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 Toru Ayo [Terminée]

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MessageSujet: Toru Ayo [Terminée]   14.11.13 21:26
Toru Ayo

Nom : Ayo
Prénom : Toru
Age : 16

Nationalité : Japonaise
Orientation sexuelle : hétérosexuel

Groupe :  Super Heroes !!

Classe : 2ème année de lycée
Club : Baseball
Situation financière : boursier
Baito / Fonction : Il se lève vers six heures et demi pour à sept heures ( ouverture des grilles) avec son vélo vendre les journaux dans les  quartiers de Seika , Chibuya et Ginza. Il rentre vers 8 heures 15 pour les cours, se débarbouille en vitesse, grignote des biscuits secs et va en cours pour 8 heures 30. Et cela chaque matin de semaine et de week-end. ( livreur de journaux)
Logement : Pensionnaire

Personnage de l'avatar ? Nandaba Naota de FLCL

Keep a secret ? Il est amoureux en secret de Nagisa-chan qui est sans qu’il le sache sa demi-sœur.
En apparence je suis ...
Au lycée en fin d‘année dernière avant de partir pour  Seika No Gakuen , on avait un cours où on dessinait notre voisin de classe. La mienne était une fille, l’idole de toute la classe  sauf de moi, je sais pas pourquoi. Enfin je me décidais à l’esquisser en vitesse pour avoir une bonne note et cesser ce stupide exercice mais elle ne semblait pas vouloir arrêter de se mettre du vernis sur les ongles.

« Peux pas arrêter de bouger ? » grognais-je.

Mais elle m’ignora royalement, faut dire je n’étais pas son genre d’homme, encore puceau même pas eu mon premier baiser sur la bouche, casquette rouge sur la tête, cette casquette j’y tiens d’ailleurs essayez pas de me l’enlever ou je vous flanque une volée! Bref…j’étais petit et mince mais avais tout de même un corps solide, plein  de force caché et rapide à la course enfin assez pour être parmi les élites du baseball…Mes cheveux marrons étaient courts et en bataille sortis de sous ma casquette retournée et mes grands yeux bleus d’enfant n’aidaient pas à draguer les filles, ni mon visage a l’air encore enfantin…mais j’étais fier de mes sourcils, de vrais dieux ces sourcils longs et lisses me donnant souvent un regard plus adulte quand je les fronçais ! La plupart du temps je portais un jogging bleu et par temps de pluie un anorak bleu. J’aime les trucs bleus c’est comme l’eau les trucs bleus, doux aux yeux et plein de liberté comme un ciel d’été.

Je soupirais et ferma les yeux et me mis à dessiner de mes mains agiles, plutôt longues et fines, je dessinais mieux les yeux fermés…surtout devant une coquette, et le terme n’est pas fort mais je ne connais que celui là, qui se passe des artifices sur les ongles !

Sous mon crayon se dessina un visage. Et quant je rouvris les yeux je criais ! Ce qui valut un soupir du prof qui avait l’habitude. Dans mes mains le dessin était super bien dessiné mais hors sujet…J’avais représenté cette nunuche de Nagisa.

« Eh! mais je ne ressemble pas à ça ! » cria l’accro de la mode d’une voix aigüe comme un cochon qu‘on égorge.

« Sûr que t’es moins belle! » grognais-je en face tout haut.

Cela me valut les regards noirs de mes camarades mais personne ne protesta, on ne s’en prenait pas à un type qui malgré ses airs de gringalet pouvait vous mettre une sacrée raclée par sa force cachée et son agilité.

Pour garder mon calme je fredonnais une musique entendue à la radio, ma voix n’était ni horrible ni mauvaise, elle était juste mais ne cachait pas une grande puissance. Mais je m’en foutais tout comme de mon apparence enfantine malgré mes seize ans.  Je savais que j’avais des forces cachée à revendre et la classe le savait.

C’est pourquoi sur mon visage pâle un sourire espiègle s’étira alors que je finissais le dessin du « mannequin » trop prétentieux.
Et à l'intérieur ...
Pour la millième fois je recommençais cette fichue lettre qui n’arriverait jamais:

«  Chère Nagisa,

Je comprends que tu te sois éloignée de moi. Je suis un sale type, je m’agace pour un rien et suis très dur avec mon équipe de Baseball. Maman me trouve mignon mais en fait elle est juste bête. Je ne suis pas mignon…Je suis humain. Je me rappelle un peu d’un truc. Tu aimais les choses mignonnes déjà non ? C’est vague mais je n’ai jamais eu une très bonne mémoire, enfin si à l’école je retiens facile mais en ce qui concerne la vie quotidienne laisse tomber. Je suis insolent aussi et mes professeurs le tolèrent dans une certaine mesure en raison de mes « excellents résultats », à vrai dire l’école m’ennuie j’apprends trop vite, je sais réciter un long poème en l’ayant lu une fois et faire des mathématiques au niveau au dessus de ma classe, mais tout ça ne sert à rien et je ne suis pas du genre à m’en vanter de mes résultats. Les gens qui se vantent ont les chevilles qui gonflent et ne voient pas plus bas que leur nombril, je ne les apprécie pas énormément même si avec toi Nagisa je peux me vanter un peu, en fait avec toi je peux tout dire. Ma mère je la tanne pour te revoir mais elle ne veut rien me dire…Pourquoi ? J’en sais rien et ça m’énerve mais j’aime maman tu comprends Nagisa ? Je ne peux pas la quitter comme ça…D’ailleurs tu aurais pu dire au revoir c’était pas très poli ! Mais…Parfois j’ai peur qu’il te soit arrivé malheur….

L’autre fois j’ai lu un livre, deux amis qui se sont perdus de vu et qui se retrouvent des années après. Parfois je nous imagine pareil et je souris, seulement je suis incapable de nous imaginer dans vingt ans…Une chose est sûre en tout cas, je ne serai pas comme mon père.

C’est idiot de dépenser pour un truc aussi dégueu que l’alcool! J’aime mon père mais il détruit sa life là…Heureusement qu’il a les maths et moi pour gérer la maison…Maman m’a appris à faire un gâteau au yaourt tu aimes ? Je parle comme une ménagère…Ça doit être à force de vous côtoyer maman et toi. Ou le grain de folie familial qui se manifeste. Ou vous…Les femmes ça peut rendre fou tu sais.

Un recruteur d’une équipe professionnelle de baseball est venu me voir l’an dernier et m’a parlé d’une école pour les gens de « mon talent » , je me suis mis à rire, depuis quand les soi-disant génies portent une casquette et des baskets ? Honnêtement je ne suis pas un génie. Je ne suis pas un imbécile certes mais je ne suis pas un génie. Les notes bonnes sauf en musique à l’école ne comptent pas. Ce qui compte je crois c’est la compréhension du monde. Et moi je ne comprends pas ces irresponsables qui ont fait de ce monde un grand bordel, où la femme vend son corps, où les gens des rues meurent l’hiver sans que personne les voient, où ces crétins de professeurs ne nous apprennent pas l’humanité…

Je crois que le baseball est une bonne leçon d’humanité, déjà il y a l’équipe qui se donne à fond à l’unisson et cette adrénaline d’avoir été courageux et victorieux tous ensemble ! Si l’équipe perdante est sympa alors elle rit avec nous et là on est vraiment humains. Bon je m’arrête à ce sujet où je vais ressembler à un philosophe et je n’ai pas envie de me prendre trop au sérieux.

C’est con de se prendre au sérieux. Une fois j’ai rencontré une gamine dans la rue, peut-être quatorze ans, elle venait d’avorter et rentrait chez elle en larmes. Enfin c’est-ce qu’elle me dit quand je lui proposais le journal, tout le monde était triste et elle aussi, tout le monde se prenait au sérieux, mais moi je lui ai fait un oiseau en papier et lui ai donnée, ça ne l’a pas guérie, ça n’a pas enlevé sa peine, ça ne l’a pas reconstruite mais c’était moins con qu’un « désolé ». C’est con de se prendre au sérieux.

Moi j’aime mon vélo, mon taf, le vent giflant mon visage de fraîcheur, les étoiles la nuit et les forêts, la liberté et les balades en montagnes, j’aime ce qui est panoramique en fait…J’aime écrire aussi j’écris un livre en ce moment, j’aurais aimé te le lire ça te changerait de histoires d’horreurs, je t’ai trop apeuré et trop peu fait rire…le temps…mais ça se rattrape le temps !

Si on se revoit je t’en parlerai ! Bref demain je vais dans cette fichue école, j’ai appris à papa à ouvrir des boîtes de conserve et à mettre un  réveil pour qu’il sorte un peu des maths, il m’aime papa et il me fait confiance mais moi je l’aime mais je le sais peu débrouillard…enfin il a mon téléphone et je lui ai fait mille recommandations! Mais quand même…Je vais pioncer oublie cette lettre et toi aussi dors! »

Je soupirais et voulais déchirer la lettre mais la glissa dans mon sac au dernier moment, qui sait ce que réserve l’avenir ?



Once upon a time ...
Je suis né il y a seize piges, ma mère avait couché avec un type, très intelligent quand il s’agissait de mathématiques, mais une vraie loque dans la vie quotidienne quand il n’est pas au travail. C’est une sorte d’ingénieur qui déprime et boit quand il ne calcule pas. Je dirai que les maths c’est un peu sa drogue. Oh il ne m’a jamais frappé et puis je l’aide au mieux en piquant au marchand du coin des Sudokus, ça l’occupe le dimanche. Quoi pourquoi vous me regardez comme ça ? J’ai pas que ça a faire que d’écouter votre morale à deux yens, je dois bosser moi! En plus de l’école, je me lève tôt pour livrer le journal, mon père dilapide tout son argent en casino et en boisson du dimanche faut bien ramener la bouffe, à part ça je me débrouille très bien à l’école mais pas en musique, j’ai une guitare offerte par mon père qui a occasionné, sans qu’il le sache, des parties de rire avec maman, je n’étais pas un élève doué en musique, mais peu importe ce sont les moments de complicité qui comptent car oui j’en ai eu même avec maman des bons moments…Ma mère, c’est une femme dont mon père parle souvent les soirs de déprimes, cette sublime « prostituée » qui en fait n’en est pas une ( si vous croyez que je ne sais pas me servir des ordinateurs de l’école vous vous mettez le doigts dans l’œil)…Elle est secrétaire dans une grande entreprise, j’avais dix ans quand je l’ai trouvé c’est ainsi que commence mon histoire:

Tout ça est dû à une regrettable erreur, je m’entrainais au baseball avec quelque potes près d’une entreprise, je savais le nom de ma mère vu que j’avais vérifié sur le net les propos de mon père ivre mais je n’avais pas trouvé plus. J’étais sûr que cette femme existait mais sans adresse je ne pouvais pas la rencontrer même par curiosité. Je savais déjà que les enfants ne naissaient pas dans les légumes et fleurs vous savez. Bref revenons à la partie. Le lanceur avait lancé la balle et moi batteur, j’adore ce poste, déjà à dix ans j’étais doué et ai renvoyé la balle si haut si fort qu’elle a atteint le ciel, mon équipe criait victoire quand on entendit un bruit de verre cassé.

« Mer… » dire mes « amis » en partant.

Comme quoi on ne peut compter sur personne. Je soupirais et voulus entrer dans l’entreprise. Manque de pot elle était bien gardée. Soudain il y eut un cri, une femme aux longs cheveux roux arriva en criant:
« Toru! Ayo-kun! »

Oui en effet il y avait mon nom sur la balle, mais à dix ans je n’avais jamais pensé qu’une dame aussi « âgée » de trente ans peut-être même en deviendrait hystérique. Bref au final on me laissa entrer et on me proposa un soda, je devrais casser des vitres plus souvent moi ! Elle tremblait c’est vrai qu’il faisait froid en ce trois novembre. Je soupirai et lui passait mon écharpe. Je venais d’avoir dix ans mais savais déjà à quel point les gens étaient nunuches ! Mais celle là battit tous les records en prenant l’écharpe elle se mit à pleurer.

« Si c’est la vitre …je peux pas rembourser… » maugréai-je.

Elle me prit alors dans ses bras et murmura «  merci » en chialant. Oui…j’étais tombée sur une dingue…Sans un mot je me laissais faire étrangement ce câlin me faisait du bien, mon père n’était pas trop méchant mais il n’avait jamais eu ce genre de geste d’affection pour moi, on s’aidait comme deux potes mais c’est tout. Enfin là tout de suite cette femme ne semblait pas plus mature en relations humaines que mon paternel.

« Ça va ça va! » dis-je en la repoussant un peu gêné avant d’ajouter «  Désolé les femmes âgées ne m’intéressent pas ! »

Elle recula doucement et eu un petit rire charmant.

« Et en tant que maman ? »

Je sursautais en voyant le nom sur le badge, un nom que prononçait souvent papa, alors c’était elle ma génitrice ? En fait je commence à comprendre pourquoi à l’école on me met à part, sans le baseball j’aurais pas de pote,  vive le baseball qui m’a sauvé de l’aliénation génétique de ma famille!

Je lui souris me levais et lui dis:

« Cool! Je reviendrais! »

Quoi vous vous attendiez à des effusions de sentiments? Désolé, mais pour une mère que je ne connais pas non…Mais j’avais envie de la revoir cependant, juste comme ça, pour le fun et aussi peut-être car je voulais le connaitre mieux. A ce propos, elle me mit une casquette rouge un peu trop grande sur la tête  et un badge dans la main et dit:

« Comme ça tu pourras revenir! »

J’essayais de lui sourire mais je me trouvais vite ridicule et partit en courant dans un:

« Désolé pour la vitre! » Elle me cria «  A bientôt » et sa voix était sucrée comme le miel.

Une fois rentré, on était dimanche soir , comme depuis mes huit ans où je n’avais plus de nounou, trop d’argent dépensé en alcool, j’étais seul à la maison…mais pas grave ça craint une nounou !

« Je préfère être seul… » murmurai-je du haut de mes dix ans depuis ce matin… Je regardais le post-it de papa: « Je rentre tard mon grand. Ne m’attends pas. Il y a des Onigiris dans le frigo. Papa » Je soupirai, il avait encore oublié mon anniversaire…

Je sentis des larmes me monter aux yeux mais les essuyais très vite, mais d’autres coulèrent.

« Je préfère être seul… » murmurai-je à nouveau.

Soudain le téléphone sonna, je décrochais essuyant en vain de reprendre contenance. Soudain….

«  Happy Birthday to you ! Happy Birthday to you ! Happy Birthday to you Toru! »

Je sursautais, ah oui sur la balle il y avait aussi mon téléphone…Mais comment savait-elle pour mon anniversaire ? D’ailleurs comment m’avait-elle reconnu…je soupçonnais papa de lui avoir envoyé des mails  pour lui réclamer de l’argent…Je connais mon père il n‘aurait jamais accepté malgré ses regrets qu‘elle vienne dans la famille…Pour lui ça devait rester en dehors de moi tout ça mais il est possible qu‘il lui ai parlé de moi et montré des photos par honnêteté…en précisant que cela me ferait souffrir de la revoir et elle me semble tellement nunuche qu‘elle a dû le croire…L’est pas méchant mon paternel jute un peu borné…Enfin bref, là j’avais vraiment l’air stupide mais c’est comme ça…

Tout ce que je pus dire en larmes, c’est répéter la comptine que me chantait ma mère au téléphone. On resta longtemps comme deux imbéciles à chanter, à pleurer puis de nouveau à chanter. Personne ne voulait raccrocher. Je crois que je me suis endormi sur le canapé où j’ai fini par m’assoir le téléphone en main.

Les premiers rayons du soleil taquinèrent mes paupières. Et je les ouvris un peu  pataud. Quand un cri m’agressa:

« Joyeux anniversaire Fiston! »

Je me frottais les yeux grognant:

« C’était hier papa! »

« Ah tu m’a téléphoné ? Je suis désolé…mais tu sais le travail… » soupira mon père.

« Pas grave… » maugréai-je en  posant le téléphone sur la table basse. Je ne voulais pas lui dire la vérité car je ne pourrais pas la revoir, mon père était trop loin et trop proche c’était un père bizarre…Et puis c’était comme une sorte de trésor comme un cadeau à moi rien qu’à moi. Je rangeais mon téléphone dans ma poche et me levais m’étirant.

« Tu veux que je te dépose à l’école ? »

Je sursautais étonné depuis quand mon père me déposait quelque part ? C’était mauvais signe.

Dans la voiture, il y eut un silence morbide, un fossoyeur avait dû enterré quelqu’un ou quoi ?

« Eh papa quelqu’un est mort ou quoi ? » dis-je dans un rire.

« Je ne veux plus que tu la revois… »

Je sursautais mais comment savait-il ? Un frisson glacial me parcourut le dos.

« Mais c’est injuste ! » protestai-je.

Mais il ne sembla pas m’écouter.

« Elle a reprit contact avec moi mais pas uniquement pour des raisons administratives elle veut que tu vives avec elle! »

Mon père n’avait jamais été aussi sombre.

« Mais papa écoute on peut vivre tous ensemble non ? » criai-je presque.

« NE TE RENDS PAS-TU COMPTE QUE TU ES LE SEUL A QUI JE FAIS ENCORE CONFIANCE ? » cria mon père.

La voiture eut un écart et dans un cri tout devint noir.

Je me réveillais à l’hôpital, mon bras était lourd comme un sumo et mon crâne avait décidé de se transformer en boîte de nuit.

Ah ok finis-je par réaliser, j’ai le bras dans le plâtre. J’avais mal à la tête…Pourquoi déjà ?

« PAPA! »

« Ton papa, il a juste un gros bandage sur la tête mais ça va aller ! Tu as mal au bras ? Ça doit faire mal…Moi j’avais l’appendicite…mais ça va à présent! Je m’appelle Nagisa et toi ? »

Trop sonné je ne compris pas bien du haut de mes dix ans  les paroles de l’enfant. Une…petite gamine peut-être huit ans, rougissant timidement, mais je ne me prononçai pas sur son âge après tout moi je faisais plus jeune malgré une agilité et force, malgré ma minceur, plus grande que mon âge.

«  On t’a jamais appris à ne pas parler aux inconnus ! » crachais-je. Du haut de mes dix ans, je n’aimais pas les « gosses ».

Elle se cacha un peu plus derrière la porte et dans un soupir je maugréai : «  m’appelle Toru! »

Elle sourit.

« Je peux dessiner un soleil sur ton plâtre ? »  dit la fillette aux cheveux roses, une teinture ? Et aux yeux noisettes.

Je ne dis rien encore dans les vapes. Elle sourit et sortit un feutre dessinant maladroitement un soleil.

«  J’aime ce qui est mignon! » s’exclama-t-elle.

Je la trouvais mignonne en cet instant mais je ne put pas lui dire un vague de vertiges m’emporta de nouveau dans les bras de Morphée.

Quand je m’éveillais, un homme me regardait avec tendresse, papa…

«  Pardon, pardon, écoute je te promets de t’expliquer tout ça dans quelques années mais en attendant reste avec moi ! J’ai besoin de ta présence! »

Papa pleurait, là ça la fichait mal, de plus vu le bandage à sa tête.

« P’pa c’est rien…rentrons à la maison! » murmurai-je.

Idiotes de larmes…je voulais être fort et adulte pour papa mais voilà qu’elles se ramenaient. Je posais ma main encore valide sur la main de papa.

« Je resterai avec toi… »

Deux jours plus tard nous rentrions…passent les saisons, passe l’hiver, passe le printemps, l’été et voici l’automne où j’entrais en dernière année de primaire. J’avais tenu ma promesse jusque là. Mais un jour, en revenant de cours, j’étais avec de potes, quand je heurtais un père et une gamine, que je m’apprêtais à envoyer bouler mais…

« Mais mais je te reconnais tu es la fille de l’appendicite ! »

Elle rougit alors que mes potes explosaient de rire mais cela me déplut:

«  Vous voulez mon poing dans la gueule ? Vous savez très bien que j’ai de la force malgré ma taille! »

Peut-être grâce au baseball et à mon poste de batteur d’ailleurs. La fillette semblait prête à pleurer. Le père la protégeait de son corps. Mais d’un regard j’avais su imposer le respect, contre la bande entière  je perdrai sûrement mais personne n’avait envie d’avoir affaire à moi, je maugréais un «  pardon » avant de continuer mon chemin. Mais je ne sais pas ce qui me poussa à la suivre mais je la suivis délaissant mes soi-disant amis.

On arriva à l’entreprise maudite où ma mère travaillait. Je soupirais priant pour que papa ne sache rien.

Je la suivis, son père parlait avec un type à l’accueil elle, elle n’avait pas encore franchi la porte.

Je la rattrapais d’une main. Elle se retourna tremblante. Sans rire! Elle tremblait, rappelez moi pourquoi j’aidais une telle trouillarde déjà ?

«  Pour mes potes te bile pas sont bêtes, Appendicite ! » balbutiais-je trop rouge.

Elle murmura un «  merci » inaudible. Comme hypnotisé je la suivis dans le bâtiment. Son père partit aux toilettes en me regardant d’un œil méfiant, menaçant. Ok pas commode le type!

L’appendicite se mit à sangloter : « Je m’appelle Nagisa…Tu as oublié? »

« Ok Namira faut pas pleurer ! Tu en auras d’autres des connaissances! »

Après tout, je ne lui étais pas indispensable.

« Nagisa…C’est  Nagisa! Toru! » éclata en larme la fillette de dix ans.

Je rougis comme du ketchup, alors elle se souvenait de mon nom ? Je sais pas quelle mouche m’a piquée mais je me mis a lui raconter ma life de long en large, de papa au super métier mais pas sérieux du tout, des parties de baseball et de ma mère que j’avais retrouvé mais que j’avais promis ne plus revoir… 

Elle eut alors une réaction des plus étranges:

« Elle doit être triste ! Tu dois la voir pour au moins lui expliquer! »

Je la regardai avec des yeux de merlans fris, elle mit la tête sur ses genoux:

« Papa serait triste si je disparaissais… »

Mon cœur battait la chamade, punaise mais calme toi! Je pensais lui dire de me lâcher les basques mais ne put lui répondre que par un « oui » murmuré.

Et nous montâmes jusqu’au bureau de ma mère, aidée de Nagisa mais celle-ci ne vit pas ma mère…Son père avait déboulé affolé en criant son nom. Je lui dis «bye » et frappa au bureau de ma génitrice.

J’ expliquais à maman que je voulais rester avec papa mais que la connaître ne me gênait pas…Elle comprit, et me serra dans ses bras, je la repoussais doucement. Je n’ai jamais été très à l’aise en affection même si cela ne me rebutait pas non plus.

Je revins souvent voir ma mère et Nagisa en cachette au retour de l’école. Nagisa ne semblait pas y aller la veinarde.  On s’amusait bien ensemble mon jeu préféré était de lui faire peur en lui racontant des histoires d’horreur, c’était vraiment ma meilleure amie et peut-être un peu plus. Maman m’aidait à apprendre le solfège, mon père m’avait acheté une guitare pour Noël, c’était cool même si j’étais nul en musique et cela creusait nos dettes...Je ne fis pas beaucoup de progrès malgré le solfège de ma génitrice appris sur un site internet, en revanche à l’école j’étais parmi les élites en baseball!

Puis la veille de mes quatorze ans Nagisa disparut.  Ma mère me dit qu’elle ne pourrait plus venir mais n’en dit pas plus malgré ma colère.

Désespéré, je décidais d’arrêter le baseball mais un sermon de mon père m’en dissuada. Et je ne pouvais pas lui expliquer que je squattais une à deux heures ( normalement temps libre pour mes devoirs à la bibliothèque de l‘école avant de rentrer à la maison, mais de toute façon je les faisais avec maman les devoirs à présent.)  l’entreprise où il y avait ma mère.

La rage de vaincre et le désespoir me fit gagner avec mon équipe tous les championnats de l’école et même contre d’autres écoles. La première année de lycée je la consacrais au baseball avec de solides entraînements et aucune pitié pour moi et mon équipe. J’étais tellement doué qu’on me proposa d’entrer à Seika no Gakuen grâce à une bourse d’étude, je voulais refuser comme l‘an dernier où j‘avais déchiré la lettre, devant m’occuper de papa, mais celui-ci semblait si fier de moi  en voyant la lettre avant que je puisse, cette fois la déchirer, que j’y entrais. Espérant cependant que mon père arrive à se gérer seul…

Le joueur
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Age : 25 ans ( née le 03/11/1988)
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Comment avez-vous connu le forum ? Grâce à Nagisa Asahina on a d’ailleurs liées nos deux fiches ^^
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MessageSujet: Re: Toru Ayo [Terminée]   15.11.13 2:06
Hello!!

J'avoue je suis cruelle mais je me suis arrêté à ton arrivée à l'hôpital, ça m'a tué xD

Je n'ai vraiment rien à dire sur ta fiche, parfaite bien que très longue à mon goût xDD

Tu n'as plus qu'à attendre la validation Very Happy
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avatarFujiyori NakamuraDirecteur de Seika no Gakuen
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MessageSujet: Re: Toru Ayo [Terminée]   16.11.13 13:04
BONJOUR ET BIENVENUUUE

Fiuu quelle fiche XD

Je suis un peu bête, dans l'histoire : il voit toujours Nagisa avec sa mère, mais il ne sait pas que sa mère est aussi la mère de Nagisa ? @_@

Sinon, tu es validé. C'est Ben qui va être content d'avoir de la compagnie. Le club de Baseball va donc ouvrir ses portes Wink

Les bleus au pouvoir ! Tu es donc boursier sportif ?

Tu sera chambre 10 avec Ren Misato (le beau gosse, blondinet).

si tu as la moindre question, n'hésites pas !

p.s : désolé pour le temps de validation, quelques soucis de sommeil en ce moment x)
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avatarInvitéInvité
MessageSujet: Re: Toru Ayo [Terminée]   16.11.13 15:08
Coucou ^__^
Merci ^^

En fait, il voit la mère biologique de Nagisa ( qui est aussi sa mère ) seul mais ne sait pas qu'ils ont la même mère. Mais il joue avec Nagisa, toujours surveillée par son père biologique mais qui ne rencontre pas ( ou pas souvent Nagisa ne sait pas que c'est sa  mère biologique et est toujours quasiment accompagnée) la mère de Toru qui est aussi sans qu'elle le sache sa mère à elle.

Le père de Toru n'est pas celui de Nagisa et le père de Nagisa n'est pas celui de Toru.

Nagisa a un père de sang et une mère adoptive et une mère de sang qu'elle ne connait pas. Toru a un père et une mère de sang vu que son père n'est pas retombé amoureux d'une autre. Le père biologique de Toru ne sait pas après l'accident que Toru est retourné voir sa mère biologique.

Toru et Nagisa ont donc la même mère sans le savoir.

Sinon oui Toru est boursier sportif ^^

Merci encore ^__^
Toru


Dernière édition par Toru Ayo le 16.11.13 15:40, édité 1 fois
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avatarFujiyori NakamuraDirecteur de Seika no Gakuen
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MessageSujet: Re: Toru Ayo [Terminée]   16.11.13 15:29
OUH on dirait une énigme ! XD Merci !
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MessageSujet: Re: Toru Ayo [Terminée]   
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Toru Ayo [Terminée]
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