avait pas le droit, ce n'était même pas légal. Mais bon sang, il ne pouvait pas non plus la laisser partir pour qu'elle aille se réfugier chez un autre.
Soulevant son menton, il pressa ses lèvres sur les siennes quelques instants comme pour sceller son engagement.

- Mais bordel Saaya. Me fais plus jamais me sentir aussi incompétent, je suis pas sûr de le supporter.




ACTE V


Le dos appuyé contre la tête de lit, Seiji expira une bouffée de fumée qui s'envola vers le plafond. Dans l'obscurité de la chambre, on voyait juste la braise de sa clope flotter dans l'air. Il ne savait pas combien de mégots s'entassaient déjà dans le petit cendrier en forme de tête de chat sur ses cuisses mais le nombre devait être conséquent étant donné les heures qu'avaient déjà passé ses méninges à tourner en l’empêchant de dormir.

Bon sang, qu'est-ce qu'il avait foutu ? Il s'était promis qu'il attendrait au minimum un an avant de franchir le pas avec la gamine. Mais Saaya avait réussi à défoncer toutes ses barrières et à le faire céder, à son avis, bien trop facilement. Et pourtant Dieu qu'il avait essayé de se raisonner, il était même arrivé à un contrôle sur lui-même qui était très correct. Seulement, elle s'était montrée d'une insistance très persuasive.
S'il-te-plaît Jiji-chan. C'est pas comme si c'était la première fois hein. Allez ! Et puis Jiji-chan, c'était quoi ce surnom à la con aussi ? Il avait assez de sa mère qui le traitait comme le gosse de dix ans qu'il n'était plus depuis belle lurette.

La frêle silhouette à côté de Seiji remua un peu pour venir se blottir contre son flanc et de sa main libre il vint lui caresser doucement les cheveux. Il ne regrettait pas bien sûr ; il était amoureux de Saaya aucun doute là-dessus. Mais c'était une gosse de quinze ans alors qu'il en avait vingt-et-un et faisait plus vieux que son âge. Si Yosano père apprenait pour eux, il allait devoir s'expatrier fissa pour ne pas se retrouver six pieds sous terre en moins de deux.
Ce n'est pas que six ans de différence était quelque chose d'insurmontable et d'ici quatre ans tout le monde se ficherait bien de leur relation, mais pour l'instant ils restaient dans l’illégalité.

Soupirant, le jeune homme écrasa sa cigarette et mit le cendrier de côté avant de s'allonger. Il déposa un délicat baiser sur le front de sa belle et se conforta sur le fait que du moment qu'ils restaient un peu dans l'ombre tout irait bien.




ACTE VI


Franchement, si quelqu'un lui avait dit un jour qu'il se sentirait moins frais que le lendemain de l'avant-dernier anniversaire de Saaya il lui aurait ri au nez. La preuve que même les génies pouvaient avoir tort était que Seiji se sentait absolument dégueulasse. Il venait de passer trois jours dans les mêmes vêtements, connaissait la marque de chaque stylo pouvant bien se trouver dans la salle d'interrogatoire et savait qu'il y avait 9858 petites fleurs sur le papier peint qui recouvrait les quatre murs. Parce que ouais, premièrement il avait été embarqué au poste et deuxièmement c'était bien plus nul que dans les films.

En fait, il y a trois jours, deux flics étaient venus le chercher à l'université – il n'avait même pas envie de savoir ce qu'il était advenu de sa réputation – pour l'emmener ici. Apparemment Saaya avait laissé échapper quelques informations à son père concernant eux deux et celui-ci avait profité des amis qu'il avait dans la police pour le faire retenir en garde à vue jusqu'à qu'il revienne de New-York et puisse porter plainte pour détournement de mineur.
Ses propres parents au Portugal, Seiji n'avait pour l'instant que lui-même pour se défendre.

Alors oui, il aimait sincèrement la gamine et aurait tout fait pour elle ; mais elle parlait beaucoup trop et devrait apprendre à réfléchir avant de le faire. Parce qu'il n'accepterait pas de sacrifier son avenir pour ça...bon sang elle lui manquait, même après trois petits jours ; il était damné.

La porte s'ouvrit soudainement et avec assez de violence pour faire trembler l'Enfer.

- TOI !

En une seconde de réflexion Seiji se dit qu'il était mieux qu'il laisse son ego de côté et se montre poli s'il voulait s'en sortir, il déglutit et hocha la tête en direction des deux hommes :

- Yosano-sama, O-mawari-san-

À peine eut-il terminé ses salutations que le poing du père de Saaya vint le cueillir au menton, le renversant de sa chaise.



Cinq longues heures plus tard, on finissait les formalités. Le plus vieux policier se massa l'arrête du nez avant dire :

- Monsieur De la Cruz. Aux vues de l'attitude du plaignant à votre égard et de la discussion que nous avons eu avec Saaya Yosano, nous allons vous relâcher avec un avertissement qui figurera sur votre casier et une peine pécuniaire de 250 000 yens.

Seiji ouvra la bouche pour protester avant de subitement décider de se la fermer. Déjà parce qu'il avait fichtrement mal à la mâchoire qui devait avoir doublée de volume sous la poche de glace, et puis s'il râlait et qu'ils allaient au tribunal...l'avocat lui reviendrait bien plus cher.
Il hocha la tête.

- Et dorénavant vous vous tiendrez à l'écart de Saaya Yosano. Au moins jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge légal.

Sous la table son poing se serra mais ses lèvres restèrent muettes. Il était hors de question qu'il ne la revoit pas pendant encore deux ans, il en crèverait. Mais quand il sortirait il allait mettre les points sur les i avec elle et lui dire de se la boucler à leur sujet. Le jeune homme ne pouvait pas se permettre un deuxième épisode du genre alors qu'il voulait devenir professeur.




ACTE VII


Un bruit retentissant fit sauter Seiji au plafond, il se retrouva presque accrocher les quatre pattes au lustre. Tournant vivement la tête vers le lieu du crime il se mit à gueuler :

- ESPÈCE DE BONS À RIENS ! VOUS CONNAISSEZ LA VALEUR DE CES ÉDITIONS !?

Tirant à deux mains sur le t-shirt du déménageur il le vira de sa place vite fait bien fait. Non mais oh, une édition limitée en vingt-quatre volumes de l'histoire des rois de France et une en seize sur les colons ça se chérissait comme un bébé et s'aimait comme un amant. Le jeune homme jeta un regard noir circulaire avant de se baisser pour emmener ses protégés à l'abri de ces brutes...il cala. Rien à faire, il n'arrivait pas à soulever les dizaines de kilos de bouquins devant lui et l'immense carton restait planté sur le sol où il venait d'être balancé. Il allait chialer. Sérieusement.

Des rires gras se mirent à retentir tout autour de lui et il piqua un fard à genoux devant son carton. La honte, la honte, son ego ne s'en remettrait pas.

- Sensei la Princesse s'est cassé un ongle ?, roucoula une voix d'armoire à glace près de son oreille.

Seiji se laissa glisser à terre comme une loque, souhaitant franchement mourir.

- De toute façon...je sais pas comment on va trouver de la place pour tout ça. Il me faut un coin pour ma tour et mes écrans.

- Hors de question que je jette des livres pour toi sale geek, marmonna le jeune homme contre le parquet qui avait un goût de cire chimique.

La main de Claude, le colocataire avec qui il emménageait, lui ébouriffa les cheveux avant de le relever par son pull et de dire :

- Au pire on entassera tout quelque part hein.

Le saisissant par le col de sa chemise, Seiji le secoua comme un prunier :

- CHUT ! Ne dit pas ça...ils pourraient entendre. Les livres ont besoin d'amour ! Pas de prendre la poussière !

Son ami haussa un sourcil, sans se débattre face à la maltraitance de Seiji :

- Je crois que ta main commence à plus suffire Seiji-san

Sans répondre parce qu'il se sentait toujours en alerte et un peu tendu lorsqu'on parlait de lui et Saaya (les deux dernières années à se cacher avaient été difficiles), le professeur en herbe alla prendre sa serviette en grommelant dans sa barbe, prêt à partir pour son premier jour de classe. Un : il avait envie de se faire pipi dessus tellement il stressait de devoir enseigner dans une telle école en plein milieu d’année (l’enseignante actuelle était partie en congé maternité). Deux : il allait revoir Saaya et avait envie de bondir partout comme un cabri. Trois : il allait revoir Saaya après trois mois loin d’elle (il avait été obligé de finir son cursus d’abord). Quatre : il allait devoir l’ignorer pendant toute la journée pour pas se faire virer dès son arrivée. Ce qui était franchement un comble vu que pour la première fois depuis le début de leur relation ils auraient pu s'afficher ensemble en toute légalité.




Le joueur
Prénom / Pseudo : Vishnoue (mais vous pouvez m'appeler Le Marquis)
Age : 18
Ancien ou nouveau ? Fraîche
Comment avez-vous connu le forum ? Par Saaya et Alex
as tu bien lu le règlement ? Validé par Lisa :3


Dernière édition par Seiji De la Cruz le 10.08.14 17:32, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   06.08.14 10:11
Hellow et bienvenue beau brun !

Même si ta fiche n'est pas terminée, il est toujours bon de faire un premier passage.

Je trouve que ton nom fait plus espagnol que portugais, mais ce n'est que mon avis, tu peux le garder Wink. Pour ton secret, il est un peu flou : cache t-il le fait qu'il soit allé en garde a vue ? le fait qu'il ait une relation avec Saaya ? Les deux ? ^^

Pour ton physique, j'aimerais juste que tu y ajour le style vestimentaire de ton perso ainsi que quelques détails, comme son piercing à la lèvre dont tu parle dans l'histoire Smile

Je te laisse terminer ton histoire, car j'imagine qu'elle ne l'est pas au vu de quelques informations manquantes ^^ et ton mental.

Bonne continuation o/
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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   09.08.14 12:24
Voilà Voilà  monkey 

J'ai modifié/ajouté/corrigé et suis enfin arrivée au bout

Pour le nom, je sais qu'il est utilisé en Espagne mais selon google il l'est aussi au Portugal. Et puis j'aime bien sa sonorité.
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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   09.08.14 16:45
Bien, je viens de finir de lire ta fiche et je vais te donner mon avis pour une pré-validation.

Alors, pour moi la majorité des choses sont bonnes mais il manque quelques détails et ça me chiffonne un peu...
J'ai comparé un peu avec la fiche de Saaya, et tu parle peu, voir pas du tout en fait, de la relation que vous avez eu après alors qu'elle en dit au moins quelques mots. Ensuite, tu ne parles pas du tout de la garde-à-vue dans ton histoire (qui d'ailleurs serait passer à 21 ans et non à 20 du coup, et que Saaya en avait 15 à ce moment, il faut corriger les âges dans ton secret) alors que cela prend une place d'importance pour que cela soit un secret, cela aurait dû le marquer un minimums. Je pense qu'ajouter un acte dans son histoire pour la relation et la garde-à-vue ne ferait pas de mal. Je dirais bien que c'est tout par rapport à l'histoire et au secret.

Je pense avoir déjà dit pas mal de chose que tu pourras ajouter/corriger, et si besoin un administrateur passe derrière moi et me corrige et ajoute aussi si besoin x)
Voila, sur ce bonne continuation o/

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Je cause en #000099

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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   10.08.14 17:35
Alors,

J'ai rajouté 2 passages de plus dans l'histoire (un avec Saaya et un au poste) et modifié 2-3 trucs.

Et je m'excuse pour le problème d'âge o/ J'avais changé de 1 an en cours de route et oublié de changer dans le secret

Voilà :3 En espérant que ce soit la bonne cette fois

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avatarLudwig AckermannHaunted by Nightmares...
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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   11.08.14 2:46
Les corrections faites, pour moi tout est bon. Je laisse donc un administrateur venir voir et voir avec lui s'il y a des modifications à faire encore. D'ici là bonne chance (surtout bonne attente je pense)

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Je cause en #000099

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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   11.08.14 21:51
Hellow !!

Je t'annonce donc que je te Validé !!

Ton avatar est recensé, tu es ajouté en tant que professeur d'histoire géographie et je crée ton appart dans la foulée.

Je met donc, comme on l'a dit, Saaya pour ton parrain, elle gagnera des points pour la validation de ta fiche, pour tes 30 pts et pour tes 100 pts.

Pour finir, je t'ajoute évidement dans les groupe du personnel de l'établissement. Va faire baver toutes les minettes et te faire déconcentrer par Saaya :3

Bon Rp o/
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MessageSujet: Re: Seiji Hugo Victor De la Cruz   11.08.14 23:11
Jiji-chan ♥
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Seiji Hugo Victor De la Cruz
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