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 Attente interminable [PV Charlie]

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MessageSujet: Attente interminable [PV Charlie]   06.01.18 20:11
Attente interminable


Les paupières closes, la tête basculée en arrière et le corps relâché contre la céramique d’un blanc immaculé faisant sa baignoire, Ulrich était prit dans le flot de ses réflexions.
Un mouchoir humide posé sur son front, il sentait ses muscles se relâcher sous l’effet de l’eau chaude immergeant son corps, mais il ne parvenait pourtant pas à se détendre complètement.
Trop de pensées parasites, trop d’incertitudes.
Entre les cours se complexifiant de semaine en semaine et son rendez-vous de la veille chez son médecin agréé afin de faire le point sur sa maladie, il n’avait décidément pas la tête à se réjouir d’une quelconque façon que ce soit.
Il détestait ces rendez vous chez le médecin qui, même s’ils ne prenaient que peu de temps et ne lui annonçaient pour l’heure aucune mauvaises nouvelles, n’avaient de cesse de lui rappeler encore et toujours qu’il avait merdé. Qu’il était malade et que, sauf un miracle, il le serait encore longtemps.
Soupirant imperceptiblement, il crispa les poings par réflexe, un spasme parcourant son corps toujours plongé dans ce liquide bouillant tel un bout de viande dans un pot au feu.
Il était malade, oui. Et si pour l’heure sa maladie ne s’était toujours pas déclarée, il savait qu’elle finirait sans doute par le faire. Peut-être dans 1 ans, 10, 20, 50. Peut-être aussi qu’il vivrait en parfaite santé jusqu’à la fin de ses jours, jours qui pourraient tout aussi bien s’arrêter aujourd’hui même s’il se laissait ainsi aller à la douce torpeur qui ne manquerait de le gagner à barboter dans un bain aussi chaud. Peut-être qu’il se laisserait aller, perdrait connaissance et finirait noyer dans son bain, sa nudité exposé aux yeux du monde lorsque l’école inquiète de ses absences aura fini par appeler les pompiers qui se feront une joie de défoncer sa porte coûtant sans doute plus cher que leur salaire annuel pour venir le tirer de son cercueil aqueux, sa peau flasque glissant entre leurs doigts calleux.
Quoi qu’il en soit, il savait que longue vie ou non, il ne pourrait plus jamais la vivre comme il l’entendait. Il devrait toujours faire attention, toujours réfléchir au moindre de ses gestes, au moindre de ses mots.
Finit les coups d’une nuit sous emprise de substances illicites, de réveils à se moquer éperdument de savoir qui, combien et comment il avait baisé. Fini les conneries, les prises de tête en venant aux mains, susceptible de le faire saigner et de contaminer l’âme charitable venu bander ses plaies.
Il était en vie, oui, mais il ne pourrait plus jamais vivre pleinement.
Toutes ces choses qui lui semblaient naturelles, il réalisait désormais qu’elles ne l’étaient pas de soi.
Il en avait usé et abusé, il en payait désormais le prix.
Enfuyant son visage sous l’eau, il soupira une nouvelle fois, quelques bulles éclatant sous son nez lui tirant un sourire.
Les cours… Dire qu’il s’étaient imaginé que la prépa serait facile serait mentir, mais tout de même… Voilà bien deux semaines qu’il n’était pas sortie de chez lui, troquant ses habituels galas contre des soirées de révision intensive.
Il n’était pas spécialement en retard, mais il savait que s’il ne s’y mettait pas sérieusement il finirait inexorablement par l’être, et c’était tout bonnement hors de question pour lui de redoubler la moindre année de fac.
Deux semaines donc qu’il n’avait quasiment pas lever le nez de son bouquin, et trois qu’il n’avait pas eut le chance de profiter de la chaleur d’une tierce personne. Trois semaines d’abstinence qui, s’occultant facilement au début de ses révisions, commençaient à sérieusement lui peser.
La dernière fois qu’il avait eut l’occasion de tremper son biscuit, c’était lors de cette sortie en boite suivant sa viré au théâtre avec Charlie. Cette soirée qui, ayant plutôt bien commencé, avait finit en cacophonie.
D’abord la baffe, ensuite les paroles cinglantes de celle qui aurait pu finir en tant que son épouse, et enfin ses pleures. Les pleures d’une femme habituellement plus enclin aux conflits qu’aux larmes. S’il n’avait su comment réagir le soir même, il avait depuis eut tout le temps d’y repenser. A dire vrai, il se remémorait cette soirée presque chaque soir avant de se coucher, lorsque ses cours laissaient place à d’autres pensées parasites. D’autant plus maintenant que son corps douloureux lui faisait ressentir le manque.
S’étirant, caressant le marbre opposé de la plante de ses pieds, il se laissa retomber un peu plus profondément encore à l’intérieur de son bain, se retenant à grand peine d’évacuer tous le stress qu’il avait emmagasiné à grands coups de poignet. Si son corps lui criait de le soulager, sa tête n’était pas à ce genre de prouesses.
Charlie…
Trois semaine après, il peinait encore à comprendre ce qui avait dérapé au cours de cette soirée.
Certes, il n’était pas assez idiot pour ne pas avoir compris que la planter pour s’en faire une autre dans les toilettes n’était pas la chose la plus intelligente qu’il ait fait de sa vie, mais tout de même… La soirée avait dérapé bien avant cette bévue. Elle avait dérapé avant même leur arrivé au théâtre, lorsqu’il avait parlé sans le vouloir de l’avortement de l’albinos. Elle n’avait pas apprécié ses paroles et lui n’avait que peu supporté la claque à retardement qu’il avait reçu en réaction à ces  derniers.
Il devait bien se montrer franc envers lui-même. Si la femme qu’il avait accompagné aux toilettes l’attirait véritablement, il l’avait séduite en partie aussi pour faire réagir Charlie. Réaction qui fut plus vive qu’il ne l’aurait imaginé. Il était désormais en froid avec une amante d’exception, le genre d’amante qu’il aurait pu se glisser sous son bureau pendant qu’il révisait, tout ça à charge de revanche bien entendu.  Et tous ça pour quoi ? Une femme dont il avait présentement oublié le nom, étant donné qu’il avait quitté rapidement la soirée après les événements susdits.
Il n’avait rien gagné, cette soirée là, mais il se refusait à s’excuser.
Il avait ses torts, soit, mais elle abusait…
Ils n’étaient pas marié, qu’il sache. Ils n’étaient pas même en couple. Qu’elle soit vexée qu’il l’a délaisse pour une autre, il pouvait le comprendre, mais de là à mettre un terme à leur simulacre de relation, il trouvait sa réaction quelque peu excessive. Et s’il reconnaissait ses torts, il avait pour l’heure bien trop d’ego pour le faire à voix haute, ou même par message.
Lui manquait-elle ? Sans doute. Elle était un divertissement des plus intéressant et un partie comme il n’en rencontrerait sans doute plus jamais.
Elle était belle, avec son caractère parfois exécrable, mais ayant au moins le mérite de l’occuper lorsqu’il se faisait chier chez lui, ou lui changer les idées lorsqu’il déprimait comme c’était le cas actuellement. Soupirant une nouvelle fois, il décida de couper cours à sa toilette et, se savonnant et rinçant prestement, il sortie enveloppé d’une simple serviette de toilette avant de se laisser retomber mollement sur son canapé.
Lui qui n’avait jamais été un véritable fumeur s’était trouvé achetant un paquet de clope à la sortie de sa première semaine de révision intensive et, si le paquet n’était pour l’heure qu’à demi entamé, il ne pouvait nier que le stress n’y était pas pour rien dans l’augmentation de sa consommation.
Posant ses pieds sur la table basse lui faisant fasse, il attrapa le dit paquet ainsi que le briquet posé dessus et porta l’un de ces bâton incandescent entre ses lèvres, l’allumant de manière machinale avant d’en inspirer une grosse bouffée.
En tant que médecin, son père n’apprécierait pas de le savoir fumer, mais il n’avait pas le choix… C’était soit ça, soit l’alcool, soit la drogue. Et à court terme, il avait jugé moins néfaste de se limiter au tabac. A tort ou à raison.
Jetant un coup d’oeil rapide à sa serviette déformé par son émoi, il abdiqua et attrapa son téléphone portable, faisant défilé son répertoire jusqu’à trouver une fille à appeler afin de passer en coup de vent le soulager.
Son regard s’arrêta finalement sur le nom de Charlie et, son doigt en suspend au dessus de ce dernier, il finit là aussi par abandonner, les cendres encore chaude de sa cigarette tombant sur sa cuisse sans l’émouvoir plus que ça. Frénétiquement, il tapa sur son clavier un rapide et désabusé. « Hey, quoi de neuf ? Toujours fâchée ? Ca te dirais de passer chez moi ce soir ? J'ai une bouteille de vin qui prend la poussière... »

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   06.01.18 21:52
❝La mort de l'amour❞

Ft. UL ♥️



J'avais ouvert les yeux dans un appartement que je ne connaissais pas,  je ne connaissais même pas le prénom du garçon allongé à côté de moi. Mon seul souvenir à son sujet était qu’il était étrangers, anglais d’après mes souvenirs incertains. Je me lève doucement du lit, profitant que le jeune homme visiblement encore ivre mort , dorme encore pour m'éclipser. Dans un silence total je m'habille rapidement , fouillant au passage mes poches pour essayer d’éclaircir le noir de la soirée précédente. Des tickets de caisses d’une épicerie pour des sucettes à la fraise et deux bouteilles de Vodka… et c’était tout.  Je compte rapidement les calories de bonbons dans le genre. Bof...Après tout, ce n’était pas plus mal. je n’avais pas spécialement envie de se souvenir des bêtises que j'avais faites. Même si la bêtise est un garçon très mignon…
Lorsque j'avais enfin terminé de m’habiller, avais récupéré mon téléphone et avais rapidement regardé l’heure qu’il était, une douleur lancinante s’était emparé de mon crâne. Je m'étais faufilé hors de l’immeuble modeste où j'avais visiblement dormi, d’un pas vif et pressé, je ne tenais absolument pas à ce que le mec se réveille et me surprenne pendant ma fuite.
La fraicheur de la matinée, me fit un grand bien, je me sentais presque respiré. Mais l’air frai fut de courte durée puisque rapidement, la fumeuse que je suis avait sorti une cigarette de mon paquet complètement écrabouillé dans ma poche arrière de jean slim. Fouillant dans mon sac comme une acharnée pendant un bon moment , un briquet qui semblait avoir disparu et je me rendis compte que j'avais dû le laisser chez mon aventure d'un soir , ou bien le perdre quelque pars. Tant pis, je devrais faire avec les allumettes du fond de mon sac.

Amorphe et vide, j'avançais sans grande conviction vers chez moi. Je ne savais absolument pas où j'étais , ni comment je m'’étais retrouvée ici.  Aucune trace de ma voiture , évidemment. Je n'étais même pas sûr d’être réellement dans la banlieue de Tokyo. Peut-être étais-je dans une autre ville ? La spirale négative se réveillait et je décidais de coupé court à mes propres pensées négatives et angoissées par de la musique. J'attrapais mon casque, mes mains tremblaient et je le mis rapidement sur mes oreilles. Augmentant le volume comme pour faire taire mes pensées dirigées vers une seule personne.  Parce que oui, évidemment, mon comportement auto destructeur avait prit un sens tout nouveau depuis que j'avais décidé de mettre fin à la relation déjà assez floue que j'entrerais avec Ulrich. Je ne savais pas vraiment à quel moment je m'étais autant attaché à lui , moi qui avais toujours essayer de maitriser mes propres émotions , je m'étais laissée aller à de ridicules attentes. Ridicules et injustifiés. Je savais qu'il voyait d'autres filles , je savais qu'il n'étais pas un garçon que l'ont pouvait s’accaparé. Mon crâne semble être traverser par des aiguilles qui bougent au rythme de la musique. Je devais juste patienter le temps que mon putain de cerveau comprenne que ce type n'avait aucune importance. Aucune.


« -J'en ai rien à foutre. » Du moins c'est ce que j'essayais de me dire à moi-même , le plus souvent possible , pour me rappelé  que ce n'était pas un type comme lui qui allait dicter ma vie et mes humeurs. Et pourtant , j'étais bel et bien là , m'enfuyant une énième fois de l'appartement miteux d'un pauvre type que j'avais croisé et qui m'aidais à oublier.


Peu importe. Tout ça n'avait absolument aucune putain d'importance. Il était 5 heure du matin, j'avais la gueule de bois , et la seule chose que je voulais , c'est rentrer chez moi. Evidemment , tout le cash dans mon porte feuille avait disparu. En plus d'être un mauvais coup , c'était un voleur. Quelle perte de temps. Je tourne dans les rues pendant un bon moment , lorsque je trouve enfin un arrêt de bus qui m’emmène dans le centre de Tokyo. De là , je pourrais prendre un second bus qui m’emmènera chez moi. Je regarde mon téléphone , aucuns messages. J'en envoie un à Ines « -Tu sais où est ma voiture ?  Tu peux envoyer quelqu'un me la chercher ?  Je suis perdu en putain de banlieue , obligée de prendre le bus... » Je range mon téléphone et passe une main dans mes cheveux tout emmêler. Je me recoiffe d'un chignon assez bien réalisé pour un chignon fais dans le bus. Tout est crasseux ici. Je déteste les transport en commun.


Après prêt de deux heure et demi de galère pour rentrer chez moi entre bus , métro et marche à pied , lorsque j'arrive enfin dans mon appartement , je me laisse tomber sur mon canapé , retirant mes vêtements sans grande conviction, je me déshabille et file , nue dans ma chambre, pour me faire couler un grand bain  dans lequel je fini par m'endormir. Ce n'est que bien plus tard dans la journée que je fini par me réveiller , mon téléphone sonnant, l'eau glacée me faisant presque sursauté. Je suis toute fripée et frigorifiée , mes lèvres sont bleue. J'ai tellement froid qu'au final je fini par me refaire une douche chaude. Je sors de l'eau et reçoit un appel de la part d'Ines.


« -Ta voiture à été abandonnée dans une rue de Tokyo … et par dans une rue , je veux dire au beau milieu d'une rue de Tokyo. J'te l'ai sorti de la fourrière. »
Je soupire , j'ai du vraiment , vraiment abusé de l'alcool la veille. « -Merci , t'es la meilleure. J'viens de me réveiller. On se voit demain. »

Notre conversation terminée , je m'habille d'un pyjama chaud et file sous un plaid , livre de cours en main. Mon téléphone vibre de nouveau. M'attendant à Ines , j'attrape mon téléphone mollement et me relève d'un coup de mon siège , une moue surprise me déformant le visage. C'est Ulrich. Je n'aurais vraiment jamais penser qu'il m'appellerait. Vraiment jamais.


« Hey, quoi de neuf ? Toujours fâchée ? Ca te dirais de passer chez moi ce soir ? J'ai une bouteille de vin qui prend la poussière... »


Pardon ? Il osait vraiment m'attirer avec une putain de bouteille de vin , aucunes excuses , juste me demandant si je suis toujours fâché ? A vrai dire... Je n'étais plus vraiment sûre de me souvenir de ce qui m'avais réellement énervé. Je me souvenais seulement lui avoir dire que je ne pouvais pas me marié avec lui . Et je savais plus ou moins qu'il avait dragué une fille . Mais rien ne justifiait de venir comme une fleurs comme ça ,sans excuses , après trois semaines sans s'excuser. Mes mains tremblent de nouveau.


« - Tu as personne d'autres à appeler pour tes booty call ?  Je n'ai jamais été fâcher. J'ai juste été blessée. J'ai compris que je m'attachais réellement à toi et je n'ai aucune envie de m'attacher à quelqu'un qui ne voit en moi qu'une machine de sexe. Achète-toi une poupée si c'est absolument ce que tu veux. Je suis un être humain , Ul.  La moindre des choses , ça aurait été de te déplacer toi-même. »


Je relis deux ou trois fois le sms avant de l'envoyer , puis au derniers moment je décide d'effacer. Mais c'est trop tard. C'est envoyé. J'en ai trop dit . BEAUCOUP TROP. Fuck. Fuck … Fuck. Et maintenant , maintenant , je suis en position de faiblesse. Je n'aurais jamais du lu répondre. Parce que je sens que je vais encore tomber dans les bras d'une personne bien trop nocive pour moi.

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   06.01.18 22:48
Attente interminable


La tête basculée contre le dossier de son canapé, ses orteils fripés en éventail sur sa table basse et ses bras retombant mollement le long de son corps las et fatigué, Ulrich caressait du bout des doigts l’écran de son téléphone portable en attente d’une réponse qui, contre toutes attentes, ne tarda à venir. Se redressant soudainement, il pinça sa cigarette entre ses doigts et, après en avoir aspirée une nouvelle bouffée, recracha toute la fumée à l’instant même ou son doigt déverrouillait l’écran digital de son appareil.
Les lèvres pincées, il ne put retenir une moue de surprise à la vue du pavé que venait de lui écrire Charlie, lui qui s’était attendu à une simple phrase, voir pire, qu’elle l’ignore purement et simplement.
Ses cheveux humides gouttant sur ses épaules dénudé, il frémit imperceptiblement tout en approchant son téléphone de son champs de vision, lire la réponse tant redouté de celle qu’il s’était vue, le temps d’un instant, amener jusqu’à l’autel.
S’il était vrai qu’elle avait pris le temps de lui répondre, il l’était au moins tout autant que sa réponse n’était pas du genre plaisant pour l’étudiant qui, déjà à bout de nerfs, n’était pas d’humeur à se prendre la tête avec qui que ce soit et surtout pas elle. Encore moins par mail d’ailleurs.
Se penchant par dessus sa table basse, il tapota sa clope de son pouce, en faisant tomber la cendre dans un verre vide lui servant de cendrier de fortune avant de se laisser retomber sur son canapé et relire une nouvelle fois le mail de Charlie.
Elle était cinglante, mais il ne pouvait nier que ses accusations n’étaient pas sans fondement. Loin de là même.
Soupirant d’exaspération, il murmura quelque chose qui ressemblait à « Les femmes... » avant de fermer les yeux et réfléchir à une réponse sans pour autant parvenir à la trouver. Après deux minutes lui paraissant une éternité, il se décida finalement à pianoter ce qui lui passait par la tête.
« Si ce n’était que pour te tringler j’aurais eu une bonne dizaine de numéro de pressing à appeler avant toi, ravis d’offrir leurs vêtements à mon cintre… non… je voulais simplement savoir comment tu allais et je pensais que t’inviter était la meilleure de solution, plutôt que de risquer de te voir me refermer la porte au nez. » Cliquant sur envoyer, l’Autrichien écrasa sa cigarette dans son verre vide avant de se lever et marcher jusqu’à sa cuisine, fouillant ses placard à la recherche de quelque chose à grignoter, lui qui n’avait rien avalé depuis son petit déjeuner, absorbé qu’il était par ses études.
Son dévolu se porta finalement sur un sachet de riz monopersonel qu’il plongea dans une casserole remplie d’eau frémissante avant de sortir une petite boite de ratatouille qu’il mélangerait à ce dernier. Il n’avait pas le foi de se préparer un repas plus consistant que ça, ni même de commander à manger.
Se laissant retomber sur le canapé le temps que le tout cuise, il attrapa son téléphone et soupira en constatant qu’il n’avait encore eut aucune réponse. Retirant sa serviette devenu encombrante, se moquant pas mal qu’un de ses voisin puisse le voir en tenue d’Adam, il reposa ses pieds sur sa table basse avant d’allumer la télé, son regard toujours fixé sur son téléphone alors qu’il écrivit à toute vitesse un « Si jamais tu viens, je peux aussi te rembourser des trois clopes que je te dois... ». Il se doutait bien que Charlie se moquait pas mal des quelques cigarettes qu’il lui avait taxé, elle qui avait de quoi s’acheter le bureau de tabac sans toucher à ses économies, mais ça lui donnait là aussi une excuse pour la faire venir à lui, tenter de détendre l’atmosphère.
Charmer les femmes était chose aisé, mais les garder… Ulrich n’avait jamais été doué pour ça. Peut-être était-ce dû au fait qu’il peinait à les aimer, préférant leur corps au reste de leur personne. Sans doute que les femmes, aussi vénale ou perverses soient-elles avaient besoin de se sentir aimer, respecter. Sûrement que l’héritier Von Kuffner ne parvenait à leur offrir plus que ce qu’il avait à offrir, à savoir quelques nuits de plaisir.
Ulrich aimait les femmes, il les adorait, mais il savait que sa manière d’aimer n’était pas la bonne. Il savait que la manière qu’il avait de traiter Charlie n’était pas celle que la jeune femme attendait de lui. Le problème, c’était qu’il n’avait pas la moindre idée de la manière dont l’albinos s’attende à ce qu’il l’a traite...

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   07.01.18 13:53

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Le message que je venais d’envoyer ne laissais plus vraiment aucuns doute quant à mes sentiments vis à vis de l’autrichien. Et si dans une autre situation je n’aurais eut aucuns problème à exprimer mes sentiments, je devais avouer mes sentiments à une personne -quoi que mes sentiments avaient l’habitude d’être rare et fugace- j’avais aujourd’hui qu’une seule envie, celle de faire mes valises et de disparaitre dans un autre pays.
Je ne savais plus très bien ce qu’il y avait lieux de faire et visiblement, Ulrich non plus puisque le jeune homme ne me répondait pas. Je me recroqueville sous mon plaid, avec l’espoirs de pouvoir me transformé en une boule de plaid, de ne plus jamais avoir à sortir. J’ai encore mal au crâne de ce matin et je me demandes qui était le garçon avec qui j’ai passer la nuit. Je me souviens de son visage tout prêt du mien alors qu’il se penche pour m’embrasser dans un bar dans le quartier d’Ikebukuro. Autant dire que ce n’est pas le quartier le mieux fréquenter de Tokyo. Et pourtant , ces temps-si, je semble plus apte encore que d’habitude à m’attirer des ennuis. Trois bagarres en trois semaines deux accidents de voiture et je suis ivre presque tout les soirs. Si ce n’est pas l’ivresse c’est la drogue. Peut-être que je suis faite pour ça. Je sais au fond que tout ça est une erreur. L’amour, l’attachement, c’est juste une illusion chimique crée par mon cerveau en réponse à des besoin physiologique de reproduction. Il n’y a rien de réel. Rien du tout.
Et pourtant, à la première vibration de mon téléphone, je saute hors de ma boule de couette pour lire la réponse de Ulrich. N’est-ce pas ridicule ? J’attrape le téléphone rapidement et le déverrouille du pouce. Espérant, juste un tout petit peu, qu’il me dise que je ne suis pas comme les autres. Que je suis rien qu’un tout petit, petit peu, spéciale pour lui. Mais je me dis que si je suis spéciale pour lui et qu’il me traite comme il me traite, valait-il la peine que je continue de tomber dans ses bras ? Avais-je seulement l’illusion du choix ? Ou était-ce clair que chaque fois qu’il m’appellerais , je tomberais dans les bras de ce type aussi toxique et destructeur pour moi,que moi-même.

« Si ce n’était que pour te tringler j’aurais eu une bonne dizaine de numéro de pressing à appeler avant toi, ravis d’offrir leurs vêtements à mon cintre… non… je voulais simplement savoir comment tu allais et je pensais que t’inviter était la meilleure de solution, plutôt que de risquer de te voir me refermer la porte au nez. »

Alors c’était à ça que l’ont ressemblaient toutes pour Ulrich ?  De simple chemises à accrocher à son cintre. Une simple réaction physique d’emboitage ?  Et si je n’étais pas comme les autres, s’il avaient des dizaines de numéro et que c’était moi qu’il appelait, pourquoi ne l’avait-il pas fait plus tôt ?
Presque un mois entier depuis que j’avais décidé de mettre fin à notre relation. Et pourtant, lorsque le jeune homme m’appelle, je suis là à trembler dans l’attente d’un message. N’était-ce pas un peu hypocrite ? Si je n’étais pas prête à respecter mes propres envies, pourquoi est-ce qu’un type qui ne respecte les envies de personne mise à part les siennes devraient respecter mes envies à moi ? Je savais au fond que je n’avais strictement aucuns droit de lui en demander autant et pourtant, en adulte compliqué , je continuais d’attendre qu’une chose improbable se passe. Même si j’arrivais à le raisonner, je savais qu’au fond j’en attendais plus que quelques soirs par mois avec Ulrich. C’était sans doute là toute la délicatesse du problème. Alors je décide de ne pas répondre. Parce que là, pour le moment, mon raisonnement est plus fiable que mes émotions.
Je dépose mon téléphone sur ma table basse et attrape mon livre de cours, je commence à relire et corriger mes quelques erreur d’inattention pour chaque texte que j’écris. Même si mon esprit ne peux s’empêcher de s’aventurer vers mon téléphone, d’imaginer ce que je pourrais lui répondre, une phrase toute simple comme «-oui, je viens.» une phrase qui me replongerais sans doute dans une histoire compliqué mais passionnante. Mon téléphone vibre de nouveau et même si j’essaie de temporisé le moment ou je vais l’ouvrir, il ne se passe pas trois minutes avant que je me rue sur le téléphone et ouvres le message.

« Si jamais tu viens, je peux aussi te rembourser des trois clopes que je te dois... »

Fais-il exprès de me donner une excuse pour venir ? Je n’en suis pas sûr et pourtant, je me dis que même si elle est ridicule, cette excuse me permets d’y aller. Et de me mentir à moi même. C’est plus facile que d’accepter l’illogisme de mes actions. J’attrape mon téléphone et de mes doigts fin, le déverrouille.

«- Je vais venir, mais seulement pour mes cigarettes, parce que je n’en ai plus.Ensuite, je m’en vais.»

Je me lève connaissant très bien mon mensonge et vais me coiffer d’une queue de cheval. Je sors une tenue au hasard de mon dressing immense. Un haut court et une jupe, j’enfile une paire de bas et mes bottines. Je prends une veste en jean et passe sur mes yeux un trait d’eye-liner. J’essaie de faire en sorte de ne pas trop me préparer et pourtant , même inconsciemment je choisis des sous-vêtements sexy,  des bas plutôt que des collant, et je vérifie que je suis bien épilée. J’attrape mon paquet de cigarette poser sur la table puis le repose. Je n’ai pas de raison d’y aller si j’ai déjà un paquet plein... Je prends mon sac et sors de mon appartement. Ma voiture est bel est bien là, garé en bas de chez moi, elle n’a pas une égratignure. Tant mieux.

Je prends le volant et m’arrête à son immeuble, je me gare et hésite une dernière fois. Je me dis qu’il faudrait que je résiste. Je tape le code, je monte dans l’ascenseur. Et je sonne à la porte. Je me tiens droite et pourtant j’ai l’impression que mes jambes ne sont pas apte à me retenir de tomber. Il ouvre la porte. Et je sens mon corps bouger tout seul, quoi que je puisse en dire, peu importe combien j’essaie de m’en empêcher, mes bras vont s’enrouler autours de lui et l’embrasser fougueusement. Mordant au passage la lèvre ,  inférieur de l’autrichien.  Je pousse de la main la porte pour la refermer derrière moi, retirant ma veste et mes chaussure sans quitter la bouche du jeune homme. Quand je la quitte enfin, je le pousse sur le canapé , retirant par la même occasion mon haut.


«- Si on doit continuer à se fréquenté, plus de mariage, plus de sentiments, que du cul. Sinon, je finirais par souffrir.»

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Dernière édition par Charlie White le 07.01.18 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   07.01.18 16:18
Attente interminable


Faisant jouer son téléphone entre ses doigts, Ulrich observait avec une certaine insistante l’écran de ce dernier. Allait-elle répondre ? Rien n’était moins sûr. Soupirant imperceptiblement, résigné à l’idée que ces mails étaient les derniers qu’il n’échangerait jamais avec l’Américaine, le jeune-homme se leva retourner dans sa cuisine et mettre la ratatouille en route, vérifiant du bout de sa fourchette la cuisson de son riz. Il avait beau être au Japon et savoir manier les baguettes, il n’était pas rare qu’une fois seul chez lui, il use de couverts plus occidentaux, et bien plus pratique pour consommer certaines aliments.
Passant une main dans ses cheveux blonds humide, il tentait une fois de plus de chasser les quelques pensées parasite ne cessant d’interférer dans ses réflexions.
Bientôt, il devra passer quelques examens blancs et si Ulrich savait pertinemment qu’ils n’avaient rien d’officiels, il ne pouvait s’empêcher de stresser à l’idée de les manquer misérablement.
Que dirait son père s’il manquait sa première année à la fac ? Il ne voulait pas lire la déception dans les yeux de cet homme qu’il avait toujours admiré, pas encore. Une fois, c’était une fois de trop.
Il se rappelait encore parfaitement du regard que lui avait lancé son géniteur lorsqu’il avait appris que son fils unique, héritier légitime de la fortune familial était dépisté comme séropositif. Il ne revoyait que trop bien les traits d’ordinaire si fier, si élégants de cet homme se décomposer à mesure que la nouvelle s’insinuait dans son cerveau de médecin.
Bien qu’il ne l’avouerait sûrement jamais à personne, l’Autrichien avait pleuré, cette nuit là. La tête enfuie dans son oreille pour étouffer ses sanglots, il s’était allé à des larmes amères, des larmes de déception et de rejet. Il avait eut honte, plus honte qu’il ne l’avait jamais eu durant l’entièreté de sa vie passé. Honte de ce qu’il était, de ce qu’il avait fait, mais par dessus tout honte de ne pas être celui que son père attendait de lui qu’il devienne. Il avait déçu ses parents et rien de ce qu’il pourrait faire par la suite n’y changerait rien.
Peut-être que la fortune familial disparaîtrait avec lui.
Peut-être que ses parents, frôlant tout deux la cinquantaine, feraient fit des conseils médicaux et tenteraient de concevoir un nouvel héritier, laissant Ulrich sur le banc de touche…
Cette simple idée lui serrait le coeur, mais il n’en laissait rien paraître, quand bien même s’insinuait-elle en lui à chaque jour, chaque seconde d’incertitude concernant son avenir.
Il avait beau jouer au fier devant les badauds, la vérité était tout autre. Ulrich était mort de peur à l’idée d’être remplacé.
Il avait vécu toute sa vie dans l’optique de rendre fier ses parents, d’honorer ce nom qui était le sien, le leur. Il avait porté nombre de masque, avait sourit à s’en cramper la mâchoire face à des gens qui lui faisaient horreur tout ça pour rentrer dans leurs bonnes grâces. Si aujourd’hui il n’avait aucun mal à jouer son rôle de parfait petit héritier, cela n’avait pas toujours été le cas. L’Ulrich qu’il était avant l’adolescence avait beaucoup plus de mal à ce faire à ce mode de pensée et rêvait secrètement d’être ne serait-ce qu’un peu moins riche, un peu moins respecté et un peu plus apprécié pour ce qu’il était réellement. Serrant les poids aux souvenirs de son enfance esseulé, il en perdit l’appétit.
Il avait la vie rêvé de bon nombre de prolétaire, mais lui-même avait si souvent rêvé d’une autre vie… Ironie quand tu nous tien…
Se maudissant d’avoir choisi les clopes au détriment d’une autre fumée qui lui aurait été actuellement bien salvatrice, il manqua de sursauter à l’entente de son téléphone vibrant contre le cuir de son canapé.
Délaissant son plat pour aller le récupérer, il manqua de s’étouffer à la lecture de la réponse tant redouté.
Charlie arrivait.
Partagé entre la satisfaction et la crainte d’un face à face après près d’un mois de silence, l’Autrichien répondit un rapide « Je t’attends » avant d’enfiler un rapide boxer ainsi qu’un jean censé couvrir une partie de sa nudité, laissant son torse nu alors qu’il retournait dans sa cuisine ce servir le repas de fortune qu’il s’était préparé.

Il eut tout juste le temps de terminer son plat et de mettre son assiette dans le lave vaisselle qu’il entendit sonner à la porte et, après une seconde d’hésitation, alla ouvrir, se retrouvant face à une Charlie courtement vêtue ne lui laissant pas même le temps de la saluer avant de se jeter dans ses bras.
Surpris, l’étudiant pris quelques secondes avant de comprendre ce qui était en train de se passer et répondre au baiser de sa belle, enroulant ses bras autour du corps frêle de cette dernière toute en hochant vigoureusement la tête à ses mots difficilement audible tant sa tête bourdonnait. Se sentant pousser contre le canapé, il manqua de s’étrangler à voir Charlie retirer d’elle-même son haut, révélant à sa vue sa lingerie des plus provocatrice.
Pour une femme venue récupérer ses cigarettes, elle était drôlement entreprenante.


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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   07.01.18 21:48
❝La mort de l'amour❞

Ft. UL ♥️



Le bruit sourd de la télévision me bouche presque les oreilles alors que les bras d'Ulrich se resserrent autours de ma taille. Il ne m'écoute pas. Il s'en fiche de ce que je peux lui dire. Je le sais parce que je comprends que pour lui , tout ce que je viens de dire à toujours été une évidence. Jamais il n'a espérer plus que ça. Au contraire. Je crois qu'il est très bien dans cette relation là , lui. M'appeler quand il est en manque , j'accours. Alors je peux bien pleurer tant que je veux , je peux bien être malheureuse tant que je veux , tant qu'il à tout ce qu'il veut , lui , il s'en fiche. Il imprime sa marque sur moi et je m'enfuis dans la nuit , si rapidement. Il ne se réveille même pas. Ne s’inquiète même pas. Il dit qu'il à d'autres numéro , mais je suis plus accommodante que les autres. Je me rends compte qu'Ulrich , derrière ses sourire et sa naïveté feinte , me manipule comme la première des bleu. Je me sens soudain prise d'une mélancolie profonde alors qu'au loin j'entends mes propres gémissement. Est-ce que je suis réellement destinée à cet homme-là ? Est-ce que c'est comme ça que je vais finir ? Marié à un homme qui jamais ne me donnera quoi que ce soit ? Je commence à être las de l'oisiveté dont on fait preuve. J'ai envie de quelque chose de plus réel. Mais, Ulrich Von Kuffner , n'est clairement pas la personne qu'il me faut , si c'est là mon seul désir. Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi je suis venu ? Je savais que ça finirait comme ça. Je finis par me donner des excuses.

Qu'est-ce que je fais là , putain ?

Et lorsqu'il dormira ,épuiser et satisfait, je m'enfuirais, aussi malheureuse que quelques heures avant. La situation n'aurait pas changer. Changerait-elle un jours ? Je ne crois pas. Ça faisait tout de même plus de trois mois que l'ont se fréquentait et de tout ça , rien n'en était ressorti. Nous avions prévu de faire un mariage sans amour , un mariage sans fidélité , basée purement et simplement sur l'avantage fiscal de la chose. N'étions-nous pas bien trop jeune pour penser avec si peu de fantaisie ? Ulrich n'était pas le genre de garçon qui me ferait rêver. Ce n'était pas le garçon qui m’emmènerait en voyage , qui me ferait rire et découvrir le monde. Tout ce que je pouvais espérer de lui , c'était qu'il plonge ma tête dans son oreiller en plume d'oies et qu'il me besogne. Je valais mieux que ça. Même en étant moi. Même en étant une méchante fille , une mauvaise fréquentation , même avec mon caractère , même avec mon comportement destructeur , même avec ma façon de toujours tout bousiller , je savais que j'avais tout de même droit à quelqu'un qui m'acceptais. Quelqu'un qui me montre les étoiles et qui me prends par la main , même quand on est tout seul. Pas Ulrich. Pas ce type égocentrique, qui jamais n'aimerait plus que mes formes. Je ne suis pas sûre que l'autrichien est une mauvaise personne , je crois juste qu'il se suffit à lui-même.
Je sens ses mains passé sous ma jupe et retiré ma culotte , soulevant ma jupe au passage , je me mordille les lèvres. Quoi que j'en pense , le désire brûlant qui s'empare de moi lorsqu'il est là , ne s'enfuit pas. Je repense à notre rencontre dans le grand parc de la résidence presque magique du garçon de prépa. Je repense à sa main dans la mienne lorsqu'on s'en va de la soirée , mes yeux clos et ma tête loin en arrière , courbé par mon propre plaisir lorsque sans plus de cérémonie , je le sens franchir les barrière de mes jambes pour entrer en moi. Je me demandes si je suis amoureuse de ce garçon. J’espère ne pas l'être. Et pourtant , plus qu'avec les autres , je me sens frémir sous les doigts si doux de l'étudiant. Je me dis que des doigts si doux, qu'un visage si angélique n'est donner qu'à un homme n'ayant jamais été dans le besoin de quoi que ce soit. Ma peau à moi , n'est pas si douce. Elle est brûlée par le soleil , elle est rougie par la dureté de l'air. Elle est trop fragile pour rester belle. Je suis déjà pleine de bleue qu'un homme sans nom m'a fait la veille. Et pourtant , même si Ulrich n'est pas aussi doux que l'autre , je me sens emporter et à mesure que ses coups de reins s'intensifie , je m'entends hurlé le plaisir non feint que je ressent. C'est mal ce que je fais. Je profite de son ignorance pour le garder encore un peu plus longtemps. Mais je sais que lorsqu'il saura , que j'ai de vrais sentiments pour lui , il s'enfuira , trop lâche pour en assumer ne serait-ce qu'un peu. Je jouis. Si fort. Alors que ses mains sont encore presser si fort contre mes hanche déjà recouvertes de bleus. Je jouis alors que son visage contracter me besogne encore avec une conviction que je n'ai peut-être jamais vu chez lui. Du moins , je ne m'en souviens plus. Je perds la mémoire souvent. Les visages des gens se dissipent dans mon esprit , bien trop obnubiler par ma propre existence m'accaparant déjà une grande partie de mon énergie .

Lorsqu'il termine je m'entends soupiré bruyamment de contentement. Je lâche ses épaules , mes mains se décontractes enfin, il a des traces de mon rouge à lèvre sur la bouche et le visage en sueur. J'ai l'impression qu'il à été plus rapide qu'avant. Mais encore une fois , il est possible que je me trompe. Les souvenirs de nos nuits passées ensemble se sont déjà enfuit. Loin , très loin. Son odeur de savon , de sueur , se mélange à mon parfum luxueux, à ma sueur , à l'odeur de tabac ambiante , une odeur que j'avais oublié aussi , mais que j'aime. Une odeurs que je pourrais garder toute ma vie dans une bouteille. Mes muscles se décrispent et je me sens retomber sur les draps humide , le souffle coupé.

Je reste encore juste une petite minute comme ça et entreprends de me rhabiller. Enfilant mes sous-vêtements. Et allant directement dans le salon pour tenter de retrouver mes affaires , disperser encore une fois aux quatre coin de l'appartement du jeune homme. Surtout , je ne veux pas qu'on discute. Je ne veux plus entendre un mots sortant de sa bouche. Je ne veux pas garder ce sentiment de frustration en moi. On a baisé , pas de sentiments , pas de mariage , plus de rapprochement. On ne rigole pas , on ne discute pas. On restes au stricte minimum , comme ça , d'ici quelque temps , il redeviendras l'un de ses hommes dont j'oublie le nom lorsque je sors de chez eux, ou lorsqu'ils sortent de chez moi.


« -Tu me dois trois cigarette. Maintenant que tu as eut ce que tu voulais, je rentres. »
Je dis ça avec un sourire mais je sais au fond que je ne vais pas renter chez moi. Que je vais m'enfuir encore avec le premiers venu . Parce que j'aime cette odeur mais qu'elle me rends triste.

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   07.01.18 22:54
Attente interminable


Les paupières closes, les muscles contractés par l’effort et la sueur perlant dans le creux de son dos arqué vers une Charlie gémissant son plaisir sans la moindre once de pudeur, Ulrich en oublia le temps d’un instant toutes ces pensées taraudant son esprit depuis plus de deux semaines sans discontinuer.
Il était bien là, présentement, loin de cette réalité oppressante d’étudiant en médecine vivant seul dans un pays inconnu, loin de sa famille et des quelques amitiés véritable qu’il avait su se forger au fil des ans. Il était détendu, presque euphorique. Son corps allant et venant contre celui de l’albinos, ses doigts pressant sa peau déjà bleuit par endroit sans qu’il n’y prête attention, nullement jaloux de savoir d’autres hommes jouer avec elle tant qu’il la savait revenir inexorablement vers lui, quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise. Charlie était là, malgré ses résistances, malgré ses pleures, elle était là. S’offrant à lui sans qu’il n’ait eu besoin d’énoncer la moindre demande. Criant son plaisir résonnant contre les murs insonorisés de sa chambre à coucher. Agrippant son cou, ses draps, la moindre surface disponible et à porté de ses mains baladeuses, cherchant désespérément à s’accrocher à quelque chose.
Le corps bouillant et les mains moites, Ulrich se sentait lentement partie, envelopper par le douceur du corps de sa belle, par ses cris de plaisir non retenu, par les ondulation de son corps contre le sien, par la vision de son visage d’ordinaire si pâle rougit par ses assauts.
Il était bien, là. Il était loin de ses tracas quotidien, de ses cours, de ses examens qu’ils soient scolaire ou médicaux. Il était loin des prises de tête, des incompréhensions, des non dit. Le corps lui ne mentait jamais, contrairement aux mots, aux gestes calculés résultant de trop profondes pensées.
Lorsqu’un être humain se donnait ainsi à un autre, il ne mentait pas, il s’offrait corps et âme à son amant, partageant avec ce dernier des gestes, des non verbales dont la compréhension se complexifiait à mesure que le temps passait et que l’excitation décroissait.
Ulrich était bien plus franc lorsqu’il faisait l’amour que lorsqu’il le déclarait.
Il avait beau dire, il n’aimait pas toutes les femmes de la même manière. Ses caresses, ses gestes, ses mots, ses regards, sa cambrure et même ses coups de reins étaient différents, laissant entrapercevoir une partie de son âme. Une partie qu’il gardait caché sitôt son masque d’impassibilité retrouvé.
L’Autrichien aimait le sexe parce qu’il avait enfin le droit d’être lui-même sans aucun artifice.
Pas besoin de jouer au fils de bonne famille, ni à l’adolescent rebelle. Pas besoin de réfléchir à ce qu’il allait dire, il n’avait qu’à se taire et se laisser aller au plaisir.
Il se mettait à nu, au sens propre comme au figuré et, si une femme se la jouait fine, elle serait capable d’obtenir de lui à peu près tous ce qu’elle voulait. Le sexe était une drogue et, comme toutes les drogues, il avait le pouvoir de délier les langues.
Les muscles contractés et le corps tremblant, il sentait ses dernières barrière céder sous le poids de son désir, du manque alourdissant son corps d’ordinaire si léger. Il savait qu’il ne ferait pas long feu, ce soir là, mais il savait également que la jeune femme criant sous ses coups de butoir n’en menait pas large elle non plus.
Lorsque ses oreilles bourdonnant sous l’afflux de plaisir distinguèrent l’ultime cris poussée par une Charlie convulsé par l’extase, il se laissa alors aller à cette torpeur salvatrice suivant l’un des orgasmes les plus grisant qu’il ait connu. Une jouissance puissante, pure. Celle d’un homme qui n’avait attendu que ça, qui se sentait libéré d’un poids devenu bien trop lourd pour lui.
Tombant mollement sur le lit, pantelant et transpirant, il remarqua à peine que Charlie s’était déjà relevé et était partie à la recherche de ses habits.
Se relevant maladroitement, il enfila son boxer traînant toujours aux pieds de son lit avant de la rejoindre dans le salon, s’appuyant contre le mur opposé tout en l’observant rassembler ses affaires sans un mot.
Comptait-elle réellement le laisser là après ce qui venait de se passer ? Avait-elle réellement l’intention de reprendre ses clics et ses claques et rentrer chez elle sans plus de cérémonie ? Pour une femme qui se disait être plus qu’une poupée gonflable, ça aurait été des plus ironique.
Ne la quittant pas des yeux lorsqu’elle s’approcha de lui, il répondit à ses quelques mots par un sourire entendu. « -Tu me dois trois cigarette. Maintenant que tu as eut ce que tu voulais, je rentres. »  Non, elle ne voulait pas rentrer. Elle voulait être rassuré. Elle voulait qu’il l’a retienne, qu’il lui dise que ce n’était pas ce qu’il attendait d’elle. Pas la SEULE CHOSE qu’il attendait d’elle. Mais était-ce réellement le cas ? Ulrich lui-même n’en était pas bien sûr… Il appréciant la compagnie de Charlie, il adorait son corps, ses manières lui rappelant bien souvent les siennes. Il s’amusait de ses réactions parfois abusives, ayant tôt fait de le faire disjoncter. Voyait-il pour autant en elle plus qu’une autre de ses aventures ? Il ne pouvait l’assurer.
Certes, le simple fait que leur ersatz de relation ait dépassé le stade des trois mois sans qu’il ne s’en lasse et qu’il ait pensé à l’appeler elle plutôt qu’une autre sachant qu’ils étaient en froid tendait à lui faire penser que oui, mais il n’en savait véritablement rien. Peut-être simplement que son corps lui manquait.
Non, c’était plus que ça…
Egoistement, Ulrich avait besoin de voir Cha. Il en avait besoin car elle était la seule personne à avoir véritablement entraperçu ses deux facettes, et à les avoir adopté. Elle était un peu comme lui, elle comprenait certaines choses que d’autres ne parvenaient à comprendre. S’il ne pouvait dire que leur compréhension de l’autre était total, loin de là même, il se sentait étrangement libre en compagnie de l’Américaine.
Sachant ça, voulait-il la garder auprès de lui ou allait-il lui rendre sa totale liberté ?
Le mail que lui avait envoyé Charlie avait été des plus équivoque. Elle avait pour lui des sentiments qui, si pas encore de l’amour, dépassait ceux que se portait de simples plans cul. Etait-il apte à les assumer ?
S’approchant d’elle, il posa une main sur sa touffe de cheveux hirsute et les ébouriffa sans un mot avant de se diriger jusqu’à sa table basse récupérer son paquet de clopes et en glisser une entre ses lèvres avant d’en faire de même entre celles de Charlie, approchant leur deux visage de manière à les allumer d’un même mouvement et se reculer, souriant en coin.
« Je pense que tu le sais déjà, mais aussi charmant que puisse être le surnom que tu m’as trouvé, je ne suis pas un roi… Ni même un prince, d’ailleurs... » Se laissant retomber mollement sur le canapé, il tapota la place libre à côté de lui, ne quittant Charlie du regard alors qu’il aspirait une longue bouffée de sa cigarette. Lui qui évitait d’ordinaire d’avoir à discuter avec les gens jugeait que, cette fois-ci, mieux valait ne pas y échapper. Une fois les choses mises à plats, ils aviseraient. « Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais je ne suis pas sûr de pouvoir te l’apporter. Et je sais que tu en es consciente… Je t’apprécie, sincèrement. Tu es sans doute la femme avec laquelle je suis la plus à l’aise en dehors du sexe, mais parfois je n’arrive pas à te comprendre… Je suis… désolé de t’avoir blessé, à cette soirée. Ce n’était pas mon but. Cela dit, je n’ai pas compris pourquoi tu avais eu une telle réaction pour quelque chose qui, en mon sens, n’était pas une faute… Je… je suis comme ça et tu le sais, j’ai toujours été honnête avec toi concernant mes désirs, même lorsqu’on parlait mariage… Je ne comprends pas pourquoi d’un coup cela à sembler te déranger, d’autant que je te rappel que tu m’avais mis une claque, ce que je n’ai que très moyennement digérer d’ailleurs... » Soupirant un nuage de fumée, il se laissa retomber contre le dossier de son canapé, à court de mot. Il en avait déjà trop dit et ça le saoulait, mais il avait l’impression qu’il avait le devoir de lui parler de tout ça. Sans doute qu’après quelques bières le sujets serait sortie plus facilement, mais il profitait de reste d’endorphines procuré par leurs ébats pour crever un début de l’abcès.
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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   08.01.18 12:19
❝La mort de l'amour❞

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La nuit encore jeune , déjà tombé depuis quelques heures , donne au ciel de Tokyo un aspect bleu noir , sans étoiles. Les lumières de la villes se reflètent sur les murs clairs de l'appartement d'Ulrich , alors que le cœur serrer je ramasse mes vêtements et me rhabille. Cette lumière , à la foi douce et quelque part assez violente , me rappelle avec peine , la nuit magique que l'ont à passer ensemble , trois mois plus tôt. Tout était plus facile à ce moment-là. Je n'avais aucuns projet autre que de celui de me moquer de son altesse royale. La télévision , encore allumé , qui me paraissait si lointaine tout à l'heure, juste un petit bruit parasite , prends maintenant toute la place dans mon cerveau. Je n'ai jamais compris cette manie qu'avait l'autrichien à garder sa télévision allumé en toute circonstance. Chose que personnellement, je ne fais jamais lorsque je suis chez moi. J'ai bien une télévision pourtant , mais, je dois dire qu'elle ne me sert strictement à rien. Préférant de loin , la musique , aux bruits presque nocif à mes oreilles de ce genre de boitier abrutissant. Ulrich ne se lève pas tout de suite. Je crois qu'il ne se rends même pas vraiment compte que j'ai quitté déjà depuis longtemps le lit princier , n'ayant qu'une chose en tête: m'enfuir avant de craqué encore pour une personne qui me rendra quoi qu'il fasse , bien trop triste.
Et encore une fois , je sais , je sais au fond que ce n'est pas sa faute à lui. Mais bel et bien la mienne. C'est moi qui n'ai pas assez de force de caractère pour résister à ses appels. C'est moi qui reviens , même lorsque je promets ne plus jamais revenir . Ça fait longtemps que je me dis à moi-même d'arrêter avant que l'inévitable arrive. Avant que je ne puisse plus jamais lui dire non. Lui , ne fais que profiter d'une évidence assez simple. S'il m'appelle , peut importe ce que je peux dire , je viendrais. De là , il peut profiter autant qu'il veut. Il n'y a rien que je puisse réellement lui reprocher. J'aurais peut-être fait la même chose à sa place. Alors... Pourquoi je lui en veut ? Pourquoi je suis si malheureuse lorsqu'il m'observe , contre le mur , de l'autre côté de son immense salle à manger , un sourire en coin , les reflet bleuté de la télévision se projetant en de petits flash irrégulier sur son corps presque nu. Pourquoi est-ce que lorsqu'il vient vers moi , déposer une main sur ma tête , un sourire doux au visage , je me sens aussi perdu et aussi petite qu'une gamine , vivant sa première histoire . Ne suis-je pas pourtant , la plus âgée ? Pourquoi est-ce que maintenant qu'il réagit comme ça , je n'arrives plus à bouger ? Je ne comprends pas .


« Je pense que tu le sais déjà, mais aussi charmant que puisse être le surnom que tu m’as trouvé, je ne suis pas un roi… Ni même un prince, d’ailleurs... » 



Il brise le silence par une réflexion somme toute banale. Alors que s'approchant de moi , il glisse entre mes lèvres le filtre de mon tube de cancer préféré. La lueur de la flamme rougeoyante du briquet se reflète à merveille sur le visage pourtant réellement princier du jeune étudiant que j'avais en face de moi. Mon cerveau me dit de m'enfuir et pourtant, mes jambes refusent de bouger. Ah , je me sens faible. Si faible. Et si las. N'était-ce pas lui , qui acceptait sans condition les termes pourtant si clair de ébats, plus tôt ce soir ? Pourquoi cherchait-il à me garder ici , prisonnière de ma propre incapacité à résister ? Je n'ose rien dire. Je baisse la tête , retirant la cigarette d'entre mes lèvres. Il s'en va vers le canapé et s'y assoit alors , que je cherche encore en moi la force de m'enfuir sans rien dire de plus. Incapable pourtant , de bouger d'un pouce.


 «-Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais je ne suis pas sûr de pouvoir te l’apporter. Et je sais que tu en es consciente… Je t’apprécie, sincèrement. Tu es sans doute la femme avec laquelle je suis la plus à l’aise en dehors du sexe, mais parfois je n’arrive pas à te comprendre… Je suis… désolé de t’avoir blessé, à cette soirée. Ce n’était pas mon but. Cela dit, je n’ai pas compris pourquoi tu avais eu une telle réaction pour quelque chose qui, en mon sens, n’était pas une faute… Je… je suis comme ça et tu le sais, j’ai toujours été honnête avec toi concernant mes désirs, même lorsqu’on parlait mariage… Je ne comprends pas pourquoi d’un coup cela à sembler te déranger, d’autant que je te rappel que tu m’avais mis une claque, ce que je n’ai que très moyennement digérer d’ailleurs... »


Alors , il ne comprends réellement pas ce que j'attends ? Il ne comprends pas que là , maintenant tout de suite , j'attends de lui qu'il me demande , le plus simplement du monde de rester. Que j'ai envie que mes jambes me réponde , pour pouvoir m'enfuir. Il sait qu'il ne peut pas m'apporter ce que je veux , alors pourquoi est-ce qu'il me retient ici ? Je sais qu'il a bien conscience que je ne suis pas capable de résister à ses demandes les plus folles. Il sait que je ne dirais pas non , s'il me demande de rester avec lui. S'il m'attrape par la taille pour me prendre , sur le canapé , je participerais. Il sait très bien que quoi qu'il dise , même s'il ne le fais pas méchamment , il joue de sa situation bien trop avantageuse. Depuis quand suis-je devenue une femme si docile ? Je n'ai pas été blessée réellement à cette soirée. Du moins , sans doute pas pour la chose qu'il pense.Mes jambes semblent enfin bouger, seulement , elles ne vont pas dans le sens que j'aurais aimer prendre , elles se dirigent droit vers lui. Je m'assois à califourchon sur lui et passe une main dans sa nuque , ses cheveux encore mouiller de sueur alors que posant dans le cendrier ma cigarette , je plaque mon front contre le sien.


« -Si tu sais … Si tu sais que tu ne peux pas m'apporter ce que je veux , pourquoi tu me retiens prisonnière de toi ? Je t'ai quitté parce que j'ai compris ce soir-là que je n'aurais jamais ce que je veux. Laisse-moi partir. »


Je fais un sourire et l'embrasse , sentant ses mains sur mes hanches alors qu'assise sur lui , je me sens onduler sur son membre seulement recouvert d'un sous-vêtement. Le désire que je ressent , ne semble jamais tarir , peu importe combien de fois , il me fait l'amour. Tout ça n'est plus qu'une question de beauté. Ce n'est plus une question de sentiments ou de compétence. C'est chimique , l'attraction que j'ai pour ce garçon me fait perdre mes moyens. Et ça fait si longtemps que je ne me suis pas sentie aussi attiré par un autre être. Je ne sais pas si l'ont peut appeler ça de l'amour. Je crois réellement que c'est simplement un désire de possession qui me dépasse. Qui dépasse le réel terme d'amour. C'est juste les mains de l'autrichien sur mon corps qui me font voyager plus que de raisons. J'ai encore envie de faire l'amour avec lui. Après , comme promis ,je m'en vais. Et peut-être que je ne reviendrais plus. Du moins , ce serait la seule chose intelligente à faire. Et alors que je retire ma petite culotte , restant habiller , alors que mes lèvres vont se perdre dans le cou laiteux du jeune homme, je pense au fait que cette passion est sans doute bien trop nocive pour moi. Pourtant , je gémis déjà à gorge déployer. Le fil de mes pensées s'embrume et ma réflexion s'évanouie un peu plus à chaque caresses.

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   09.01.18 10:49
Attente interminable


Sa cigarette serrée entre ses doigts fins, son regard d’un ciel d’été fixé sur une Charlie ne semblant vouloir le rejoindre sur le sofa, Ulrich semblait n’attendre qu’une chose : qu’elle réponde à ses mots. La lueur jaunâtre de son plafonnier donnait aux cheveux de la jeune femme une teinte âcre ne lui rendant pas du tout hommage, de même qu’elle révélait chacune des imperfections de sa peau diaphane, laissant apparaître ses veines, ses traces de contusion et d’autre défaut que défaut que la pénombre de la nuit et la clarté du soleil tentait de minimiser.
Pour la première depuis longtemps, Ulrich la regardait telle qu’elle était réellement et non plus comme l’allégorie de la luxure qu’elle était devenu à ses yeux. Et, étrangement, il ne l’a trouvait pas moins belle pour autant. Au contraire même.
Portant son bâton incandescent entre ses lèvres charnues, il ne remarqua pas tout de suite que l’Américaine s’était approché de lui et, avant qu’il n’ait le temps d’esquisser le moindre geste, s’était positionné à califourchon sur lui, son regard d’un bleu très pâle encré dans le sien.
Écartant légèrement son bras tenant sa cigarette de manière à ne pas la brûler par mégarde, il ne put s’empêcher de hausser un sourcil questionneur à sentir le front de la jeune-femme frôler le sien alors que ces quelques mots tant redouté s’échappaient d’entre ses lèvres pleines. « -Si tu sais … Si tu sais que tu ne peux pas m'apporter ce que je veux , pourquoi tu me retiens prisonnière de toi ? Je t'ai quitté parce que j'ai compris ce soir-là que je n'aurais jamais ce que je veux. Laisse-moi partir. »
Coit, Ulrich ne su quoi répondre. Peut-être simplement qu’il n’y avait rien à répondre, après tout. D’autant qu’elle avait scellé leurs lèvres, lui coupant toute réponse possible.
Elle avait raison, il le savait. Il avait beau jouer au con, il avait depuis longtemps compris que ce que Charlie attendait de lui il ne pourrait sans doute jamais lui offrir. Pas aujourd’hui en tout cas, pas en l’état actuel des choses.
S’il ne savait pas avec exactitudes ce qu’elle désirait, ce qui se passait au fin fond de son esprit tourmenté, il avait néanmoins compris que l’affect qu’elle  avait pour lui dépassait celui de simples amants, voir d’époux promis à un mariage organisé, l’eut-il été décidé par eux-même.
Lui aurait su se contenter d’un tel mariage, car lui s’était depuis plusieurs années déjà résolu à n’être qu’un pion au service de plus grands dessein.
Il savait que de par son statut, il ne pourrait jamais aimer pleinement une femme, qu’il serait toujours sur la réserve, sur la défensif à se demandé si elle l’avait choisi pour lui ou pour son prestige. Pour le cul, au moins, la question ne se posait pas. Il était beau et en était conscient. Il savait que si son corps ne faisait pas l’unanimité, il n’en rebutait pour ainsi dire aucune. Il avait une peau lisse à en faire pâlir certains mannequins photoshopé et un visage princier. S’il était vrai qu’il n’était que légèrement musclé, son corps n’en demeurait pas moins agréable pour les yeux. Quant à ce qui se cachait en dessous de sa ceinture, il n’avait nullement à en pâlir.
Oui, décidément il était plutôt pas mal et en était totalement conscient.
Qu’une femme le choisisse pour sa belle gueule ou son argent le temps d’une nuits ou deux ne l’importait guère, mais il ne supporterait pas d’apprendre après plusieurs année de mariage que ces deux points avaient été les seules raison de son choix. Il avait trop de fierté. Il n’était pas assez détaché pour se moquer de tous ça, il le savait. Il ne voulait pas souffrir.
Quelque par, l’intérêt que Charlie lui portait l’avait ému plus que de raison. Si plus d’une femme lui avaient avouer leurs sentiments, certaines avec des déclarations des plus directe et des plus enflammées, Charlie était la seule qu’il prenait au sérieux.
Après tout la richesse de sa famille égalait voir surpassait celle de celle d’Ulrich, elle n’aurait aucune raison de lui mentir de s’abuser de lui pour sa fortune, ni même pour son physique. Il n’avait que trop bien remarqué les regards que certains hommes lui portait. Elle pourrait avoir des éphèbes tel que lui relativement facilement…
Non, quelque soient les sentiments qu’avait Charlie pour lui, ils avaient au moins le mérite d’être sincères. Simplement il ne pouvait pas y répondre. Pas maintenant.

Serrant les lèvres à sentir le sexe dénudé de Charlie frotter contre le sien, trempant son boxer au passage, il tentait du mieux qu’il le pouvait de ne pas craquer et la prendre là, maintenant sur le canapé. D’autant qu’il n’avait pas de préservatifs à porté de main et qu’il tenait  toujours sa cigarette allumée dans les mains… Séparant ses lèvres de celles de la jeune femme, il porta cette dernière à ses lèvres afin d’en tirer une ultime bouffée et, passant son bras libre derrière le dos de Charlie de manière à la maintenir en plus, il se pencha l’écraser dans son cendrier de fortune.
Se reculant retrouver sa place initiale, il laissa volontairement ses doigts glisser sous le haut de sa belle, remontant le long de son échine alors que ses yeux d’un bleu pur ne quittait les siens. « Pourquoi tu joues ce jeu là avec moi ? Tu es celle qui dit vouloir arrêter la partie, mais tu finis toujours par lancer les dés… Comment veux-tu que MOI qui apprécie ce jeu te force à arrêter ? » Sussura-t-il non loin de ses lèvres avant de les sceller dans un nouveau baiser auquel il mit fin rapidement, glissant ses lèvres jusqu’à sa gorge qu’il marqua de son passage. Déposant ses mains sur les hanches de l’étudiante, il l’a forca à se redresser sur ses genoux jusqu’à tant que son bas ventre ne se retrouve face à son visage et que, conformément à ses dires, il ne glissa son visage sous sa jupe, relançant une fois de plus les dés d’une nouvelle partie qu’elle perdrait sans doute encore. Inexorablement. Il n’y avait jamais d’égalité à ces jeux là.
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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   09.01.18 20:03
❝La mort de l'amour❞

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« Pourquoi tu joues ce jeu là avec moi ? Tu es celle qui dit vouloir arrêter la partie, mais tu finis toujours par lancer les dés… Comment veux-tu que MOI qui apprécie ce jeu te force à arrêter ? »

Je fermes les yeux lorsque nos lèvres se rencontrent. Encore une fois, je suis le dindon de la farce dans le jeu auquel j’ai arrêter de jouer il y a bien longtemps. Avais-je seulement réellement quitter la partie ? Là , dans le silence de l’appartement coûtant certainement plusieurs million de dollars, je me sens minuscule. Si petite, lorsqu’il m’attrape par les hanches, qu’il presse ses doigts contre ma peau déjà abîmer depuis longtemps par la vie de vice que je mène. Je dis encore une fois que j’ai envie d’arrêter tout ça. Tout ces jeux avec les garçons, toute cette parade sociales que l’ont impose aux gens comme nous. Je me dis que s’il me force à rester c’est que je compte en tout cas un petit peu. Ce n’est pas suffisant. Ça ne me suffit plus, tout ça. Je me sens las de courir après une personne qui jamais, ne m’acceptera. Il me dit que je continue sans cesse de jouer avec lui mais, c’est lui qui me retiens , c’est lui qui m’appelles, c’est lui qui me donnes des excuses pour continuer de jouer. Et il sait, je sais qu’il sait, quoi qu’il puisse en dire, peu importe combien de fois il me montrera qu’il ne sais pas, il sais que je ne lui dis jamais non. C’est pour ça qu’il m’appelles les soirs triste. Il croit que je ne vois pas qu’il cache son malheurs. Il croit que je ne sais pas qu’il y a quelque chose qu’il ne peux pas dire , sous aucuns prétextes. Je ne lui demandes rien, je lui donnes ce simulacre d’amour qui le fait avancer mais il ne voit pas qu’il se trompe ? Il ne voit pas que ce n’est pas au sexe qu’il est accro ? Il est accro au fait de ressentir quelque chose. Il est accro comme tout le monde sur cette terre, au fait d’être aimer. Et plus on avance, plus il me il me prive de ce sentiment sacré, grisant. Les gens paient pour ce sentiment. Les gens deviennent fou sans ce sentiment. Ulrich est accro au fait d’être le seul au monde pour une seconde pour une personne. Peut-être qu’il me retient dans son addiction parce que moi, je l’aime vraiment ? Je ne suis ni intéressée par son argent, ni par son physique pourtant avantageux. Les hommes m’aiment. Tous, même lorsqu’ils n’osent pas l’avouer en publique, ils finissent par m’aimer.
Était-ce parce que Ul ne m’aimais pas vraiment que j’avais fini par l’aimer ? Était-je une femme si simple ? Non. Je n’étais pas ce genre de femme là. D’autant que je ne savais même pas ce qui m’attirais particulièrement chez lui. Je me sens soulever sur les genoux et je passe mes mains dans les cheveux du jeune homme, mes yeux mi-clos fixant le plafond animé par les lumières de la ville. J’entends ma voix s’éteindre contre les murs de l’appartement. J’ai envie de lui crié d’arrêter. J’ai envie d’hurler qu’il a raison, que je devrais arrêter pour une bonne fois pour toutes notre relation aussi toxique que passionnée. Mais tout ce que je crie c’est «-Encore».

Et peut-être que c’est moi qui en demandes trop. Peut-être que c’est moi qui suis dans le faux. Je lui reproche de me garder, mais nous sommes tout les deux des êtres égoïstes. Je n’aurais eut aucuns scrupule à faire la même chose. C’est moi qui retiens contre moi , son visage, déjà profondément enfouit sous ma jupe. Je m’étais convaincu que j’avais pris mes vêtements au hasard et pourtant, je suis toujours plus attirante , lorsqu’il m’appelle. N’avais-je pas l’habitude de porter des jeans ? N’en portais-je pas un plus tôt ce matin ? Et pourtant je n’étais pas sûr qu’il m’ait seulement déjà vu en tenue si simple. Je suis une menteuse. Je n’ai pas envie de partir. J’ai seulement envie qu’il me dise de rester. Ou au moins de l’attendre parce que je sais que j’en suis capable. Du moins, quoi que très peu patiente de nature, je sais que je peux essayer. J’aimerais qu’il me dise qu’il a des choses à réglé mais qu’il me reviendra quoi qu’il en coûte. Je ne dirais pas des sottises à Ulrich comme "je ne peux pas vivre sans toi." Ou comme "je veux que tu me sois fidèle." Parce que je sais que ce sont des choses irréalisable. Je ne demanderais jamais à quelqu’un de faire ce que je suis incapable de faire. Parce que moi aussi, j’aime à aimer des inconnus. Parce que c’est une toute nouvelle aventure chaque fois que de découvrir sous mes doigts, les gens se tordre dans un spasme de jouissance. Je me sens faire partie du monde. Je me sens faire partie d’une belle chose. Je ne peux pas demander à Ulrich de renoncer à ça. Mais je veux plus. Je veux plus que ce canapé, je veux plus que les traces qu’il laisse dans le cou. Je veux plus qu’être là dés qu’il m’appelle. Je m’en fiche qu’il soit avec une autre les autres soirs. Je veux juste qu’il pense à moi lorsqu’il les baisent. Je veux lui manquer, juste un peu quand je ne suis pas là. Je veux qu’il soit triste quand je lui dis non. Je veux plus que la lueurs animale qui anime ses yeux.

Lorsqu’enfin sort sa tête de sous ma jupe, je l’attrape par la main. Le menant dans sa chambre , je crois que je ne suis pas tout a fait consciente de ce qu’il se passe lorsque je le pousse sur le lit et attrape dans la boite un préservatif que je déchire du coin de la dent, alors que d’une autre main je retire le boxer de l’autrichien. Et avançant à quatre pattes au dessus de lui pour atteindre ses lèvres, je l’embrasse une dernière fois avant d’enfin, prendre la parole, m’empalant sur lui d’un gémissement.

«- Je ne dirais pas toujours oui, Ulrich. Bientôt, quand tout ça sera trop dur à supporter, je disparaitrais. Tu le sais , pas vrai ?»

Mes mots s’évanouissent dans un gémissement alors que le regard de l’étudiant s’est déjà, depuis longtemps transformé en une espèce de mimique étrangement belle. Je me sens onduler pour accompagner ses gestes alors que mes yeux mi-clos supplient d’en avoir encore. Je voudrais que ce moment-là ne s’arrête pas. De cette façon, il n’y a plus de problème, plus de sentiments. Juste nous deux contre le monde entier, il n’y a plus cette rage qui me creuse le ventre tous les jours. Juste nous deux et rien de plus. Mes mains appuient ses poignet contre l’oreiller. Je garde sur lui, sur nous, l’illusion d’un contrôle que j’ai perdu il y’a déjà quelques temps. Je gémis encore et encore, mes mains se serrant si fort que ses poignet en deviennent rouge, mon nez vient renifler sans honte la nuque du jeune homme. Il a acheter ma marque de cigarette. Celle qui sent une odeur si particulière. Il sent le savon et la sueur, l’humidité de nos deux corps brûlant se mélangeant. Dieu que j’aime cette odeur. Dieu que j’aime ses petites oreilles, dieu que j’aime ses mains, fines et douces. Dieu que j’aime ses râles sourd de plaisir et la façon dont il respire lorsqu’il fait l’amour. Dieu que j’aime ses cheveux blond et fins lorsqu’ils caressent mon visage, lorsque je passe mes mains dans sa criniére blonde , resserant l’etreinte.

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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   09.01.18 23:17
Attente interminable


Son visage perdu entre les cuisses de Charlie, Ulrich n’entendait que trop bien les soupirs de la jeune-femme, ses supplications ne faisant qu’accroître son désir brûlant de la posséder. Car il savait qu’il l’a possédait, au moins en partie.
Son corps si réceptif à chacune de ses caresses, à chacun de ses coups de langue. Sa voix cassée gémissant son nom comme tant de mélodies à ses oreilles. Ses cheveux d’un blanc laiteux caressant sa peau, son souffle chaud se mélangeant au sien. Il savait que Charlie éprouvait au moins autant de plaisir que lui à leur ébats. Il savait que jamais il ne l’a décevait lorsque leurs corps nus ne faisaient qu’un, contrairement aux moments qu’ils passaient loin de ces plaisantes étreintes.
L’Autrichien savait que la seule façon qu’il avait de satisfaire une femme, c’était par le sexe. Dès que la relation se faisait plus poussée, dès qu’il fallait converser et échanger des points de vue, des idées ou des goûts, il perdait inexorablement de sa superbe et devenait le type vaniteux et infidèle qu’il était aux yeux de ses exs. Ses seules qualités ? Sa fortune et sa beauté. S’il était un bon coup, il n’en était pas de même concernant ses qualités de petits amis.
Ulrich était égocentrique, on le lui avait suffisamment répété. Il n’était pas méchant, loin de là même. Il possédait même une certaine empathie. Et s’il était prêt à donner l’un de ses reins à ses amis si ceux-ci le lui demandaient, il faisait toujours passer ses besoins avant ceux des autres, et en particulier ceux des femmes.
Pour une obscure raison que seul un psychanalyste confirmé pourrait donner, Ulrich aimait à aimer les femmes, il aimait à les faire crier de plaisir et n’en était jamais avar, mais il n’arrivait à les considérer comme des égales. Si une part de lui les adulait, une autre bien plus obscure les méprisait.
Il avait peur d’elles, peur de les aimer trop fortement, peur de s’accrocher et de perdre son identité propre, aussi fictive et surjouée soit-elle. Il avait peur de ne plus être maître de lui-même, de sa vie, de ses sentiments. Il avait peur de se laisser aller, peur de ce qu’il pourrait devenir et de ce qui pourrait advenir de lui si jamais on le laissait tomber.
Il avait peur, tout simplement.
Ulrich avait peur, d’une peur si intense qu’elle était cachée profondément au fin fond de son esprit tortueux. Si profondément que lui-même ignorait même avoir peur d’une telle chose.
Inconsciemment, il fuyait tout danger potentiel, s’interdisant à lui-même d’aimer avec sincérité, de son montré tel qu’il était réellement.
Après tout, qui était-il ? Lui-même n’était pas bien sûr de le savoir. Il était le mélange entre ce que la société et ses parents attendait de lui, ce qu’il voulait devenir et le rejet de ce qu’il était. Il était une chimère, un être créé à partir de plusieurs autres. Un monstre à visage humain. Un ange emprisonné sur terre. Il était un Homme, en somme.
Un homme à la vie si souvent envié mais aux désirs constamment entravés.
Oui, sa vie semblait parfaite. Oui, elle était sans doute bien plus enviable que de nombreuses autres, mais il était prisonnier de lui-même.  Et il savait qu’il était le pire de geôlier. Cette prison doré s’était refermé sur lui il y a des années et il en avait perdu les clefs.

L’ultime cris de plaisir de Charlie résonna quelques instants contre les murs de son appartement, lui tirant un sourire satisfait alors que la jeune-femme  se redressait et lui attrapait la main sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, étouffer entre ses cuisses. Se laissant traîner jusqu’à sa chambre sans un mot, il ne fit rien lorsque Charlie je jeta sur son lit, pas plus lorsqu’il l’a vit sortir un préservatif de sa table de chevet et en déchirer l’emballage entre ses dents.
Il ne réagit pas plus lorsqu’elle le débarrassa de son sous-vêtement devenu une fois de plus encombrant et qu’elle lui enfila son vêtement de latex.
Elle avait tiré les dés et voilà qu’elle venait d’atteindre une fois de plus la ligne d’arrivée.
Un long râle s’échappa d’entre les lèvre du blond lorsqu’elle s’empala sur lui, lui tirant un long frisson alors que ses doigts venaient se presser sur ses hanches de manière à guider chacun de ses mouvements, à induire chaque va et vient. «- Je ne dirais pas toujours oui, Ulrich. Bientôt, quand tout ça sera trop dur à supporter, je disparaitrais. Tu le sais , pas vrai ?»  Les lèvres entrouverte, la respiration saccadée, le jeune-homme hocha la tête avec lenteur, la commissure de ses lèvres s’étirant en un sourire franc, mi taquin mi triste alors qu’il s’exprimait d’une voix rauque, gutturale. « J’en suis parfaitement conscient… Mais j’ai envie de jouer encore un peu… De tirer sur la corde avant qu’elle ne cède » Glissant une main sur son visage pâle, il le caressa avec douceur avant de venir passer ses doigts entre ses cheveux broussailleux, puis jusqu’à sa nuque diaphane.
Elle était belle, le visage convulsé par le plaisir et tous ses sens en émoi.
Elle lui plaisait, prenant l’initiative, le regard à la fois dur et incertain.
Il voulait jouer. Jouer aussi longtemps que possible, jusqu’à se lasser. Jusqu’à ce que lorsque son regard passerait sur son nom, il n’ait qu’une seule envie : celle de la passer sans s’y arrêter.
Il avait envie de l’user jusqu’à la corde. Il avait envie d’être un peu moins seul, un peu moins lui.
Ou un peu plus.
Il avait envie de se lasser avant qu’elle ne se lasse.

Le corps tendu par son second orgasme, il prit quelques nouvelles secondes à reprendre pieds dans la réalité, aimant plus que tout cet abandon suivant l’apothéose de son plaisir. Lorsque son regard rencontra celui de Charlie, il ne put que lui sourire du bout des lèvres avant de murmurer d’une voix lasse « La partie est finit pour ce soir… Et j’ai toujours ma bouteille de vin qui traine dans mon placard… Tu veux pas m’aider à y remédier ? »
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MessageSujet: Re: Attente interminable [PV Charlie]   10.01.18 14:52
❝La mort de l'amour❞

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« J’en suis parfaitement conscient… Mais j’ai envie de jouer encore un peu… De tirer sur la corde avant qu’elle ne cède »

Alors j’avais raison ? Il sait que la relation que nous entretenons je pourrais pas la supporter trop longtemps. Il sait que si ça continue, la corde finirait par céder. Plus le temps avançais et plus Ulrich me plaisait, mais plus le temps avançais et moins je me plaisais, moi. J’avais l’impression de me transformer en femme docile, en femme que l’ont peut dresser, en un simulacre de fille insipide et facile. De celles qui ne disent jamais non. Je n’étais pas sûre d’être apte à me supporter trop longtemps en me comportant comme ça. Je n’avais d’ailleurs aucune envie de me supporter lorsque je ressemblais à ça. Ses mains se défont si vite de mon étreinte, sans peine. Moi qui pensais le tenir avec tellement de force. Je me sens bizarrement aimer lorsque l’autrichien passe une main douce sur mon visage , alors que son autre main m’attrape avec tant de force, ma taille si fine. Ses mouvement extatiques ne tardent pas à avoir raison de lui. Alors que je me sens tétanisée entre le plaisir que je ressent lorsqu’il est en moi et le dégoût qui me monte à la gorge à l’entente de mots sincère que je ne suis pas sûre d’avoir voulu entendre. Je me sens terrorisée. Terrorisée parce que je le savais. Mais que je n’avais jamais été assez courageuse pour me l’avouer totalement. Je me rassurais peut-être un peu. La relation n’était pas nocive, elle était carrément toxique. Et alors que le sent se contracter dans la torpeur de la jouissance , moi ,pour la première fois avec Ulrich, je ne jouis pas. Trop préoccuper par ses paroles.
La corde venait-elle de cédé à l’entente de ses mots ? Non. Pourtant, je sens qu’une résolution nouvelle s’empare de moi. Comme si je devenais tout d’un coup, bien plus résolue. Je me dis qu’il est temps que j’oublie Ulrich. Je me dis que je ne peux pas aimer un homme comme ça. Je me dis que je ne peux pas me permettre de souffrir pour lui. La corde venait-elle de cédé ? Encore une fois, non. Mais plus jamais je ne verrais Ulrich de la même façon. Plus jamais je ne considérerais son sourire naïf, plus jamais je n’accepterais ce visage innocent. J’avais compris une chose ce soir. Une chose qui peut-être ferait tour changer dans notre relation. C’est qu’en devenant une femme docile, j’avais libéré le monstre qui se cachait en Ulrich. Je remarquais alors un visage et une facette du jeune homme que je lui connaissais pas. Si seulement cette part de ténèbres en lui de me faisait pas tant d’effet ? Si seulement je n’aimais pas autant les hommes compliqué.

Cette situation, je l’avais déjà vécue. Je la connaissais. Je savais comment tout ça finissait. Lorsque quelques années plus tôt , du haut de mes dix-huit ans, je m’entichais d’un garçon bien plus vieux que moi, fiancé et évidemment avait de gros problème d’attachement. C’était un motard, il m’emmenais sur les routes entre San Antonio, ma ville natale, et Houston. Il se battait et s’enfuyait le matin. Je crois que c’est lui, qui m’a donner cette sale habitude de m’enfuir aux première lueurs du jours. Je crois que je suis le cliché de la femme qui aime les mauvais garçons et je pensais être capable de passer outre ma tendance à cette attirance si banale en m’entichant d’une altesse royale. C’est dommage. C’est dommage parce que je suis entrée encore plus dans mon propre cliché. Ça m’énerve. Pourtant, en y réfléchissant plus en avant, lorsque le premiers amour de ma vie avait disparu, du jours au lendemain, ne donnant plus de nouvelles je n’avais pas été plus triste que ça. Du moins, je n’avais pas eut l’impression d’être si touché. J’avais pleurer une fois. Et j’avais commencer à voir des garçons pour me sentir moins seule et quelques semaines plus tard, j’avais totalement oublié mes sentiments fragile pour cet homme si insipide. Ulrich porte a mes yeux un visage tout nouveau et son égoïsme qui me heurtait si fort , quelques temps plus tôt me rappelle seulement que je devrais juste arrêter moi-aussi de tant essayer.

« La partie est finit pour ce soir… Et j’ai toujours ma bouteille de vin qui traine dans mon placard… Tu veux pas m’aider à y remédier ? »

Il m’attrapes par les poignets et me fait glisser sur le côté , je me laisse tomber lourdement dans les draps , alors qu’entre ma poitrine ruisselle des goutes de sueurs. Je me relève doucement, les larmes aux yeux. Entre la pauvreté de mes conviction et la tornade d’émotion qui se cache à l’intérieur de moi, je crois qu’au fond , moi aussi je commence à me lasser. Ce jeu ne m’amuse pas. Il ne m’amuses plus. Le sourire qui s’affiche aux coin de mes lèvres semble immuable.

«- Non, pas ce soir . Je suis fatiguée , maintenant. »

Je me rhabille et attrape dans son paquet de cigarette , un tube de nicotine que je porte a mes lèvres sans allumer. J’enfile ma veste en jean et mes bottines et attrape mon sac avant qu’il me retienne je me tourne vers lui et l’embrasse. Le serrant dans mes bras , tendrement, pour une fois. Je lu fais un sourire et lui caresse la joue alors qu’il me suit devant la porte d’entrée de son appartement.

«- Appelles-moi encore bientôt, et je viendrais. »

Je dis ça et puis en sortant de son appartement, je n’en suis plus si sur. J’allume ma cigarette et grimpe dans ma voiture, voiture qu’il est temps que je change, bien que je l’aime. Je me dis qu’il est peut-être encore temps de m’enfuir, que si je vois encore Ulrich c’est lui, qui finira par ne plus vouloir me voir, et moi qui continuerais a vouloir toujours plus. Je me dis que je devrais faire comme avec Ethan, mon premiers et seul petit ami. Je me dis que je ferais mieux de trouver quelqu’un qui m’aime plus que je l’aime.

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