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 Bitch i'm back from my coma - UL

avatarCharlie WhiteMarraine la Bonne Fée
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MessageSujet: Bitch i'm back from my coma - UL   21.01.18 22:36
❝Big mistakes❞

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Les deux jours suivant la fête , j'avais été malade. Je ne me souviens plus du tout de ce qu'il s'est passer mais je n'avais plus reçu de message de personne. Pas même d'Arthur. Je n'avais pas été en cours , au vu de mon état lamentable et je n'avais clairement pas la force de téléphoner. J'ai dormi beaucoup et vomi encore quelques fois. J'avais essayer de me souvenir de ce qui avais pu se passer lors de la soirée chez moi , sans en être capable. Avais-je repousser Arthur ? Avais-je repousser Ulrich ? Je me souvenais avoir demander à Ulrich de venir à la soirée par politesse , avoir discuter avec Arthur et lui avoir dis vouloir rester avec lui , je me souviens du début de la fête , de mes amis qui m'hurlent dans l'oreille des choses idiote , je me souviens par flash avoir danser. Je me souviens d'une épaule avec ma main agrippée dessus. Au final, peu importe comment la soirée avait fini , j'avais du bien me foirer comme il faut , puisque plus personne , même pas Ines , ne me parlais plus. Après mes deux jours de repos , quand j'avais enfin pu avaler autre chose que de l'eau sucrée , j'avais décider de retourner en cours.

Je m'étais habiller le plus simplement du monde , d'un vieux pull trop large et d'un jean boyfriend, une pare de lunette de soleil pour cacher mes yeux rougit par la fatigue,  une paire de basket et un chignon mal fait. J'avais décidé de prendre mon scooter plutôt que ma voiture , histoire de ne pas avoir de soucis pour me garer . J'avais presque l'air d'une personne tout à fait classique , maintenant. J'avais envoyer un texto à Ines , lui demandant de me rejoindre assise sur l'un des bancs du parc de la fac. Je ne savais pas trop pourquoi elle m'en voulait mais je n'avais aucune envie de la perdre. Elle était apparu son sourire habituelle au lèvres. Je l'avais pris par la main pour m'excuser.


« -Je sais pas du tout ce qu'il s'est passer y'a deux jours. Mais je veux pas qu'on arrête d'être amie. » Elle avait rit. Son rire qui me rends si jalouse , me rassurais là, maintenant. « - Non mais arrêtes , il s'est rien passer entre nous. Je savais que tu serais out pendant plusieurs jours , d'autant que je t'ai vu descendre une demi bouteille de Vodka en cul-sec. Je voulais juste pas t'embêter alors que tu étais malade. » Soupire de soulagement. J'avais baisser les yeux derrière mes lunettes.
« -Et Arthur ? » Elle garde le silence , le visage un peu fermé « - Je sais pas trop. Il s'est passer un truc qui lui a pas trop plus mais Ulrich dis qu'il s'est rien passer. » Je l’interroge du regards , un peu inquiète. Je ne me souviens pas avoir fait quoi que ce soit , mais il faut dire que je ne me souviens pas vraiment du déroulement des événement tout court. « - Bon visiblement , tu te souviens pas.  Ulrich t'a trainer jusqu'à la salle de bain , mais tu étais rébou de ouf. Et il s'est passer un petit moment , vous reveniez pas donc Arthur à pété un câble et il a taper à la porte. Quand Ul à ouvert , tu vomissais tes tripes. Il t'avais attacher les cheveux. Il a dit à Arthur que tu avais parler. Mais on ne sais pas ce qu'il a dit. Je crois qu'il l'a dit en Allemand. » Je hoche la tête à chacun de ses mots. Alors ce soir-là, j'ai fais un choix. Pour autant , je ne m'en souviens pas , et j'étais ivre. Vraiment très ivre. Je n'avais jamais été aussi ivre de ma vie , je crois . Je venais en tout cas d'expérimenter la dernière limite de mon corps. Je baisse les yeux sur mon téléphone sans aucuns message et compose le numéro de Arthur , regardant Ines qui écoute attentivement avec moi, la sonnerie du téléphone.

« -Biip...Biiip... Votre correspondant est actuellement occupé , veuillez le.... »
Je soupire. Il m'ignore. Je crois que c'est la première fois qu'il m'ignore. Je porte mes mains à mon visage , soudain , j'ai l'impression que ma migraine reviens. J'envoie un texto.

« - J'ai besoin de discuter avec toi. Si tu as besoin de plus de temps , je comprends, mais si tu veux en finir , fais-le maintenant. » Ines relis le message, me dis que je suis méchante .J'hausse les épaules. J'en ai marre d'être gentille. Ça ne me ressemble pas en plus. Ça suffit d'être la gentille petite Charlie. Ca suffit d'être trimballer comme un vulgaire petit chien. « -Il faut que je sache ce que j'ai dis. Je vais aller voir Ulrich ce soir. » Je conclu notre conversation et nous filons en cours.

Je ne me change même pas , je ne rentre pas chez moi. Cette fois-si , je ne me fais pas belle. De toute façon , je me sens un peu casser de partout , je ne suis pas en état d'être belle.  Je sais qu'on est mardi et je sais qu'Ulrich termine ses cours après moi , alors je l'attends en bas de chez lui , assise sur mon scooter, casque qui pend sur mon bras , je fume une clope lorsque je le vois apparaître , devant son immeuble, cherchant ses clefs. Je crois qu'il n'a même pas fait attention à moi , qui suis de l'autre côté de la rue. Je me lève et travers , jetant ma clope au passage je l'appelle de la petite voix abîmer qui est la mienne. Je pose une main sur ses épaules et lui fais une bise sur la joue.


«-Désolé de débarquer sans prévenir. Il faut qu'on parle. Je peux t'inviter à boire un verre... Ou tu veux qu'on monte ? » Je dis ça , mais j'ai un peu peur de retourner chez lui , si je dois dire la vérité , j'essaie de me montrer adulte et calme mais , j'ai la trouille de ma vie. J'ai peur mais je n'ai plus envie de me défiler. On est des adultes , et on est des adultes important dans ce monde. Je ne veux pas briser ma relation avec lui. Je ne veux pas briser ma relation avec Arthur. Je veux qu'on règle ça , aujourd'hui et surtout , il faut que je sache ce que j'ai dis à Ulrich.

« - Je voulais m'excuser pour y'a deux jours. Même si je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passer , je crois que je vous dois à toi et Arthur des excuses. Mais j'ai aussi besoin de savoir ce que je t'ai dis. Dans la salle de bain...Même si en vérité , ça n'a pas d'importance parce que je dis n'importe quoi lorsque je suis ivre , je veux savoir. »

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avatarUlrich Von KuffnerDomestique de Vladimir
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   22.01.18 0:04
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Quatre jours s’étaient écoulés depuis la désastreuse soirée passée chez Charlie White, fille aînée de la famille White et ex-amante du blond. Quatre journées semblant s’être écoulées avec une lenteur accablante. Désormais libéré de ses obligations scolaires, Ulrich avait passé l’intégralité de son week-end seul chez lui, faisant un peu de sport ainsi que divers soin du visage censé retirer tout le gras et l’excédant de sel ingurgité au cours de cette soirée.
Il avait passé son samedi à alterner entre pompes, abdos et autres exercice de musculation de base, un masque verdâtre affreux sur le visage et un boxer pour seul vêtement alors que, face à lui, la télé diffusait des infos déjà vu.
Le dimanche se déroula à peu près de la même façon, si ce n’était qu’il avait troquer sa télé contre un film sur son ordinateur et son masque contre une crème de jour bien plus discrète.
Ulrich était un homme, mais Ulrich était un prince. Hors de question que le moindre pustule ne viennent entacher sa beauté, ni que le moindre kilo ne vienne alourdir sa silhouette finement sculpé.
Qu’importe de quoi il avait l’air ainsi accoutré, il n’y avait nul témoins de ses actes et seuls resteraient les résultats souhaité et apprécié par la majorité.
Le lundi, il avait reprit les cours comme si de rien n’était, noircissant chacune de ses feuilles de nombreux hiragana et kanji écrit avec maladresse, utilisant parfois de l’allemand voir de l’anglais lorsque le prof parlait plus vite que son cerveau ne traduisait les informations en écriture japonaise. Il avait souvent plus vite fait de les traduire dans sa langue natale que de réfléchir à quel kanji correspondait à quel mot en quelques secondes seulement.
Derrière lui, il sentait le regard d’Arashi et de quelques autres camarades présents à la soirée en train de l’observer, mais il préférait les ignorer le temps de terminer ces heures, quitte à les maudire entre ses dents hermétiquement close de temps à autre, décharger la pression.
Il savait qu’on le jugeait, à tort ou à raison. Il le sentait.
Une fois la sonnerie indiquant la récréation retentissante, il se rapprocha d’Arashi et le prit à part, entamant la discussion sans plus de cérémonie. Au moins avec lui, il voulait tenter de remettre les choses à plat. Qu’importe que les badauds le jugent, mais lui… Sa famille n’était pas assez insignifiante pour que son avis le soit lui aussi. « Je n’ai rien fait à Cha… tu le sais non ? » Lui demanda-t-il de bout à blanc, sachant pertinemment que de parler d’une manière aussi directe aurait tôt fait de déstabiliser le Japonais culturellement plus habitué à éviter les sujets sensible autant que possible. « Je… Je te crois… Mais avoue que c’était plutôt louche comme situation, non ? » Soupirant imperceptiblement, l’Autrichien ne pu que confirmer ces dires. « Je sais… Je voulais simplement la prendre à par et… parler… J’avoue qu’à cet instant là je n’avais pas réfléchit plus loin, mais je ne lui ai rien fait. Je ne suis pas homme à profiter d’une fille ivre. Je n’aurais aucun intérêt à faire ça et encore plus si c’est pour risquer qu’elle me vomisse dessus… Comme ça aurait été le cas avec Cha si les histoires que s’inventaient Arthur étaient vraies... » Souriant à ces mots, Arashi ne put à son tour que confirmer ces propos. Non, effectivement il savait que si Ulrich n’était pas le dernier à sauter sur une femme, il n’était pas non plus du genre à profiter de l’ivresse ces dernières. Du moins, depuis qu’il le connaissait, il ne l’avait encore jamais vu faire ainsi. De toute façon, à quoi bon ? Même les femmes en pleine possession de leurs moyens finissaient inexorablement par accepter de coucher avec lui. Pour un peu, l’asiatique en aurait été jaloux, mais il avait depuis un moment compris que ce cadeau des Dieux était également un fardeau. Ulrich était beau et riche, il attisait la convoitise de nombreuses filles, mais il ne parvenait à se satisfaire d’aucunes d’entre elles.
Combien de fois Arashi l’avait-il vu s’éclipser au beau milieu d’un bal ou d’une soirée pour ne revenir qu’une bonne demi-heure plus tard, un sourire satisfait au visage mais le regard vide.
Oui, en réalité voir un homme se satisfaire d’un bonheur aussi factice et éphémère était plutôt triste. Arashi ne l’enviait pas du tout. Il n’enviait pas le fait d’avoir un bonheur à porté de main et d’être tout bonnement incapable de l’attraper au vol, ni même de l’effleurer du bout de ses doigts.
Ulrich était triste et, si le Japonais n’avait rien contre lui en tant que camarade, il  ne pouvait s’empêcher d’avoir de la peine pour lui.
Posant une main rassurante sur l’épaule du blond, il l’observa durant plusieurs longues secondes avant de retirer sa main et s’en aller dans un salut silencieux, laissant un Ulrich coi. Que venait-il de se passer, au juste ?
Une sueur froide parcouru son dos alors que la nausée le gagnait.
Depuis la soirée chez Cha, il ne se sentait pas au mieux de sa forme.
Il se sentait petit et il avait horreur de ça.
Finissant sa journée de cours, il consulta son répertoire téléphonique et, son doigt s’arrêtant quelques secondes au dessus du numéro de Charlie, il finit par rappeler Hinata, une jeune femme qu’il avait rencontré il y a de ça presque deux mois et à qui il n’avait plus donné de nouvelles depuis. Étonnamment, la jeune femme ne sembla pas gêné outre mesure qu’il l’a rappel tant de temps après leurs ébats et accepta même de lui donner son adresse afin qu’il vienne la rejoindre chez elle dans la soirée, partageant sa couche ainsi qu’un joint qui lui fit retrouver le temps d’une soirée sa sérénité passé.
Il était bien, là, loin de ses prises de tête.
Il était tranquille, sans le regard de ses camarades sur son dos.
Ulrich n’avait jamais été homme à surmonter les difficultés, au contraire même. Par deux fois déjà il les avait fuit en changeant de pays et, maintenant, il savait qu’il était coincé ici pour au moins une année entière. Il ne pouvait pas fuir, pas cette fois. Ce n’était plus un enfant.
Il avait beau jouer les forts, les êtres abjectes et égoïste, il n’en restait pas moins un petit garçon apeuré ne cherchant qu’un réconfort qu’il était également le premier à fuir si quiconque tentait de le lui apporter.
Il pensait avoir trouver une sorte d’équilibre dans sa relation malsaine avec Charlie, mais il se trompait. Elle n’était pas aussi accroché à lui qu’il avait bien voulu le croire et voilà qu’elle lui avait glisser entre les doigts. Finalement, il était si peu de chose… Il était pourtant tellement.
Quittant sa compagne de la soirée avant la tombé de la nuit, il déambula l’esprit épar aux travers des rues de la villes. Heureusement pour lui que la jeune femme n’habitait pas loin et qu’il était venu à pied, car vu comme cette dernière avait chargé la dose, il n’était pas sûr qu’il aurait été en état de conduire. A peine arrivé chez lui, il s’était endormi comme une souche.

Le mardi était semblable au lundi, si ce n’était que les regards sur son dos avaient diminués. Sans doute que ses camarades avaient mieux à faire que de s’occuper des commérages d’une soirée vieille de quatre jours. De toute manière, ils pouvaient toujours se brosser pour en savoir plus.
Envoyant un rapide message à Daniel, son meilleur ami du temps du lycée, il se sentait à nouveau étrangement seul. Sans doute qu’il passerait un coup de fil à ces parents ce soir, afin de savoir comment ils allaient, eux qui avaient toujours été son seul soutient. A la fois sauveteur et bourreau. La cause et la solution de nombre de ses maux.
A peine le bus l’eut-il déposé dans la rue en face de chez lui qu’il chercha ses clefs à l’intérieur des différentes poches de son jean, ces dernières se trouvant sans aucune surprise dans la dernière qu’il avait fouillé. Ce ne serait pas marrant autrement, après tout.
Relevant son regard vers la façade de son immeuble, il remarqua alors seulement que Charlie l’y attendait, son regard lointain fixant le sien sans ciller, le faisant déglutir. Que lui voulait-elle ? Il avait pourtant pris soin de ne plus lui parler depuis la soirée. Il s’était décidé à laisser un peu d’eau couler sous les ponts avant de tenter ou non un autre attaque.
Lui-même n’en était plus sûr. Cette soirée l’avait fatigué, il n’avait plus la courage d’entrainer une autre offensive. Il ne voulait pas d’une femme aussi compliqué.
Il était beau, riche, intelligent. Il pourrait avoir toutes les femmes qu’il voulait. Il n’aimait pas se sentir rejeter par l’une d’elle, n’aimait pas qu’on lui fasse ressentir que sa beauté, sa richesse et son intelligence ne valaient rien, au final. Il n’aimait pas se sentir insulté. Et Charlie l’avait insulté.
Revenait-elle lui supplier de revenir ? Et si c’était le cas, cela calmerait-il enfin cette incertitude l’habitant depuis qu’elle l’avait jeté ? S’approchant d’elle sans grande conviction, il lui rendit sa bise avant de la questionner du regard, interrogateur. «-Désolé de débarquer sans prévenir. Il faut qu'on parle. Je peux t'inviter à boire un verre... Ou tu veux qu'on monte ? - Je voulais m'excuser pour y'a deux jours. Même si je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passer , je crois que je vous dois à toi et Arthur des excuses. Mais j'ai aussi besoin de savoir ce que je t'ai dis. Dans la salle de bain...Même si en vérité , ça n'a pas d'importance parce que je dis n'importe quoi lorsque je suis ivre , je veux savoir.  » Septique, l’Autrichien garda néanmoins un visage impassible alors que, d’un signe de la main, il l’invitait à monter chez lui. Il venait de sortir ses clefs et avait encore son sac de cours sur les épaules, il n’avait donc aucune envie de se trimballer tout ça jusqu’à un café quelconque. Charlie n’avait qu’à monter et repartir dès qu’elle lui aurait dit ce qu’elle avait à lui dire.
Refermant la porte derrière eux, il jeta son sac sur son lit avant de rejoindre sa cuisine et se faire couler un café, ne retrouvant la parole qu’une fois celui-ci à porté de ses lèvres. « Si tu veux boire quelque chose, sers toi. Après tout, tu connais la maison » Se laissant choir sur l’un des tabourets de bar faisant sa cuisine, il l’observa un instant fouiller ses placards avant de reprendre d’une voix calme. « Tu ne te souviens vraiment de rien ? C’est peut-être pas plus mal, cela dit… Arthur sait que tu es là ? »
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   22.01.18 1:23
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L’accueil froid de mon Autrichien me fait comprendre qu'il m'en veut pour quelque chose lui aussi. Bien que je ne saches pas ce que c'est. Ines m'avais déconseiller d'aller le voir , plus tôt ce matin. Mais je n'avais pas écouter ce qu'elle me disait pour la simple et bonne raison qu'elle ne voulait pas me dire pourquoi je ne devais pas aller voir Ulrich. S'était-il passer quelque chose de plus , qu'elle ne voulait pas me raconter ? Je sens dans mon dos ruisseler de la sueur froide. Je ne comprends plus rien à la situation. Si j'avais choisi Arthur , il était logique que Ulrich soit froid. Mais si j'avais choisis Ulrich , pourquoi était-il froid aussI ? Et pourquoi est-ce que tout le monde faisait des messes basses en me voyant passer dans les couloirs ? Au départ , j'avais penser que c'était parce que j'avais été bien trop déchainer pendant la soirée , mais l'ambiance dans les grands amphi, était vraiment étrange.C'est étrange cette situation.
Ça n'avait plus vraiment de sens. Je passe les mèches qui se sont échappées de mon chignon derrière mes oreilles et le suis dans son ascenseur. C'est étrange , je ne me sens plus du tout à l'aise , ici. Ça a changer depuis nos premières soirées. J'ai l'impression que tout est moins coloré, ici. Je sors de ma poche de sweat-shirt mon cellulaire et vérifie mes messages. Pas de réponses de mon Américain. Peut-être que j'aurais du choisir plus tôt sans attendre d'être complètement hors de contrôle. Je soupire et le suis à l'intérieur de son appartement , l'odeur de chez lui me réconforte. Je respire fort, même si je suis totalement paniqué à l'idée d'être ici. J'ai peur d'empirer la situation. J'ai peur que tout soit pire et j'ai peur de faire un mauvais choix.

« Si tu veux boire quelque chose, sers toi. Après tout, tu connais la maison » 

Je hoche la tête et m'assoit sur le tabouret à côté de lui, attendant calmement qu'il ai fini de se préparer son café. Je l'observe s'agiter , son visage impassible me laisse penser qu'on est peut-être arrivé à un point de non retours. Mon cœur se serre si fort dans ma poitrine que j'ai peur qu'il explose. J'observe mes pieds , mes chaussettes ridicule. Si tout est fini, c'est peut-être pour le mieux ? Peut-être que je souffrirais moins. Peut-être qu'au final je n'entrainerais personne dans ma chute. Peut-être que c'est censé terminer comme ça et que de cette façon , personne ne sera plus blessé qu'il ne l'est déjà. Ulrich ne m'aimais pas , il n'avait aucuns sentiments autres que du désire pour moi. Il avait en lui un désire de possession que je ne pouvais m'empêcher de trouver attirant et pourtant , s'il ont voyait les faits , je ne pouvais qu'avouer que ce désire de possession m'étais des plus toxique.

« Tu ne te souviens vraiment de rien ? C’est peut-être pas plus mal, cela dit… Arthur sait que tu es là ? »

Je hausse les épaules , le regardant droit dans les yeux. J'ai envie de pleurer mais je me retiens. Je me suis promise d'être une adulte ce soir. Je ne veux pas que l'on reparte dans le mauvais jeu auquel nous sommes toujours tenter de jouer , lui et moi. « - Arthur ne me parle plus . Et à voir tes réaction , tu m'en veux pour quelque chose aussi. » Je soupire et me frotte le front , gênée. Je ne comprends rien. Et pourtant , je me suis toujours targuée d'être une fille intelligente. Du moins , je me savais être loin d'être bête. Pourquoi est-ce que personne ne semblait apte à parler de cette foutue fête ? Pourquoi est-ce que j'avais la vague impression qu'on me cachait quelque chose ? Je n'arrivais pas vraiment à imaginer ce qui avait pu se passer de si grave pour que tout le monde se taise lorsque j'arrives dans une pièce. Je me lève et ouvre le placard pour aller chercher un verre et le remplir d'eau , l'eau qui ruisselle en petites goutes sur mes mains me donne un frisson. Je le porte à mes lèvres et m'appuie sur le bar pour observer Ulrich, qui ne semble même plus vouloir me jeter un regards. Ça va. Ça va parce que j'ai l'habitude d'être rejeter. Je n'aurais jamais penser pouvoir un jour être totalement rejetée par Ulrich, mais je comprends. Je baisse la tête vers le carrelage froid de mon autrichien et fait un petit sourire. «- Je n'aime pas cette situation. J'ai l'impression qu'on me cache quelque chose. Ines m'a conseiller de ne pas venir te voir. Les gens à la fac me regardaient tous avec ce regard bizarre. Je ... » Je me tais et sort de ma poche mon paquet de cigarette m'en allumant une et lançant mon paquet au jeune homme. Je cendre mes premières cendres dans l’évier.

Est-ce que je me faisais des idées ? Est-ce qu'il m'en voulais seulement parce que j'avais décider de me trouver un petit amis qui me donnerais ce que je veux sans aucun efforts ? J'aimais beaucoup Arthur. J'aimais beaucoup qui il était. Mais mes sentiments se rapprochait sans doute plus d'une forte amitié que d'un réel amour. Et même si j'avais promis à l'américain que je ferais tout mon possible pour l'aimer , je savais qu'au fond , on ne pouvait aimer qu'une seule personne. Cette personne se tenant assise devant moi. J'inspire fort , dans un bruit peu élégant. S'il ne veut pas me voir je comprends. S'il ne veut plus jamais me voir je comprends. Je veux juste savoir ce qu'il s'est passer et ensuite je disparaît dans la minute. J'irais me trouver une autre âme à tourmenter. Ce ne serais sans doute pas la première fois que je me console du rejet de Ulrich. Un homme assez difficile à atteindre. Je renifle. « - Ne me fais pas cette tête. J'ai juste besoin de savoir. Une fois que je saurais , je m'en irais si c'est ce que tu veux. » Je jette un coup d'oeil au canapé du garçon , souvenirs fugace de nos nuit endiablée dans ce canapé je me dis que je donnerais beaucoup pour y retourner. Au moment T où nous n'avions ni problèmes ni prise de tête.

Je fais un sourire et sens dans ma poche mon téléphone enfin vibré. Je le sort et observe l'écran. Une simple réponse de la part d'Arthur , qui semble extrêmement froid et bien évidemment , il est énervé. « - J'ai juste besoin de digéré la soirée de Vendredi. Je passe te voir vers 22h. Il faut qu'on parle. » Je regarde l'heure. Il semble encore tôt. Du moins j'ai le temps de mettre les choses au clair avec Ulrich sans risquer les foudres de mon petit ami. De toute façon , vu le message cinglant , je pense que c'est déjà terminer , quoi que je puisse en dire. Je me frotte les yeux , attendant la réponse de l'autrichien. Fumant pour me barrer le stress qui me ronge l'estomac. J'ai envie d'en finir vite. J'ai envie que tout redevienne simple. Comme à l'époque ou je n'aimais que moi. Quelle idée mon cerveau à t-il pu avoir de me faire tomber amoureuse d'un homme aussi dur. Il y'a quelque chose en tout cas chez Ulrich qui me semble assez cruel. Il dit qu'il ne peux pas me donner ce que je veux , mais il ne semble pourtant pas vouloir accepter que je parte avec un autre garçon. Il dit que je ne suis qu'un jeu et pourtant , son visage froid semble m'indiquer qu'il est bel et bien toucher lui aussi par la situation.

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   22.01.18 9:55
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Observant l’Américaine sans un mot, son regard froid ne laissant transparaître aucune émotion, Ulrich ne pouvait nier que cette dernière avait l’air réellement perdue. Profondément troubler par cette soirée qu’elle ne parvenait à se remémorer entièrement.
Elle était sincère, elle ne se rappelait véritablement plus de ce qu’il s’était passé dans cette salle de bain, et sûrement que cela valait mieux ainsi.
L’Autrichien n’était pas sûr que de lui raconter la vérité était la meilleure idée qui soit. Pas toute la vérité en tous cas… «- Je n'aime pas cette situation. J'ai l'impression qu'on me cache quelque chose. Ines m'a conseiller de ne pas venir te voir. Les gens à la fac me regardaient tous avec ce regard bizarre. Je ... » Acceptant sans rechigner le paquet de cigarettes qu’elle lui avait jeter, il en sortie une et la glissa entre ses lèvres avant de se lever rejoindre Charlie et lui piquer son briquet des mains avant d’allumer sa clope et le lui rendre. Devait-il lui raconter le stricte minimum ? Lui dire qu’il l’avait pris à par, sans parler du baiser, et lui dire qu’elle lui avait simplement dit qu’elle était heureuse avec Arthur et qu’il avait donc décidé de ne plus les importuner ? De ne plus les importuné tant qu’il n’avait pas de plan de secours en stock. Un plan de bataille plus élaboré que le dernier ayant misérablement foiré.
Peut-être qu’il ne penserait jamais à un tel plan, et alors il se contenterait de ne plus jamais parlé à Charlie et trouverait quelqu’un d’autre pour lui permettre de passer le temps, de se sentir un peu moins seul dans cette existence plus longtemps que le temps de leurs ébats.
Charlie n’était pas la seule multi milliardaire dans ce monde, il trouverait bien quelqu’un qui avait des similitude avec lui, qui le rassurerait sur son existence.
Sûrement d’ailleurs qu’il en avait déjà cotoyer plusieurs au cours de ses nombreux galas, mais il s’était pour la plupart contenté de les sauter sans jamais les rappeler. Pour les plus gros, il s’était abstenu de les toucher histoire que ses histoires personnelles n’entache pas les relations entre leurs parents. Il savait lesquelles femmes il pouvait se permettre de ramener chez lui et lesquelles méritaient qu’il s’en abstienne. Pas pour elles-même, mais pour ce qu’elles représentaient.
Charlie faisait partie de cette seconde catégorie, mais n’ayant pas jouer le jeu de la noblesse lors de leur première rencontre, il avait de suite compris qu’il avait là l’occasion d’outrepasser ses propres règles.
Elle n’avait pas de balais dans le cul, comme nombre de ses sembable semblait se l’enfoncer avant chaque soirée mondaine, quand bien même le retiraient-elles sitôt loin du regard de leurs proches. Charlie semblait s’assumer et, si Ulrich ne la connaissait alors que depuis quelques minutes, il avait directement senti que quelque chose les liais.
Elle était un peu lui quand il était au lycée. Elle semblait cassé et à la fois si sûre d’elle. Jouant tout en détestant ce jeu et en lui faisant de tant à autre de gros doigts bien sentit. Tirant une longue bouffée de fumé étouffante, il s’appuya à son plan de travail sans un mot, perdu dans ses réflexion. « - Ne me fais pas cette tête. J'ai juste besoin de savoir. Une fois que je saurais , je m'en irais si c'est ce que tu veux. »
Est ce là ce qu’il voulait ? Lui-même n’était pas bien sûr de le savoir. Après tout, Charlie était venu le voir d’elle-même. Elle s’était déplacé jusqu’à chez lui et lui avait proposé de monter.
Certes, elle voulait avant tout avoir des réponses à ses questions, mais tout de même… Elle était venue. Elle avait fait le premier pas, quand bien même restait-elle incertaine de l’attitude du blond à son arrivé.
Surpris par les vibrations du téléphone de l’albinos, il jeta un rapide coup d’oeil en sa direction avant de s’en désintéresser totalement et tirer une nouvelle fois sur sa cigarette, faisant doucement tomber les cendres à côtés de celles de la jeune femme.
Sans doute Ines, ou Arthur. Ulrich n’en était pas certain.
Arthur, au vu des traits imperceptiblement contracté de Charlie. C’était Arthur, et les nouvelles n’étaient pas fameuses.
Soupirant un nuage de fumé grisâtre, Ulrich n’avait même plus l’envie de s’en réjouir.
S’il se décidait à quitter Cha, non seulement ça allait lui tomber en pleine gueule et les regards des personnes présentes à la soirée ne se feraient que plus pesant, le désignant lui comme unique responsable, mais aussi devra-t-il sûrement ramasser les morceau que l’albinos aura perdu au cours de cette relation.
Il était un homme, plus un petit garçon. Il savait qu’il lui faudrait prendre la responsabilité de ses actes.
Il ne pouvait pas fuir, pas cette fois. Il ne pouvait pas fuir à chaque fois que quelque chose le contrariait. « Je ne t’en veux pas, pas vraiment... » Commença-t-il, tirant fortement sur son bâton incandescent à demi consumé pour se donner du courage. « Et je sais encore moins pourquoi Arthur pourrait t’en vouloir… Après tout, il est celui que tu as choisi » Termina-t-il d’une voix égale, un petit sourire ironique étirant le coin de ses lèvres. Finalement, autant lui dire toute la vérité. Qu’avait-il à perdre ? Au pire déciderait-elle de ne plus jamais lui reparler et Ulrich pourrait-il retourner à ses occupations, à ses études et à ses filles de passage. Au mieux, le comprendrait-elle ne serait-ce qu’un peu et… advienne que pourra.
Il n’avait rien à perdre, sinon elle. Et il savait qu’il finirait par la perdre de toute façon. De son plein gréé ou non. « Pour faire simple, Arthur s’était foutu de ma gueule et, énervée, tu était aller te saoulé à grand coup de vodka. Tu te souviens de ça non ? Je suis venu te chercher alors que tu dansait totalement ivre dans la foule et je t’ai tiré jusqu’à la salle de bain dans laquelle… je nous ai enfermé… Disons pour faire simple que tu m’as pris pour Arthur et que tu m’as dit avec un sérieux déconcertant pour une femme dans ton état que « tu aimais plus l’autre, mais que tu l’aimais. Qu’il te rendait heureuse » et que l’étreinte que tu me rendait lui était destiné. Tous ça bien évidemment avant de vomir tes tripes dans l’évier… Vision somme toute assez horrifique par ailleurs. Je te prierais de ne plus couper une conversation de la sorte… Satisfaite ? » Écrasant sa cigarette dans son évier, il vida d’une traite son café avant de remplir la tasse vide d’eau et la faire couler par dessus les cendres s’évacuant lentement dans le siphon.
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   22.01.18 11:40
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« Je ne t’en veux pas, pas vraiment... » Je fronce un sourcil , surprise. S'il ne m'en veux pas pourquoi est-ce qu'il est si froid , si silencieux. Pourquoi est-ce qu'il est si loin ? Lui qui habituellement se positionne toujours si proche de moi. Je sais que ce n'est pas mon autrichien habituel. Je sais qu'il y'a quelque chose d'autre. « Et je sais encore moins pourquoi Arthur pourrait t’en vouloir… Après tout, il est celui que tu as choisi »  je manque de m'étouffer avec ma cigarette alors qu'il me regarde avec un sourire qui montre bien que ça l'emmerde. Déjà, que veut-il dire par « choisir » Je n'avais pas l'intention d’émettre de choix du moins pas comme ça. Il semble hésité à me dire la suite et je me gratte le front , encore un peu sur le cul de ses premières déclaration.  Il inspire et se mets à parler. Beaucoup. « Pour faire simple, Arthur s’était foutu de ma gueule et, énervée, tu étais aller te saoulé à grand coup de vodka. Tu te souviens de ça non ? Je suis venu te chercher alors que tu dansais totalement ivre dans la foule et je t’ai tiré jusqu’à la salle de bain dans laquelle… je nous ai enfermé… Disons pour faire simple que tu m’as pris pour Arthur et que tu m’as dit avec un sérieux déconcertant pour une femme dans ton état que « tu aimais plus l’autre, mais que tu l’aimais. Qu’il te rendait heureuse » et que l’étreinte que tu me rendait lui était destiné. Tous ça bien évidemment avant de vomir tes tripes dans l’évier… Vision somme toute assez horrifique par ailleurs. Je te prierais de ne plus couper une conversation de la sorte… Satisfaite ? » J'expire la fumée de cigarette coincé dans ma gorge. Il me donnes la même version que Ines. Mais je ne comprends pas la réaction de Arthur. Je lèves les yeux vers Ulrich et soupire bruyamment. Je me souviens de ce que j'ai dis à Ines. J'essaie de me donner du courage en appliquant mes propres résolution. Finit d'être la gentille Charlie. Celle qui n'existe que dans ce pays. Je ne me souviens pas pourquoi je me suis autant ramollie mais ça suffit. Je veux redevenir qui j'ai toujours été.

« -Oui j'aime Arthur. C'est mon petit copain et je l'aime comme j'aimerais un ami très précieux. Je n'ai pas envie de le perdre.  J'ai pas envie de te perdre non plus , parce que je suis pas prête à en perdre un ou l'autre.»
Je fais un petit sourire. Je sais que c'est égoïste de sortir avec une personne que l'ont aime si peu. Mais j'essaie. Je veux vraiment développer des sentiments pour Arthur. Aussi fort que ceux que j'ai pour mon petit blondinet. J'aimerais me dire un jours que je ne peux pas lui résister. Quoi que je fasse. J'aimerais un jour , avoir envie de me marié avec lui. Tout comme j'ai envie de rester ici , dans cet appartement pour toujours avec Ulrich. Même maintenant  que tout semble gris. Même avec son comportement si froid. Je l'aime. Je suis incapable de m'empêcher d'avoir des sentiments pour l'un et l'autre mais , je n'ai pas envie de faire tout exploser parce que je suis incapable d'agir et de prendre des décisions. Cette Charlie n'est plus.

« - Quelque soit le choix que j'ai pu faire , il n'est visiblement pas valide puisque moi , je ne sais toujours pas où j'en suis. Si je dois te dire complètement la vérité. J'aimerais vraiment être capable de choisir Arthur. »
Je ris un peu et jette le mégot mouillé de ma cigarette avant de m'en rallumer une autre. C'est vrai que j'adorerais pouvoir sans aucuns regret choisir une personne qui m'aime beaucoup et qui prends soin de moi. Une personne qui me prépare le dîner sans que je n'ai rien à demander lorsque l'on est chez lui. Qui me parle de tout et qui tien ma main si fort. Un garçon qui n'a pas de regard en biais vers d'autres filles lorsqu'on est tous les deux. Je sais qu' Arthur voit d'autre fille lorsqu'on est pas ensemble. Je le sais très bien. Mais lorsque je suis avec lui , il ne regarde que moi. Uniquement que moi .  Je sais qu'une relation comme celle-là ne sera jamais une relation que j'aurais avec  Ulrich. Parce qu'Ul est incapable de ce genre d'attention. Parce qu'il est incapable de se livrer autant que Arthur se livre. Même si cette rencontre entre Arthur m'a fait réaliser que mon autrichien m'aime un peu plus que ce que je pensais pouvoir être possible. « - Mais c'est de toi dont je suis amoureuse. Crois-moi , j'aimerais bien faire autrement. »

J'attrape la main d'Ulrich dans la mienne et lui fais un bise sur la joue , mon visage neutre. Je crois que j'en ai assez entendu. Je ne comprends toujours pas tout , mais je crois que si personne ne veut m'en parler, Arthur le fera sans doute peut-être. Si c'est fini avec lui, c'est fini. J'accepterais le résultat de la soirée foireuse que l'ont avait passer tout les trois. Je savais de toute façon que cette relation malsaine et étrange que j'avais avec ces deux garçons devait s'arrêter. Il fallait que l'ont accepte de se laisser partir les uns et les autres. Je lâche sa main après quelques minutes de silence. Je ne sais pas quoi ajouter de plus. Je crois que j'en ai même peut-être trop dit. Je repose ma main dans ma poche et soupire.

« - Je ne considère pas mon choix comme étant fait , de toute façon , je ne crois pas être en position de choisir. Au final , de cette situation , je gagne deux garçons que j'aime beaucoup.  Pourquoi est-ce que je devrais choisir ?  C'est plutôt à vous de choisir de rester ou pas avec une fille au sentiments aussi frivole que les miens » Je fais un fin sourire et hausse les épaules. « -Merci pour la vérité. Et pour le verre d'eau. Je ne vais pas d'embêter plus que ça. »

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   23.01.18 23:12
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Ulrich n’avait pas manqué d’observer le visage de Charlie se crisper imperceptiblement à mesure qu’il parlait, lui racontait sa version de ce qu’il s’était passé entre le moment où elle s’était noyé dans les affres de l’alcool et son réveil, le lendemain de la fête.
Il avait remarqué ses traits se durcissant sous l’effet de la réflexion, son regard se ternir et ses doigts gratté frénétiquement son front alors qu’elle se demandait sans doute pourquoi tout c’était passé de la sorte. L’Autrichien lui-même n’était pas bien sûr de le savoir. Ils avaient dérapé, tous autant qu’ils étaient. Que ce soit Charlie, Arthur ou lui-même, ils avaient joué au con, chacun de leur manière. Le blond en était parfaitement conscient, quand bien même ne l’aurait-il jamais avoué à voix haute. Il avait tiré sur la corde raide et, contrairement à ce qu’il avait précédent dit à Charlie, il n’avait que moyennement apprécier de se la reprendre en pleine face.
La corde était rugueuse et les traces qu’elle avait laissé sur son visage le brûlaient plus qu’il ne l’aurait pensé, qu’importe le masque d’indifférence qu’il pouvait bien porter.
Observant les centres tournoyer à l’intérieur du siphon de son lavabo, il alluma une dernière fois l’arriver d’eau avant de se retourner vers l’Américaine et attendre patiemment sa réaction.
De toute façon, il n’avait pas grand-chose à perdre à l’heure actuelle.
« -Oui j'aime Arthur. C'est mon petit copain et je l'aime comme j'aimerais un ami très précieux. Je n'ai pas envie de le perdre.  J'ai pas envie de te perdre non plus , parce que je suis pas prête à en perdre un ou l'autre.»  Comme un ami très précieux ? Haussant un sourcil des plus septique, Ulrich reteint de justesse un rire moqueur de franchir la barrière de ses lèvres. D’où sortait-on avait un ami précieux comme elle le disait si bien ? D’où sortait-on avec un ami tout court, d’ailleurs. Ulrich en était tout bonnement incapable, tout comme il était incapable de considérer une fille comme une potentielle amie.
Pour lui l’amitié fille-garçon n’existait pas et ceux clamant le contraire étaient soi des menteurs soi  gays.
Au mieux pouvaient-ils être des sex-friends, des amis de baise, mais jamais o grand jamais ils ne pourraient avec une relation telle que deux hommes ou deux femmes pouvaient avoir.
L’amitié homme femme n’était qu’une illusion.
Et quand bien même Charlie y croyait-elle, se sentait-elle capable de ressentir un même sentiment pour un homme qu’elle le pouvait pour une femme, le simple fait d’avoir décidé de partager sa couche et de sortir avec lui cassait les fondements même d’une amitié. Du moins, selon la propre définition d’Ulrich.
Malgré ça, le blond ne pipa mot, se contentant d’observer la jeune femme en attente de la suite.
Elle lui dit de ne pas faire attention à ce qu’elle avait pu dire bourré, que ces mots ne reflétait en rien sa pensée et qu’elle était tout aussi perdu qu’avant. Qu’elle aurait sincèrement qu’il ait raison et qu’elle ai choisi Arthur, mais que « - Mais c'est de toi dont je suis amoureuse. Crois-moi , j'aimerais bien faire autrement. »  A ces mots, il manqua de s’étouffer.
Il avait certes déjà plus ou moins compris que Charlie avait des sentiments fort pour lui, mais de là à l’entendre lui dire clairement qu’elle était amoureuse de lui, c’était autre chose. Coi, il ne su quoi répondre, se contentant de cacher son malaise sous un nouveau masque d’indifférence, ses doigts néanmoins crispés contre le rebord de son plan de travail. Charlie était amoureuse de lui et venait de le lui clamer…
Étonnamment, le fait que ces sentiments soient officialisés venait de l’écraser d’un poids que ses suppositions ne lui imposait pas. Maintenant qu’il le savait de manière officielle, il ne pourrait plus se jouer d’elle comme il l’avait fait par le passer. Il ne pouvait plus la manipuler de ses faux sourires, de son innocence surjoué. Désormais, il savait ce qu’elle ressentait et chaque blessure qu’il infligerait à son cœur seraient par nature de la méchanceté gratuite. C’est sciemment qu’il lui ferait du mal, il ne pourra plus se cacher derrière de fausses excuses. Sans le savoir, elle venait de lui couper l’herbe sous le pied, et il n’appréciait que moyennement cela. Néanmoins, il ne pouvait lui en vouloir d’avoir été sincère. Il était simplement perdu.
« - Je ne considère pas mon choix comme étant fait , de toute façon , je ne crois pas être en position de choisir. Au final , de cette situation , je gagne deux garçons que j'aime beaucoup.  Pourquoi est-ce que je devrais choisir ?  C'est plutôt à vous de choisir de rester ou pas avec une fille au sentiments aussi frivole que les miens Merci pour la vérité. Et pour le verre d'eau. Je ne vais pas d'embêter plus que ça. » Elle avait raison. Son raisonnement était logique, ça se tenait. Pourquoi devrait-elle choisir alors que, de son point de vue, elle avait deux beaux garçons se battant pour ses beaux yeux ? Ulrich ne pouvait lui en vouloir car il aurait été le premier à en profiter dans une telle situation. Il en aurait usé et abusé. A côté, Charlie était une enfant de coeur, une jeune-femme perdue tentant vainement d’arrondir les angles. Ulrich aurait joué sur les deux tableaux sans se gêné, il aurait fait miroité mont et merveille aux deux femmes, tout en s’en farcissant quelques autres quand le coeur lui en dirait.
Il était le pire, il le savait, mais mieux fallait faire souffrir que souffrir. Quitte à jouer à ce jeu dangereux, il préférait lui-même tirer les dés plutôt que de laisser les autres jouer à sa place.
Se redressant sur ses pieds, il franchit les quelques pas le séparant de Charlie avant de se pencher et ravir ses lèvres dans un baiser passionné, mais sobre. S’éloignant, il l’a regarda dans les yeux avant de lui sourire en coin, le regard assuré. « Alors ne choisi pas… » Puis, l’attrapant par la taille, il l’attira une nouvelle fois à lui pour sceller leurs lèvres dans un nouveau baiser enflammé.
Qu’importe au final qu’elle continue de sortir avec l’autre tant qu’elle ne le laissait pas pour compte.
Ulrich n’avait que faire de jouer les amants, c’était peut-être même son meilleur rôle.
Il n’était pas jaloux, seulement possessif.
Il voulait que Charlie le regarde, il voulait qu’elle s’offre à lui et qu’ils puissent se voir lorsque ça n’allait pas.
Ulrich n’avait pas envie de lui parler, pas envie de se confier. Il ne voulait pas d’une relation exclusive, pas plus que d’une relation tout court d’ailleurs.
Il aimait simplement le fait de l’avoir contre lui, le son de ses râles pendant l’amour et cette sensation de se sentir exister aux yeux de quelqu’un. De se sentir existé pour autre chose que son physique ou son nom.
Avec Cha, il était Ulrich. Il était un jeune homme de 18 ans comme les autres, tout en leur étant de loin supérieur.
Et il aimait se sentir ainsi.
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   24.01.18 14:01
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Je le vois, se recouvrir d’un masque d’impassibilité. Je voit ses doigts se crisper sur le bar qu’il tient si fermement. Je me rends compte que je l’ai dis. Même si je ne l’avais pas spécialement caché, même si Ulrich le savait, même si j’avais essayé de dire ça le plus simplement possible, je me rendais compte que ma déclaration d’amour n’est pas passé inaperçue. Je renifle, les mains dans mes poches, observant du coin de l’oeil un Ulrich tentant de reprendre de sa contenance. Il a l’air de ne pas savoir comment réagir. Du moins, il essaie de me montrer qu’il s’en fiche. Pourtant, pendant un court instant, le silence s’installe. Je le coupe en lui disant que je n’ai pas envie de choisir. Que c’est à eux de prendre leurs décisions. Je lui dis que je vais partir. Parce que je n’ai pas envie de compliquer plus que ça la situation. D’autant que j’ai compris, depuis peu de temps qu’Ulrich tient lui aussi à moi. Dans ses façons tordus et malsaines de tenir aux autres. Je sais que je suis spéciale pour lui. Même si il parle peu. Même si il ne se cantonnes qu’aux banalités de la vie . Je crois qu’Ulrich ne parle à personne. Je crois de plus en plus qu’il cache quelque chose à son propos.  Depuis la soirée au théâtre. « De toute manière, je n’aurais sans doute jamais d’enfant »  j’avais beau l’avoir fait taire d’un geste de main ce soir-là, j’avais bel et bien entendu ce qu’il avait dit. Et la déclaration n’était pas passée inaperçu. Je sais qu’Ulrich rêve d’un héritier. Quoi que ce ne soit clairement pas son amour pour les enfants qu’il pouvait le pousser à en désirer un, il voulait un héritier capable de prendre en charge son héritage une fois sa retraite prise. Tout comme nous étions nous-même les héritiers des fortunes de nos parents. Je sais qu’il cache un secret. Tout comme j’en cache un également. Tout comme tout les riches de cette foutue ville de fou qu’était Tokyo en cachaient un. Je ne lui demandes rien parce que je me dis que s’il veut me parler, quoi qu’il ai fait, quoi qu’il me dise je l’accepterais tel qu’il était.  

Je frisonne imperceptiblement quand au moment de me redresser de contre le comptoir en marbre je sens son souffle chaud de café s’écraser contre mes lèvres fines et abimée dénué pour une fois d’un quelconque maquillage. J’ai l’air morte sans tout ça.  Mon visage manque de couleurs. Mes cils blancs donnent à mon regards d’un bleu déjà délavé, des airs de poupée de chiffon. Il décolle ses lèvres et plonge ses yeux dans les miens.

« Alors ne choisi pas… »

Il m’attrapes par la taille alors que ses lèvres, reviennent irrémédiablement se coller contre les miennes. Mes bras vont s’accrocher à son cou. Je sens mon coeur me briser la poitrine. Il me demandes de ne pas choisir et je ne suis pas apte à comprendre l’étendu de cette déclaration. Je me demandes s’il a peur qu’en faisant un choix, il finisse par être seul. Parfois, je ne comprends pas Ulrich. Ses réactions me semblent toutes  si paradoxales. Entre ses mots et ses gestes, je me sens toujours tirailler entre deux possibilité. Est-ce qu’il m’aime vraiment ? Ou est-ce qu’il s’en fou ?  Pourtant, là tout de suite je sens dans la force de son baiser quelque chose de nouveau. Je me sens rassurée par cet homme qui pourtant représente pour moi le danger de souffrir.

«-D’accord. » Je finis par dire entre deux baiser, laissant tomber ma cigarette dans son évier et passant mes mains sur son tourse pour venir les glisser sous son t-shirt. Le contacte de nos peaux me fait frissonner. Je retire son t-shirt sans plus de cérémonie , fourrant mon visage dans sa nuque pour humer l’odeur que j’avais déjà oublier. L’odeur que j’aime peut-être un peu trop. Que je désire peut-être un peu trop. Je le repousse et à grande enjambé me dirige vers sa chambre. Je fouille dans sa table de nuit et prends la boite de capote qu’il ne manque jamais d’aller chercher. Je retire en chemin le simple sweat shirt qui me recouvre, sans aucun sous-vêtements , arrivé de nouveau dans la cuisine, je m’approche lentement de lui et m’agenouille en face de sa ceinture que je détache, mon visage trahissant d’un certain doute. Je sais que je trompe mon petit ami. Je sais que j’ai le droit de voir d’autres garçons. Mais je sais aussi que ce n’est pas pareil si je vois Ulrich. Ça n’a pas le même impact aux yeux d’Arthur. Et pourtant, j’arrives pas à m’arrêter. J’arrives pas à m’arrêter d’aimé Ulrich encore plus tout les jours , à chaque fois. Parce que je suis faible et frivole et que j’ai toujours été faible et frivole.

«- Ça ne retire rien à ce que j’ai promis à Arthur. Je vais essayer de l’aimer plus. Et t’aimer moins.» Je dis. Sachant très bien que je n’y arriverais pas. Pas comme ça en tout cas. Je plonge dans sa toison alors que ses doigts se crispent de nouveau contre les rebords du comptoir de sa cuisine. J’ai froid au genoux. Et j’aime les mains qui me tirent les cheveux , j’aime ce que je sens.

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   26.01.18 17:41
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Elle répondait à son baiser, Ulrich le sentait. Il sentait les mains de Charlie passer derrière sa nuque, s’y cramponner avec force, plaquant ses lèvres fines et cassées sur les siennes, effleurer la racine de ses cheveux blond de ses doigts squelettique alors que son corps maigre et pourtant voluptueux se plaquait au plus près du sien.
Il sentait le souffle chaud de la jeune femme sur sa peau, sa respiration se mélangeant à la sienne et ses paupières closes indiquant qu’elle prenait cet instant pour ce qu’il était : un instant d’évasion.
Poussant un soupire à peine perceptible au sentir de ses mains glisser sous son haut jusqu’à son torse imberbe, il entendit à peine l’acquiescement de sa belle. Les seules choses sur laquelle son esprit parvenait à garder un semblant d’attention étaient les doigts de Charlie lui retirant son haut ainsi que sa respiration contre son cou, le chatouillant délicieusement.
Lorsque cette chaleur le quitta, il jeta un regard légèrement hagard alentour, observant l’albinos prendre la direction de ce qu’il supposa être sa chambre au vue de son vêtement jeter au sol au beau du chemin. Il n’y avait que peu de chance qu’elle quitte son appartement dans une telle tenue et si elle avait voulu prendre une douche afin de se remettre les idées en place, elle aurait attendu d’être loin de son champ de vision pour se dévêtir de la sorte…
Non, c’était dans sa chambre qu’elle se rendait, mais pourquoi ? Devait-il la suivre ?
L’héritier Von Kuffner n’eut pas le temps de faire un pas qu’il entendit le son caractéristique d’un tiroir qu’on ouvre à la volé et qu’on referme tout aussi sec, lui arrachant un sourire satisfait alors qu’il comprenait enfin ce que Charlie était partie chercher.
Elle était réactive. Plus réactive que lui.
Déglutissant d’impatience, il l’observa le rejoindre et se mettre à genoux devant lui, lui arrachant un gémissement d’anticipation.
Ulrich n’avait jamais été du genre patient et voilà bien trop longtemps qu’il en avait envie. Avait envie de sentir ses lèvres sur son corps, entourant son membre séparé d’elles par cette fine membrane de plastique. Sentir le corps de la sienne s’offrir à lui une nouvelle fois.
Il n’y avait que comme ça que l’homme parvenait à se sentir connecté aux gens, qu’il se sentait complet le temps d’un instant, aussi fugace soit-il. Avec Charlie, ces instants duraient plus longtemps que d’autres.
Arquant son bassin en avant, il laissa les mains experte de l’Américaine le débarrasser de ses derniers vêtements, offrant sa virilité fièrement dressée à sa vue alors qu’il sentait ses doigts l’entourer avec assurance. «- Ça ne retire rien à ce que j’ai promis à Arthur. Je vais essayer de l’aimer plus. Et t’aimer moins.»  Hochant la tête pour seule réponse, ces mots ne prirent pas le temps de s’encrer dans son cerveau que déjà il fermait les yeux et se laissait recouvrir de cette prison de latex dans un râle de plaisir brute.
Dieu qu’il aimait chacun des gestes de Charlie.
Bordel ce qu’elle pouvait être sexy quand elle agissait de la sorte.
Glissant une main dans ses cheveux blancs laiteux, semblable à une grosse pelote de laine, Ulrich se laissait doucement aller au plaisir brute, sauvage. Il grognait, accompagnait chacun des gestes de la jeune-femme de ses gestes tantôt brutaux tantôt doux.
Lorsqu’il se sentit sur le point de craquer, il tira plus fortement encore la masse capillaire de son amante et, la forçant à se relever, il captura ses lèvres au goût de plastique avant de la plaquer contre son frigo. Soulevant l’une de ses cuisses de sa main, il se baissa la pénétrer d’un coup sec, grognant contre les lèvres humides de la jeune femme qu’il aspira entre les siennes afin de les mordre au sang, les délaissant pour son cou qu’il marqua lui aussi de son passage.
Ses marques étaient discrètes, invisibles par dessus les vêtements, mais suffisamment présente pour être certain que la jeune-femme n’irait pas se jeter dans les bras d’Arthur ce soir.
Ce soir, elle était à lui et rien qu’à lui. Son corps lui appartenait, à lui et à personne d’autre.
Demain était un autre jour.

Derrière eu, le réfrigérateur bougeait au rythme de ses coups de reins, cognant à mainte reprise contre le mur derrière lui sans que le blond n’en ai cure, porté par son plaisir.
Ses mains, ses dents, sa langue, chaque partie amovible de son corps exploraient celui de Charlie.
Il voulait le découvrir, le redécouvrir. Il voulait laisser sa marque, son odeur, tel l’animal qu’il devenait en sa présence. L’animal qu’il avait sans doute toujours été sous ses airs de jeune-homme de bonne famille, d’héritier d’une noble lignée.
Lorsqu’il eu assené son ultime coup de rein, que son corps convulsait sous l’orgasme et qu’il retenait celui de Charlie s’avachissant à demi sur le sien, ses pieds retrouvant enfin terre, il prononça d’une voix gutturale. « Ca m’avait manqué... »
Déposant un dernier baiser sur le haut de la poitrine de la jeune femme, il s’éloigna d’elle dans un sourire, tirant sur le réservoir plein de sa capote avant de l’enrouler et la jeter dans la poubelle de sa cuisine, remontant son boxer et son jean d’un seul geste.
Observant Charlie réajuster sa culotte déformé par leurs ébats, il ne put empêcher un sourire d’étirer ses lèvres alors qu’il remplit une nouvelle fois son verre d’eau et le lui tendit. « Tien. Je suppose que Coxy doit t’attendre donc je ne te retiens pas plus longtemps… Reviens quand tu veux. Littéralement. Dès ce soir, si tu veux » De toute manière, ce n’était pas comme s’il avait mieux à faire de la nuit, ni comme si ça aurait été la première qu’il passerait en compagnie de la jeune femme. Contrairement à cette dernière, Ulrich n’avait jamais eu aucun mal à passer la nuit dans le même lit que ses amantes, aussi courte que soi leur relation. Il n’avait jamais eu aucun problème à leur offrir le petit déjeuner avant de les congédier pour bien souvent ne jamais les rappeler. Rares étaient celles qui avaient insisté jusqu’à revenir l’attendre devant chez lui. La plupart se satisfaisaient de l’unique nuit passé en sa compagnie et n’en attendaient pas plus de lui. Elles préféraient faire leurs vies de leurs côtés en gardant dans un coin de leurs mémoire les instants magiques passés en sa compagnie.
Quant aux quelques femmes lui ayant causé du soucis, il les avait gentiment congédier.
Aucune malade mental à déplorer, pour l’instant.
L’Autrichien avaient beau être un grand consommateur de femme, ça ne voulait pas non plus dire qu’il consommait n’importe quoi, n’importe où. Ou plutôt, il consommait le n’importe quoi n’importe où, justement, et gardait les saines pour chez lui. « Tu reviendras ? »
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   27.01.18 9:45
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Ses doigts s’enfonce dans le peu de chaires que je possède, ses dents se plantent dans mon épaule et je le sens plus sauvage encore que d’habitude. Ou peut-être avait-il toujours été comme ça ? Je ne sais plus. J’exprime, au rythme des coup de reins de mon autrichien, le plaisir tiède qui s’empare de moi. Le boum boum irrégulier du frigo contre le mur s’accorde aux grognements qui n’ont plus rien d’humain d’Ulrich. Sa respiration saccadée dans mon cou me fait sifflé les oreilles alors qu’il attrape entre ses lèvres, la mienne et me mord. J’ai mal et bizarrement ça me fait du bien. Je ferme les yeux , accompagne comme je peux ses mouvements endiablé alors que plus le temps passe, plus l’immense frigo se cogne fort contre le mur. Je le sens, s’enfoncer si fort à l’intérieur de moi et je m’accroche si fort à ses épaules que je les griffent au sang. Je me sens m’évader si loin.  Me plongeant sans retenue dans un moment qui n’appartiens qu’a nous, je me sens glissé tout contre lui, a bout de force je passe mes lèvres dans son cou. Alors que je sens entre mes cuisses , Ulrich se laisser aller à un derniers râle de plaisir. Il me relâche et je m’accroche au comptoir, les jambes tremblantes.

« Ca m’avait manqué... » Il me dit,tout naturellement.Alors que je peine à rendre compte de la porté de ces mots. Si Ulrich m’aimais beaucoup, je savais qu’il en avait d’autres, des filles à voir. S’il voyait d’autres femmes, pourquoi est ce que ça lui manquais d’être avec moi ? Plus j’avance avec Ulrich et plus j’ai l’impression que je ne le comprends pas. M’envoie-il des signaux silencieux que je suis incapable de voir ? Parfois, j’ai l’impression qu’à sa façon il me demande de continuer de l’aimer, il me demandes de rester sans pour autant mettre aucun mots sur cette attitude puis il me crache à la figure le reste du temps toute l’indifférence que je lui inspire. Je ne comprends pas pourquoi tout est devenu si compliqué mais je me rends compte aujourd’hui de beaucoup de choses que je refusais peut-être de croire et de voir. Pourquoi ne me demandait-il pas tout simplement de rester ?  Je l’observe, déboussolée et me recoiffe les cheveux en profitant pour passer mes doigts sur mes épaules mordues et mon cou se teintant déjà de bleu.  Il me sert un verre d’eau et me le tend , son visage si clair, dénuer de toute expressions. Que pouvait-il bien se passer dans la tête de mon autrichien ?

. « Tien. Je suppose que Coxy doit t’attendre donc je ne te retiens pas plus longtemps… Reviens quand tu veux. Littéralement. Dès ce soir, si tu veux »

Je le remercie d’un geste de tête et enfilant mon pull qui traine à la lisière du couloir je me retourne légèrement surprise par sa réaction encore une fois très étrange. C’était la première fois qu’Ulrich me montrait avec des mots qu’il me voulait dans sa vie. Il me demandait de lui revenir, sans pour autant me mettre la pression sur un choix.  Je me gratte nerveusement le front pour cacher la gêne. Pourquoi est-ce je suis si triste d’être un petit peu heureuse ? Je me sens ridicule. Pourquoi est-ce que je passais mon temps à essayer d’analyser chaque phrases ? Et surtout pourquoi est-ce que juste après m’avoir dis que je pouvais ne pas choisir, il se montrais si charmant ? J’ai envie qu’il m’embrasse là, maintenant.

« Tu reviendras ? »

Je serre les dents et m’approche de lui, posant mon front contre son épaule encore chaude de nos ébats, je lui attrapes la main fermant les yeux sans rien répondre pendant un petit moment je regarde l’horloge du micro-onde et me rends compte qu’il est déjà l’heure pour moi de partir si je veux avoir le temps de discuter avec Arthur. Je recule d’un pas sortant de ma béatitude. Pourtant, j’aimerais qu’il me dise qu’il veut que je reste. J’aimerais qu’il prenne juste une seule fois le courage de me retenir.

«- Demandes-moi de rester et je reste, Ul. »

Je m’éloigne de lui et attrapes mon jean pour le laisser glisser contre mes jambes, puis mes fesses.  Je n’ai pas envie de partir mais je sais que Ulrich ne me demanderas jamais de vive voix de rester. Parce qu’il est un peu lâche au fond. Parce que s’il perd le contrôle de la situation, il a peur de souffrir. Alors il joue l’insensible, il ne me diras jamais de rester , parce qu’il sait que même si c’est une faible possibilité , si je lui dis non, il aura mal à l’ego. Je me rends compte avec une profonde tristesse que même si Ulrich m’aime, il sera jamais capable de me dire en face qu’il a des sentiments. Il se mentira à lui même. Je m’approche de lui et l’embrasse, m’accrochant à sa nuque blonde, son visage si parfait. J’ai envie de lui montrer que je l’accepte, même s’il n’y croit pas.

«- Je reviendrais, votre altesse.» je lui chuchote dans l’oreille, avant de faire une révérence comme à un vrai roi. J’enfile mes lunettes de soleil et réajuste mon chignon à l’entrée. Regardant mon téléphone portable je remarque que Arthur m’a envoyer de nouveau un sms. «- Je ne veux pas que ça s’arrête entre nous, mais je ne suis pas sûr de supporter qu’il te tourne autours. Lui, c’est pas pareil. » Je soupire. Retours à la dure réalité auquel j’avais seulement pu échappé quelques instants. Je me tourne vers Ulrich et lui fait un sourire gêné.

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   31.01.18 10:53
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Ulrich le savait, il était allé trop loin. Il le voyait dans les yeux de Charlie, voyait que la jeune femme attendait de lui plus que ce qu’il espérait qu’elle n’en attende jamais. Alors qu’elle s’approchait de lui d’un pas léger, son regard pâle encré dans celui de l’Autrichien, ce dernier ne broncha pas. Que pouvait-il bien faire, de toute façon ? La repousser ? Il était lui même l’instigateur d’une telle situation, il en était conscient. Malgré ça, il avait peur. Il mourrait de peur, un peu plus à chaque centimètre franchit par Charlie s’approchant de lui. Il avait peur non pas d’elle, mais de lui-même. Pouvait-il réellement faire confiance à l’Américaine ? Pouvait-il se montrer franc avec elle, surtout après le jeu auquel il s’était adonné à son encontre ?
Non. Une voix dans sa tête lui criait que non, mais une autre tout aussi puissante lui assurait qu’il n’avait rien à perdre à essayer.
Mais il avait à perdre. Il avait même beaucoup à perdre.
S’il laissait la jeune femme fissurer sa carapace, il savait qu’il serait le premier à en souffrir. Quelque soient ses sentiments, quelques soit l’amour ou l’intérêt qu’il puisse porter à la jeune-femme, qu’il soit sincère ou dérisoire, pure réaction chimique de ses hormones adolescente ou réelle connexion morale, il savait qu’il en souffrirait. Parce qu’Ulrich finissait toujours par souffrir lorsqu’il allait plus loin que le charnel. Parce que le jeune-homme était bien plus sensible, bien plus fragile que ce qu’il voulait bien à laisser penser.
Bien plus faible, mais bien plus égoïste également.
Pour éviter d’être blessé, il préférait autant que le reste du monde le soi à sa place.
Il n’aimait pas particulièrement faire du mal à Charlie, mais mieux valait que ce soit elle que lui. Il se plaisait bien dans leur jeu. Il aimait à être aimé sans jamais avoir besoin d’exprimer le moindre sentiment. Il aimait ne pas avoir à y réfléchir et juste profiter de son ascendant sur les femmes, sur cette femme, afin de prendre quelques instants d’abandon au creux de ses bras. Il aimait leur relation telle qu’elle était, aussi superficielle et fragile fut-elle.
Il s’y sentait bien, apaisé.
Malgré son flegme habituel dessiné sur son visage angélique, Ulrich ne l’était plus du tout. Il avait une boule nouée au creux de son estomac et ses ongles plantés dans la paume de ses mains.
Pourquoi avait-il fallu que Charlie se trouve un petit copain ? Et surtout, pourquoi avait-il fallut qu’elle lui avoue avec des mots aussi directe, aussi plein de sens, qu’elle était amoureuse de lui ? Impossible de feindre l’incompréhension lorsque les choses étaient dites avec une telle clarté.
Impossible de nier l’évidence.
Il était pris au piège à son propre jeu, acculé par la jeune femme, dos au mur et sans aucune autre possibilité de fuite que l’affrontement.
Frissonnant imperceptiblement au contact de la peau de l’albinos contre son épaule nue, Ulrich manqua de sursauter lorsque cette dernière s’éloigna en chuchotant un bien trop audible
«- Demandes-moi de rester et je reste, Ul. »  pour lui.
Et merde..
Voulait-il qu’elle reste ?
Oui. Non. Peut-être ?
Il n’en savait rien et ne voulait surtout pas y réfléchir.
Il y a quelques jours encore, il aurait juré ne rien ressentir d’autre que de l’attirance pour la jeune femme, alors pourquoi se mettait-il dans un tel état ?
Etait-il plus possessif qu’il le pensait ? Etait-ce le fait que son jouet appartienne à un autre garçon qui le mettait dans un tel état ?
Oui, mais non. Charlie n’était pas la première de ses amantes à s’être mis en couple et, s’il n’avait jamais particulièrement apprécier cet état de fait, il ne s’était jamais emporté pour autant.
L’aimait-il et ne s’en rendait-il compte que maintenant qu’elle s’éloignait doucement, mais inexorablement de lui ? Non… si ? Il était perdu. Il ne voulait pas l’aimer, encore moins remplacer Arthur à ses côtés. Tout ce dont-il était sûr restait qu’il ne voulait pas être mis à l’écart. Il ne voulait pas être ce jouet qu’on oublie tout au fond de l’armoire au profit d’un nouveau, plus beau et plus attrayant. Ce bon vieux jouet nous ayant procuré des heures de rire et de plaisir, mais qu’on oubliera pourtant si vite. Le genre de jouet qu’on aimait par dessus tout à l’époque d’y joué, mais dont on aura oublié l’existence jusqu’à avoir grandit et le retrouver coincé au fin fond d’un placard lors de notre déménagement. Ulrich ne voulait pas être ce genre de jouet. Il ne voulait pas.
Mais que voulait-il ?
Il voulait retourner à une époque où tout était plus facile pour lui. Il voulait avoir une nouvelle fois 9 ans…
Fugacement, il se remémora son après midi avec Shingen, l’été de ses 9 ans. Qu’est ce qu’il s’était amusé, ce jour là. Qu’est ce que la vie était plus facile, en ce temps. A cette époque, il savait sourire, rire, pleurer comme tout enfant. Il était déjà si seul, mais pourtant si vivant.
A cette époque, son mur n’était qu’une balustrade que n’importe qui pourvu d’un minimum de motivation pouvait franchir aisément.
Mais si peut de personne avaient tenté de le franchir pour les bonnes raisons qu’il n’avait eu de cesse de s’agrandir jusqu’à aujourd’hui. Même à Daniel, le seul être sur terre qu’il considérait réellement comme un ami, il ne pouvait pas tout dire.
Ulrich était seul, profondément seul.
Il était seul et pourtant sempiternellement entouré de gens.
Il était seul avec ses doutes, ses peurs, ses joies et ses angoisses. Il était seul avec le poids de ses responsabilités et celui de cette maladie qu’il se forçait d’ignorer à chaque seconde, mais qui lui sautait à la gueule à chaque fois qu’il invitait une fille dans son lit, à chaque soirée passé caché dans les toilettes à ingurgiter toutes sortes de pilules colorés à l’en rendre malade.
Parfois il aimait sa vie, parfois il l’a détestait.
Parfois il se sentait supérieur au reste de la plèbe, parfois il se sentait seul et misérable.
«- Je reviendrais, votre altesse.»
Répondant au baiser de Charlie sans grande conviction, il esquissa un pâle sourire en réponse à ses mots.
Il était lassé. Il était lessivé. S’il ne s’était passé pas plus d’une dizaine de minutes depuis qu’ils avaient terminé leurs ébats, le débat interne qu’il était en train de se faire l’avait épuisé. Il avait envie de fumer…
Soudain, il réalisa qu’il n’avait plus autant eut l’envie de fumer depuis ses 16 ans que ces deux derniers mois.
Lui qui avait toujours su se contrôler s’était retrouvé à acheter des clopes pour la première fois en presque trois ans et, ce soir, il était à deux doigts de courir se réfugier chez le dealer du coin pour calmer ses angoisses.
Seulement alors il compris que c’était déjà trop tard. Qu’il voulait se protéger d’une femme qui, insidieusement, l’avait déjà blessé sans qu’il ne s’en rende compte.
Il pouvait le nier tant qu’il lui plaira, ses actions lui criaient qu’il s’était lui aussi pris au piège à son propre jeu.

Qu’elle parte. Et qu’elle parte vite, avant qu’il ne craque et n’explose devant elle. Qu’elle fuit, loin de lui, loin de ses doutes et de ses crises existentielles. Qu’elle s’en aille, s’échappe de cet appartement qu’elle commençait à connaître un peu trop bien. Si elle restait plus longtemps, il y avait de fortes chances pour qu’il finisse par craquer et ne déverse certaines de ses pensées les plus profondes, emmuré solidement dans un coin de son esprit.
Elle devait partir avant qu’il ne lui révèle des choses qu’il finirait par regretter.
Il lui fallait le temps de se calmer, de reprendre contenance et sourire de façade.
Il devait retrouver ses esprits et son calme. Il n’était plus lui-même, ou peut-être trop justement.
Impassible, il lui sourit avant de hocher la tête avec lenteur, puisant ses dernière forces pour la congédier avec dignité. « Bonne soirée, mylady »
Dès qu’elle sera partie, il pourrait appeler une autre femme pour venir lui tenir compagnie, pour lui faire oublier ses doutes, quel jouet il était.
Peut-être qu’il inviterait celle de la dernière fois, lui demanda d’amener son matoss. Deux exutoires valent mieux qu’un. Il avait vraiment besoin de décompresser.
Demain serait un autre jour.
Si seulement Charlie s’en allait...
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   31.01.18 14:05
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Le visage si changeant de mon autrichien me fait penser que lui même ne sait plus sur quel pied danser avec lui-même. Et il n’est pas le seul. Quelques minutes plus tôt, Il me demandes de revenir, et je crois qu’il est sincère avec lui-même. Sincère avec moi pour une fois. Je crois que ça lui a échapper. Alors je suis bizarrement malheureuse d’être si heureuse qu’à demi mot , il demandes à me revoir. Et en seulement quelques minutes,je le sens pourtant irrémédiablement s’éloigner de moi. Quand il réalise qu’il a été juste une fois sincère avec moi, je vois ses yeux sursauter. Je soupire et m’éloigne de lui. Je lui dis que je vais revenir le voir, mais je ne suis pas sûr d’être capable de vivre Ulrich plus longtemps. Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter son rejet constant. J’ai mal quand je suis avec lui. J’ai mal qu’il me rejette tout le temps. J’ai mal parce que même quand j’essaie de me convaincre que ce garçon m’aime, je me rappelle ensuite que si son amour ressemble à ça, je vais continuer de souffrir toute ma vie. Pourtant j’ai envie encore qu’il me serre dans ses bras. J’ai l’impression de perdre mon temps. De devenir folle. Je l’observe , du coin de l’oeil. Mes larmes me monte aux yeux. Je crois que j’ai encore envie de casses des trucs. Je crois qu’à l’intérieur de moi, l’envie de destruction du monde refait surface. Ça faisait longtemps , pourtant. Je m’étais dis que cette colère avait du être remplacer par autre chose. Je termine de me rhabiller et passe sans un regard de plus dans la salle de bain recoiffant mes cheveux long , blanc et lisses, les laissant tomber sur mes épaules et attrapant dans mon sac , un rouge à lèvre clair et me maquillant un peu je me dis que Arthur à raison. Ulrich c’est pas pareil. Avec Ulrich je dépérissait. Je n’arrivais plus à m’aimer assez. Je m’avance dans le salon alors que le jeune étudiant est en pleine réflexion.

« Bonne soirée, mylady »

Je hoche la tête. Je crois qu’il est clair sur mon visage que j’ai envie de pleurer mais je ravale mes larmes, plantant mes longs ongles dans mes paumes fines. Alors que mon téléphone vibre encore et encore et encore et que je ne le regarde même plus. Je fixe Ulrich des yeux quelques instants. Je ne connais pas vraiment ce visage qu’il me présente mais je sais qu’il est pensif. Il a l’air d’être torturé. Il a l’air de se poser des questions et je me sens las. Là maintenant, je crois que je ne suis plus capable de voir les choses avec calme. Je lui attrapes la main. Et lui embrasse la joue, une dernière fois. Une dernière fois parce que je me décide enfin à faire quelque chose.

«-J’ai dis que je reviendrais ... mais j’en suis pas sûr. Je dépéris avec toi, Ulrich. » J’attrape ses doigts entre les miens et lui embrasse la paume .«- Avec toi , je ne fais que pleurer.» Je baisse la tête pour cacher les larmes qui coulent à flot sur mes yeux. J’ai pas envie de le quitter. Pas du tout même. J’ai envie de me lover dans ses bras. De m’accrocher à son dos et m’endormir contre lui. Mais Ulrich n’est pas comme ça. Ulrich n’est pas capable de montrer quoi que ce soit. Ulrich c’est juste une forteresse et moi, je crois que me suis un peu perdue à force de vouloir entrer. J’abandonne. J’abandonnes avec lui. J’abandonne avec Arthur. J’abandonne avec l’amour. Ça suffit. Je crois que si je continue de souffrir, je n’arriverais pas à me relever. J’arrête d’essayer d’être autre chose que moi-même et j’arrête d’essayer d’être aimer par quelqu’un qui ne fait que jouer avec mes sentiments. Ces deux garçons me fatigues. Les deux m’en demandent trop. Je supporte plus qui je suis , lorsque je suis avec ces gens.

«-J’abandonne. J’en ai marre. » Je laisse tomber sa main et essuie les larmes qui coulent sur mes joues. Je tourne les talons et vais chercher mon sac, mon casque et mon paquet de clope. J’allumes une cigarette les mains tremblante et l’observe, creux et fermer , attendant que je parte, son air si calme et passif au visage me brise le coeur. J’ai pas du tout envie de le quitter mais je crois que je ne suis plus capable de vivre ça. Je me tiens là, idiote , bête et je pleure parce que je sais plus quoi faire d’autre que pleurer. Je comprends pas le sentiments qui m’habites mais je crois que c’est ce qu’on appelle un véritable coeur brisé. Mon téléphone sonne encore et encore. Je le sort de ma poche, clope à la bouche, les joues et les yeux rosies. C’est Arthur. 6 appels manqués. Je réponds au téléphone reniflant bruyamment pour prendre une voix que j’essaie de garder calme. Je m’avance à l’entrée de chez Ulrich.

«-Oui ?
-T’es chez Ulrich ?
-Je suis en train de partir,là.
-T’es retourné voir cette pourriture ? Ines m’a dit qu’elle voulait pas te le dire. Moi je te le dis, à la soirée il t’a coincé dans la salle de bain. Ce mec dit que tu as fait que vomir, mais il y avait ta cape par terre ... Ce type est dangereux, tu ... 
-Ça suffit, arrête. Si il dit qu’il a rien fait, c’est qu’il a rien fait.
-Je viens te chercher.
-Non. J’ai envie d’être seule. Je rentre chez moi.» Je lui dis, reniflant encore, n’étant plus capable de retenir mes larmes et mes sanglot au téléphone, je raccroche sans autre cérémonie. Il m’envoie un sms, simple. «-Arrêtes de pleurer Charlie. C’est lui qui perd. » J’éteint mon téléphone et termine ma cigarette, ayant cendré dans ma main pour prendre mon appel dans l’entrée j’entre de nouveau dans le salon d’Ulrich, et vais me rincer les mains dans son lavabo de cuisine. C’est la dernière fois que je vois cet appartement je crois.

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   31.01.18 17:23
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Le regard humide de Charlie fut le première réponse à son au revoir, laissant un Ulrich coi et encore plus perdu qu’il ne l’était déjà.
Pourquoi ses yeux s’étaient-ils humidifiés ? Pourquoi, alors que c’était elle même qui avait décidé de partir rejoindre Arthur, semblait-elle sur le point de pleurer ? S’attendait-elle à ce qu’il la retienne ? Si tel était le cas, elle le connaissait bien mal.
Ulrich n’aurait jamais fait ce premier pas, pas comme ça, pas maintenant. Il n’avait pas le courage de faire croire à l’Américaine qu’elle comptait suffisamment pour lui pour l’intimer de rester. Ou plutôt, il n’avait pas le courage de se faire prendre conscience à lui-même qu’il avait véritablement envie qu’elle reste, qu’elle ne l’abandonne pas dans cet immense appartement alors qu’il se sentait seul, si seul. Il n’avait pas encore ni la maturité ni le recule suffisant pour affronter la jeune femme à coeur ouvert. Lui qui peinait à lire le sien, comment pourrait-il parvenir à l’expliquer à Charlie ? C’était comme traduire de l’hébreu ancien sans jamais n’avoir pris aucun cours de langue de sa vie. Il en était incapable et, s’il essayait, il était certains de ne dire que de la merde.
Laissant Charlie embrasser sa joue avec pudeur, il ne bougea pas d’un iota, toujours aussi perdu que quelques minutes plus tôt. Le temps semblait passer au ralentit, et pourtant tout défilait à une vitesse hallucinante autour de lui. Il ne parvenait plus à suivre le fil de sa vie.
«-J’ai dis que je reviendrais ... mais j’en suis pas sûr. Je dépéris avec toi, Ulrich. Avec toi , je ne fais que pleurer » Il ne trouva rien à répondre, tout simplement car il n’y avait rien à répondre. Il en était conscient, il savait depuis un petit moment déjà que sa présence ne faisait pas du bien à Charlie. Seulement, jusqu’à il y a peu, il pensait qu’elle lui en faisait à lui. Sauf que ce n’était pas le cas, et il ne le réalisait seulement maintenant. Lui qui avait sciemment fait souffrir sa belle dans le vain espoir de garder son contrôle sur elle, de jouir encore un peu plus longtemps de sa présence à ses côtés sans jamais avoir à s’y impliquer plus que de raison était depuis un moment déjà coincé dans une dalle de béton qu’il avait lui même fait couler autour d’eux. Il avait joué avec elle, pensant gagné, mais au final ils avaient tous les deux perdu face à cette immense blague qu’était la vie. Leur vie.
Il aurait pu avoir la fille qu’il voulait, juste en tendant le bras. Il aurait pu se marier avec la petite bourge du coin, la tromper à tout vas sans que jamais cette dernière ne soi au courant ni ne lui en tienne rigueur. Il aurait pu faire un mariage arrangé et vivre une vie de débauche à côté, comme il aurait pu prendre son temps pour profiter de la vie, de sa jeunesse et de ses études jusqu’à temps d’être suffisamment mature pour accepter sa situation, ses responsabilités et sa maladie, et enfin devenir un homme digne d’aimer et d’être aimer pleinement par la femme qu’il aurait choisi. Il aurait pu vivre tout cas. Il aurait pensé vivre tout ça. Mais il n’était en rien cet homme mature qu’il rêvait d’être. Il n’était qu’un enfant plongé trop tôt dans le monde des adultes et qui peinait à garder la tête hors de l’eau.
Gérer sa maladie et ses études tout en souriant et en honorant sa famille au moindre de ses faits et gestes étaient déjà suffisamment éprouvant pour l’Autrichien sans qu’il n’ait en plus besoin de mêler ses sentiments à tous ça. Il n’était pas du tout près à rajouter une nouvelle donnée à l’équation.
Il avait appris à feindre la joie, le respect et l’amour, mais était tout bonnement incapable de le gérer lorsque ce dernier étaient réels.
Et s’il s’abandonnait à une femme qu’il pensait aimer et que, au final, elle le trahissait une fois de plus ? Et s’il ouvrait son coeur et son âme à quelqu’un pour qui il ne ressentirait plus rien après seulement quelques jours, quelques mois, quelques années de relation ?
Il avait tout à y perdre, et à fortiori si cette femme était Charlie.
S’il s’ouvrait à elle et qu’ils finissaient par se détester, elle aurait toute les clefs en main pour lui pourrir sa vie, voir le pousser au suicide.
Une femme de la plèbe aurait beau crier haut et fort qu’il impie, quel faible Ulrich était, personne ne l’entendrait, mais venant d’une haute placée telle que l’était la descendante White…. Il ne pourrait plus s’en relever.
Et même sans parler de relation de couple, s’il s’ouvrait à Charlie et que cette dernière se décidait à retourner ces informations contre lui par vengeance, il serait le seul à souffrir.
Et il en était hors de question.

«-J’abandonne. J’en ai marre. »
Lorsque la jeune femme face à lui lâcha ses mains et prononça ces quelques mots, Ulrich sentit son estomac se contracter et son coeur battre désagréablement à l’intérieure de sa gorge. Il en avait la nausée, à force de réflexion et d’hésitation. Il voulait juste que tout ça s’arrête, mais mourrait de peur à l’idée que ça soit le cas.
Planté dans son salon telle une plante verte, il observa Charlie quitter la pièce sans un mot, sans un geste. Que pouvait-il faire, de toute façon ? Ce n’était pas comme s’il pouvait lui crier de revenir, ni comme s’il pouvait lui promettre un amour qu’il n’était pas même sûr d’éprouver.
Il était seulement certains de deux choses : 1° Il ne voulait pas que Charlie le laisse seul 2° Il ne voulait plus jamais souffrir, et encore moins à cause d’une fille. Hors ces deux certitudes étaient remplis de contradictions.
Fermant les yeux, il entendit les pas de Charlie se stopper aux environs de sa porte d’entrée et, alors qu’il tentait de calmer sa respiration erratique, il concentra son attention sur les différentes paroles proféré par la jeune femme.
Elle était au téléphone. Sûrement avec Arthur. En vue du ton montant crescendo et des larmes ne tarissant pas dans la voix de l’albinos, nul doute qu’ils étaient en train de parler de lui.
Même si Ulrich ne parvenait à comprendre les mots du brun, il compris à ceux de Charlie que ce dernier était en train de parler de la soirée et que Charlie était en train de le défendre.
Même maintenant, elle le défendait toujours, elle lui faisait confiance s’il lui disait n’avoir rien fait…
Moins d’une minute après avoir raccroché, elle était de retour dans la pièce, ses yeux rougit et sa cigarette consumé entre ses doigts fins.
Elle se dirigeait vers son évier, allumant l’arriver d’eau pour se rincer les mains sans un mot ni un regard pour lui. Il était devenu le jouet qu’il craignait être. Elle l’avait laissé tomber.
Sauf qu’il n’était pas un jouet, il était un homme. Ou, tout du moins, un ersatz d’homme.
« Ne pars pas... » lâcha-t-il d’une voix cassée, guttural, tout juste audible. S’il n’avait pas eu la bouche si pâteuse, il aurait juré avoir rêvé dire ces mots. « Ne pars pas ! Ne me laisse pas seul, s’il te plait… Ne m’abandonne pas... » Finit-il dans un souffle, le regard vrillant sous le flot d’émotion menaçant d’exploser en lui mais le visage impassible. Les digues menaçaient de céder, mais il tenait bon.
Il ne devait pas craquer, pas ici et pas maintenant. Il devait parler, gagner du temps. Il devait être sincère, mais jamais jamais dépasser les limites qu’il s’était toujours imposé avoir. Il devait se montrer fort. Pour une fois dans sa vie, il ne devait pas fuir.
Pourtant bordel ce qu’il en mourrait d’envie.
Il savait qu’il devait parler, mais aucune pensée cohérente ne lui vint à l’esprit alors que ses jambes commencèrent à le lâcher et qu’il allait se laisser retomber contre son canapé, le corps parcouru de légers tremblements.
Il n’était même plus sûr de savoir si Charlie était le cause de ses maux, ou simplement la goutte de trop ayant fait débordé un vase se remplissant depuis de trop nombreuses années déjà.
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   31.01.18 23:15
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Je crois que c'est fini. Je crois que quelque chose en moi s'est brisé à ce moment-là. Quand j'ai vu ses yeux me dire de partir , partir vite , quand je l'ai vu redevenir, si vite après m'avoir rendu heureuse ,l'homme cruel qu'il avait l'habitude d'être avec moi. Je crois que j'ai perdu patience. J'en ai marre. J'ai atteint la limite depuis déjà un moment. Je ne supporte plus d'être autant rejeter. Je ne supporte plus que l'autrichien me garde seulement pour me jeter ensuite. Le flot de larmes dévalant mes joues sans répit le prouve , je crois. J'ai envie de partir maintenant , j'ai envie de prendre mes petits cachet magiques qui me font oublier à quel point je suis triste.Ceux qui m’emmène loin. Assez loin pour que j'oublie Ulrich. La blancheur de mes cheveux. Le fait que je n'ai jamais vraiment vu le soleil. La chose qui fait de moi un monstre rejeté par ma famille. J'en ai marre d'être cette fille-là.
Depuis mon arrivée à Tokyo , je sais que quelque chose à changer en moi. Peut-être le fait d'avoir été purement et simplement exilé pour qu'on me dresse , peut-être le fait d'être seule , vraiment seule et de me dire que je n'ai pas d'autres projets dans la vie que ceux de la traduction et un mariage arrangé raté à l'avance. Je crois que la colère se transforme peu à peu en désespoirs et je finis par seulement vouloir qu'on m'aime. Je pense que je ne m'imaginais pas pouvoir un jours être rejeter comme je l'ai été par Ulrich. J'ai plus envie de vivre ça. Ça me fatigues. Et je n'arrive plus à m'arrêter de pleurer. J'ai l'impression que je vais pleurer toute me vie .

Je m'approche avec autant de rapidité que mes jambes me le permettent de la porte , je crois que je tremble. Que j'ai envie de m'enfuir vite et de m'endormir vite ,de m’échapper d'ici. « Ne pars pas... » Je crois entendre. Je frissonne et m'arrête , je ne suis même pas sûre qu'il ai vraiment parler. Sa voix d'outre tombe , semble sortie de ma propre imagination délirante. Mon cœur se contracte si fort que j'ai l'impression qu'il essaie de sortir par ma gorge. Je soupire, renifle , sanglote. J'ai l'impression que je vais tomber. J'ai encore envie de lui sauter dans les bras , mais je n'ai pas envie de m'engager dans de nouveaux espoirs qui me feront souffrir encore .« Ne pars pas ! Ne me laisse pas seul, s’il te plait… Ne m’abandonne pas... » Il répète et je n'ose toujours pas me tourner vers lui. Pourquoi veut-il que je reste alors que quelques minutes plus tôt il me disait avec cet air si détacher de passer une bonne soirée. Son visage , n'avait pas spécialement bougé non plus lorsque je lui avais répondu que je n'étais pas sûre de pouvoir continuer de le voir. Que c'était fini. Cette fois-si , j'étais en pleine possession de mes moyens. J'avais été claire , comme je me l'étais promis. Peu importe que l'ont ai coucher ensemble. J'avais dis ce que j'avais à dire. Mais maintenant que je l'avais dit , lui me retenais. Je ne m'y attendais pas. Je ne m'y attendais pas et maintenant , je me demandais si tout ça n'était pas seulement une histoire de possession pour Ulrich. Voulait-il être le seul qui puisse finir une relation de là à me faire souffrir autant ? Ça n'avais de nouveau plus de sens. Mais mes jambes se stoppent. Je n'arrive plus à bouger.
Je tourne la tête vers le canapé et je le vois, les yeux brillant , un peu tremblant et je crois que je perd pied. Je ne suis même plus heureuse qu'il me dise ça. Je perd pied. Secouée d'un sanglot , je me sent approcher à petits pas vers lui, incapable de sortir un son de ma bouche , j'atteint simplement le canapé et m'assoie prêt de lui , continuant de pleurer. Je n'arrive plus à arrêter mon flot d’émotion se déchainer à l'intérieur de moi. Je ne comprends plus rien à ce qu'il attends de moi. Et pourtant je suis là , assise à côté de lui comme un petit chien dont le maitre vient de le rappeler. Je suis devenue si docile.

Je reste là , assise ,le visage fixant le sol, essayant de me calmer pour parler et demander à mon autrichien pourquoi il me retiens avec ce visage là. Pourquoi il me demande de ne plus le laisser seul alors qu'il peux avoir toutes les filles qu'il veut pour lui tenir compagnie. Je le sais. Je sais bien que Ines , que Momo , que Donnie , que toutes les filles que je connais en général , seraient toutes ravie de passer après moi pour satisfaire l'appétit insatiable de l'étudiant. Je savais qu'en claquant les doigts , elles apparaissaient toutes dans son lit parce qu'il est charmant et doux , parce que dans son lit on se sent exister tellement fort . C'était ça qui me plaisait moi aussi. Je me demandes bien si je suis la seule à être amoureuse de ce garçon en ce moment même. Je suis sûre que non. Je sais que non. Alors pourquoi est-ce qu'il me demande à moi de rester ? Ça n'a aucun sens. Les longues secondes de silence me permettent de reprendre un peu de contenance.

« -Si tu dis ça , je vais avoir de l'espoir. » Je dis en le regardant maintenant dans les yeux, les miens rougeoyants et gonflés doivent être affreux. Je me laisse retomber sur son épaules , les dernières larmes coulant à même son torse , encore nu de nos ébats d'il y a quelques minutes. Pourtant , j'ai l'impression que c'était il y a une éternités. Tout ce que je veux là maintenant, c'est être avec lui. Et pourtant , je sais qu'avec Ulrich ce genre de désirs se paient très vite. Ce sont le genre de désires que j'aime ressentir lorqu'il s'accroche à moi et qu'il me fait l'amour. Lorsqu'on se croise et que son regard brulant de quelque chose d'animal se pose sur moi. Mais je sais que aussitôt parti , je me rends compte d'à quel point je suis instrumentalisée dans cet histoire. Peut-être qu'au fond , j'aime seulement ça. Peut-être que dans ma vie solitaire et triste , être instrumentaliser me permets d'exister. Sinon , pourquoi serais-je tomber dans le piège si stupide de Felix ? Peut-être que j'étais seulement le genre de pétasse que je déteste. Ce qui était sûr c'est que je finissais par ne plus me supporter à peine passer la porte de l'appartement von kuffner. « - Arrêtons de jouer au chat et à la souris. Juste aujourd'hui. S'il te plait. Serres-moi.»

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   03.02.18 20:34
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Et voilà, il avait craqué…
Le regard fixé sur les boiseries ornant son sol, Ulrich serrait les poings, les paupières closes et les lèvres scellées dans le vain espoir de faire taire le flot d’aveux menaçant d’en sortir et qu’il savait regretter à l’instant même ou ce serait le cas. Il ne voulait surtout pas parler. Il ne voulait plus le faire. D’une simple phrase, il en avait déjà trop dit.
Il n’osait même plus relever son visage vers Charlie, vérifier que la jeune femme était toujours là. Il ne voulait plus la voir. Il ne voulait plus voir personne.
Il voulait rentrer chez lui, en Autriche, et faire comme si cette journée n’avait jamais existé. Faire comme si ces derniers mois n’avaient jamais existé. Faire comme si ces dernières années n’avaient été qu’un rêve, ou un cauchemar duquel il se réveillerait en parfaite santé, avant l’âge de ses premiers émois.
Il voulait retourner en enfance, la vivre pleinement sans se soucier du regard des autres, des interdits et du qu’en dira-t-on. Il voulait retourner en primaire, dire merde aux parents de ses amis et les inviter tous chez lui après l’école, à cet âge ou la jalousie n’était dictée que par les adultes et ou il aurait prêté sans broncher la totalité de ses jouets à ses camarades de classe. Il voulait changer son passé pour améliorer son présent. Il ne voulait pas d’un futur découlant de qui il était à cet instant précis, mais de celui dont-il rêvait lors de ses primes années. Il voulait devenir comme son père, un homme dans la fleur de l’âge, mais en parfaite santé. Un mari et un père aimant, dévoué à son travail et fier de son héritier. Du moins, c’est ce qu’il était jusqu’à la découverte de la maladie de ce dernier. Depuis, Ulrich n’osait plus lui poser la question. Il l’évitait, même. Si son père n’en avait cure, le blond en avait honte pour deux. Il avait honte de ne pas être ce fils parfait qu’il avait toujours travaillé à être aux yeux de son géniteur. Il avait honte de ne pouvoir leur offrir un héritier avec la même facilité qu’il l’aurait du.
Il avait honte de lui, qu’importe les sourires et les regards hautain qu’il pouvait bien jeter à la plèbe, qu’importe son égoïsme et sa mégalomanie, il n’était pas cet être confiant qu’il semblait être aux yeux des passants. Ce n’était qu’une façade, qu’un rôle qu’il jouait et maîtrisait à la perfection.
Ulrich s’aimait autant qu’il se détestait.
Il aimait sa puissance, sa richesse et la pureté de ses traits, mais haïssait ce qu’il était devenu. Sa couardise et son manque de réflexion.  
S’il comprenait qu’une femme puisse tomber amoureuse de lui, qu’elle puisse l’aduler et rêvé d’être vu à son bras, il ne pouvait s’empêcher de penser que ce qu’elles aiment de lui, aussi sincère pouvaient-elles être, n’était qu’une illusion.
Il n’était pas celui qu’elles aimaient, il n’était que le fruit d’un fantasme. Une belle gueule.
A tout vouloir maîtriser, un seul inconnu sur cette immense équation qu’était sa vie suffisait à le faire paniquer. On lui avait appris à être fort, à ne jamais montrer ses faiblesses sous peine de les voir se retourner contre lui, à ne jamais courber l’échine ni admettre ses erreurs sous peine de perdre de son autorité. On lui avait apprit à sourire, à mentir, à faire jouer en sa faveur chaque événement, chaque mot prononcé par un tiers. On lui avait dicté chacune de ses pensées, chacun de ses gestes, de ses mots. Même sa pseudo rébellion était écrite, il le savait. Il n’était qu’un pion, comme ses parents avant lui, et comme les leurs encore avant ça. Il en était conscient et, dès qu’il y pensait, c’était comme si un étau lui compressait le coeur.
La vie était-elle parsemé de choix, ou bien de simple illusion de choix ?
D’ailleurs, qui était-il réellement ? Lui-même n’était pas sûr de le savoir. A force de jouer des rôles, il s’était perdu lui-même.
Pourtant, en compagnie de Charlie il avait l’impression de se retrouver en partie et cette idée l’effrayait presque autant qu’elle l’attirait.
Il n’était pas sûr de parvenir à accepter ni à aimer celui qu’il était réellement.

« -Si tu dis ça , je vais avoir de l'espoir. » Jetant un coup d’oeil timide vers la jeune femme assise à ses côtés, il ne pouvait pas manquer le regard gonflé et rougit de cette dernière, ni même sa peau d’ordinaire déjà si pâle semblant encore plus diaphane qu’à l’accoutumé. Il avait l’impression de se trouver face à une poupée de porcelaine prête à se briser au moindre contacte.
Observant son reflet dans le regard pâle de la jeune-femme, il ne put retenir un frisson de dégoût de parcourir son échine. Il était affreux, avec cet air perdu et ces yeux larmoyant tentant tant bien que mal de préserver le peu de fierté qu’il lui restait.
Qui était-il ? Que ressentait-il ? Il n’en savait rien, il ne savait plus rien du tout.
Aimait-il Charlie ? Désirait-il la posséder ? Voulait-il en faire sa femme ? Espérait-il d’elle qu’elle reste à ses côtés comme seule figure d’égalité féminine qu’il pouvait trouver, comme un jouet qu’il pourrait tordre à volonté afin de se sentir exister ? Servait-elle à lui prouver qu’il était le maitre de quelque chose, de quelqu’un ?
Si l’amour se résumait à vouloir garder une personne dans sa vie, à en ressentir le besoin, alors oui il aimait Charlie. Mais sinon… Il préférait ne pas y réfléchir.  « - Arrêtons de jouer au chat et à la souris. Juste aujourd'hui. S'il te plait. Serres-moi.» Juste aujourd'hui… Sans un mot, Ulrich enroula ses bras autour du corps maigre de l’américaine et le plaqua contre le sien comme pour stopper ses tremblements. Elle était chaude, humide. Elle sentait la sueur et les larmes. Elle était débraillé et plus hideuse que jamais et, malgré tout, Ulrich la trouvait belle. Il l’a trouvait belle car il savait qu’à cet instant précis il était lui aussi plus hideux qu’il ne l’avait jamais été.
Cachant son visage au creux du cou de la jeune femme, il la serrait encore un peu plus contre lui, le doigts crispés sur ses vêtements et des larmes menaçant de couler sur la peau nue de cette dernière. Pourquoi pleurait-il ? Il voulait partir. Partir loin. Il voulait fuir.
Même s’il parvenait à retrouver ses esprits, Charlie en avait déjà trop vu. Il ne pourrait jamais plus retourner en arrière. Il ne pourrait plus jamais lui sourire comme avant. Il devait fuir.
Il voulait s’évader. Sinon physiquement, au moins mentalement. « Tu ne me connais pas... » Parvint-il à articuler de sa voix gutturale. « Personne ne me connaît… pas même mes parents... » et pas même lui-même.
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   04.02.18 22:53
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Je me sent projeter contre son corps , alors qu'il m'entour de ses bras et serre fort. Je sens sa respiration se nicher dans mon cou et je soupire d'aise , mes larmes continuant de tombées inlassablement contre mes joues. Je me sens pas triste , juste un épuisée mentalement. J'ai du mal à déglutir. Les derniers mois ont été difficiles . Même au delà de mes histoires avec Ulrich, j'ai été attaquée, je je suis tombée enceinte. Il y a eut des rumeurs étranges concernant Felix et moi-même dans les couloirs de la fac. Je me suis retrouvée très seule , dans un tout nouveau pays. J'aimais bien Ines mais ça ne faisait que cinq mois que nous nous fréquentions.  Je n'avais plus vraiment de nouvelles des gens avec qui j'avais pu à un moment donner , trainer ou avec qui j'avais pu être amie. Ici j'étais seule. Vraiment seule. Et quand j'avais rencontrer Ulrich, lors de notre première nuit ensemble, j'étais plutôt heureuse de me dire que je ne m'attacherais jamais à un homme comme Ulrich. Trop guindé , trop sage, trop bourgeois. Plus on avançait et moins, il ressemblait à l'image initiale que j'avais pu avoir de lui. Cruel, manipulateur, menteur, possessif et malsain. Je découvrais à chaque fois de nouvelles choses le concernant. Je découvrais qu'il y avait autant de jalousie que de passion. Qu'il y avait autant de doute que de cruauté dans la façon dont il me traitait.  Autant de sauvagerie que de douceur. Je voyais bien qu'il avait peur. Si je dois vraiment dire la vérité, ça fait longtemps que je sais les sentiments qu'il à pour moi. Ça fait longtemps que je vois que le regards qu'il me porte est différents de celui qu'il porte aux autres filles. Je sais bien que quelque part j'ai besoin de lui. Tout comme il a besoin de moi. On se comprends. Bizarrement. On s'attire au delà du raisonnable.  Parfois , je ne comprends même pas pourquoi je suis amoureuse de lui. Pourquoi une personne qui me fait autant de mal, qui me fait autant me détester, qui ne m'apporte que des pleurs , m'attire à ce point ? Moi qui me suis toujours préférée aux autres. Moi qui ait toujours fait passer mon bonheur avant celui des autres je venais de refuser de rejoindre Arthur , une personne qui me rendait vraiment heureuse, plus heureuse que n'importe qui d'autre , pour rester avec une personne qui me faisait plus souffrir que n'importe qui d'autres. Au moindre de ses mots j'accourais. Au moindre de ses gestes , j'avais envie de rester encore plus avec lui. Je lui demandais de me faire rester, même. J'avais parfois l'impression de devenir folle. Et lorsque je rentrais chez moi ,je me sentais merdique de m'être comporter comme ça avec un homme qui n'avait pas envie plus que ça d'être avec moi. Qui ne pouvait pas me donner plus que cette étreinte molle et humide de mes larmes. Alors même qu'un instant plus tôt je le quittais , déterminée, sûre de moi, de mes sentiments. Sure de ressentir ce creux qui s'était installer dans mon cœur. Oui, ce n'était pas mon imagination qui avait  inventer la douleurs que je ressentais juste à ce moment-là. Je me sentais réellement brisée. Fatiguée. Plus apte à me battre. J'ai vraiment abandonner. J'ai vraiment abandonner avec Ulrich. Je ne suis pas sûre de pouvoir  continuer de me battre encore. Je ne suis pas sûre que les heures de plaisirs tiède qu'il m'offre comble le vide qu'il laisse quand il me laisse m'enfuir comme une voleuse dans la nuit Tokyoïte. Quand je m'assoie dans ma voiture et que se déversent sur mes joues, des flots interminables sur mon volant. Quand je rentre seule dans mon lit et que j'ai encore peur d'entendre Felix entré chez moi. J'ai besoin que quelqu'un m'accompagne. J'ai besoin d'exister pour quelqu'un. Exister vraiment. C'est pour ça que j'ai choisi Arthur. Et c'est à cause de lui que j'ai tout gâcher avec ma seule chance d'être heureuse, peut-être un jours.

La pièce est calme. On entends seulement ma respiration irrégulière étouffée par l'épaule d'Ulrich, les sursaut de mes épaules et les doigts du jeune autrichien se resserrer contre mon vieux pull. La chaleurs de mon autrichien ne parviens plus à me rassurer. Elle ne parvient plus à apaiser la peur qui se loge au creux de mon ventre qu'il puisse encore disparaître. Malgré ses mots. Je le sais assez lâche pour s'enfuir sans rien dire. Me laisser seule pour le reste de ma vie , peut-être dans ce Japon pour lequel je n'avais aucun amour particuliers. J'ai pas envie qu'il parte et pourtant je sais que c'est inévitable. Lui ou moi , on finira par se détruire de l'intérieur parce qu'on est des enfants trop gâté, parce qu'on s'aime de manière étrange. Parce qu'on est pas fait pour être ensemble. Parce qu'Ulrich à un secret si lourd qu'il n'oserait peut-être jamais me le dire. Parce qu'il me manquera toujours une pièce du puzzle , parce que moi aussi , quand je contemple intérieurement les étendues de mes émotions, j'ai peur. J'ai peur qu'il finisse par me dire qu'il m'aime juste pour me garder. Sans vraiment le ressentir. J'ai peur de ce qui pourrait se passer pour moi si ça arriverais. J'ai peur que ma bizarrerie se transforme en une folie étrangement attrayante. J'ai peur de finir par être enfermée. J'ai peur d'Ulrich à vrai dire. Je l'aime autant que je ne craint sa capacité à détruire ma vie. Emotionnelle , professionnelle, ma réputation , on envie de continuer à vivre dans ce monde réduit chaque jours. Mon image se détériore. Je ne m'aime plus comme avant. Je ne suis que l'albinos.

Pour Ulrich , suis-je encore seulement l'albinos ? Est-ce qu'il me trouve si attirante à cause de ça ? Si c'est le cas, pourquoi est-ce que je suis encore dans ses bras ?

« Tu ne me connais pas... Personne ne me connaît… pas même mes parents... »

Coupée dans ma réflexion par Ulrich j'inspire longuement pour retenir les nouvelles larmes qui me menacent encore. J’éloigne mon visage de lui. Comment pouvait-il penser que je ne le connaissais pas ? Pensait-il que j'étais amoureuse de son physique ? Ulrich était certes beau, mais pas si beau. J'avais eut des garçons plus beaux dans des petits claquements de doigts. Ils se battaient pour moi. J'étais avant lui , la seule dirigeante de mon royaume. J'avais un contrôle de mon monde qui me convenait bien plus. « - Tu te trompe. Même si tu ne dis rien, je te connais. » Je passe une main sur son visage contrarié , convulser en une moue qui indiquais qu'il était prêt à exploser. Je m'éloigne de lui. Parce que je sais qu'il a envie de s'enfuir. Je sais son regard. Je sais qu'il veut partir loin de moi parce que quelque part , même si il essaie de ne pas y penser , ma sincérité lui fait perdre ses moyens. Il sait pas ce que c'est d'être lui-même alors il pense qu'il s'est perdu entre ce qu'il montre et ce qu'il pense être. Il se ment tellement à lui-même qu'il a peur de découvrir qu'en fait, comme tout le monde , il ressent des choses. Qu'il souffre. Qu'il est heureux. Que parfois, il a plus besoin de combler le vide par des femmes sans intérêt.  « - Je sais que si tu as peur de trop te rapprocher, c'est parce que tu cache quelque chose. » J'avoue. Je le regarde droit dans les yeux , essuyant mes joues humide de mes manches déjà souillée par mes larmes et ma sueur. « -Je n'ai pas besoin de le savoir, c'est pas parce que tu fais un pas vers moi , que je me permettrais de fouiner dans ta vie . Moi aussi , je cache des choses. Moi aussi je ne veux pas que les gens saches ce que je cache.  Je sais que tu as peur de souffrir. Que tu préfère que je souffre si ça t'empêche , toi d'avoir mal. Je te connais.  Mais je ne peux plus continuer comme ça. J'ai besoin de ce pas là. »  Je soupire et sent ma tête me tournée.  Laissant ma tête retombée sur l'assise du canapé clair, j'observe le plafond aux lueurs orangés , les grandes ombres de la ville se dessinant lentement contre le mur je ferme les yeux. Je crois que je commence à détester ce sentiment d'impuissance. Je me dis que c'est la fin.  Je me dis que j'aurais du partir. Maintenant qu'il sait que je sais qu'il à un secret , il va me rejeter. Ou du moins , je sais que son sentiments de faiblesse passager va disparaître. Il va se sentir forcé de me rejeter. De me dire que je racontes n'importe quoi. « - Je sais que tu es pas capable de t'engager maintenant. Je voulais juste... être spéciale pour toi. Je voulais juste que tu penses à moi quand tu es avec toutes les filles qui t'entourent. Je voulais juste que ce soit moi que tu appelles , le soir , quand tu es triste. Mais je crois que je t'en demandes trop. » Je finit par dire  de ma voix tremblante alors que les larmes recommencent à couler contre mes joues.

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   04.02.18 23:54
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Son corps convulsant contre celui de Charlie, Ulrich se sentait flancher. Pour la première fois depuis  six ans, voilà qu’il s’ouvrait à quelqu’un, qu’il s’ouvrait à lui-même. Cela faisait bien trop longtemps qu’il évitait de le faire, quitte à se mentir à lui même. Trop d’année passées à sourire, à jouer un rôle de composition et à s’incliner. Trop de temps passé comme spectateur de sa propre existence, ne semblant reprendre le contrôle de son corps que lorsque ses mains parcouraient la chaire tendre d’une femme, que ses lèvres goûtaient la tiédeur de son épiderme et que son membre tendu d’excitation ne visitait l’une ou l’autre de ses cavités si chaude et humide. Il n’y avait que dans ces instants là que le jeune-homme se sentait vivre, qu’il se sentait heureux. Une fois l’extase passé, il était redevenu celui qu’il pensait être, qu’on lui avait apprit à montrer. Dès qu’il s’était vidé, c’était comme si une partie de son corps et de son âme s’échappait de lui d’un même mouvement. Il retournait en simple spectateur d’un spectacle dont-il tenait le rôle principal.
Crispant son visage d’ordinaire si lisse sous le flot d’émotion contradictoire le gagnant, il manqua de pousser un cris de surprise à l’entente de la voix de Charlie lui répondant finalement, semblant sortir d’outre tombe.  « - Tu te trompe. Même si tu ne dis rien, je te connais. »
Elle le connaissait ? Comment pouvait-elle le connaître si lui-même en était incapable ? Comment pouvait-elle osé proférer de telles paroles alors que le concerné lui-même se perdait entre ce qu’on lui avait dit d’être, ce qu’il espérait être, ce qu’on voyait de lui et ce qu’il était réellement ? Comment pouvait-elle savoir qui il était alors qu’il n’était rien que le fruit d’un mélange informe d’attente et de sentiments enterré au plus profond de sa mémoire.
C’était impossible, et pourtant… « - Je sais que si tu as peur de trop te rapprocher, c'est parce que tu cache quelque chose. » A ces mots, l’autrichien sentit son coeur s’arrêter de battre.
Charlie le savait. Elle le savait.
Elle ne savait peut-être pas tout, pas tous les détails, mais elle savait.
Elle savait qu’il cachait quelque chose et, si ce n’était pas déjà le cas, elle finirait bien par découvrir le pot au rose.
Son obsession pour les préservatifs, sa révélation maladroite concernant son héritier qui n’existerait sans doute jamais, ses boites de médicaments caché négligemment dans sa salle de bain, mais que la jeune femme aurait très bien pu trouver à la sortie de douche en fouillant à la recherche d’une serviette ou d’un peigne quelconque.
Il pourrait toujours nier et dire que ces pilules servaient à soigner du rhume ou de l’anxiété. Il pourrait se trouver des excuses sachant qu’aucun de ses traitements n’étaient plus rangé dans leurs boites d’origine, mais dans des piluliers prévu à cet effet.
Il avait déjà prévu de préserver ses arrières si jamais quelqu’un en venait à fouiller son appartement. Il avait déjà pensé à ne pas laisser le nom des produits à la vue de tous, empêchant quiconque les découvrant de googeliser ces  substances censé lui sauver la vie, mais la lui pourrissant en réalité.
Il avait été prévoyant, mais pas suffisamment. Si Charlie mettait bout à bout toutes ces informations, nul doute qu’elle finirait par trouver la vérité.
Et si elle l’a découvrait… Ulrich n’aurait d’autre choix que de partir loin, très loin. Il ne pourrait plus jamais regarder quiconque en face. Il serait montré du doigt et ses parents deviendraient la riser de leur cercle d’amis, si tenter qu’on pouvait encore appeler ça des amis.
Non, non et non. Hors de question que quiconque apprenne pour sa maladie et encore moins Charlie.
Elle était bien trop influente.
Et en même temps, elle était déjà si proche de la vérité qu’il se disait que tout lui avouer maintenant pourrait le soulager d’un poids.
Quitte à ce qu’elle le découvre, autant que ce soit de sa bouche.
Mais il était bien trop faible, bien trop couard pour ça.
Il ouvrit la bouche, mais aucun son ne parvint à en sortir, médusé qu’il était par la suite des paroles de la jeune femme.

Oui, il avait peur.
Oui, Ulrich était terrifier.
Oui, il trouvait cela tellement plus simple de laisser les autres souffrir à sa place, de voir leur visage crispé par la douleur atténuer la sienne.
Il était égoïste et faible. Ce n’était qu’un enfant, mais un enfant plongé bien trop tôt dans un monde qu’on ne l’avait pas correctement préparé à affronter.
Il connaissait les us et coutumes, il savait quoi répondre et à qui, connaissait les manières et les lois d’à peu près toutes les nations, mais ce n’était là que du par cœur, des cours récités mainte et mainte fois jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à ce qu’il se les approprie entièrement sans jamais plus y réfléchir plus en avant.
Charlie avait raison de le fuir, il le savait. Il savait qu’il n’était pas ce dont elle avait besoin, qu’il la faisait dépairire un peu plus à chaque jour. Il en était conscient. Il n’était pas assez stupide pour ne pas remarquer que la femme qu’il avait rencontrer à la soirée chez Arashi n’était plus la même que celle qu’il tenait dans ses bras à l’heure actuelle. Cette même femme s’éloignant de lui pour le regarder dans les yeux en proférant ces paroles le faisant frissonner.
Cette femme qu’il avait protéger d’un fou, seulement pour mieux la faire souffrir.
Il se rendait compte qu’il était un être abjecte, mégalo et nombriliste. Il savait que ce qu’il faisait était mal. Il le regrettait, mais savait qu’à retourner dans le passé il aurait fait exactement pareil.
Il était comme ça.
Si Charlie savait vraiment qui il était, pourquoi restait-elle avec lui ? Pourquoi l’aimait-elle ?
Il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus.
Le Ulrich qu’il aimait être était digne d’être aimé et adulé, mais celui qu’il était… Il ne valait pas mieux qu’un mariage d’apparence, avec une femme jolie et fortuné, sans amour autre que celui engendré par cette amoncellement de fortune.
Il ne valait pas l’amour de Charlie, ni d’aucune autre femme d’ailleurs.
Il comprenait pourquoi Karine l’avait quitté, à l’époque de ses 12 ans. Il aurait sûrement fait pareil à sa place.
Le vrai lui était ennuyant, insipide et peureux.
Le Ulrich qui se cachait sous toutes ces dorures étaient une chiffe mole, une victime jouant les bourreaux.
Pourquoi avait-il fallu que ce soit cette femme qui fasse ressortir cette partie de lui qu’il tentait à tout pris d’oublier ?
Pourquoi avait-il fallu qu’elle lise si facilement en lui ?
« - Je sais que tu es pas capable de t'engager maintenant. Je voulais juste... être spéciale pour toi. Je voulais juste que tu penses à moi quand tu es avec toutes les filles qui t'entourent. Je voulais juste que ce soit moi que tu appelles , le soir , quand tu es triste. Mais je crois que je t'en demandes trop. » Charlie le fixait toujours et, si jusqu’alors Ulrich évitait son regard de peur que ses yeux ne trahisse son tourment, il ne put s’empêcher de rires à ces mots.
Comme quoi, Charlie ne l’avait pas aussi bien compris qu’elle semblait le dire. Elle n’avait même rien compris.
Riant de plus belle, il sentait des perles salées couler sur ses joues alors que ses lèvres s’étiraient d’elles-mêmes en un rire fort et gras, presque triste, antithèse de celui qu’il arborait habituellement.
Il riait et pleurait en même temps, pas bien sûr de savoir si l’un et l’autre étaient lié ou s’il était tout simplement en train de virer barjot.
La voix hilare, mais le regarde rougit et les joues humides, il répliqua de son ton rauque. « Tu t’en es donc toujours pas rendu compte… Mais Charlie… C’est déjà le cas… haha… Tout-tout ce que tu demandes… C’est exactement ce qui se passe AHAHAH C’est exactement ce qui se passe ! »
Secoué par son rire et ses larmes, il tapait du poing contre l’accoudoir du canapé. Pour la première fois depuis longtemps, il se laissait aller complètement, riant et pleurant sans plus savoir pourquoi.
Lui qui avait toujours été dans la retenue ne parvenait plus à rien retenir.
Elle n’avait donc pas remarqué qu’elle était toujours celle qu’il appelait, lui qui aurait pu sortir et se taper la première femme venue ?
Elle n’avait pas remarqué qu’elle était la seule qu’il faisait à ce point souffrir, justement parce qu’elle était la seule à tant compter pour lui ? A quoi bon se jouer de personne dont il n’avait cure ? Qu’elles restent ou qu’elles partent, qu’elles l’aiment ou le détestent, il s’en moquait pas mal.
Comment pouvait-elle ne pas s’en rendre compte, elle qui avait déjà remarquer qu’il cachait en lui un lourd secret ? « C’est si drôle… ahah, si drôle… C’est si-si drôle que ce soit justement devant toi… que je montrer à quel point je suis pathétique ahah… Si drôle que j’en pleure de rire putain… C’est risible. J’aurais pas pu choisir mieux pour ce-faire, ahahah… ahah… ah… ah... »
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   05.02.18 12:10
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« - Je sais que tu es pas capable de t'engager maintenant. Je voulais juste... être spéciale pour toi. Je voulais juste que tu penses à moi quand tu es avec toutes les filles qui t'entourent. Je voulais juste que ce soit moi que tu appelles , le soir , quand tu es triste. Mais je crois que je t'en demandes trop. »

Oui, C'est tout ce que j'attendais de la part d'Ulrich. Je ne voulais plus de ses crises d'ego. Je ne voulais plus de ce comportement nonchalant face à ma douleur. Je voulais qu'il se rue pour me prendre dans ses bras lorsque je pleure. Je voulais savoir qu'il tenait à moi. Que comme moi , lorsqu'il est avec une autre de ces filles tombées dans son filet , il ait envie d'être avec moi. Que je lui manque , lorsqu'on se voit pas pendant quelques jours. Qu'il ai envie de faire l'amour avec moi plutôt qu'avec toutes les autres. Je n'avais pas envie que toute notre histoire se transforme en ce qu'elle était. Une histoire de jalousie , d'ego, de passion mais une histoire qui n'était que ça pour Ulrich. Des femmes qu'il voulait posséder , j'étais sur de savoir qu'il y en avait tout un tas. Des femmes qu'il voulait garder juste pour lui. Du moins était-je convaincue que même s'il avait des sentiments pour moi , ceux-si n'étaient booster là maintenant , que par la peur de me voir disparaître dans les bras de ce garçon qu'il ne semblait pas trouver digne de moi. D'une façon ou d'une autre. Je pense que je finissait toujours par trouver des excuses à ses comportements possessif mais que je me rendais simplement compte que je lui en demandais trop. Je le savais pourtant depuis si longtemps qu'il était incapable de me considéré comme plus que la femme avec qui il partage sa couche de temps en temps. Il avait été très clair sur le fait que jamais il ne pourrait m'offrir ce que je voulais de lui. Il avait également été clair sur le fait qu'il ne voulait pas qu'un autre homme m'offre ce que lui n'était pas apte à m'offrir. Il m'avait clairement avouer qu'il préférais tirer sur la corde toujours plus fine de mes émotions, détruisant pierre par pierre , le barrage me retenant de craquer , il disait qu'il préférais jouer avec moi le plus longtemps possible. Mais aujourd'hui , lorsque que je lui avais dit que j'abandonnais , il n'avait pas voulu accepter cette réalités et me laisser partir. Il avait rompu la corde , il avait détruit le barrage et moi , je m’effondrais.

J'entends derrière mes oreilles bouché,un petit rire d'abord discret et puis, petit à petit remplissant la pièce alors que j'ouvres les yeux vers lui , de grosses larmes coulant sur ses yeux d'un bleu si profond. Pourquoi est-ce qu'il pleure ? Et pourquoi est-ce qu'il rit ? Suis-je si drôle d'attendre ce genre de sentiments de la part du grand Ulrich ? Est-ce que c'est si ridicule qu'il en rigole ? Pourquoi est-ce qu'il pleure alors ? Il pleure parce qu'il a de la peine pour moi , la princesse déchue d'un royaume déjà disparu. J'ai perdu toute confiance en moi. J'ai changer. Il m'a détruite. Et pourtant , je suis quand-même là.

« Tu t’en es donc toujours pas rendu compte… Mais Charlie… C’est déjà le cas… haha… Tout-tout ce que tu demandes… C’est exactement ce qui se passe AHAHAH C’est exactement ce qui se passe ! » 

Si c'est le cas, pourquoi est-ce qu'il se comporte comme ça avec moi ? Pourquoi est-ce que son regard sur moi est si froid. Pourquoi est-ce que quand je le suppliais d'arrêter de me faire souffrir , il continuait ? Pourquoi est-ce que quand je lui criais de me laisser partir , il me répondait par son sourire calme et informe. Ce sourire qui me brisais à chaque fois le cœur. Je me disais que c'était ça , la finalité de notre histoire. Moi qui pleure et lui qui s'en fou. Ça n'a aucun sens qu'il me dise que je compte à ce point-là pour lui. Je baisse les yeux vers le sol , ma respiration me compresse le corps à chaque inspiration. J'ai envie de lui hurler qu'il ment et pourtant , je sais qu'il est sincère. Je comprends pas tout mais je sais qu'il dit la vérité. Même si c'est un menteur , je sais qu'il craque , là maintenant. Est-ce que ça veut dire qu'il mentait lorsqu'il disait qu'il s'en fou ? J'attrape sa main et la serre contre la mienne. Silencieuse. Ne sachant pas quoi dire face à son comportement si étrange d'aujourd'hui. C'est la première fois qu'il me dit qu'il à envie d'être avec moi et maintenant que j’obtiens ce que je voulais , je ne sais plus quoi dire. Je ne sais plus comment réagir ni comment me comporter.

 « C’est si drôle… ahah, si drôle… C’est si-si drôle que ce soit justement devant toi… que je montrer à quel point je suis pathétique ahah… Si drôle que j’en pleure de rire putain… C’est risible. J’aurais pas pu choisir mieux pour ce-faire, ahahah… ahah… ah… ah... »

Je me tourne vers lui , mon regard redevenu calme. Mes dernières larmes coulant sur mon visage salé, brisé. « - Arrêtes. Tu dis n'importe quoi. » Je finis par dire à bout de nerfs. Je m'approche de lui et l'embrasse , essuyant du bout de mes pouces humides , ses larmes. « -Y'a pas de quoi rire. T'es ni pathétique, ni fou. Alors arrêtes. » Je passe sur ses genoux et le serre contre mon pull , le serre contre moi , soupirant imperceptiblement. « - Arrêtons ça. Tout les deux. Je veux que ce soit comme avant entre nous. »

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   08.02.18 23:28
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Elle pleurait. Elle pleurait à chaudes larmes et son visage contracté par ses sanglots apparaissait comme flouté aux yeux d’Ulrich. Il avait l’impression de la voir comme au travers d’un draps, d’un draps de satin ou d’une fine dentelle déformant ses traits d’ordinaire si fins.
Reniflant bruyamment, l’Autrichien ne parvenait à faire tarir le flot de larmes s’échappant de ses yeux, brouillant tant sa vue que le cours de ses pensées.
Il était perdu, un peu plus à chaque seconde.
Il voyait la silhouette de Charlie lui faire face, sentait sa chaleur si proche de son corps, mais il la sentait plus loin que jamais de lui.
Il était seul, si seul…
Pourtant, il savait pertinemment qu’il ne l’était pas, du moins pas physiquement, et là était bien son plus gros soucis.
Il avait craqué, craqué devant quelqu’un, devant elle. Il lui avait confier ses doutes, ses craintes. Il n’avait parlé qu’à demi-mot, mais il était persuadé qu’elle ne l’avait que trop bien entendu, que trop bien décrypté.
Malgré ça, il ne s’en sentait pas moins seul, seulement plus en danger.
Et si Charlie le rejetait ? Et si il l’a dégouttait ? Et si elle se foutait de sa gueule et allait dire à tout va quelle lopette il était en réalité ? Et si, et si et si… Et si il devait une fois de plus fuir le pays, trouver une nouvelle patrie et une nouvelle vie ? Et s’il devait recommencer une fois de plus la sienne à zéro ?
Il n’avait même pas encore 19 ans. A ce rythme là, il n’y aurait jamais assez de pays pour le permettre de finir sa vie en paix.
Il était fichu, quoi qu’il choisisse de faire. Il avait perdu. Il avait joué et il avait perdu.
A vouloir piper les dés, le jeu s’était retourné contre lui.
« - Arrêtes. Tu dis n'importe quoi. Y'a pas de quoi rire. T'es ni pathétique, ni fou. Alors arrêtes.  » Pas de quoi rire ? Au contraire oui. La situation dans laquelle il s’était lui-même embourbée était des plus cocasse, hilarante même.
Lui, Ulrich Von Kuffner, le grand Ulrich. Lui qui faisait se retourner les femmes et crever d’envie les autres hommes. Lui qui croulait sous la richesse et l’opulence, soit l’oisiveté et sous la facilité. Lui dont le commun des mortels enviait la vie se retrouvait en train de pleurer telle une loque dans les bras de celle de qui il voulait se jouer.
Tremblant toujours, il sentit à peine les lèvres de Charlie se poser sur les siennes, pensant presque avoir rêvé ce baiser tant il lui semblait irréel.

Lui qui était toujours parvenu à garder la face, lui qui n’avait pleurer devant personne depuis ses 12 ans, depuis que la vérité sur ses sentiments lui avait sauté en pleine gueule ne valait guère mieux que toutes ces tapettes dont il se moquait dans les séries télévisées.
La dernière fois qu’il avait pleuré comme ça, c’était après l’annonce de sa maladie, alors qu’il s’était enfermé seul dans sa chambre et avait laissé s’exprimer sa rage, son incompréhension et son dégoût. Il se souvenait encore parfaitement de son oreiller tremper de ses larmes et des divers objets éparpillé un peu partout sur le sol, certains en morceaux et d’autres jeté négligemment sur la moquette.
Il n’avait que trop bien entendu les pas d’une des femmes de ménage de sa demeure familiale résonner dans le couloir alors qu’il se laissait aller de tout son saoul, priant pour qu’elle ne l’ai pas entendu tout en sachant pertinemment que c’était le cas. Si encore ça avait été Margaret qui l’avait ainsi surpris en pleine crise, il aurait pu l’accepter… Mais Margaret était décédé quelques années plus tôt, alors qu’il était âgé de 14 ans.
Cancer du sein mal traité…
Il n’avait même pas pu aller à son enterrement.
Étant scolarisé en Angleterre et en pleine période d’examen, son école avait jugé que le lien de parenté étant inexistant, il n’avait aucune excuse valable pour sécher son devoir au profit d’un voyage de deux jours en Autriche voir la mise en terre d’une personne aussi éloigné sentimentalement parlant de lui.
Et pourtant, Dieu savait ce qu’ils avaient eu tort. Margaret était ce qui se rapprochait le plus d’une mère pour le blond. Elle l’avait changé lorsqu’il était bébé, avait joué avec lui plus de fois qu’il n’était capable de le compter, lui avait apprit la plupart de ses valeurs et de ses principes (quand bien même avait-il pris grand soin de violer chacun d’entre eux lors de sa rébellion adolescente) et avait été celle qui le consolait lorsqu’il rentrait attristé de l’école, seul et désemparé.
Bien sûr que sa mère avait elle aussi joué son rôle. Bien sûr que c’était grâce à elle et sa patience qu’Ulrich était aujourd’hui polyglotte, mais Margaret… Elle avait toujours été là, prenant soin de lui lorsque ses parents l’abandonnaient au profit de leurs bals ou autres inaugurations auxquelles il ne pouvait faire partie.
Sans doute que ce décès n’avait rien arrangé à sa crise d’adolescente débuté dans les mêmes périodes.
Il aimait véritablement Margaret et s’en voulait de ne pas avoir pu lui dire adieu comme il l’aurait souhaité.

Chassant cette pensée de son esprit de peur de sentir ses larmes redoubler, il attrapa le poignet de Charlie et l’attira à lui, nichant son visage au creux de son cou. Foutu pour foutu, autant se laisser aller jusqu’au bout.
Fermant les yeux, il se laissa aller tout contre elle, comme il se laissait jadis aller dans les bras de sa  gouvernante lui caressant les cheveux tout en lui chantonnant des berceuses en Allemand.
Elle chantait faux, mais sa voix apaisante avait tôt fait de faire taire les crainte de l’enfant qu’il était.
« - Arrêtons ça. Tout les deux. Je veux que ce soit comme avant entre nous. » Se reculant légèrement, il observa l’Américaine dans les yeux comme pour y chercher l’éclat de moquerie s’y cachant, mais n’en trouva aucun. Elle était sérieuse. Elle pensait réellement qu’ils pourraient retourner en arrière, à cette époque ou rire et baiser étaient leurs seules préoccupations.
Le pourrait-il, lui ?
Pourrait-il faire machine arrière ?
Sans doute.
Il avait si souvent jouer des rôles qu’il pouvait tout à fait endosser une fois de plus celui de l’homme serein, sûr de lui et lubrique. Il le pourrait, mais à quoi bon ? Même s’il tenait son rôle à la perfection, Charlie avait vu le vrai lui. Elle saurait que ce n’était qu’un jeu, qu’il n’était pas celui qu’il prétendrait être.
Elle qui voulait cesser le jeu venait de lui demander de recommencer une nouvelle partie, même en connaissant la finalité.
Malgré ça, Ulrich ne pouvait nier en avoir envie lui aussi. Avoir envie de retourner à cette époque ou tout lui semblait si simple entre eux, quitte à rejouer encore et encore le même jeu, refaire encore et toujours les mêmes erreurs jusqu’à recommencer encore et encore le même jeu. Un boucle infinie. Un continuel recommencement.
Se redressant d’un coup, il tangua légèrement sur ses jambes et, essuyant ses yeux du revers de sa main, se dirigea jusqu’à sa cuisine se remplir un immense verre d’eau qu’il descendit d’une seule traite. Ca faisait du bien, mais il lui fallait quelque chose de plus fort.
Sortant une bouteille de Vodka, il s’en servit un demi verre avant de tendre la bouteille en direction de Charlie et, d’une voix enraillée, lui demander « T’en veux ? » avant de boire cul-sec le contenu de son verre et s’en verser un second.
Sa gorge le brûlait, mélange des sanglots et de l’alcool, mais il se sentait doucement se calmer.
Mais il lui en fallait plus…
Descendant son second verre, il en apporta deux ainsi que la bouteille qu’il posa devant l’albinos avant de se laisser retomber à ses cotés, sa tête lui tournant, mais le visage se détendant peu à peu.
« Zu Ehren der Vergangenheit ! »*

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   09.02.18 1:20
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Il se serre contre moi, s'enfouie dans mon cou, son nez contre ma peau , ses larmes dégoulinants sur mes clavicules. Je l'attrapes moi aussi, entoures ses épaules de mes bras maigrelet. Je suis en train de réalisé que je ne me suis jamais sentie aussi seule que maintenant. Tout est différents depuis notre rencontre. Depuis que je me suis laisser entraîner dans cette relation malsaine, passionnelle. Depuis que j'ai arrêter d'avoir envie que le monde s'arrête de tourner. Depuis que j'avais arrêter de vouloir moi-même sonner les trompettes de l'apocalypse. Je me souviens avec nostalgie vouloir tout laisser brûler autours de moi, et danser sur les cendres encore chaudes de tout les êtres m'entourant. Je me souviens que j'avais hâte de terminer cette vie qui ne m’intéressait plus depuis longtemps. Avant que Ulrich arrive dans ma vie, j'étais seule , je n'aimais personne et personne ne m'aimait. On me désirais, on me côtoyais, on m'utilisais mais jamais on ne m'aimais. Jamais vraiment en tout cas pour autre chose que mon physique atypique et mon fric. Je me souviens que je baisais avec le premiers venu , juste pour appartenir un peu à quelque chose. J'étais avec moi-même et ça m'allait très bien. Maintenant que j'aimais, que je m'attachais, que je me montrais fragile, je sentais quelque chose se briser en moi. La solitude me revenais en pleine gueule. Je ne pouvais pas dire à Ulrich que j'attendais de lui qu'il m'aime. Que je voulais déjà , depuis un moment , sans l'avouer, être plus que spéciale. Je me cherche des excuses mais je suis bien trop amoureuse pour être sincère. Pourquoi est-ce qu'il fallait que ça tombe sur lui ? Pourquoi un garçon aussi cassé, pourquoi un garçon si volage, si riche ? J'aurais voulu qu'il soit un peu moins Ulrich. Un peu plus Arthur. Est-ce que c'était égoïste? Oui. Oui mais, je n'avais jamais appris à être autre chose qu’égoïste. Je voulais remplir mon monde de quelque chose, je voulais qu'il se presse contre moi plus fort , qu'il me fasse l'amour encore. Qu'il s'en foute des conséquences. Qu'il me fasse un tout petit peu confiance. Je voudrais apprendre à le détesté. À le haïr du plus profond de moi. J'aurais voulu être capable de redevenir celle que j'avais un jour été, dont la solitude est une bénédiction. La fille qui s’intéresse aux études et à la fête. Celle qui arriverait avec à son bras , un homme différents à chaque nouvelle réception. Celle qui serait de nouveau libre. Je me détestes quand je me sens serrer cet être qui quelques mois, quelques semaines, quelques jours , quelques minutes plus tôt , brisait encore et encore et encore, mes sentiments, mon cœur. Celui qui me demandes bien trop de patience. J'aimerais l'exécré. Et m'aimer un peu plus par la même occasion. Si je reviens dans le temps, je m'empêche de le rencontrer. Si on devait recommencer, je ne l'aurais pas fait. Si je pouvais arrêter de le serrer si fort contre-moi, je crois que je le ferais. Mais mes mains s'enfoncent un tout petit peu plus dans ses cheveux blonds. La crinière parfaite , le visage angélique. Le prince de compte de fée de quand j'étais petite, continue encore et encore de me brisé le cœur. Et moi, lorsqu'il pleure , je pleure avec lui. Lorsqu'il veut me faire l'amour, je me déshabille. Lorsqu'il arrête de m'appelé, je viens. Quand suis-je devenue aussi docile , putain de merde. Je déteste ça. Je déteste cette emprise qu'il à sur moi. Je déteste savoir que du jours au lendemain, Ulrich pourrait se lasser de moi. Arrêter. Arrêter la relation que l'ont a. Et en même temps , peut-être que ça me rappellerais à ce que je suis.

Il relâche son étreinte et s'éloigne dans la cuisine de nouveau. M'abandonnant à la solitude encore plus flagrante de mon être. Je me souviens que je voulais être un être de lumière. Que je voulais ne plus jamais aimer personne parce que tout ça était une perte de temps , parce que je ne me savais pas capable de faire autrement que m'enfuir le matin . Aujourd'hui , même après l'avoir quitter, lui avoir dit que je ne pouvais plus. J'étais toujours là. J'avais chaud, d'un coup. J'étais triste , soudainement. Je retire mon pull. Et mes chaussures, je retires mon jean et je reste en string. Je m'en fou qu'il me voit à poil. Je me lève à sa suite et fuis dans la salle de bain quelques secondes pour me rincer le visage. Je me recoiffe, essuie mon maquillage et décide , malgré les larmes prêtes à couler encore sur mon visage , que ça suffit. Je décide que j'ai assez pleurer pour Ulrich. J'arrête. Je me laisse aller à la simplicité de l'envie d’être avec lui , tout simplement.
Je reviens m'asseoir alors qu'Ulrich pose en face de moi , deux verres et une bouteille de Vodka , je le laisse se servir le verre et m'en remplis un. Entier. Laissant ma tête retomber en arrière , je laisse couler encore mes lèvres le liquide qui me réchauffe l'intérieur. Lui fais signe de m'en servir un autre. Le goût horrible de la vodka ne s'en va pas de ma bouche et me rappelle mes quatre jours à vomir la première chose que j’essayais d'avaler. L'odeur même me soulève le cœur et pourtant , la seule chose que j'ai envie de faire , là maintenant, c'est de me saouler jusqu'à en oublier tout. Toutes nos disputes , notre passion , cet amour étrange et juste me glisser contre lui.


« Zu Ehren der Vergangenheit ! »

Je souris, à son allemand. Je me demandes s'il sais que je comprends. Je tends ma main vers lui pour qu'il s'approche de moi et me serre contres lui, un peu plus fort. J'ai pas envie que ce moment s'arrête. Je m'approche plus prêt de lui , et l'embrasse. Je me lève et cherche mon sac de cours des yeux. , me penche pour l'attraper, sans honte. Même en étant presque nue. Ici, je suis bien nue. Je sais que la vision d'une femme nue , fait oublier à Ulrich , toutes les choses dures auxquelles il pensent , toutes les choses qui le cassent. J'ouvre la petite pochette en tissus qui se cache au fond de mon sac et en sort un petit sachet emballer. « -Tu veux planer, avec moi ? En souvenir du bon vieux temps . » Je dis , m'approchant comme un chat de lui et me mettant sur lui.

« - J'ai envie que tu m'aimes encore ce soir. Comme cette nuit-là. J'ai envie d'avoir des marques de toi , partout sur le corps. » Je lui dis ,à peine au bout de ses lèvres. Alors que j'ouvre au dessus de ma bouche ,le petit sachet , laissant tomber quelques cristaux sur ma langue, faisant passer le goût horriblement amer et chimique, par un second cul-sec de Vodka. Je porte mon doigt à mes lèvres , le léchant sensuellement , je le plonge dans le paquet , recouvrant mon doigt de quelques cristaux, je tends mon doigt à lâcher au jeune homme, mon air provocateur au visage. J'ai envie de retrouver, l'homme insatiable que j'aime. Celui qui me fait délicieusement mal. Les cristaux crépitent sur mon doigt, absorbant ma bave, je sens sur ma poitrine le vent frai de chez Ulrich, je frissonne

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   09.02.18 2:11
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Elle sourit, et Ulrich lui sourit en retour.
Elle s’était recoiffé. Ses cheveux broussailleux par nature entourant jusqu’alors son visage déconfis à la manière d’une crinière de lion blond avaient retrouvé leur formes originel. Coiffé décoiffé.
Elle s’était passé un coup d’eau sur le visage, aussi. Il le remarquait aux poches sous ses yeux semblant avoir dégonflé, quoi que légèrement. Son maquillage dégoulinant sur sa peau pâle était lui aussi un mauvais souvenir. Là, face à lui, la jeune femme apparaissait le plus naturellement du monde : presque nue et dénué de tout artifice.
Et malgré ses traits fatigué et ses yeux rougit, Ulrich la trouvait belle.
Il l’a trouvait belle car il savait qu’il était la cause de ses maux. Il l’a trouvait belle car il se savait dans un état tout aussi lamentable. Il l’a trouvait belle car elle était vêtue d’un simple string et qu’il n’avait jamais su résisté à la beauté et à la nudité féminine. Il l’a trouvait belle car elle l’était, tout simplement.
Portant son troisième verre à ses lèvres, il en avala une longue gorgée avant de sentir les lèvres de sa belle se plaquer contre les siennes, le temps d’un instant lui paraissant interminable.
Ses lèvres avaient le goût de la vodka, ou peut-être étaient-ce les siennes ? Il n’en était pas sûr.
Finissant son verre, il le reposa bruyamment sur la table tout en observant Charlie se pencher par dessus son canapé à la recherche d’il ne savait trop quoi, son regard fixé sur son corps maigre et squelettique mais pourtant si désirable.
Il admirait ses fesses rondes et fermes, sont dos cambré et ses hanches étroite.
Charlie avait l’air de pouvoir se casser au moindre touché et, pourtant, elle était toujours là, bien vivante et entière. Elle était bien plus solide qu’elle ne le laissait paraître, tout en étant profondément si fragile…
Elle aussi était plus complexe qu’elle semblait l’être, tout comme lui et tout comme à peu près n’importe quel humain sur cette terre dont Ulrich ne voulait connaître la complexité.
Il se moquait pas mal de ces êtres se moquant parfaitement de lui. Chacun sa merde.
Il n’était pas un saint et préférait de loin profiter de sa vision sur ceux de l’américaine plutôt que de perdre son temps à essayer de connaître des personnes qui lui planteront un couteau dans le dos à la première occasion.
Même Arashi qui pourtant lui semblait honnête, il ne parvenait à lui faire confiance plus que de raison. Il était un bon camarade de jeu dans cette grande mascarade qu’était sa vie, mais sans plus.
Seul Daniel était un jour parvenu à gagner sa confiance, et encore.
A force de beuverie, ils avaient fini par se rapprocher et se confier, quand bien même s’étaient-ils perdu de vue une fois leurs diplômes en poche et l’Anglais n’avait-il pas été tenu au courant pour la maladie du blond.
Il y avait des secrets qu’on ne pouvait pas partager même à une personne de confiance, voilà tout.
S’il n’avait pas été mineur à l’époque, sans doute que même ses parents n’auraient pas été tenu au courant de cette dernière. Mais il l’était, et il avait du le leur dire…

Ne quittant pas le corps de Charlie du regard, il se sentait tanguer, son regard se floutant à mesure que l’alcool s’insinuait dans son sang et dans son esprit.
Lentement, mais sûrement, il se sentait s’évader pas par pas de cette réalité qui l’oppressait.
Lorsque la jeune femme se redressa à nouveau sur le canapé, elle tenait dans sa main un petit sachet ne semblant pas inconnu au blond. Il l’avait déjà vu dans les mains de l’albinos, plusieurs mois auparavant.
Malgré que son esprit soit embué par l’alcool, il ne l’avait que trop reconnu.
« -Tu veux planer, avec moi ? En souvenir du bon vieux temps . J'ai envie que tu m'aimes encore ce soir. Comme cette nuit-là. J'ai envie d'avoir des marques de toi , partout sur le corps. » Elle s’était approché de lui, à quatre pattes sur le canapé, son regard flouté fixant le sien encore gonflé de ses sanglots. Si elle s’était rincé le visage, lui portait toujours les stigmates de ses faiblesses inscrit sur sa peau, dans son regard s’étant terni le temps d’une soirée.
Dodelinant de la tête au rythme d’une musique inexistante dans le silence de son appartement, son cerveau noyé dans la vodka, il hocha de la tête en signe d’acquiescement, observant Charlie avaler quelques uns des cristaux contenu dans le sachet avant de lécher son doigt et l’y fourrer, le ressortant entouré de plusieurs petits diamant scintillant sous la lumière vive de son plafonnier.
Que c’était beau, vu d’ici.
Se penchant en direction du doigt de la jeune femme, il serra ses poings contre le tissus du canapé pour ne pas tomber alors que tout semblait tourner autour de lui et tendit sa langue pour en lécher l’extrémité, la glissant jusqu’à sa base avant de le prendre entièrement en bouche, mimant cet acte que de si nombreuse femmes avaient déjà pratiqué sur lui.
Elle voulait qu’il lui fasse l’amour, qu’il l’a marque de sa présence, et c’est ce qu’il allait faire.
Il allait la marqué de son odeur et de son sang. Il allait faire en sorte que jamais plus elle ne puisse faire l’amour à un autre sans se rappeler de lui.
Il allait user de ses dernière force pour lui faire perdre les siennes.
Il allait la marquer pour les jours, les semaines, les mois et les années à venir.

Faisant tourner sa langue sur le pourtour de son doigt, une légère grimace déformant ses traits sous l’amertume de la substance le recouvrant, il se recula finalement avaler le reste des cristaux à l’aide de son fond de vodka avant de se pencher happer les lèvres de sa belle dans une baiser passionner.
Elle foulait qu’il l’a prenne, qu’il l’aime ici et maintenant et c’est exactement ce qu’il comptait faire.
Même si son esprit était embrumé, même si son corps lui semblait peser une tonne et qu’il lui répondait de moins en moins à mesure que l’alcool s’immisçait dans système nerveux.
Il allait le faire parce que c’est tout ce qu’il voulait et tout ce qu’il savait faire.
Violant sa bouche de sa langue, il empoignait une mèche de ses cheveux d’une main alors que de l’autre, il tentait maladroitement de se débarrasser de son bas devenu encombrant.
Il n’était pas des plus habile, mais ça ferait l’affaire.
Une foi nu, il quitta ses lèvres pour son cou, son épaules déjà marqué par sa présence qu’il souilla une nouvelle fois, plantant ses dents jusqu’à voir sa peau rougir et bleuir sous ses assauts. Descendant ses lèvres toujours plus bas, il marqua le haut de son sein de la même manière, avant d’aspirer l’un de ses mamelons entre ses lèvres et le sucoter à la manière d’un nourrisson tétant le sein maternelle de sa génitrice.
Là, il était bien.
Là, il se sentait apaisé.
Le délaissant finalement, il marqua son passage sur la totalité du corps de Charlie jusqu’à arrivé à la limite de son string qu’il lui retira sans la moindre hésitation, révélant l’intimité encore chaude de leurs derniers ébats à sa vue.
Il allait l’aimer, oui.
Il allait l’aimer comme il savait si bien le faire.
Il savait que les substances offertes par Charlie ne tarderaient pas à faire effet, mais en attendant, il ne pouvait que l’aimer à sa manière.
Enfuyant sa tête entre les cuisses de la jeune femme, il planta ses crocs dans la chair moelle de ses cuisses, marquant son aine de sa présence avant de finalement se décider à la dévorer toute crue.
Là au moins, il pouvait s’adonner au plaisir sans contrainte.
Là au moins, il pouvait ne pas penser à sa maladie.
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   09.02.18 23:28
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   13.02.18 10:18
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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   15.02.18 14:00
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Longtemps dans ma vie , je ne m'étais sentie existé qu'à travers mes réussites. Première de classe, obéissante , docile et gentille , je crois qu'on ne m'entendais que très rarement parler. J'étais cette petite fille sage et parfaite que tout les parents rêvaient d'avoir. Mon seul souci c'est que j'étais monstrueuse. Petite , blanchâtre , immonde , abîmée déjà par la vie. Trop tôt , beaucoup trop tôt. Longtemps je me suis sentie impuissante. Petite ,insignifiante. Incapable d'agir pour ma propre vie. J'ai longtemps essayer de me conformer à tout ce qu'on attendait de moi. J'avais pour projet d'être parfaite. D'être la petite fille blonde et gentille qui mes parents auraient voulu . Que mes parents ont eut lorsque ma mère à extirper ma petite sœur de son corps tuméfié, congestionné par la douloureuse expérience que peut être l'accouchement. Ils étaient si heureux. Si heureux quand elle est arrivée. Petite fille parfaite qui me fit me rendre compte que malgré tout les efforts que l'ont m'avait fait faire , je n'étais pas suffisante. Je n'étais pas importante. Pas assez en tout cas pour mes parents. Si je dois dire vraiment mes sentiments sans mentir. Je m'étais toujours sentie insuffisante pour les autres. Jamais assez mince , jamais assez belle , jamais assez différente de ce que je suis. Si seulement je n'avais pas été albinos. J'aurais pu être parfaite. Si seulement mon visage n'était pas si blanc. Si seulement mes cheveux portaient une couleurs. Peu importe laquelle. Brune ou rousse ou blonde , j'aurais été plus acceptable aux yeux des autres. Au fond de moi , malgré toutes les raisons que je m'étais données , je m'étais toujours dit que Ulrich me rejetait parce que j'étais albinos. Au fond de moi , je n'avais jamais pu penser autre chose que cette idée horrible. Comment expliquer autrement ses sentiments et pourtant cette envie si forte de se débarrasser de moi. J'ai envie de le contrôler , là maintenant , lui bien au fond de moi , j'ai envie de le marquer ,là maintenant , parce que je sais que je pourrais jamais l'avoir. La vérité affreuse à dire c'est que je suis un jolis monstre , mais un montre quand même et que peu importe ce que je peux dire , peu importe mon comportement ma façon de m'habiller , de me maquiller , peu importe à quel point je suis belle et à quel point il m'aime ou pas d'ailleurs. Je ne serais que la fille albinos avec qui il se serait marié. La vérité est très simple. Je suis malade et lui non. Je vais mourir jeune et lui , à encore toute la vie devant lui. La vérité c'est que je suis remplaçable à l'infini par toutes les femmes qui l'entourent. Je ne suis ni assez belle , ni assez intéressante pour que Ulrich ne puisse pas se passer de moi. Au fond de lui , il le sait. Au fond de moi , je le sais. Tout ça n'est qu'un théâtre que l'ont se joue. Il pleure mais seulement parce que ça lui coûte de me dire qu'il à des sentiments. Et je pleure parce que je sais. Je sais qu'au fond , si tout deviens sérieux , je serais vite abandonnée.

Tout ce que je peux espérer de mon autrichien c'est qu'il me serre fort contre lui, et qu'il m'aime plus fort. Tout ce que je peux attendre des hommes en vérité ce n'est qu'être l'objet d'un désirs égoïste d'un homme. La vérité c'est que je ne peux pas espérer finir ma vie avec un homme comme Ulrich parce que c'est même un peu cruel de vouloir ça. Je sens monter en moi la sensation grisante de la drogue. D'habitude, la drogue me fait oublier le creux que j'ai au fond du ventre. Mais, pas ce soir. Ce soir je me sens juste encore plus vide. Je me sens juste encore plus seule . Je me sens juste encore plus inutile, laide , impropre. Je me sens toute petite et j'ai envie de m'enfuir. La drogue me fait me rappeler de choses que j'avais surtout envie d'oublier. Que j'avais enfouit au fond , tout au fond de moi. Je me laisse aller à la sauvagerie de mon prince charmant , celui qui me laissera bientôt pour une autre. Plus attrayante. Plus gentille , plus belle , moins compliquée. Tout n'est qu'une question de temps. Mes mains n'ont plus la force de le retenir et je les laissent tombée contre ses épaules m'y accrochant alors que ses mains s'accrochent à mes hanches , ses dents à mon épaule , ses mains compressées sur moi. Je hurle de plaisir et en même temps, en même temps j'ai envie que ça s'arrête. J'ai envie d'aller me réfugier chez moi , sous ma couette , seule. Je n'ai pas envie qu'il me voit nue. Ça ne m'étais jamais arriver d'avoir honte de mon corps et pourtant , c'est la seule chose que je vois , là maintenant. Il jouit , son visage compresser.


« J’ai très peur, tu sais ? … J’ai… peur d’à peu près tout… J-j’aime pas… ne pas être maître… de ma vie » 


Je me serre un peu plus contre lui, cachant mon corps contre le sien et passe une main dans ses cheveux blonds si parfait. « -Moi aussi , j'ai peur. » je lui dit dans un souffle et me relève. Allant chercher mon pull et mon jean. « - Je ne me sens pas bien , là. » Je me demandes si c'est la vodka qui me rends comme ça. J'ai tellement bu il y'a quelques jours et tellement vomi que je me dit que peut-être, la drogue n'était pas une si bonne idée. Je me laisse retomber sur le canapé et ferme les yeux , attrapant un coussin dans mes bras. Je me laisse m'éloignée et souffle un peu. « - Je sais qu'on finira par se quitter. On est pas fait pour être ensemble. Je suis faite pour être avec personne. Regardes-moi deux minutes , Ulrich. Regardes-moi. Je suis un monstre. » J'enroule mes bras autours de mes jambes et me recroqueville. « -Tu mérites , tellement , tellement mieux que moi. Arthur aussi. Vous êtes tout les deux , à côté de vos pompes. Parfois, je me dis que tout ça. Ça sert à rien. Parfois je me dis que j'aurais simplement du être morte née. Pour mes parents ça aurait été un tel soulagement. Pour tout le monde en fait. » Je me sens secouée par une montée d'angoisse. « - Regardes-moi. Vous perdez votre temps avec moi. Toi comme lui. Vous perdez votre temps. »

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MessageSujet: Re: Bitch i'm back from my coma - UL   16.02.18 9:39
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« -Moi aussi , j'ai peur. » Fut l’unique réponse de Charlie aux aveux du blond.
Son visage toujours enfui dans la poitrine de la jeune femme, il l’écoutait parler avec attention, son esprit à la fois présent et bien loin, si loin. Loin de son enveloppe corporelle devenu pour lui tant un don qu’un fardeau.
Il était beau, il en était pleinement conscient et savait en jouer comme peu de garçon de son âge.
Il connaissait ses atouts, savait les mettre en valeur tout en cachant certaines de ses imperfections.
Il avait apprit depuis longtemps à maîtriser ce corps qui était le tien, ce corps malade qu’il aimait presque autant qu’il le détestait.
S’il pouvait échanger ce corps contre un autre en pleine santé, même moche, il le ferait sans hésitation.
Même si c’était assez dur à admettre pour son égo démesuré, il n’était pas assez idiot pour penser que son physique et son charisme naturel étaient les seules raisons à son succès. Sa richesse y était elle aussi pour beaucoup.
Laid, mais aussi riche qu’il l’était, il ne doutait pas qu’il finirait par trouver l’une ou l’autre femme désespérée pour partager son lit le temps d’une nuit ou deux, espérant secrètement lui rafler une part de son patrimoine.
L’argent et la beauté, les deux vecteurs principaux attirant les femmes dans ses filets.
Elles étaient toutes si superficielles que ça en devenait presque risible…
Toutes ? Peut-être pas, mais celles que l’Autrichien côtoyaient l’étaient pour la plupart, ou le devenaient en sa présence.
Sentant Charlie s’éloigner de lui partir à la recherche de ses vêtements laissés au sol, son corps maigre et filiforme déambulant tel un zombie dans l’immensité du salon du blond.
Etait-ce lui ou la température de la pièce venait de chuter de plusieurs degrés ?
« - Je ne me sens pas bien , là. » Observant sa belle se laisser retomber à ses côtés, il se leva à son tour et, chancelant, récupéra lui aussi son boxer ainsi que son haut dans lequel il s’emmitoufla tel un enfant. Le regard rivé sur Charlie, il attendait. Attendait que la jeune femme se décide à parler, à lui expliquer les raisons de son mal être.
Pour une fois dans sa vie, Ulrich n’avait pas envie d’être égoiste. Pour une fois, il avait envie de connaître les maux d’une autre personne que lui-même.
Ou bien était-ce justement pour tenter d’oublier les siens qu’il était tout à coup aussi intéressé des malheurs d’autrui ?
« - Je sais qu'on finira par se quitter. On est pas fait pour être ensemble. Je suis faite pour être avec personne. Regardes-moi deux minutes , Ulrich. Regardes-moi. Je suis un monstre. » Ses yeux injectés de sang comme des soucoupe, il manqua de peu de tomber en arrière, retenu seulement par le dossier de son canapé.
Etait-elle sérieuse, là ?
La suite des paroles de Charlie eurent tôt fait de le lui confirmer.
Oui, elle était sérieuse…
Elle qui jusqu’à présent lui avait semblé son égal dans la mégalomanie se montrait si faible devant lui. Elle qui prônait une total confiance en qui elle était, en ce qu’elle était, avouait aujourd’hui penser être un monstre indigne de lui.
A ces mots, Ulrich ne put retenir un sourire d’étirer ses lèvres bleuies.
Si elle savait que lui aussi était répugnant. Que lui aussi portait en lui une salissure, une maladie qui si invisible aux yeux des autres finirait elle aussi par le ronger. Il n’était même pas sûr que ce soit son physique, son immunité qui lâche en premier. Cette maladie, en plus d’affaiblir son corps d’année en année affaiblissait surtout son esprit, sa confiance en lui et en les autres.
Charlie n’était pas un monstre.

Ulrich avait beau ne pas être l’être le plus empathique que cette terre ait porté, ni le plus gentil, encore moins le plus à-même de rassurer une personne dans le mal étant lui-même incapable de se rassurer tout seul, mais il savait qu’il n’y avait personne d’autre pour faire ce boulot à ça place ce soir.
Il avait demandé à l’Américaine de rester à ses côtés et, comme le disait si bien le curé lors de cette cérémonie qu’il doutait d’un jour vivre « Pour le meilleur et pour le pire ».
Voici tout simplement un aperçu du pire. « Dit pas ça... » Sa voix était pâteuse, il peinait à parler et le sol semblant désagréablement tanguer sous ses pieds, mais il tenait bon. « Dit pas ça… t’es pas… monstrueuse du tout… T’es juste ati-ati-atypique ! C-c’est pas une mauvaise chose. Et t’es encore moins sale… T-t’es Albinos… La-la seule personne dégoûté par ça… c’est toi ! Toi qui en connaît les-les risques. Toi qui, burp, toi qui a peur qu’on te voit tel que tu te vois ! » portant sa main à ses lèvres, Ulrich retint un léger haut le coeur avant d’inspirer une nouvelle grande bouffée d’air frais et reprendre, plutôt fier de ses mots malgré son état d’ébriété des plus avancé. « Felix, c’est un con ! Ta mère, une conne et tout ces putain de cons qui disent le contraire, c’est des cons ! »
Redondance, mais l’autrichien n’était plus en état de le remarquer.
Son regard féroce porté sur Charlie, il l’observait avec sérieux.
Il se rappelait des quelques informations qu’elle avait lâché sa mère lors de leur dernier trip, au début de leur relation. S’il n’en avait jamais reparlé jusqu’alors, c’était simplement parce qu’il pensait que cette histoire n’avait rien à voir avec lui et qu’il n’aurait pas aimé que des confidences jeté en perte total de contrôle se retrouvent un jour utilisées contre lui. Mais il sentait que là, elles y avaient leur place. Tout comme il sentait que s’il devait un jour dans sa vie être franc avec quelqu’un, c’était bien ce soir.
S’il devait un jour avouer son fardeau à quelqu’un, ce serait Charlie.
Les risques étaient énormes, il le savait. Même ivre mort il était conscient que ce qu’il s’apprêtait à faire était sans doute la pire idée de sa vie, mais aussi son unique chance d’en parler sans rebrousser chemin.
Charlie se sentait sale ? Elle l’était peut-être encore plus qu’elle le craignait…
Ulrich le savait, elle méritait de savoir. Elle méritait de vérifier si elle aussi avait été souillé par cette maladie, par lui. Elle méritait de pouvoir se médicamenter avant que la maladie ne se développe, surtout avec son albinisme.
Elle le méritait, oui. Tout comme lui méritait de se faire larguer par cette femme qu’il avait peut-être contaminé, même sans le vouloir, même accidentellement.
« Cha… Le plus sale de nous deux… C-c’est moi… Je-je...Je suis malade, j’ai...j’ai…Fais toi dépister, s’il te plait » termina-t-il dans un sanglot, toujours incapable de mettre un nom sur ce maux qui le rongeait de l’intérieur.
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