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 Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]

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MessageSujet: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   21.07.17 18:59

Kaelen Uehara


 
 Nom : Uehara
 Prénom : Kaelen
 Age : 24

 Nationalité : Japonaise
 Orientation sexuelle : Homosexuel

 Groupe : I'm working here ♥

 Situation financière : Moyenne
 Poste : Bibliothécaire
 Logement : Shibuya

 Personnage de l'avatar ? Alvaro Garay de Wand of  Fortune

Keep a secret ?



Je suis si spontané, si naturel et si enjoué qu'il m'est difficile d'envisager la possibilité d'avoir un secret. J'ai toujours pensé, à tord ou à raison, que nos vies étaient si nombreuses et banales que nos secrets l'étaient forcément tout autant. De plus, avoir des secrets, c'est supposer que ça puisse intéresser quelqu'un... Peu importe, pour répondre, oui il y a bien une chose dont je ne me vante pas. J'ai un fils dont je ne connais absolument rien, même pas son nom, je sais juste qu'il existe, et ce, par pur choix personnel, réfléchi et volontaire.

Si on te dit "TheWatcher" tu réponds?


1984, George Orwell, "Pour la première fois de sa vie, il comprit que lorsque l'on désirait garder un secret on devait aussi se le cacher à soi-même.". Autrement dit, je craignais la révélation du secret non pas parce qu'il serait connu d'autrui mais parce qu'il serait la manifestation d'un passé que j'aurai cru bien loin derrière moi.

En apparence je suis ...



... un ensemble des morceaux du monde. Moi ni personne n'étions capables de me ranger dans une catégorie de style spécifique. Dès l'adolescence, je suis passé par de nombreuses apparences: des cheveux courts aux mi-longs, aux longs, tantôt avec un style simple et sportif, un style complexe et cow-boys, et sans compter, cette période de ma vie où j'ai désiré faire renaître la mode du dandy. Oscar Wilde aurait pu s'en sentir honoré jusque dans sa tombe. Tout le monde pensait que j'étais transsexuel et que j'allais finir ma vie à cuver dans de vieux cabarets abandonnés des hétérosexuels. C'était le bon vieux temps ! Tout ce petit discours pour dire que mon apparence actuelle ne sera pas celle de demain, j'étais instable, sans cesse en évolution. Mais, ne vous en faites pas, je vais me montrer compréhensif et au moins vous expliquer mon apparence actuelle.

Il y a peu j'ai décidé de me teindre les cheveux en une couleur qui m'évoquait le ciel, mais pas le ciel de notre monde, un autre type de ciel de mon imagination dont la couleur était plus sophistiqué. Un espèce de bleu verdâtre ou de vert bleuâtre. Pour des raisons obscures, je l'ai voulu aussitôt sur mes cheveux dès que j'y avais pensé. Pour mon coiffeur qui avait l'habitude de mes lubies, ce ne fut pas une grande partie de plaisir. Je compris très rapidement, qu'au vue de la longueur de mes cheveux et de leur épaisseur, la facture allait être salée. Une fois que j'eue ce que je désirais, je réfléchis à toutes les possibilités de coiffure que je pouvais imposer à ma chevelure. Mon entourage voyait en ma créativité l'expression de mon homosexualité. Pour être honnête, j'aimais que ceux-ci l'interprètent sous cet angle. C'était bien plus commode pour eux de se conformer aux règles consensuelles de la société et je le comprenais, oui, bien que je n'en ressentais pas le besoin, eux avaient le besoin de se sentir accepté. Dans ma bulle, je ne suivais que mes règles et mes règles me dictaient d'être moi-même loin des considérations que la coiffure est une fantaisie de femme. J'avais donc toute sorte de pinces et élastiques qui me permettaient de me coiffer des manières les plus déjantés possibles. Des cheveux de cette couleur ça ne pouvait pas être plat, morne et sans structure.

Je partageais exactement le même point de vue concernant la couleur de mes yeux. Je mettais souvent des lentilles et celles qui m'allaient le mieux étaient roses-violettes. J'étais lancé dans une période d'excentricité que je n'avais pas encore tenté. Cependant, pour ce qui était de mon style vestimentaire, je n'en avais pas de précis. Contrairement aux couleurs vives de mes cheveux et de mes yeux, je prenais grand plaisir de porter des vêtements aux couleurs sombres. Je me voyais comme des "morceaux de monde" parce que rien ne formait une unité sur mon apparence. Elle était morcelée, pleine de contradictions et de mélanges aussi bizarres qu'absurdes. Alors parfois mon visage est excentrique mais la tenue qui recouvre mon corps est simple et banal. En parlant de mon corps, je n'étais pas très ami avec lui. L'idée de ne pas en faire absolument tout ce que je voulais me donnait des sueurs froides. Ce n'était pas le problème de juger si j'étais beau ou laid, ou entre les deux mais je suis né avec une difformité. J'étais anormalement grand et je mesurais pas loin de deux mètres. Ce qui m'a valu au cours de ma vie d'analyser malgré moi la surface et la circonférence des murs à l'aide de mon front, sans compter le sommet de mon crâne qui perdait sans doute un demi-millier de neurones à chaque choc. Je n'étais pas spécialement maladroit. C'était le monde qui était trop petit. Pour le reste, je n'avais rien à ajouter, mon poids était proportionné à ma taille, ma tête n'était pas plus grosse que mon corps. Mes pieds suivaient le même chemin.

Et à l'intérieur ...



...mon esprit est florissant d'imagination. J'avais l'apparence d'un excentrique et mes comportements étaient tout à fait ceux d'un excentrique mais je n'étais pas un excentrique fou, je faisais plutôt parti des mesurés. Très influencé par la littérature, j'étais convaincu qu'il existait des instances de monde parallèle que nous ne pouvions frôler que par le pouvoir de l'imagination. J'admirais les écrivains capables de les détecte, de les décrire, mais surtout de prouver leur existence sans que le lecteur ne trouve cela étrange ou veuille envoyer l'écrivain en question en hôpital psychiatrique. Mon caractère et mon comportement ne s'étaient donc pas totalement forgés sur la base des règles tacites ou non-tacites de la société. Je n'étais rien d'autre qu'un assemblage de multitudes fictions. J'avais ainsi la faculté de ne porter aucune attention au regard d'autrui. Je riais parfois aux éclats en public face à des paroles et circonstances qui laissaient la majorité de marbre, lorsqu'une situation me faisait penser à une chanson je me mettais à la fredonner ni en hurlant ni en murmurant et si j'avais une opinion dérangeante à prononcer je ne me retenais pas, sans compter les moments où j'applaudissais quand il ne fallait pas. Ceci me valait quelques problèmes mais rien ne parvenait à m'arrêter. Comme vous pouvez le constater, mon excentricité n'avait rien d'exceptionnel. Je m'accordais le droit d'être moi.

Contrairement à l'impression que peut donner tout ce descriptif, je n'étais pas quelqu'un de sérieux. J'étais assoiffé de connaissances. Il fallait sans cesse que je sois dans la découverte jusque dans mon comportement. Jusqu'à quel point pouvait-on aller ? Sans me vanter, j'étais plutôt un autodidacte. Je lisais sans arrêt et si une bibliothèque proposait des ouvrages qui m'intéressaient tout autant les uns que les autres je les dévorais jusqu'au dernier. Je prenais tout le temps dont j'avais besoin et chaque morceau de monde représentait pour moi bien plus que tout ce qui peut être offert à un être humain. On disait donc de moi que j'étais plutôt intelligent et cultivé, paradoxalement, je ne me considérais pas comme tel. J'avais une lubie, tout le monde en avait une, la mienne était simplement inhabituel. Par ailleurs je n'avais pas de domaines que je préférais plus que d'autre. Je ne lisais pas que des romans, des pièces de théâtre, des nouvelles...je portais également un véritable intérêt pour les mangas. J'aimais tout autant les regarder. Je les trouvais plein de valeurs, instructifs et ils me donnaient envie d'être bien meilleur au même titre qu'un livre. Cependant ma vie et mon être ce n'était pas que cela.

J'étais un homme actif et très dynamique. Mon naturel jovial, même dans les moments de tristesse qui m'habitent parfois, me permettait de me lier assez facilement. J'avais des oreilles attentives et je prenais un réel plaisir à écouter ce qu'on pouvait me raconter. Les gens avaient tendances à me faire confiance grâce à mes capacités d'écoute. J'aimais les conseiller pour les aider au mieux à comprendre les aléas de la vie. Pour être honnête je ne les comprenais pas moi-même mais je voyais tout cela comme une occasion de les instruire de connaissances que j'avais et dont je jugeais que ça pourrait leur servir. Dis comme ça, j'ai l'air d'un bon petit samaritain. Seulement j'étais humain et tout humain qui se respecte a son lot de défauts !

Le trait de caractère le plus horripilant que j'avais c'était ma franchise tranchante. Mes proches me disaient souvent que je parlais trop, que j'avais autant de fois raison que tort. Je ne faisais pas partie de ces personnes silencieuses capables de rendre les moments de silence si lourds que les silences en devenaient lourds de sens. J'avais l'intuition que les mots ne pouvaient pas tout prononcer. Le destin avait décidé de faire de moi un parleur. Le pire était que ce défaut se couplait parfaitement avec mon caractère borné. Je ne compte plus le nombre de fois que l'on m'a traité de "tête de cochon" quand j'étais gosse. Il serait aisé de me qualifier de la même manière aujourd'hui. Lorsque je décidais quelque chose, c'était pire que la mise en place d'une loi, me détourner de ma décision c'était comme chercher à vider les océans avec un seau. Par ailleurs, je n'avais pas peur de refuser ce qu'on me demande. Je n'avais certes pas l'âme d'un rebelle mais je n'avais pas un tempérament très obéissant quand je jugeais que la situation ne me convenait pas.

Malgré ma passion livresque, et plus précisément, ma passion de la philosophie, j'étais encore loin de la sagesse si recherché par Socrate. Je ne supportais pas l'idée d'être une victime alors je me vengeais de toutes représailles qui pouvaient m'être faites. Et croyez-moi lorsque l'on est homosexuel, même en l'assumant pleinement dans une société moins fermée qu'auparavant, des représailles il y en a ! Je connaissais très bien les dictons et théories concernant la vengeance, peu importe à quel point c'était convainquant, je passais à l'acte. C'était plus fort que moi. Je ne réglais mes problèmes que très rarement par la violence bien que cela pouvait arriver selon les circonstances. Le but n'était pas de gagner la partie. C'était une question de fierté quitte à me faire démolir. Cet aspect de ma personnalité vous apparaîtra de façon plus intelligible quant arrivera le moment où je vous raconterai mon cheminement.

J'étais tout cela à la fois. Personne ne peut être rangé dans une seule catégorie. C'est comme donner une définition de l'être humain en général ou de se poser la question de ce qu'est un être humain général alors même que nous n'avons autour de nous que des hommes particuliers. 

Once upon a time ...



Mon frère était présent dans presque tous mes souvenirs. C'était avec lui que j'avais grandi. Tout ce qu'il était possible de dire sur mon enfance le concernait d'une façon ou d'une autre. Le point de départ de ma vie c'était lui. Je savais que c'était fou de penser cela alors qu'il s'agissait de mon petit frère mais nous n'avions qu'un an d'écart. Je me souvenais de nos jeux où nous nous prenions pour des personnages de dessins animés, des moments où nous vidions les placards du salon pour se cacher à l'intérieur et terroriser notre mère (nous vivions en appartement à Tokyo) ou encore la fois où nous avions donné de la vache qui rit aux poissons de l'aquarium pour savoir s'il serait pris d'une envie de sourire. Cependant, parmi ces milliers de coopération fraternelle, une seule passion allait nous lier à tout jamais. La danse et la musique. Nous tenions ça de notre mère et du père de mon frère...Oh ? Aurais-je oublier de préciser quelque chose ? Biologiquement, je devrai dire qu'il était mon "demi-frère" mais il était bien trop dans mon cœur pour que je le considère comme un "demi". Ma mère, assez volage, avait rencontré un beau français très intelligent dans un bar, puis, après plusieurs galipettes, je fus mis en route pour ce monde. Je ne sus tout cela qu'à l'âge où je fus en état de comprendre et étant donné que je n'étais qu'un fœtus, il m'est difficile de vous raconter comment le père de mon frère l'avait pris.  

Je tiens à préciser que ma mère était une très bonne mère et qu'elle jouait parfaitement son rôle sans nous faire part de ce que je nommais "sa vie de femme". Elle avait pour principe de ne pas mentir sur les situations importantes de la vie. Je sus donc dès l'enfance que mon père était un autre et qu'elle le savait car j'avais ses yeux bleus. Le père de mon frère devait l'aimer plus que tout au monde car il m'accepta et m'éduqua comme le ferait un père pour son enfant biologique. Mon frère ni moi n'étions plus choyés l'un plus que l'autre. Notre mère et son mari, donc, étaient des amoureux de la musique. Ils ne vivaient qu'à travers elles, peu importe les disputes, les coups durs que la vie pouvait imposer. Nous étions une famille solitaire, peu apprécié car nous étions très atypiques. Nos repas ne se faisaient pas de façon formelle autour d'une table, en plein repas il pouvait nous arriver de nous lever pour danser et chanter. C'était une pratique que j'aimais beaucoup. Ce fut ainsi que moi et mon frère devînmes de bons chanteurs, de simples chanteurs amateurs dans le cadre familial. Nous n'avions pas de rêves de star et donc n'avions jamais fait de concert. Nous chantions le matin avant d'aller à l'école, nous le faisions aussi à l'adolescence pour draguer les jeunes adolescentes à cette période où je ne connaissais pas encore mon penchant.

"Le kitsch, c'est la négation de la merde" a écrit Milan Kundera dans L'insoutenable légèreté de l'être. Ici ce qu'il désigne par "kitsch" est l'idéal de vie imposé par un régime totalitaire qui l'a marqué à vie. La négation de la merde était simplement la suppression de tout ce qui allait à l'encontre de ce petit idéal tel que un individu qui va oser penser différemment et qui en payera le prix en étant envoyé dans un camps de concentration  La première fois que je lus cet ouvrage je me rendis compte que c'était parfois ce que nous voulions nous-même. Un idéal de vie et que notre mère jouait trop souvent à ce jeu. Bien entendu, je pense à une autre échelle que celle de Milan Kundera. Nous faisions de notre vie un kitsch car c'était ce qui nous permettait de nous battre. Le couple de notre mère qui ne tenait qu'à un fil, la période où on a cru que mon frère allait mourir ou encore quand le père de mon frère, celui qui m'a élevé, est décédé d'une crise cardiaque dans son sommeil sans prévenir à mes seize ans. Comme tout le commun des mortels, nous avions nos grandes baffes à prendre en pleine figure avant de se tenir la joue à la sensation de la douleur et d'attendre qu'elle diminue un peu. Alors moi et mon frère continuions de chanter, de danser, de profiter pleinement de nos amis et nos premiers amours.

Dans la famille, notre mère mettait un point d'honneur à être positive car elle avait été traumatisé par sa famille formelle, négative et triste. C'était pour toutes ces raisons que j'étais si combatif. Je n'étais pas un exemple de positivité mais je ne connaissais pas le cynisme et j'espérais ne pas y goûter un jour. L'adolescence fut malgré tout une des meilleures périodes de ma vie. Quand ça a commencé, avec mon frère, on surveillait qui aurait les premiers poils, qui en aurait plus que l'autre et surtout qui aurait la plus grande...J'avais beau passer une partie de mon temps à lire et à me cultiver j'étais aussi idiot que les adolescents de mon âge. Nous parlions aussi des filles qui nous plaisaient bien, de celle avec qui il sortait et ce qu'il pourrait faire pour la séduire encore plus. Il aimait mes idées et m'écoutait souvent alors même que je n'avais pas le moindre succès contrairement à lui. Mon frère était moins excentrique et avait un caractère très doux, il était du genre à craquer sur des chansons d'amour et à se montrer romantique. Sa gentillesse ne passait pas inaperçu contrairement à moi qui ne l'était pas toujours. Lorsqu'une personne ou un groupe décidait de s'en prendre à moi, je répondais par des petites représailles alors que mon frère préférait laisser les choses se tasser. Au collège je failli subir le phénomène du harcèlement mais j'y échappai tant bien que mal. Je me souviens du jour où des plaisantins de ma classe se sont emparés de mon sac derrière mon dos pour le cacher. Quelques jours plus tard je fis de même avec ceux des coupables en prenant soin en prime de les vider avant de les cacher. Je cachai toutes leurs affaires un peu partout afin de leur rendre la tâche plus difficile. Par la suite je dû faire d'autres actions de ce genre jusqu'au jour où je failli être exclu à cause d'une bagarre avec un gars que je ne pouvais vraiment pas encadrer. Mon frère me raisonna plus d'une fois pour finir mes années de collèges sans accroches.

Arrivé au lycée nos vies ne changèrent pas énormément, la seule différence fut que je me tournai vers les études littéraires tandis que mon frère avait l'âme d'un scientifique. Il désirait devenir chercheur et le devint quelques années plus tard en quittant Tokyo. Ce fut nos orientations professionnelles qui nous séparâmes arrivé à l'âge adulte. C'est au lycée que je rencontrai Yoko qui devint très rapidement une grande amie. Nous faisions parties du même groupe d'amies et passâmes donc tout notre temps ensemble à l'extérieur. Les choses en amenant d'autres je finis par tomber amoureux d'elle et nous sortîmes ensembles.

J'étais déjà certain de mon homosexualité mais j'avais de l'amour pour elle. Mon esprit allait très bien avec elle, c'était mon corps qui ne manifestait que peu d'intérêt. Ce fut grâce à cette relation que je compris ce que signifiait "homosexuel", ce n'était qu'un moyen de désigner une attirance sexuelle mais ça 'avait rien à voir avec les sentiments. Moi et Yoko avions eu des rapports sexuels dès mes dix-sept ans mais peu soucieux des conséquences nous ne faisions attention à rien et elle est tombée enceinte. Nous discutâmes longtemps sur ce qui pourrait y avoir de mieux à faire et, d'un autre côté, je voyais cela comme une aubaine afin de pouvoir retrouver ma liberté de célibataire homosexuel. Un enfant allait arriver en ce monde alors même que je n'avais pas eu tant de plaisir que cela à partager mon intimité avec Yoko. Je fus le pire des petits amis à ce moment-là et décida très égoïstement de rester loin de tout ça. Elle ne se sentait pas le courage d'avorter. Ses parents étaient prêts à l'aider si bien que j'eue le droit à une énorme raclée de la part de son père. Ils commencèrent à m'interdire de l'approcher: ce qui me mettait en rogne et apportait de plus en plus d'accroches entre eux et moi. Puis, un jour, j'annonçai à Yoko que je ne voulais et ne voudrais jamais rien savoir de cet enfant.

J'avais la tête pleine de rêves. Il y avait encore tant à faire, tant d'ordre et de désordre à créer et je ne pouvais pas me résoudre si jeune à sacrifier ça. Je savais au plus profond de moi que je ne pourrais le supporter. Je continuai ainsi ma vie comme à mon habitude, m'intégra à un autre groupe après avoir été banni du mien. Je sortis avec des hommes, non pas un grand nombre mais aucune de mes relations n'avait duré.

Etre adulte n'avait rien changé à mon état d'esprit. Même après l'obtention du diplôme de bibliothécaire je préservai l'indépendant jovial que j'étais. Comme il n'y avait pas beaucoup de poste, il me fallut être rapide et efficace dans mes recherches. Vivant à Tokyo depuis ma naissance je n'envisageais pas encore la possibilité de quitter cette ville. Dès que j'eu un poste, je louai un appartement à Shibuya qui allait se remplir des prochaines histoires à venir. Je l'avais obtenu au sein d'un établissement qui avait la réputation d'être "prestigieux" et qui, par chance, recrutait un bibliothécaire. N'ayant jamais fréquenter de bâtiment honoré d'un tel grade, j'eu la curiosité de connaître ce monde qui semblait comme en suspension sur un nuage. Je me moquais tellement du prestige qu'il s'agissait davantage pour moi d'une simple tentative. J'avais plutôt la conviction que je n'y serai pas pris avec mon style mais mon élocution me sauva sûrement la mise. Plus tard, je ne savais pas encore que j'allais rencontrer mon futur compagnon, un furet que j'avais récupéré seul dans la rue. Il m'avait l'air maigre et mal en point. Je décidai d'en prendre soin et il me le rendit si bien que je décidai de lui donner un nom: Socrate. Il devint comme la mascotte de mon univers.

Le joueur


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Ancien ou nouveau ? Nouveau
Comment avez-vous connu le forum ? Grâce à mon ami internet
as tu bien lu le règlement ? Si bien lu que ça me donne des envies de OK --S.


Dernière édition par Kaelen Uehara le 25.07.17 18:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   23.07.17 16:51
Bonjour Kaelen! Tout d'abord bienvenue parmi nous! \o/ Pardon pour ce retour tardif, mon chou. En tout cas ta fiche est très bien rédigée, ça fait plaisir à lire. Elle est presque parfaite d'ailleurs.

Le seul point que je te demanderais de développer un peu est l'arrivée et entrée en fonction à Seika, qui ne figure explicitement nulle-part malheureusement, or ce serait intéressant d'en savoir un peu plus.

Smile Quand ce sera fait merci de poster après moi, que je te valide!
Courage, on y est presque! o/

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   25.07.17 18:49
Bonjour ! Very Happy
Merciiiii !! J'ai hâte de commencer l'aventure, j'ai ajouté plus de détails vers la fin de l'histoire albino. J'espère que ça ira ^^.
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 11:03

Cher Kaelen, merci pour les précisions, c'est tout bon, tu es des notres! BADABOUM te voila officiellement validé!  \o/

Groupe: Working here: bibliothécaire

Voici sans plus tarder, les clefs de chez-toi! Mets-toi à l'aise et décore selon ta guise, cet espace t'es désormais réservé ^^


N'oublie pas d'indiquer le lien vers ta fiche dans ton profil, rubrique contact et de générer ta carte ID.

Si tu cherches un partenaire rp, tu peux répondre aux demande dans ce sujet ou poster toi-même une proposition!

En cours de route, tu peux créer ta fiche de lien et mettre à jour ton journal rp  c'est ICI. :3

En cas de question le staff est toujours à ta disposition bien sûr et au plaisir de te croiser dans le coin chou. I love you

HAVE FUN !


✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 11:12
Bienvenue à toi ! J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous Smile

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗


Merci à Kay pour la signature ♥️



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avatarTsugumi SunaoMarionnette de Vladimir
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 11:19
Bienvenue Very Happy Hâte de te voir rp avec ce personnage ^^

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

Tsugumi fouine en orangepower 


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avatarSaitô HibikiGougnafier
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 11:35
Bienvenue parmi nous !

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

In Memory of Chester Bennington


Spoiler:
 


Venez lire L'Ombre du Margrave et n'hésitez pas à commenter !
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 21:08
Avec autant de personnages aussi riches et intéressants, je ne peux que m'amuser ! Wink Merci et heureux d'être parmi vous eh eh Cool Cool Cool
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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   26.07.17 21:12
Bienvenuuuuuuuuuuue Very Happy !

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

Je parle en Royalblue ouh yeah.


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MessageSujet: Re: Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]   
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Kaelen Uehara "Le kitsch, c'est la négation de la merde" (Milan Kundera) [Terminé]
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