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 Ariake Ogawa - De l'art d'être inconscient

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MessageSujet: Ariake Ogawa - De l'art d'être inconscient   09.05.14 15:29
PRENOM + NOM DU PERSONNAGE
 
  Nom : OGAWA
  Prénom : Ariake
 Age : 18 ans

 Nationalité : Japonais
 Orientation sexuelle : Homosexuel

 Groupe : Life is art

 Classe : 3ème année de lycée
 Club : Théâtre
 Situation financière : Riche
 Baito / Fonction : Aucun.
Logement : Chambre n° ?

Personnage de l'avatar ? Grey Fullbuster - Fairy Tail

Keep a secret ? Il ne le sait pas lui-même, mais il a tué son propre père quand il avait sept ans.

En apparence je suis ...
Ce que je peux détester mes cheveux. C'est fou, parce que généralement, c'est la chose que l'on déteste le plus chez nous qui plaît le plus aux autres. Ce qui me gêne, ce n'est pas tant leur couleur... Non, c'est vrai qu'avoir des cheveux noirs, c'est certes commun, mais je trouve ça plutôt classe. Cependant, leur texture me gêne, ils sont trop fins, je ne peux rien faire avec eux. Ils retombent mollement de chaque côté de mon visage et encadre encadre sa peau pâle. Parfois, quand j'en ai assez d'avoir des cheveux plein les yeux, je les accroche vers l'arrière avec un élastique. Généralement, quand je fais cela, les gens ont du mal à me reconnaître, car ils n'ont pas l'habitude de voir mon visage sans qu'il soit encadré de mes cheveux. Par contre, j'adore mon nombril, il est juste comme il faut, un peu rentré, mais pas trop. On me dit souvent que je suis trop blanc, que je devrais bronzer. Je ne comprends pas l'intérêt, moi je l'aime, ma peau blanche, douce et immaculée. Pourquoi devrais-je aller la rendre plus obscure ? Ah oui... Il y a mon tatouage aussi, sur le bras droit, je me suis tatoué le symbole du nombre d'or, le phi. C'est une constante de l'univers, quelque chose qui est en toute chose. Mais cela représente aussi la perfection, ce à quoi nous tendons tous sans le savoir. Sinon, je suis plutôt mince. Je mesure presque 1m80 pour 70kg. Généralement, quand je ne suis pas dans l'uniforme de l'école, je me promène avec un simple débardeur blanc et un pantalon en jean un peu déchiré, parce que j'ai le même depuis cent ans mais que je déteste aller m'acheter des vêtements. On dit que j'ai une démarche étrange qui renvoie l'image d'un mec qui s'en fout de tout. C'est incroyable, de me dire ça, je suis peut-être la personne la moins je-m'en-foutiste que je connaisse.

Et à l'intérieur ...
Je pense que je suis quelqu'un d'ouvert. C'est l'adjectif qui me correspond le mieux. Je ne crois pas un jour m'être mal entendu avec quelqu'un. En fait, quand je ne connais pas une personne, j'ai pratiquement à chaque fois un a priori positif sur elle. Ensuite, il se peut que l'on devienne ami. Et c'est à ce moment là seulement que je réussirai à la haïr, en découvrant ses défauts, ses vices.
Il faut dire aussi, que le théâtre m'a beaucoup aidé, dans ma vie. Il m'a fait prendre confiance en moi, en ma voix, en mon corps, en mes idées. Il m'a appris à exprimer ce que je ressens... Et aussi à exprimer ce que je ne ressens pas. Parfois d'ailleurs, j'ai du mal à faire le tri entre ce que je ressens vraiment et ce que je fais semblant de ressentir. Par exemple, cette personne que je connais depuis plusieurs mois vient me voir, un soir, dans ma chambre, pour me dire qu'elle va mal. Elle commence à pleurer. Et moi, j'ai l'impression de me sentir mal. Mais est-ce que je joue la tristesse ? Est-ce que je fais semblant d'être mal pour compatir avec elle ? Ou alors est-ce une réelle empathie qui m'habite ? Je ne sais plus trop, à présent. Mais étant donné que je suis une personne qui compartimente ses problèmes, je peux les cacher dans un coin de ma tête et ne plus y penser.
Sinon, je pense être quelqu'un de généreux. J'aime aider les gens, je propose souvent mes services à la première personne que je croise et qui a l'air en quête d'une aide. Je ne sais pas pourquoi, mais on m'a souvent dit qu'aux premiers abords, j'étais intimidant. Bof, j'ai pas l'impression. Je suis quelqu'un de gentil, je crois. Par contre, il m'arrive souvent d'être angoissé de façon soudaine et inexplicable. Souvent, c'est pendant un cours. Je sens comme un blocage dans mon cœur, un nœud qui se serre de plus en plus en moi. J'ai des difficultés à respirer, et j'ai des bouffées de chaleur. Quand ça m'arrive, je me sens plus bas que terre, j'ai l'impression que je vais mourir, et que les gens, autour de moi, n'en ont même pas conscience. J'ai envie de partir en courant de la salle de classe, mais je ne le fais pas. Je pose mon front sur le bureau, je sers les poings autour du tissu de ma chemise, et j'attends que ça passe alors que des larmes coulent de mon visage et que des images horribles de chair et de sang jaillissent devant mes yeux. Je suis un peu fou, non ? Ahah !

Once upon a time ...

« Mère, pourriez-vous venir un instant ? »

Bien sûr, j'allais attendre au moins une heure avant qu'elle ne daigne venir me parler. Alors je m'installais dans un fauteuil confortable dans un coin de la galerie. Ma mère tenait l'une des plus grande galerie d'art de Tokyo, et autant vous dire que cela faisait d'elle une riche, très riche, collectionneuse d'art. En l'attendant, j'ai eu le temps d'observer chaque œuvre qui m'entourait, ainsi que les vieux riches obèses qui les regardaient avec insistance sans comprendre la moindre parcelle de la force de suggestion de celles-ci. Cela me dégoûtait. Ceux qui sont vraiment touchés par l'art, par le mélange de l'esthétique et du sens, une interprétation physique qu'un artiste a donné à la vie. Ceux-là ne peuvent jamais avoir l'espoir de collectionner ces œuvres, qui pourtant ont à leur yeux bien plus de valeur que tout l'argent que ces riches dégueulasses peuvent dépenser à les acheter.

Je ne sais pas si c'est parce que j'avais sept ans au moment où il est décédé. Mais il me semble que mon père avait une vision bien plus juste de ce que devait être l'art et une galerie. Je me souvenais le voir passer des heures entières à préparer, avec les artistes, une exposition. Il réfléchissait à tout, à la place des tableaux, des sculptures, des montages en fer forgé ; il pensait à la lumière, à la meilleure façon de mettre en valeur chaque once artistique que pouvait lui fournir un artiste. Mais depuis qu'il est mort, tout a changé. Ma mère est devenu froide et distante, elle n'a plus su nous donner, à Akio - mon frère - et à moi, ce que toute mère doit donner à ses enfants : de l'amour, de l'affection, de la tendresse, ou même de l'intérêt.

Heureusement pour moi, je n'avais pas besoin d'elle. Dès la mort de mon père, et bien que celle-ci m'ait beaucoup touché, je me suis dis qu'il fallait que je vive pour lui aussi. D'autant plus que les circonstances de sa mort restent troubles. Chaque fois que j'en parlais à Mère, elle me giflait et m'envoyer dans ma chambre copier des lignes : « Je ne dois pas être indiscret. » Alors j'ai appris à vivre sans ma mère, et sans mon frère qui lui, n'avait pas eu la force, comme moi, de continuer à vivre. Il ne s'est pas suicidé, non. Il a juste mal tourné. Il avait quatre ans de plus que moi, et il a commencé à faire le mur, il revenait tout ensanglanté de ses combats nocturnes contre d'autres jeunes du quartier, il n'a même pas réussi ses études et a disparu de nos vies quand j'avais douze ou treize ans, je ne sais plus bien.

Je ne saurais pas dire si j'ai vraiment eu de bons résultats en cours. Disons que je savais qu'il était important d'être bon, mais quand j'ai commencé à faire du théâtre, vers mes onze ans, j'ai fait passé l'art avant les études. J'ai joué dans de nombreuses pièces, j'ai tout fait, de la comédie, de la tragédie, du classique, du contemporain. Comme c'était facile, pour moi, d'entrer dans la peau d'un autre. Mon visage, ma voix et mon corps étaient mes instruments, et m'aidaient aisément à transmettre à des publics plus d'émotion que quiconque. Une fois, alors que je jouais une pièce originale qui contemporanéisait le mythe de Tristan et Iseult, il m'est arrivé deux choses incroyables. D'une part, j'ai été repéré pour jouer un second rôle dans un film. D'autre part, j'ai rencontré la personne qui m'a fait prendre conscience de ma sexualité. Je devais jouer le cousin pauvre d'une jeune fille de la bourgeoisie, de qui elle tombait amoureux. Je n'en ai pas forcément garder des bon souvenirs. Le cinéma est tellement différent du théâtre. C'est moins feutré, plus froid. On sent l'objectif glacé de la caméra braqué sur soi, alors qu'il est si bon d'entendre les regards du publics réchauffer l'air duveteux d'un théâtre. J'ai joué dans ce film il y a environ trois ans, j'étais âgé de 16 ans. Et le réalisateur du film était un bel homme, bien dans sa peau, avec un charisme incroyable. Je l'ai trouvé tout de suite fascinant. Et la façon bienveillante qu'il avait de m'entourer les épaules de ses bras pour me conseiller dans l'oreille en chuchotant me donnait des frissons. Une soirée, on était allé au restaurant avec toute l'équipe et le saké avait coulé de nombreuses fois dans de nombreuses gorges. Ma mère n'avait aucune idée d'où j'étais, en fait, il m'arrivait de partir plusieurs semaines sans qu'elle ne s'inquiète le moins du monde de ce qui avait pu m'arriver. Et quand je rentrais, elle me disait bonjour de loin, comme si je n'avais jamais disparu. Ainsi, pendant le tournage, elle n'a même pas su ce que je faisais. Je crois qu'elle n'est toujours pas au courant que j'ai joué dans un film qui a été projeté dans plusieurs pays. Enfin bref, tout ça pour dire que nous avions beaucoup bu ce soir là, et que c'est le réalisateur du film qui m'a raccompagné jusque l'hôtel où je logeais pendant le tournage. Il m'a plus précisément raccompagné jusque ma chambre. Et finalement, il a dormi avec moi. Nous n'avons rien fait de sexuel. Il m'a juste serré fort contre lui. J'avais l'oreille contre sa poitrine, et je comptais les battements de son cœur. C'était beau...
Depuis, je crois n'avoir rien vécu de plus fort. J'ai rencontré quelques garçons, certes. Mais c'était toujours plat, toujours fade. J'attends de retrouver quelque chose d'aussi énorme qu'avec le réalisateur de ce film...

« Ariake ? Tu m'entends ? »

Ah, ça y est. Ma mère daigne m'accorder un instant de son temps précieux. Je me lève, plante mes pieds dans le sol, les bras le long de mon corps, et me racle la gorge. Et je pars dans un monologue pour lui expliquer qu'il y a une école de théâtre dans la capitale, et que je veux entrer là-bas dès la fin de l'année. J'argumente, pour lui expliquer que je n'ai pas besoin de finir mes études, que pour ce que je veux faire dans la vie, ça ne me sert à rien. Je ne sais pas vraiment si elle m'écoute, elle a l'air ailleurs. Elle n'a pas esquissé un mouvement ni un sourire. Mais elle a piétiné ma requête comme s'il s'agissait de la pire sottise qu'elle ait jamais entendu. C'est à ce moment là qu'elle m'a appris que j'allais entrer à Seiko.
Je n'étais ni triste, ni malheureux. A vrai dire, je me sentais plutôt vide. J'avais un peu entendu parlé de cette école. Elle avait l'air d'être bonne. J'imagine que vu les frais de scolarité, elle avait intérêt à l'être. Et puis, il me semblait qu'il y avait un club de théâtre là-bas... Je pourrais toujours en faire. Je ne sais pas pourquoi, je pensais à Akio, mon frère. Je me demande ce qu'il peut bien faire, maintenant. Si ça se trouve, il est décédé, comme mon père. Je pense à mon père aussi, me demandant une énième fois quelles furent les circonstances de sa mort... Je me rappelle si mal. Et puis je me souviens de cette nuit passé dans les bras de cet homme... Je me demande s'il pense encore à moi, parfois. Je me demande si je n'ai pas déjà tout vécu, si c'est possible que je ressente un jour quelque chose de nouveau.

Ma mère est retourné à ses riches et stupides clients. Je sors de la galerie. Il fait beau. Et si j'allais au parc ?

Le joueur
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Age : 21 ans
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MessageSujet: Re: Ariake Ogawa - De l'art d'être inconscient   10.05.14 19:27
Bouyou !

Alors j’ai tout lue et voila le verdict.

Ta fiche est bien écrite, ton personnage est intéressant et, a mon amble avis, a du potentiel  pour les rumeurs ! Le seul problème ici est ton secret.

Ariake n’en sait rien mais du coup nous non plus, je suis curieuse de connaitre les circonstances de la mort de son père. Je te demanderais donc de nous les décrire dans l’histoire avec un paragraphe type « Il ne le savait pas mais.. » où tu nous raconte tout ça. Ce qui pose aussi problème c’est l’impact du secret sur la vie d’Ariake, hormis ses crises d’angoisses  en plein cours il faudrait plus nous détailler tout ça, que voit-il ? Se pose t-il des questions par apport à ces crises là ? On ne sent pas Ariake très concerné par tout ça, hors ça doit être horrible d’avoir ce genre de vision sanglante d’un coup non ? Ton personnage pourrait être suivit par l’infirmière de l’école pour les crises et donc au final rendre ton secret plus accessible à TheWatcher.

Enfin je ne sais pas comment tu a prévu l'évolution de ton personnage, mais je me doute que Ariake vas finir par se poser des questions et arriver à la conclusion qu'il était présent pendant la mort de son père et qu'il est d'une façon ou d'une autre lié à sa disparition non? Si ton personnage vas en effet en cour de rp commencer à prendre plus ou moins conscience de son implication dans la mort de son paternel, une fois les quelques modifications a faire faites, tu pourras être validé! ^^

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗


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Akira vous brosse dans le sens du poil en gras et vous déteste en italique
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MessageSujet: Re: Ariake Ogawa - De l'art d'être inconscient   03.06.14 7:18
Du nouveau pour ta fiche ?
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MessageSujet: Re: Ariake Ogawa - De l'art d'être inconscient   
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