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 Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]

avatarAmalia WilliamsParfait inconnu
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Age: 23 ans.
Classe / Job: Troisième année d'université (section musicologie)/Violoniste au See the Lights.
Logement: Appartement 2 à l'internat.
MessageSujet: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   26.10.17 20:24

Amalia Williams


 
Nom : Williams.
Prénom :  Amalia.
Age : 23 ans.

Nationalité : Japonaise.
Orientation sexuelle : Pansexuelle.

Groupe : Why Life is So Art ?

Classe : 3ème année d’université, section musicologie.
Club : Musique.
Situation financière : Bonne.
Baito / Fonction : Future musicienne du See The Lights, dans la partie restaurant. (entretien à venir avec Abby)
Logement :  Collocation étudiante.

 

Personnage de l'avatar ?

OC de chaosringen's.

Keep a secret ?

Le père officiel d’Amalia n’est pas son père biologique.

Si on te dit "TheWatcher" tu réponds?

Il était déjà là lorsque j’étais lycéenne à Seika, j’ignorais qu’il sévissait toujours. Je suppose que certaines personnes ne changent jamais ? J’ai déjà été ciblée quelques fois mais j’aimerais autant ne plus l’être à présent, même si je ne pense pas que j’y échapperai. Les rumeurs m’ont toujours collées à la peau de toute manière.

Sadly beautiful


Inspirant une tristesse d’une douceur infinie, Amalia possède un charme particulier, celui qui passe rarement inaperçu. Malgré cette impression de transparence qu’elle renvois, comme si elle n’était jamais réellement présente, elle est toujours remarquée. Outre cette aura magnétique, cela est vraisemblablement dû à la grande beauté de la demoiselle, une beauté qui lui aura pourtant apporté plus de problèmes que de réels avantages. Cela se traduit par des traits d’une finesse raffinée, rarement changeants, et prenant place sur un visage blanc et ovale, encadré par une longue chevelure noire, aussi sombres que le deuil qu’elle semble porter en permanence. Sa silhouette y joue sûrement beaucoup aussi ; mince et élancée d’un beau mètre soixante-quinze, comblée d’une généreuse poitrine.
Sans cela, elle pourrait probablement se fondre mieux dans la masse, étant donné la pure simplicité de ses vêtements, bien qu’ils soient tous de qualité pour la plupart, portés dans des tenues toujours soignées, principalement dû à de vieilles habitudes. Des accessoires fantaisistes pourraient attirer quelques regards, au contraire du simple médaillon en forme clef de sol, caché derrière le tissu recouvrant sa généreuse poitrine.


On entend rarement sa voix s’élever à travers ses douces lèvres rosées. La jeune femme ne semble pas faite pour entretenir des discussions animées, ne parlant que si cela est vraiment nécessaire. Elle préfère un regard légèrement absent, un esprit occupé par une musicalité qu’elle seule peut entendre, des mouvements de bas en haut pour finir au plus vite une discussion.. Non, la demoiselle est loin d’être sociale, sans pour autant paraître désagréable. Cela peut être perçu différemment selon les personnes, mais dû à sa douce attitude, il est courant de penser qu’elle est simplement réservée ou qu’elle est craintive devant des personnes qu’elle connaît peu. Cette légère douceur est toujours présente à travers ses actes et ses paroles, même lorsqu’elles sont supposément vexantes ou blessantes, pouvant perturber autrui. Même s’il est rare qu’elle s’implique davantage que nécessaire dans une conversation, cela peut parfois arriver. Un sujet qui l’intéresse, une personne particulière, une solitude à combler ? Les raisons peuvent être diverses mais lorsque cela arrive, il est surprenant de la voir se montrer réellement attentive malgré une distance toujours présente. De temps à autre, il serait même possible de voir un sourire prendre place sur son visage, peut-être même de la faire rire.. Cependant, ce n’est pas si appréciable que cela devrait l’être. Les sourires esquissés sont douloureux et son rire mélodique est mélancolique.


Miroir de l’âme, ses deux iris marquent celle des autres à jamais par leur turquoise envoûtant. Souvent fuyantes ou absentes, accompagnées d’une pointe de tristesse, il est difficile de capter leur attention mais une fois cela fait, elles semblent prendre vie et chercher à exprimer d’innombrables émotions enfouies au plus profond d’Amalia. Chose rarement produite par autrui, l’exclusivité revenant au violon. Une fois en contact avec ce dernier, la jeune femme est animée d’une passion brûlante, laissant sa passivité et son indifférence derrière elle, faisant place à une toute autre personne dans une puissance symphonique. D'ailleurs les deux tatouages qu'elle possède, le premier sur sa hanche gauche et le deuxième au dessus de sa poitrine, témoignent de l'importance de la musique pour la jeune femme.

I think I’m afraid to be happy because when I do get too happy, something bad always happens.



Ils disent que ma tentative de suicide a échoué. Ils ne savent pas que je suis morte ce jour-là. Depuis, plus rien n’a d’importance pour moi. Je ne fais qu’errer, sans but et sans réelle volonté de vivre. J’aurais probablement récidiver si je n’avais pas repris le violon.. Cela a été un chemin long et difficile, semé de suivis psychologiques et de sombres souvenirs, mais le jeu en a valu la chandelle finalement. 
La seule fleur éclatante d’un jardin dévasté serait la meilleure métaphore pour exprimer ce que représente la musique dans ma vie. Je m’y raccroche de toutes mes forces car c’est l’unique chose qui me procure du bonheur, le seul rempart face à la dépression. Il ne se passe plus une seule seconde, une seule minute sans qu’elle ne m’accompagne désormais, je ne peux tout simplement pas vivre sans. Une véritable addiction mélomane.
Elle me plonge dans une bulle : peu importe que je sois seule ou parmi un groupe, elle ne me quitte jamais. Plus qu’un refuge, c’est devenu un monde à part entier pour moi. Un monde où je ne laisse entrer que la musique, où je ne vis que pour cet art, loin de cette réalité froide et cruelle. Je ne veux plus avoir à y faire face, j’en ai déjà suffisamment fais les frais, et tant pis si je dois me mentir à moi-même pour conserver mon univers pur et intact. Je veux y être à chaque instant, rester éveillée dans ce havre de paix.
J’imagine que me couper du monde de cette façon doit me rendre plutôt asociale mais ça n’a aucune importance. Rien ne change. Lorsque j’ouvre les yeux il s’agit toujours des mêmes sourires hypocrites, les mêmes qui murmurent derrière moi. La musique m’a presque permis d’oublier leur existence, même si, inconsciemment, je m’en suis toujours rappelé dès lors que j’étais confrontée à autrui. Au milieu de tous ces visages faux, certains sont probablement honnêtes.. Mais au bout du compte, je finirais seule comme toujours, alors à quoi bon essayer de discerner les intentions de ceux qui m’entourent ? Je me fiche que l’on m’approche par intérêt, que l’on me mente.. Même si je n’ai jamais été très sociale, c’est agréable d’avoir quelqu’un qui semble se soucier de moi et j’accepte le risque que ce soit faux. C’est un doux mensonge auquel je veux bien faire semblant de croire. 
Je sais que toutes les relations que je peux avoir sont éphémères et se termineront au mieux par un abandon, au pire par une trahison. Je me suis résignée à cette évidence et étonnamment, j’en suis plus apaisée qu’auparavant. Je sais que les choses ne dureront pas, j’essaie donc de simplement profiter du présent. Nul besoin de s’inquiéter du futur ; il est déjà joué d’avance.
 
Et pourtant.. J’ai beau me montrer moins distante qu’auparavant, ce n’est qu’une façade. Savoir que toutes mes relations ne seront jamais durables reste toujours douloureux et je ne peux pas m’empêcher de garder une barrière entre moi et les autres. Plus subtile, plus discrète, mais toujours présente. J’ai beau enfouir ma méfiance au plus profond de moi, je la sens toujours : faible mais bien présente, me susurrant qu’ils sont là uniquement par intérêt et qu’ils me trahiront à la première occasion.. Ces tentatives de retour à la réalité sont couvertes par les mélodies qui hantent mon esprit et elles ne m’effleurent que quelques secondes avant que le rêve ne reprenne le dessus sur le réel.
Parce que la musique m’est un monde bien plus agréable, je préfère m’y plonger, au détriment de cette réalité qui s’éloigne de plus en plus de moi à chaque note. J’ai beau être consciente que ma vision est faussée, je n’ai aucune envie de voir à nouveau la véritable.
 
Je m’entoure d’une glace chancelante, pouvant facilement laisser place au feu lorsque mon passé ou ce qui m’y fait penser est évoqué. Cela ne m’est pas arrivé plus d’une fois depuis que je m’en suis entourée, l’unique cas étant lorsque j’ai empêché une jeune fille de se suicider. Un moyen et une souffrance semblables qui ne m’avaient que trop rappelé moi à son âge.. celle que je suis redevenue à cet instant, sans pouvoir me contrôler. Je ne l’ai jamais revu mais je m’en rappelle toujours. Le jour où j’ai compris que ce passé détruisait tout ce que j’avais construit dès lors qu’il entrait en jeu. Cela remonte à trois ans et depuis cela, plus rien, un long fleuve tranquille. Mais revenir au Japon va sûrement tout changer, puisque c’est là-bas que se trouve ce passé, capable de me faire changer de manière drastique en quelques secondes.
Je hais ce manque de contrôle. C’est sûrement pour ça que je préfère vivre dans une illusion contrôlée, plutôt que dans la réalité, ne m’offrant qu’un gouffre sans fond de dépression et de rancune.
 

You can’t sell dreams to someone who has always walked through nightmares.



J’enlace une dernière fois mes grand-parents pour leur dire au revoir avant de monter dans l’avion. Je suis en train de tout quitter sous un coup de tête. J’ignore ce que j’espère trouver en rejoignant mon père au Japon, où je n’ai pas remis les pieds depuis cinq ans. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne sera pas question de retrouvailles heureuses et émouvantes.. Mais c’est sans doute normal entre deux étrangers, non ? Vit-il seulement encore dans la maison de mon enfance ? Est-il actuellement à Tokyo ou à l’étranger pour le travail ? Les questions ne cessent de tourner dans mon esprit tandis que je m’installe dans un siège. Plus j’y pense et plus j’ai l’impression de faire une erreur. Je me sens enfin heureuse et à ma place ici.. Tout plaquer pour retourner sur les terres de l’origine de mon mal-être ne va-t-il pas juste m’y faire replonger ? Et ce, uniquement par.. curiosité ? Ça sonne si pathétique.. Mais j’ai besoin de savoir. De comprendre enfin ses agissements. Une part de moi espère qu’il s’agit tout simplement d’amour inavoué, mais ce serait si utopique, qu’au fond, j’ai peur de connaître ses raisons. Et si elles me brisaient plus qu’autre chose ? Il a toujours eu une parole excessivement dure et tranchante avec moi, qui me transperçait le cœur. 
Et c’est l’une des rares choses que nous avons en commun. Bonne ou une mauvaise chose, je n’en sais rien. Mais c’est ce qui m’a permis d’aller de l’avant après la mort de maman. Peut-être pas de la meilleure façon qui soit, peut-être pas sur le long terme, mais ça m’a néanmoins aidée à l’époque. S’il n’avait pas eu ces mots à mon égard, j’ignore comment j’aurais trouver la force de sortir de ce cercle vicieux. Je me sentais tellement coupable. J’étais persuadée de l’avoir tuée. Que tout était ma faute. 

Maman était ma source de bonheur. C’était grâce à elle que je pouvais supporter d’être exclue des autres enfants parce que j’étais différente, les disputes entre elle et mon père, l’absence et la froideur de ce dernier.. Maman m’a offert un monde de musique et d’aventures. Je ne me rappelle pas avoir été à nouveau aussi heureuse qu’à cette époque. Et elle est aussi celle qui s’est finie le plus brutalement. 

J’avais dix ans, je n’avais pas conscience que la mort pouvait être si calme et silencieuse. Je n’y avais jamais réellement réfléchi jusqu’alors, mais dans mon esprit d’enfant, c’était forcément quelque chose de violent, impossible à rater. Et pourtant je n’ai rien remarqué ce jour-là.. Du moins, je n’avais pas remarqué que c’était si grave. Maman me semblait malade, plus pâle que d’habitude, mais rien qui ne m’alarma vraiment. Qu’elle mette ça sur le compte de la fatigue, me demandant de lui jouer un peu de violon pour la détendre eut tôt fait de dissiper mes doutes. J’adorais jouer du violon avec elle ; avoir l’occasion d’en faire pour l’aider à aller mieux m’avait rendue très fière sur le coup.  Je pensais aider maman. J’étais tellement stupide. Je ne l’ai pas du tout aidée. Je l’ai juste laissée mourir. Je l’ai aidée à mourir.

Je sens les larmes couler et instinctivement, j’enfonce mes écouteurs dans mes oreilles et enclenche une musique au hasard. C’est toujours aussi douloureux de se remémorer ce moment. Parce que la culpabilité ne m’a jamais quitté en fin de compte. Le moment où je me suis rendue compte que sa peau était froide, que je ne sentais plus son pouls.. fût sûrement celui où j’ai perdu mon innocence. J’ai été incapable de toucher à mon violon après ça, je pensais que ma musique l’avait tuée. J’ai beau avoir grandis depuis, et connaître la vérité, ça n’efface pas ma culpabilité. Le temps durant lequel j’ai joué aurait peut-être pu être utilisé pour la sauver. Et je suis obligée de vivre avec ça. J’ai beau occulter ce souvenir, il est toujours là et le sera sans doute à jamais.

Si le simple fait de penser à mon père me remémore l’un des pires moments de ma vie, j’ignore comment je vais bien pouvoir réagir une fois au Japon. J’ai beau y avoir passé la majorité de ma vie, je ne m’y sens pas chez moi, sûrement parce que je n’ai jamais réussi à m’intégrer. J’ai été seule si longtemps.. Et après la mort de maman, me socialiser était devenu encore plus dur qu’avant, j’étais trop agressive et brutale avec les rares personnes qui venaient me parler, les faisant fuir, mais je m’en fichais. J’étais persuadée qu’ils n’étaient pas sincères. 

Les quelques larmes ayant dévaler mes joues attire l’attention de ma voisine. Sa voix surplombe ma musique ; elle croit que j’ai peur de l’avion et essaie de me rassurer gentiment. Mais je n’ai pas besoin de la pitié d’une inconnue ; pas maintenant, pas ici. J’hoche légèrement la tête pour lui faire comprendre que c’est bon et qu’elle se taise. Je tourne quand même la tête vers elle pour la regarder. Elle a un regard doux et bienveillant. Elle me fait penser à Sasha.


Sasha.. J’aurais aimé qu’elle soit là pour me réconforter. Si elle m’avait vu dans cet état, nul doute  que l’inquiétude l’aurait gagné quasi instantanément ; je pouvais presque voir la foule de questions qui désirait sortir de ses lèvres mais qu’elle gardait enfermée, pour ne pas m’oppresser. Mon départ soudain risque de la faire paniquer, quand elle aura vu mon message. Je n’ai donné aucune explication, j’étais pas vraiment en état de le faire. Je voulais juste la prévenir. C’est la seule pour qui je l’ai fait d’ailleurs. Même si j’apprécie Francesca et Laura, ce n’est pas la même relation qu’avec Sasha. Elle est celle qui se rapproche le plus d’une vraie amie, qui n’a jamais hésité à me défendre malgré sa timidité.. contrairement à Yuka. Je me demande ce qui a bien pu me paraître si différent chez elle à l’époque pour que je baisse ma garde.. Un soupir s’échappe de mes lèvres alors que je me laisse bercer par la musique, sentant distraitement l’avion décoller. Rapidement je perds la notion du temps, perdue que je suis dans ce refuge musicale. Mais cela ne décourage pas mes souvenirs, qui jaillissent dans mon esprit pendant que le trajet en avion commence. Et j’essaie de me rappeler de notre première rencontre.

Son attitude était hésitante, je l’avais immédiatement identifiée comme une personne peu sûre d’elle. Ses mots avaient été suffisamment maladroits pour me permettre de partir au quart de tour, la faisant s’enfoncer de plus en plus dans ses paroles. Mais.. la situation était presque devenue amusante au fur et à mesure qu’elle s’embrouillait dans ses propos, et j’ai naïvement cru qu’elle était honnête.

Me rappeler de mon ancienne meilleure amie fait automatiquement remonter en moi ma sombre période lycéenne. Ce que je croyais avoir était tout simplement illusoire. Et le pire c’est que je n’avais même pas été surprise.. J’avais juste.. je sais pas, espérer que Yuka aurait le courage de s’imposer pour une fois. Pour moi. Mais j’imagine que j’en attendais trop.. Comme dans un état second, je me rappelle de l’odeur de l’encre, la sensation des ciseaux dans mes cheveux.. J’aurais tellement voulu que tu sois en vie à cette époque maman.. J’aurais tellement voulu que tu sois là pour moi, que tu me rassure.. J’en avais tellement besoin.. Si seulement ce jour n’était jamais arrivé.. Si seulement je n’avais pas joué La Sicilienne.. Si j’avais pu anticiper ces ciseaux.. J’aurais pu les garder longs comme toi.. Si j’avais été plus observatrice, tu serais peut-être encore en vie.. Si je n’avais pas été là, tu aurais été heureuse.. J’ai juste gâché ta vie, pas vrai.. ? Si tu n'avais pas donné naissance à quelqu'un comme moi, à l'enfant d'un autre, tu aurais pu être heureuse avec lui.. si nous avions partagé le même sang, papa m'aurait-il aimé ? Aurait-on pu être une famille normale ? Mes nuits auraient-elles pu être rythmées par autre chose que vos disputes ? Papa aurait-il été plus présent ?

Prise de nausées, je me précipite aux toilettes. Je prends tout juste le temps de verrouiller la porte derrière moi avant de me pencher sur le lavabo. Ressasser tout ça est en train de me rendre malade. Je me rince la bouche et reste penchée au-dessus du lavabo quelques secondes. Les souvenirs continuent d’affluer. C’est dans un lieu comme celui-ci que ça avait commencé. 

« Pourquoi je serais amie avec toi si ça ne faisait pas du bien à mon image ? »


Je savais qu’elle mentait. J’étais blessée, pas par son mensonge mais par sa lâcheté. Celle dont elle avait fait preuve devant nos amies, puis devant l’harcèlement qu’elle avait laissé faire.. Je ne veux pas revoir Yuka à Tokyo. Mais surtout, je ne veux pas la revoir avec Len. Qu’une personne si passive et lâche ait quand même pu l’avoir m’ait toujours aussi difficile à reconnaître. Comment a-t-il pu tomber amoureux d’elle ? S’il s’était s’agit d’une autre fille, j’aurais pu l’accepter.. mais que ce soit Yuka était trop dur à encaisser. Et le pire, c’est que je suis celle qui à pousser Len à s’en rapprocher. Lorsque Yuka était devenue l’harcelée à ma place. Len l’a aidé sur ma demande et il en est tombé amoureux. Pourquoi faut-il que je fasse toujours les mauvais choix ? Est-ce que j’aurais pu éviter ça en me réjouissant de ce retournement de situation  et en demandant à Len de ne pas s’en mêler ? 
La seule chose dont je suis sûre, c’est que je ne veux pas les revoir ensemble, en parfaite amourette. Je ne supporterai pas de devoir faire face à ce à quoi j’ai plus ou moins contribué. Ça me briserait le cœur une fois de plus. Comme la dernière fois.. quand j’ai appris la nouvelle.
Ça m’a détruit. Je ne voulais pas croire que lui aussi m’avait trahie, comme tout le monde. Je ne voulais plus le revoir mais.. je ne voulais pas retourner à ma vie d’avant, où j’étais complètement seule, j’avais besoin de lui ! Sans lui.. je n’avais plus rien à quoi me raccrocher et j’ai.. j’ai..

Je sursaute en entendant quelqu’un frapper à la porte. J’essuie rapidement mes yeux et inspire profondément. C’est pas le moment de craquer. Faut vraiment que j’arrête de penser à mon passé, je sais très bien que je me fais du mal à chaque fois. Mais en même temps je suis sur le point de m’y replonger.. Les coups sur la porte se font plus insistants et je me décide à sortir des toilettes pour retourner m’asseoir sur mon siège. Ça va aller. Je vais juste lever le voile sur ce mystère pour pouvoir aller de l’avant. Ensuite je pourrais retourner vivre en Italie avec mes grand-parents, chez qui je me suis installée il y a cinq ans, après avoir appris pour Yuka et Len, fuyant le Japon sous le conseil glacial que mon père m'avait donné, lors de notre dernière discussion.. Je pourrais continuer le conservatoire en Angleterre, en compagnie de Sasha, Francesca et Laura, mes camarades de classe depuis ma première année dans cet établissement. Je pourrais voyager en France avec Rosalina et.. je pourrais être heureuse. Je n’aurais plus de raison de ressasser le passé. C’est la dernière fois. 
Ce n’est.. qu’une dernière vérité à entendre, avant de retourner dans cette douce illusion. Ce ne sera pas assez pour la briser.. me briser.. n’est-ce pas ? J’ai réussi à tenir des années avec des fardeaux bien plus lourds.. Alors pourquoi j’ai l’impression que celui-là va m’achever ? Pourquoi ce qu’il pense est si important pour moi alors que ce n’est ni plus ni moins qu’un inconnu ? Pourquoi…

Ma vue finit par se troubler, par frustration de n’avoir aucune réponses à mes questions, et par appréhension à l’idée de revenir. Je vais craquer alors que je ne l’ai même pas encore vu.. C’est pas bon du tout..
Les mains tremblantes, j’enfile mes écouteurs et met en route une playlist. Instinctivement, mes pensées viennent se focaliser sur la musique, me faisant perdre conscience de ce qui m’entoure. Me permettant peu à peu d’oublier, et je me sens mieux alors je passe le reste du trajet, réfugiée dans la mélodie qui résonne dans mes oreilles.

***

Je suis arrivée finalement. J’ai presque  mal à la tête après avoir passé tout le trajet, les écouteurs vissés à mes oreilles. Je consulte mon téléphone et constate que Sasha m’a laissé une dizaine de messages, sans compter les cinq appels manqués. Je la rappelle sans réfléchir, bien que l’heure doit être tardive à Londres. La connaissant, elle serait capable de ne pas dormir tant que je ne lui aurai pas répondu. Je n’ai pas à patienter longtemps avant d’entendre sa voix paniquée. 

« Amalia ? T’es à Tokyo, là ? 
-Oui, je viens d’arriver.
-Je vois.. aheum.. »

Me doutant de ce qu’elle veut savoir, je décide à lui expliquer rapidement la situation.

« J’ai décidé ça il y a une quinzaine d’heures environ.. Mais ne t’inquiète pas, je vais revenir au conservatoire. J’ai juste une urgence.. familiale à régler. J’ignore le temps que ça va prendre mais je n’ai pas l’intention de faire ma vie au Japon.
-Oh, tant mieux alors! »

Je sens une pointe de soulagement dans sa voix à cette annonce. Soulagée que je revienne ? Un léger sourire se forme sur mes lèvres ; au moins là-bas, je sais que quelqu’un m’attend.

« Mais.. est-ce que tout va bien ? »

Je m’apprête à répondre par la négative avant de changer d’avis. Si je lui dis la vérité, elle va vraiment s’inquiéter.. Je préfère autant la laisser se reposer, le simple fait de l’entendre m’a déjà bien aidée.

« Oui. »

Je finis par raccrocher après quelques minutes. Le trajet a été long, je suis épuisée. Je ne vais pas tarder à rejoindre Sasha dans son sommeil. Mais avant, il faut que je règle quelques détails avec l’administration pour pouvoir aller dans la chambre que je dois partager avec d’autres étudiants. Je suis assez surprise qu’il reste des places à ce stade de l’année. Le directeur a peut-être eu pitié de moi, qui sait ? C’est dans l’enceinte de son école que j’ai essayé de me suicider après tout, peut-être qu’il se sent responsable de ce qui est arrivé. Mais je suis sûrement la plus étrange pour y revenir. J'ai vraiment décidé de partir sous un coup de tête et Seika était la seule université réputée dont je me rappelais encore. J'y avais passé ma dernière année de lycée, mon père m'ayant changé d'établissement après s'être rendue compte que j'étais harcelée. Me réinscrire dans une université serait sans doute juger inutile par une personne extérieure puisque je souhaite juste parler avec mon père mais.. Je suis consciente que je vais avoir besoin d'un bon moment avant d'être réellement prête à l'affronter. Et il me faut espérer qu'il ne soit pas en voyage à l'étranger quand je souhaiterai lui parler.
Je quitte l’aéroport, cherchant le chemin pour me rendre à Seika. J'ai préféré prendre une collocation, les frais d'inscription étant déjà assez élevés, et je n'avais pas vraiment le temps de chercher un appartement. Heureusement que je n'ai pratiquement pas utilisé le compte où je versais mon salaire à l'époque où j'étais encore mannequin, j'ai pu payer les frais d'inscription grâce à ça, je ne voulais pas en demander plus à grand-mère et grand-père, ils en avaient déjà fait bien assez pour moi.

Le joueur


Prénom / Pseudo : C’est Tsugumi 83
Age : 17 ans
Ancien ou nouveau ? Ancienne
Comment avez-vous connu le forum ? J’suis une ancienne
As-tu bien lu le règlement ? OK --S, chef !

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

My biggest sin is existing.

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Dernière édition par Amalia Williams le 31.01.18 21:02, édité 11 fois
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avatarAbby AlysterBoniche de Vladimir
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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   26.10.17 22:56
Je ne peux qu'accepter une de mes toutes premières élève parmi mon établissement !
Cela sera une joie de t’accueillir !

Je te donne rendez-vous à 10H, le 19 mai ! Apporte ton cv et ta lettre de motivation (Et ne prend pas de petit déj' y aura ce qu'il faut !)

Cordialement ♥️

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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avatarSaitô HibikiGougnafier
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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   08.11.17 10:44

Bonjour et "bienvenue" !

Je suis le méchant valideur, et je viens te faire retravailler deux trois trucs Razz

D'abord, ta description physique est longue mais reste vague, puisqu'elle s'attache beaucoup à ce que l'on peut penser de son apparence, sans rentrer dans le détail, hormis qu'elle porte bien tous les vêtements et pourrait faire mannequin, globalement. Tu mentionne un tatouage à la fin, sans en parler plus, par exemple.

Tu précises également des yeux bleus, cheveux noirs, et des formes pas japonaises, pour une origine japonaise. C'est assez rare, non ?

D'ailleurs dans l'histoire, tu n'abordes pas beaucoup de point clés. Tu as déjà été à Seika : quand, comment, pourquoi ? Comment a été son enfance ? Tu parles d'une relation compliquée avec son père, pourquoi, comment,quand ? Elle déménage chez ses grands parents, ok, quand, comment, pourquoi, où ? De même sur qui est Sacha ?
Ensuite, pourquoi revenir à Seika spécifiquement ?
Et peu de détails sur la situation financière également je crois.

Enfin, tu as quelques écarts stylistique et de grammaire, mais c'est beaucoup plus optionnel :
"certainement que même les vêtements les plus simples qu'elle pourrait porter ont été créer par des professionnels pour lui sied le mieux possible."

Ce n'est pas sied qu'il faut utiliser, c'est un verbe conjugué. C'est comme si tu avais mis "convient"... C'est l'infinitif qui convient ici... ou même, qui sied ici. Razz
il s'agit du verbe seoir Smile

Egalement, tu utilise un registre plutôt soutenu tout le long du texte, y compris dans ses pensées, mais parfois tu retournes à un registre plus proche de Tsugumi :
-Faut vraiment que j’arrête de penser à mon passé
-Mais avant, faut que je règle quelques détails avec l’administration

Un petit pronom défini redonnerai ces lettres de noblesses à ces deux phrases par exemple Wink

Je te laisse me dire quand tout est bon et modifié, et je te validerai.
Pour style/grammaire, c'est juste pour toi, ça ne gêne en rien la validation, mais quitte à faire de la qualité... Wink

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

In Memory of Chester Bennington


Spoiler:
 


Venez lire L'Ombre du Margrave et n'hésitez pas à commenter !
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avatarAmalia WilliamsParfait inconnu
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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   08.11.17 20:32
Modifications apportées ! (en gras pour te faciliter la tâche hehe)

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

My biggest sin is existing.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   16.02.18 23:03
Désolée pour le délais ma petite ! Tu es validée :3

Je te mets dans la coloc 2 avec Melody, comme Sakurako ne se connecte plus Wink

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

Je parle en Royalblue ouh yeah.


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avatarAbby AlysterBoniche de Vladimir
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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   17.02.18 23:04

Reprise du RP

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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MessageSujet: Re: Amalia~Addiction mélomane~[Terminé]   
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