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 La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]

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MessageSujet: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   21.07.15 11:07
Olga Slowinski
 
 Nom : Slowinski
 Prénom : Olga
 Age : 77 ans
 Nationalité : Ukrainienne
 Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.

 Groupe : I'm working here .

 Situation financière : Contrairement à ce qu’on peut croire, cette vieille bique a une situation aisée.
 Poste : Concierge en chef de Seika
 Logement : Sous-sol de Seika

Personnage de l'avatar ? Baba Yaga, contes et légendes russes.



Ce qu’elle cache derrière ses rides…
Pour construire sa petite fortune, elle a « prit » ce qu’il lui plaisait chez ses employés, vendant les objets précieux ou les gardant selon son envie. Elle a commencé cette activité il y a très longtemps, au départ pour survivre, puis pour s’enrichir en y prenant goût. « Oh, il manque quelque chose dans votre chambre, élève de Seika ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… ». Malgré le fait qu’elle nie tout en bloc, certains pensionnaires soupçonnent la mégère et se doutent de quelque chose… Donc, ce secret n’est plus si bien gardé, n’est-ce pas ? Alors, fouillons un peu dans son passé pour dénicher quelque chose de bien plus intéressant… Ah ? Trouvé !
La vieille folle garde un secret bien plus morbide. Olga est une survivante du massacre de Babi Yar du 29 septembre 1941. C’est un souvenir douloureux et elle s’en rappelle dans les moindres détails. C’est sans doute son pire secret, ou cauchemar...

Description de cette beauté fatale…

Vous pensiez que Seika no Gakuen était un lieu ou régnaient la beauté, la richesse, et la jeunesse ? C’est vrai, entre ces élèves tous plus craquant les uns que les autres, et ces professeurs qui n’ont pas plus de trente ans, on se croirait presque dans un rêve. Et bien, c’est parce que vous n’avez pas fouillé dans les bas-fonds de l’établissement, très cher. Là où se terre la laideur sans nom et vieillesse incarnée, comme ses ongles d’orteils fumants. Oh, aurais-je dis « sans nom » ? Pardon, en faite, elle en a un. Olga Slowinski. Elle n’a pas le physique de vos grand-mères adorées. Une peau fripée qui se blanchit au fil des années, au point de laisser apparaître les veines bleues et violettes qui lui traversent tout le corps. Au milieu de son visage, elle possède un nez bien grand et crochu comparable à celui d’une vieille sorcière stéréotypé d’un conte effrayant. Et pour ses lèvres, vous savez quand votre vieille tante vous embrasse lors des réunions de famille ? Celle dont vous craignez de saluer ? Olga donne cet effet là, en pire. Sa bouche est marqué par des traits fins et tremblant et lorsqu’elle l’ouvre, elle laisse apparaître les quelques dents jaune qu’il lui reste vu qu’elle déteste porter son dentier. Ses yeux expressifs et d’un beau bleu dans le temps sont devenu plus vide que ceux d’un aveugle, presque translucides, n’exprimant que le mécontentement et le dégoût. Enfin, par-dessus son large front qui lui-même surplombe des paupières lourdes qui lui tombent sur ses pupilles, se dresse quelques cheveux décolorés de vieillarde, prêt à tomber ou se casser. Bien évidemment, son manque d’hygiène les rend gras et sales comme le reste de son corps. L’odeur qu’elle dégage est bien trop imposante pour ne venir que de sa mauvaise haleine.

Pour son corps, il est plutôt frêle et fragile, sa graisse ne se logeant apparemment que dans son ventre. Parfois fatiguée, elle se cramponne à son balai pour souffler un moment. Son dos est courbé et sa tête penché comme si elle portait le poids de ses années passés. Heureusement que la nature ne lui a jamais offerte une imposante poitrine, car on remarque que ses seins ont perdus toute leur fermeté et pointent désormais en direction du sol. Sa plus grande cicatrice visible est sur son épaule, marque de la balle qu’elle s’est prise lors du massacre de Babi Yar. Pour le plus grand bonheur des élèves et des membres du personnel, elle cache ses formes derrière des habits amples et aux couleurs ternes, souvent en laine, tricoté par ses soins ou acheté à bon marché, qui s’accordent parfaitement à sa personne. Ils sont souvent poussiéreux de part son métier, ou tâchés, sentant la transpiration d’une vieille dame et toutes autres odeurs dont les narines ne raffolent pas. Cela ne la gêne nullement de les porter pendant deux semaines ou plus, sous vêtements y comprit, d’ailleurs elle n’en a pas beaucoup dans sa garde robe. Elle ne s’embête pas à mettre de soutien-gorge qui la démange et toutes autres tenues trop près de son corps ridé. Elle vous laisse l’apprécier… A sa juste valeur !

Et à l'intérieur de ce corps en décomposition...

               Vous avez vu ce physique hideux, mais ne pensez pas un instant que la laideur d’Olga s’arrête à ça, ou vous serez complètement désillusionné. Allez, vous avez tous déjà entendu au moins une fois dans votre vie « Il n’y a pas que l’extérieur qui compte ! » ou sous une forme poétique plus soutenue « Le physique n’est pas le miroir de l’âme ». Et bien, chez Olga, le physique EST le miroir de son âme. Vous en avez marre de toutes ses personnes qui sont froides aux premiers abords, mais qui ont à l’intérieur d’eux un petit cœur rouge qui ne demande qu’à être découvert. Et bien, ce n’est pas ça chez Olga, elle est vraiment méprisable sous tout les angles, et son cœur est soit de pierre, soit dévoré par son sang acide, ou, dernière option, n’arrive plus à battre à cause de la couche de moisissure qu’il y a autour. Tout ce paragraphe pour dire que, lorsque vous allez croiser la vieille concierge dans un couloir, vous savez que votre journée va être détruite en un instant. Alors, vous feriez mieux de l’éviter.
                 La politesse ? Qu’est-ce que c’est ? Cette morue répugnante n’a pas ce mot dans son vocabulaire. Elle s’adressera à vous de manière froide, de sa voix rauque, comme si vous étiez son chien ou un insecte sur son passage, n’hésitant pas à parsemer ses phrases d’injure comme « vermine », « sale fils de bourge », « qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça, trop de beauté pour toi, morveux ? » , « va voir chez ta mère si j’y suis ! », bien que tout le monde espère ne jamais la voir en dehors de l’établissement, ou même à l’intérieur, mais en général à part pour vous insulter, elle n’est pas très bavarde et bien mystérieuse. Vous l’aurez comprit, au jour d’aujourd’hui, Olga est la méchanceté incarnée. La vie n’a pas été agréable avec elle, mais elle ne se plaint pas verbalement. Les gestes qu’elle aura à votre égard peuvent être interprétés comme une façon de se venger. La vieille bique est rancunière, si vous osez vous trouver sur son chemin ou la déranger, elle saura vous le faire payer. Elle est plus tenace que la crasse sur son corps, et aussi empoisonnée que la pomme que la belle-mère de Blanche Neige lui a offerte. Enfin, rien que son odeur corporelle est un poison capable de vous faire tomber dans un sommeil infini, alors si vous passez à côté d’elle, pensez à retenir votre respiration. Mais ne vous bouchez pas le nez, elle se vexe très facilement, « petit impertinent ! ». Et n’attendez pas un sourire de sa part, déjà qu’elle n’a pas le sens de l’humour. Je n’ai pas besoin de préciser cela.

Il y a cependant quelque qualités qui sont à citer en elle, et la première est son côté travailleuse acharnée. On peut dire tout ce qu’on veut sur son hygiène déplorable, partout ou Olga passe, le nettoyage est impeccable. Ses années d’expérience lui ont permise d’apprendre à faire les choses bien et vite. Et puis, pour son âge, malgré quelque problème de dos et une certaine difficulté à mâcher ses aliments à cause de son entêtement à ne pas vouloir mettre son dentier (aurais-je oublié de dire qu’elle était bornée ?), la septuagénaire se porte bien et est encore capable de faire les tâches qui lui sont demandés. Elle ne supporte pas ceux qui flânent et ne travaillent pas sérieusement, puisqu’elle-même donne le meilleur de sa personne. De plus, même si elle fait parfois la sourde oreille, ou se sert de son âge pour manipuler les autres, la travailleuse à une très bonne ouïe, qui s’est probablement surdéveloppée lorsque sa vue a baissée. Et elle se sert de cette faculté pour repérer les moindres rumeurs croustillantes qui pourrait servir à The Watcher, comme une vieille commère. Oh, bien sûr, il se peut qu’il lui arrive de les déformer « sans le vouloir ». A savoir si cela est vrai, ou non…

Si l’on devait classer cette chouette disgracieuse dans le tableau des sept pêchés capitaux, elle serait dans deux cases. La première étant l’envie, puisqu’elle n’a jamais eu grand-chose, et tout ce qu’elle a pu avoir ne fût qu’éphémère. C’est pour cela qu’elle souhaite posséder, elle a ce besoin d’avoir ce que les autres ont. Elle n’hésitera pas à fouiller dans votre boîte à bijoux et à se servir pour combler son manque. Elle s’est mise à collectionner divers objets, parfois ils n’ont pas d’utilité propre et servent de décoration, comme certains habits de luxe dont elle s’est empressée de dérober juste pour posséder. Bien sûr, tout ne se vole pas, et la concierge de Seika est toute aussi envieuse de votre beauté, de votre jeunesse, de votre richesse, de votre santé, de votre statut, de votre relation de couple, de votre sexualité abondante, de votre cercle d’amis… Bref. Olga est jalouse de tout ce qui peut faire que vous êtes celui que vous êtes. Une raison de plus de vous rendre la vie dure. En second, la dame couverte de rides est d’une nature avare. Elle n’a pas grand-chose, alors elle garde précieusement le peu qu’elle a. Même si souvent, elle doit vendre les objets de ses délits pour ne pas se faire repérer, elle garde les billets qu’on lui offre en contrepartie, précieusement, au chaud. De toute façon, à quoi peut bien lui servir ce… « MP3 », elle n’y connait rien en technologie, (ah, de son temps, ce n’était pas pareil !) elle a juste appris à se servir d’une boite « méil » pour envoyer des petits courriers à ce « Wouatcher » dont tout le monde parle et dont le prénom rappelle l’un des collaborateurs d’un de ses anciens employeurs, « Walter ». A quelques lettres prêt. Quoi qu’il en soit, elle veut toujours plus de richesse juste pour son gain personnel, alors pas question d’utiliser son argent pour se payer de nouveaux habits ou du gel douche. Olga ne s’embête qu’à acheter le nécessaire à sa survie dans ce monde.

Plus elle y restera, moins vous aurez la tranquillité dont vous rêvez. Car elle a le pouvoir de vous pourrir la vie, puisque la sienne est presque finie. Mais continue quand même.


Olga.

CHAPITRE 1. Quand le mal a tout ravagé.


Musique d'ambiance.

« - Bonjour, Nastya. Comment vas-tu ? Tu sais ce qu’on doit faire aujourd’hui, n’est-ce pas ? Rappelle-toi, Tya ! Maman a parlé d’un ‘comuniké’ qui nous demandait de se rassembler avec d’autres gens de Kiev. Elle a l’air inquiète, mais moi je suis persuadée que nous allons partir en voyage. Tu en veux la preuve ? Elle m’a dit de prendre mes affaires les plus précieuses. Bien sûr, je vais te prendre avec moi Tya, tu es ma petite oursonne préférée. Je vais aussi enfiler ma robe du dimanche, la belle blanche avec des fleurs. Dis, tu penses que nous serons de retour pour mon anniversaire, dans une semaine ? On n’a pas tout les jours 6 ans ! Je vais devenir une grande, une vraie, regardes comme je suis immense. Tu es jalouse de moi ? Mais ne t’en fais pas, tu es très mignonne ! Vivement que papa revienne de Russie pour que je lui montre comme j’ai changé depuis son départ. Il me manque… Bon ! On va bientôt y aller, laisses moi le temps de me changer. Ne sois pas aussi impatiente, Tya ! Tu me rends toute enjouée hahaha !

J’ai l’impression que nous sommes de plus en plus nombreux. Il y a ma copine Sarah, et Jeremy aussi ! Je me demande jusqu’où nous allons marcher ainsi. Tu as vraiment de la chance Tya, tu ne peux pas avoir mal aux jambes. Heureusement qu’il y a ces officiers pour faire attention à ce que personne ne s’égare. Ils sont vraiment gentils et prennent soin de nous. Au début, ils me faisaient un peu peur avec leurs grosses armes, mais on dirait bien que je m’étais totalement trompée sur leur compte. Il ne faut jamais juger par l’apparence, maman l’a toujours répétée !

Nous sommes apparemment tous présent. Je suis bien contente que Sarah et Jeremy soient du voyage, je me sentirais un peu moins seule ! On a fait que de se faire coucou pendant la marche, je devais même lâcher la main de maman pour ce petit geste, elle a fini par me prendre par l’épaule. Oh, bien sûr, je suis plus qu’heureuse que tu sois aussi là Tya, tu es ma meilleure amie pour toujours. On sera toujours ensemble, n’est-ce pas ? C’est une promesse. Tu entends ça ? La foule se pose de plus en plus de question sur ce qui se passe. Nous sommes arrêtés depuis un petit moment déjà. J’espère que ce n’est rien de grave, que quelqu’un n’est pas malade. Désormais, il me semble entendre des bruits par intermittence. Le même son résonnant. BANG. BANG. BANG. Qu’est-ce que ça peut bien être ? Maman me sert fort contre elle. Peut-être qu’elle a la réponse à cette question, mais pour une raison qui m’est inconnue, je n’ose pas vraiment lui demander…

Je ne sais pas si c’est moi, mais plus le temps passe et plus j’ai l’impression que notre énorme assemblée se réduit en nombre. D’ailleurs, je n’arrive plus à trouver mes deux copains. Un officier a crié quelque chose en allemand à un second. Celui-ci s’est tourné vers nous en disant que « la cadence allait s’accélérer » et quelque chose à propos d’une méthode plus efficace. C’est quoi, une cadence ? Le nom d’un transport ? Je ne sais pas trop ce qu’il se passe. Mais c’est notre tour.

Il est tant de se dire au revoir, Tya. Apparemment, je dois te poser avec mes affaires sur cette pile d’objets. Tout est bien trié, ces monsieurs sont très ordonnés. Et puis, l’un d’entre eux m’a aussi demandé de me déshabiller. Je te confie ma belle robe blanche, ma petite oursonne. Mais, tout de même, me donner l’ordre de me mettre toute nue … ? Je suis extrêmement mal à l’aise mais maman l’a fait aussi, et les autres suivent le mouvement. Ensuite, on nous a demandé de nous positionner dans une fosse profonde et de nous retourner. Mon dieu, Tya. Tout ces gens en bas… Ils sont… si blancs… Tout plein de sang, se chevauchant les uns les autres. J’ai regardé en direction de maman avec horreur et j’ai lu sur ses lèvres un « je t’aime » muet. Et puis, je les ai de nouveau entendus. Ces « bang » répétitifs, mais cette fois, ils n’étaient pas aussi précis qu’avant. Ils sortaient de toute part et me cassait les oreilles. J’ai voulu hurler alors qu’une violente douleur à l’épaule m’avait frappée, propulsant mon petit corps au milieu de ceux qui avaient connus le même sort. Ma chute sur ces corps glacés me fit mal, mais moins que cette brulure dans mon dos. Tya, elle est là. Elle est à mes côtés dans cet océan de cadavres. Maman. Mais ses yeux ouverts en ma direction sont aussi vides que ceux de tout ces gens. »

CHAPITRE 2. Si c'est une enfant.


Musique d'ambiance.

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c’est une enfant
Que celle qui, entre les morts,
Qui le soir venu rampe nue dans ce cimetière morbide,
Qui se bat pour survivre,
Qui a froid, l’envie de pleurer, et souffre dans cette nuit glacée par le sang des siens.
Considérez si c'est une enfant
Que celle qui trainant dans la boue rencontre le mal déguisé en homme armé,
D’un sourire du malin et d’une délicatesse en vint à la soigner,
Pour qu’elle lui fasse la faveur en retour de le toucher,
De satisfaire de par ses lèvres tremblantes les désirs du diable.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, n’oubliez pas les atrocités que la guerre a pu engendrer :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

D'après Si c'est un Homme, de Primo Levi.


CHAPITRE 3. Bien loin de chez elle.


Musique d'ambiance.

ACTE I. SCENE V.
Un hiver rude, à Moscou.
Monsieur Barkov, Madame Barkov, Olga, un lieutenant,

Lieutenant, tenant fermement Olga : Barkov, j’ai encore vu votre sale nièce trainer dans la rue en début de soirée. Il serait tant de la mettre à l’école et de s’en occuper un peu.
Madame Barkov : S’en occuper ? Cela se voit bien que ce n’est pas vous qui avez hérité d’un tel cadeau empoisonné. Si la sœur de mon époux n’avait pas fait l’honneur de sa couche au premier venu, sans doute n’aurait-elle point mise au monde cette chose.
Lieutenant : Ce n’est pas à vous que je m’adressais. La gamine tentait de voler des fruits sur un étalage. Vous la nourrissez, au moins ? Votre fortune déborde et vous n’avez même pas trois sous pour elle ?
Monsieur Barkov : Nous sommes en après guerre, camarade. Je préfère garder ma fortune bien au chaud plutôt que de dépenser la moindre miette pour ce déchet.
Lieutenant : Elle est cependant sous votre tutelle depuis qu’elle est ici. Tentez d’en faire quelque chose. Utilisez-la à bon escient, instruisez-la et sans doute vous rapportera t-elle un salaire une fois la majorité atteinte.
Madame Barkov, surprise : Vous voulez dire que nous devrions la garder jusqu’à sa majorité ? Hors de question de la garder dix ans de plus ! Elle nous apporte déjà assez de soucis. Est-ce vous qui allez la supporter pendant sa crise d’adolescence ? Si elle est comme sa mère, elle risque de nous ramener le premier mendiant qu’elle trouvera dans la rue. Déjà qu’elle discute avec eux, il ne manquerait plus que ça.
Lieutenant : Comme je vous l’ai répété des centaines de fois, ce n’est pas mon problème. Je veux voir cette gosse sur les bancs de l’école dès la semaine prochaine, qu’elle apprenne à lire et à écrire. A son âge, il serait temps. Ca lui évitera de faire plus de conneries.
Monsieur Barkov, à sa femme : Cela n’est pas une si mauvaise idée. Peut-être qu’un professeur arrivera à faire quelque chose de cette mauvaise graine. Au mieux, plus elle passera d’heure à l’école, moins nous l’auront dans nos pattes.
Madame Barkov : Très bien. Je me chargerai de son inscription dès demain. Vous pouvez prendre congé, lieutenant. –regarde le lieutenant partir, puis à Olga en lui tirant les oreilles- Quant à toi, ne crie pas victoire trop vite. Dans quelques années tu seras jetée à la rue, et ce lieutenant ne sera plus là pour te porter secours. En attendant, tu vas me laver cette maison jusqu’à ce que tes mains en saignent.
Olga : Très bien, ma tante.

ACTE II. Scène IV.
A Krasnoïarsk, chez le riche Opokine.
La vieille Nikichine, Olga, Maria.

Maria : Tiens, voilà un peu de pain et une bonne soupe chaude pour te revigorer.
Olga : Merci, mademoiselle. Vous êtes vraiment aimable.
Maria : Oh je t’en prie tu peux m’appeler Maria. Notre différence d’âge n’est pas si grande, alors mets toi à l’aise avec moi. D’ailleurs, quel âge as-tu ? 15, 16 ans ? Dis, tu viens d’où ? Tes vêtements sont si sales, je peux les laver si tu veux. Enlèves cette chemise, on ne sait même plus si elle est blanche ou brune.
Nikichine : Qu’est-ce qu’il se passe, par ici ?!
Maria, chuchotant : Oh, non. C’est la vieille Nikichine, elle est en charge de tout le personnel dans cette demeure. Elle va me tuer. Je n’ai pas le droit de faire rentrer des inconnus dans la demeure…
Nikichine : Maria ? Qui est cette fille à la table ?  
Maria : Je l’ai trouvé devant le portail, morte de froid. Je ne souhaitais que lui offrir un bon repas chaud…
Nikichine, haussant le ton : Qui t’as autorisé à le faire, espèce de folle. Tu veux que notre employeur nous mette à la porte, c’est ça ?
Maria : Oh je vous en prie, madame. Elle repartira dès qu’elle aura fini son assiette.
Nikichine, s’adressant à Olga sèchement : Toi, là. Le laideron. Ton nom. Et par la même occasion, dis-moi ce que tu fais par ici. Monsieur Opokine n’a pas besoin d’une gargouille de mauvais goût devant son portail.
Olga : Excusez-moi. Je m’appelle Olga Slowinski, madame. Mes parents sont tout les deux morts à la guerre. J’ai été confiée à mon oncle après un long voyage jusqu’à Moscou, mais ses bons soins n’ont été que de courte durée.
Nikichine, avec curiosité : Continue.
Olga : A mes 13 ans, il m’a vendu à un bordel, madame. Excusez-moi de ne pas employer de mots plus jolis pour le qualifier, sûrement les restes du métier. J’ai toujours eu beaucoup de mal à attirer les clients trop exigeants. J’étais la plus jeune et mon corps était bon marché. Je ne faisais pas assez de bénéfices, alors le patron a arrêté de me porter de l’attention.
Nikichine : Pas étonnant, tu es moche comme un pou. T’as même pas de poitrine. Même un paysan préférerait copuler avec une vache. Et pourquoi tu es bossue, en plus ?
Olga : Des restes de la guerre, madame. Quoi qu’il en soit et par je ne sais quelle miracle, j’ai réussi à m’échapper. Un homme solitaire m’a conduit un bon de chemin contre quelques faveurs de ma part, et j’ai marché le reste de la route avant d’arriver ici. Je n’ai rien à part ce que j’ai sur le dos. Je vous supplie de me laisser une chance de participer à l’entretien de ce manoir. Je suis une excellente ménagère.
Nikichine : Comment ? Tu es aussi folle que cette pauvre Maria, et audacieuse en plus de cela.
Maria : Madame ! Vous avez toujours été la meilleure par ici, je suis sûr que si vous demandiez à Monsieur Opokine, il saura vous écouter.
Nikichine : Tiens, tu as retrouvé ta grande bouche, toi ? Bon, je vais voir ce que je peux faire. Restes dans le coin mais fais-toi discrète, Slowinski.

ACTE III. Scène III.
Un printemps à Krasnoïarsk, dans la cour de chez Opokine.
Olga, Maria, une servante.

Maria : Olga ! Olga ! Regardes ce que je t’ai confectionné avec des bouts de tissus récolté dans le linge sale ! Dis, Olga, tu m’écoutes ?
Olga, sortant de ses rêveries : Quoi ? Pardon, je…
Maria regardant en direction de la fenêtre donnant sur le salon :  Ah, je comprend mieux. Tu es encore en train d’observer Monsieur Shizuku. On raconte qu’il est venu ici pour proposer un marché à notre patron. Cela fait des années qu’ils font affaire ensemble. Mais tu es tombée sous le charme de la mauvaise personne, Olga. Que dirais-tu plutôt d’Ygor ?
Olga : Ygor ? Qui est-ce ?
Maria : Ne me dis pas que tu ne sais même pas qui il est… Notre jardinier, Ygor !
Olga : Ah, lui. Oh, regardes Maria, regardes l’expression de Monsieur Shizuku. Il est tellement beau. Je me souviens encore de la première fois où nos yeux se sont croisés, il m’a sourit tendrement…
Maria : Tu n’es pas croyable de viser un homme si fortuné. Il n’aura même pas une once d’attention à ton égard. Enfin, je me suis renseignée à son sujet. J’ai entendu dire que sa femme l’avait quitté pour un autre homme et était partie en Angleterre vivre le parfait amour, le laissant seul et dans le chagrin avec pour seul réconfort, sa fille de huit ans.
Olga : Monsieur Shizuku a une fille ?
Maria : Sourde-muette de naissance. Le problème est qu’après le départ de sa femme, son personnel a commencé à décamper. Maintenant, il est bien embêté. Oh, il regarde à nouveau par ici !
Olga, tournant vite la tête : Tu… Tu crois qu’il m’a vu ? Je veux dire, l’épier…
Maria : Ne t’en fais pas. Comme je t’ai dis, il n’en a que faire de nous. Tiens, prend plutôt ce cadeau, lui tend un ours fait en chiffon divers et en coton, je voulais te l’offrir en gage de notre amitié qui dure depuis cinq ans déjà.
Olga : Comme c’est mignon, Maria. Tu es vraiment agile de tes mains. Mais je n’ai rien pour toi en retour… Je te promets de te donner quelque chose en retour dès la semaine prochaine.
Servante, arrivant en hâte : Mademoiselle Olga ! Monsieur Opokine te mande sans plus attendre. Va le rejoindre immédiatement. Peut-être va-t-il te réprimander pour flâner pendant tes heures de travail.
Olga, prenant l’ours d’une main et se dépêchant de rejoindre la porte principale : On se retrouve ce soir, Maria. Merci pour tout.
Servante, la voyant au loin : Maria. Tu ne lui a rien dit ? La maladie n’attendra pas une semaine, et tu le sais. Tu dois rejoindre ta famille à Saint Petersburg au plus vite si tu veux pouvoir rester un peu avec eux avant…
Maria : Je le sais. Je lui annoncerais tout ça demain. Laissons-la être heureuse encore un peu. Juste pour cette fois.

ACTE III. Scène IV.
Dans le salon d’Opokine.
Opokine, Monsieur Shizuku, Olga.

Olga,frappant deux coups à la porte et entrant : Vous m’avez fait venir, Monsieur ?
Opokine : En effet, entre jeune fille. Viens plus près. Présentes toi à Monsieur Shizuku, ne sois pas si impolie. Raconte un peu ton histoire.
Olga : T…Très bien. Je m’appelle Olga Slowinski, Monsieur. Je travaille en ces lieux depuis cinq ans déjà, résidant ici même dans une chambre, au dernier étage avec les autres membres du personnel. Monsieur Opokine a eu l’amabilité de m’offrir un toit et un emploi.
Opokine : Non, pas cette histoire. Avant cela, ma fille. Avant. Quant tu séjournais dans une maison close…
Monsieur Shizuku, l’interrompant : Je pense que tout cela est inapproprié vis-à-vis de cette jeune femme. Ne gardons que ce qu’elle vient de nous conter, et laissez-moi procéder, avec votre permission. Mademoiselle Slowinski, que faites vous comme tâches par ici ?
Olga : Mon emploi du temps varie selon les journées. Je lave le linge et l’étend, passe le balai dans la demeure puis l’astique, fais la poussière sur les étagères et bibelots divers, nettoie les vitres, je prépare la nourriture quand il y a besoin d’aide en cuisine et fais la vaisselle pour aider mes collègues assignés là-bas. Je fais les lits, m’occupe de la cour quand le vent amène les feuilles et brindilles sur le chemin. Mes activités sont vastes et diverses.
Monsieur Shizuku : Mademoiselle, vous êtes vous déjà occupé d’enfants ?
Olga : Jamais en ce jour.
Monsieur Shizuku : Que pensez-vous du Japon ? Savez-vous parler le japonais ?
Olga, étonnée : Monsieur, je n’ai ni le temps, ni l’argent, ni la possibilité pour me concentrer sur un tel apprentissage.
Monsieur Shizuku : Mademoiselle Slowinski, suite à de récents événements, je suis à la recherche de membre du personnel dévoués comme vous qui ne me fera pas faux bonds. J’en ai discuté avec votre employeur et j’aimerai, si vous le permettez, vous emmener avec moi de l’autre côté de l’océan. Ce n’est pas un ordre, vous pouvez refuser. J’ai cru comprendre que rien ne vous retenez par ici, et Madame Nikichine ne cesse de chanter votre bon travail à qui souhaite l’entendre. Je ferai en sorte que votre compréhension de la langue soit rapide, votre apprentissage ne traînera pas et vos connaissances minimes ne seront pas un handicape très longtemps. Si vous acceptez, il faudra sur le champ préparer vos affaires. Notre avion partira en soirée. La décision vous reviens, mademoiselle.
Olga, abasourdie, presque sans voix et timide : Je… J’accepte…
Opokine : Dans ce cas, montes te préparer sans faire attendre Monsieur. Tu ne voudrais pas le mettre en retard, hein. La voyant saluer et quitter les lieux, maintenant qu’elle a accepté de vous suivre, permettez moi d’étouffer ma curiosité en vous demandant pourquoi notre Olga plutôt qu’une autre ?
Monsieur Shizuku : Je pense qu’elle a un énorme potentiel qu’elle ne pourra jamais exploiter en restant dans cette demeure. Et, sans vouloir vous offenser, ce n’est pas parce qu’elle détient un tel passé qu’il faut vous permettre d’en faire votre prostituée.

CHAPITRE 4. Bonheur à l'encre noire.


Musique d'ambiance.



 

Le 13 avril 1957,
à Osaka

 
Ma chère Maria

 

 
Nous n'avons pas eu le temps de nous dire au revoir convenablement, et je regrette d'être partie en hâte. Tu voulais me dire quelque chose, d'ailleurs ? Comment vas-tu en ce doux printemps ?

En ce qui me concerne, je suis la femme la plus heureuse du monde depuis que Monsieur Shizuku m'a emmené au Japon avec lui. Bien sûr, les activités ne sont pas de tout repos. Le matin, je me lève à 5H tapante et me dirige vers un grand planning sur lequel est inscrit l'emploi du temps de chacun des employés. Je dois faire les lits, astiquer le sol, enlever la poussière. A 7H30, Monsieur et sa fille se lève. Leur petit déjeuner est déjà sur la table. Les tâches ne sont pas si différentes de celles que nous avons pu effectué chez Opokine.

En revanche, on m'instruit du mieux que l'on peut. Je prend des cours de japonais. Je me débrouille en prononciation pour une débutante d'après les félicitations de celle qui me les donne. Pour ce qui est de l'écriture, je dois encore m'entraîner. Ce qui est le plus enrichissant sont les cours de langage des signes. Comme tu l'avais dis, la petite Emiko Shizuku est sourde-muette. Elle est très mignonne, toujours souriante et a même essayé de communiquer avec moi. Mais je n'ai pas compris ses gestes. Elle s'est esclaffée sans bruit, et s'est volatilisé dans le couloir. Cette maison est pleine de vie, rien à voir avec mon passé.

Je t'embrasse tendrement, mon amie, et espère recevoir de tes nouvelles. Tu trouveras ma nouvelle adresse au dos de l'enveloppe.

Ta chère Olga.





 


Le 15 août 1957,
à Osaka

 
Ma douce Maria,


 

 
Que se passe t-il ? Je n'ai pas reçue de réponse de ta part. Es-tu trop occupé pour inscrire quelques mots sur une lettre ? Peut-être suis-je une personne trop étouffante. Cependant, je dois te raconter ma vie et mon intégration.

Monsieur Shizuku est toujours aussi gentil avec moi. Vivre à ses côtés me fait tomber un peu plus amoureuse de lui chaque jour, et je ne peux contenir mes sentiments. Il me traite avec respect et considération, deux mots qui m'étaient alors inconnus jusqu'à ce que je mette les pieds dans ce nouveau pays.

J'essaye de faire un peu plus attention à mon apparence dès lors. Avec ma première paye, je me suis achetée une jolie robe brune. Je la porterai devant lui. Mais tu sais, je crois qu'il me voit plutôt comme une enfant de qui il faut se soucier plutôt que d'une femme. Ais-je l'air si jeune ? Oh, mon apprentissage avance de plus en plus. Je peux désormais communiquer avec la petite Emi. Tout le monde l'appelle comme ça par ici. Nous devons bientôt préparer une fête pour son anniversaire.

Mes pensées volent en ta direction, et t'accompagnent chaque jour que Dieu fait.

Ton amie Olga.

 




 


Le 23 février 1958,
à Osaka

 
Maria,


 

 
Aucune nouvelle de ta part depuis presque un an, depuis que je suis partie, alors que je t'envoie une lettre tout les mois. Que se passe t-il, Maria ? Je pensais que nous étions amie. Es-tu devenue jalouse à mon sujet ? Je n'aurai jamais pu penser cela de ma meilleure amie.

J'aime à penser que tu n'as pas trouvé le temps de me montrer ton affection. Alors, j'ai continué de te faire parvenir des petits bouts de ta vie, en attendant un retour qui n'est jamais venu. Jamais. Je préfère couper tout contact avec toi, Maria. Le seul souvenir que je veux garder et cet ours en peluche même si j'ai voulu plusieurs fois le jeter au feu. Je tenais vraiment à cette amitié, tu m'étais si précieuse, et tu as tout gâchée. Tu me déçois. Au plus haut point.

J'attendrai toujours de tes nouvelles, si tu daigne me porter un minimum d'attention.

Olga.


 




 


Le 9 juillet 1962,
à Osaka

 
A mon ancienne amie,


 

 
Tant d'années ont passés depuis que nous nous sommes quittés, Maria. Et pourtant ton doux rire m'apparaît parfois en rêve. C'est pourquoi j'ai décidé de vider mon sac sur tes épaules. J'avais ce besoin de parler depuis plus d'une semaine. Et je n'ai trouvé personne d'autres vers qui me tourner. Je n'ai jamais eu une aussi bonne amie que toi de toute mon existence. D'ailleurs, je ne sais même pas si tu travailles encore chez Monsieur Opokine et pourtant, je n'ai pas d'autres adresses pour te joindre que mon ancien employeur.

Tu as dû en entendre parler, Maria. Dans cette même ville où nous avons travaillées main dans la main, cette ville de Russie où je l'observais à travers les fenêtres, postée dans la cour. Monsieur Shizuku et sa fille y ont laissés la vie ce 30 juin 1962. Ici, tous sont affolés de se retrouver sans emploi. Mais cet homme était plus que celui qui me nourrissait, Maria. Cet homme était mon sauveur, mon premier et seul amour que je garderai toute ma vie au fond de mon coeur sans pouvoir m'en séparer. Et la petite Emi, elle avait cette bonté dans le regard et cette innocence candeur que le monde à perdu.

Un simple crash d'avion, Maria. Cet appareil m'a prit tout ce qui me maintenait en vie. Je n'ai plus rien ici bas. Nous avons tous été éparpillé, voilà que je suis au service d'un américain installé à Shibuya. Un certain Monsieur Walter, une connaissance de Monsieur Shizuku. Paraît-il qu'avant sa mort, le riche japonais dont je suis toujours folle à su convaincre Monsieur Walter de mon efficacité. Je ne saurai le remercier. Monsieur Shizuku...
Mes larmes coulent sans s'arrêter depuis que l'on m'a apprit que cet homme ne rentrerai jamais de son voyage d'affaire...

Je n'ai plus aucun mots qui daignent sortir de ma plume, c'est sur cette phrase que je te laisse et m'en vais bercer ma peine. Tu me manques tellement.

Celle qui fut ton amie, Olga.

 

  © Jawilsia sur Never Utopia
 


CHAPITRE 5. La transformation


Musique d'ambiance.

Ce soir plus que jamais, je dois mettre des mots sur ce qui a été tût.

Puisque c’est un cadeau de Monsieur Shizuku dont j’ai toujours pris soin depuis que sa fille m’a apprise à lire et à écrire dans leur langue, bien que j’ai encore de nombreuses difficultés en japonais, j’ai depuis longtemps prit le temps de lire et de commenter cette Bible. Aujourd’hui, je me détache de cet apprentissage et retrouve mon russe païen pour en déduire la morale de ce livre sacré. Car j’aurai été dans l’incapacité de retransmettre mes véritables sentiments sans trouver mes mots. Et j’ai ce besoin de parler, même si c’est à un vulgaire bout de papier. Je vais étaler mes souffrances comme si ma vie en dépendait, comme si je devais extérioriser mes démons. Des démons ? Je crois que pour employer ce mot, il faut croire au Diable et donc, à Dieu. Ah oui, j’y ai cru en cette force supérieure capable d’exaucer nos prières. J’y ai cru si fort pendant des années. Mais regardons la réalité en face, cet être peu importe le nom qu’on lui donne à travers chaque croyance nous a abandonné depuis des années. Les guerres de religions incessantes qui fusent depuis toujours, l’extermination des juifs, oui. Il est facile pour l’humain de dire « je tue au nom de Dieu » alors qu’il est précisé dans les textes sacrés ô combien la vie est un cadeau qu’il faut préserver. Dieu est devenu une excuse pour justifier nos actes, qu’il soit bons ou mauvais. Mais ne vous voilez pas la face, je suis certains que cette divinité en a rien à foutre de nous, pauvres humains. Si j’utilise le terme « démon », ce n’est pas parce que je suis une fervente croyante, comme auparavant. Ou plutôt, si. J’ai la foi. Je sais qu’il existe et qu’il est bien présent parmi nous. Le Diable.

Ah, si vous saviez comme cet être maléfique se préoccupe bien plus du sort du monde que les Saints. Il nous fait nous bouffer entre nous comme des coqs dans une basse-cour, comme des chiens atteints de la rage. Il se manifeste sans cesse pour créer le chaos sur la Terre. Parfois, il a un visage, un nom qui nous met mal à l’aise lorsqu’il s’échappe de nos lèvres. Heureusement, je ne suis pas en train de parler mais de remplir ces pages à l’aide de mon encre noire, la couleur de l’âme de cet homme à moins qu’elle soit devenu aussi rouge que le sang qu’il a fait coulé. Adolf Hitler. Celui qui a décimé ma famille, mon peuple, ma vie et je ne parle que de moi alors qu’il a chamboulé le monde entier de par sa cruauté. Pensez-vous que cet homme ait réussi à monter au pouvoir sans le soutien de la population ? Il n’a pas agit seul même s’il était le cerveau de l’opération. Les gens l’ont suivi. Les gens l’ont acclamé. Et ont obéit. Comment un tel Diable déguisé a-t-il pu monter sur le trône ? Je n’ai pas la réponse du fait que je n’ai pas été assez instruite. Mais quelque chose n’a pas échappé à mon œil de faucon pendant toutes ces années. Chacun de nous a en lui une graine que le Diable a prit soin de planter dans nos cœur. Vous pouvez tenter de l’ignorer, la cacher sous des bonnes actions, des croyances, des prières. Mais n’oubliez pas que même le prêtre qui se dit porteur de la bonne parole et capable de pardonner aux pêcheurs peut faire lui-même des actes si vils lorsque le monde détourne ses yeux de lui. Si Dieu confit sa parole à des êtres si perfides pour certains, et que ces mêmes hommes d’églises sont ceux qui offrent le pardon, alors que vaut cette miséricorde ?

Revenons-en à cette graine, car je m’éloigne du sujet que je souhaitais aborder. En effet, le Vilain plante seulement la graine. A force d’être arrosé par les larmes, le regret, l’humiliation, la colère, elle fini par croître et grandir un peu plus dans chacun de nous. Ajoutez un peu de fertilisants comme la haine, le mépris, les vices, et la voilà qui s’étend comme une ronce enveloppant votre cœur. Vous voyez ou je veux en venir ? Le Diable ne dépose que la graine, ce sont les hommes entre eux qui permettent à celle-ci de s’épanouir. Le problème est là. Ceux qui laissent la graine intacte, qui épuisent toutes ses ressources dont elle a besoin pour germer, de par leur infinie bonté et beauté intérieure, ces gens biens sont immédiatement rappelés au ciel. Est-ce là le Diable qui fait tout pour les faires disparaître de la surface de la planète, histoire de bien pouvoir contrôler les plus faibles, ou serait-ce plutôt le Seigneur qui les invite au Paradis avant que l’ici-bas ne devienne trop mauvais pour eux ? Monsieur Shizuku était un homme bon par nature, et il transmettait cette gentillesse et cette candeur à sa fille. Et ces précieuses personnes qui rendaient le monde un peu plus beau et éclatant de par leur présence… lui ont été arrachées.

Je pourrais en écrire des tonnes et des tonnes sur Monsieur Shizuku. Cette grande personnalité n’avait pas été souillé par l’argent, la luxure et ceux qui l’entouraient. Il m’a tendu la main dans ma misère, moi qui n’étais rien que l’ombre de moi-même, qui survivait au lieu de vivre. Une survivante, c’est ce que j’étais après tout. Cette Olga qui n’était ni belle ni intelligente, juste bonne à baiser quand les plus pervers partenaires commerciaux de mon employeur russe passaient dans le coin. Tous s’en fichaient bien de ce qu’elle pouvait penser, cette catin proclamée, ce jouet humain trouvé au fin fond de la misère. Mais Monsieur Shizuku n’était pas comme ça. Il a lu ma détresse dans mon regard. Il a répondu à l’appel que je lui lançais du bout de mes pupilles bleues comme les larmes que je versais. Et j’ai cru qu’il était ma rédemption. Mais le bonheur est un mirage, on le regarde, on s’en approche, il disparait.

Vous savez quoi ? Fini les formules de politesse, fini les prières avant de dormir, fini la foi. Cette graine au fond de moi dont le Mal m’a fait présent, je vais la chérir et en prendre soin. Parce qu’au moins, le Diable lui, m’a accompagné et tenu la main pendant toute ma vie et n’a cessé de me gâter. Tandis que Dieu n’a même pas fait acte de présence. Je vais devenir une excellente jardinière, faire fleurir cette plantation, l’irriguer de mon sang meurtrit. Oh, mes larmes ? Elles ne couleront plus de mes yeux, elles seront toutes redirigées vers ma petite graine. Elle en sera ravie ! Je vais mépriser tout ce qui m’entoure, tous ceux qui ont l’air plus heureux que moi. Ce mépris me sera utile pour devenir la femme forte que j’aurai du devenir depuis bien longtemps. Je la sens déjà s’épanouir, ma plante démoniaque. Je prends le monde pour témoin, je n’ai aucunement envie de me cacher derrière un masque. Je vais devenir aussi pourrie de l’intérieur que de l’extérieure. Je souhaite devenir une gêne, que les gens qui poseront leur regard sur moi ressentent autant de dégoût à mon égard que j’en éprouve pour eux, pour toi, pour vous, pour tout. Les humains sont les coqs dans l’arène du Diable, qu’on ne l’oubli pas. Je serai le pantin du Malin. La graine dont il m’a fait cadeau ? Je vais en faire un jardin.

Il est l’heure de ma transformation. Amen.
CHAPITRE 6. Le conte de la vieille concierge de Seika.


Musique d'ambiance.

Il était une fois, il y a de cela trois ans, un grand pensionnat luxueux réservé à la jeunesse dorée de Tokyo dans lequel résidait une vieille femme dont les rides prouvaient que tout les printemps qu’elle avait vécue ne furent pas tous joyeux et ensoleillé. Comment cette sorcière au physique et à l’hygiène déplorable était-elle arrivée entre ces murs ? C’est une longue histoire encore antérieure à la notre, celle qui entre ces pages explique le dur labeur de cette mégère dans les différentes demeures luxueuses où elle a put s’occuper des tâches confiées, un ouvrage qui a engendré sa réputation d’excellente travailleuse. Alors, quand le pensionnat ouvrit ses portes et que le directeur de celui-ci cherchait à recruter des membres du personnel fiables et dévoués dans leur travaux, il a probablement dû ouïr les miracles que cette vieille Olga Slowinski était capable d’accomplir. Elle s’y connaissait parfaitement en crasse et saleté, il n’y avait qu’à la regarder pour le deviner. A savoir si c’est par pitié, par foi en ses capacités, ou par amitié envers le personnage haut placé qui lui avait donné son nom, Fujiyori Nakamura-sensei finit par la prendre comme concierge de son académie. Tant que son employeur n’avait pas à supporter sa vue, son mauvais caractère et son odeur, il en était pleinement satisfait. Il ne fallut qu’un an à la vieille femme pour faire ses preuves et grader pour devenir ainsi la concierge en chef, dirigeante de touts les employés se répartissant les tâches ménagères à faire au sein de Seika no Gakuen.

Tous la connaissaient par ici, autant les employés que les élèves. Difficile d’ignorer un tel phénomène. Elle glissait comme une ombre dans les couloirs, balançant de sa bouche putride un ramassis d’insultes plus ou moins forte selon son humeur, et sans aucune raison. Elle était le yang de ce ying, la force opposée. Ne dit on pas pour que l’harmonie persiste en ce monde, il faut autant d’éléments positifs que de négatifs ? Parmi ces riches bien habillés, coiffés, portant des perles en collier, elle était le souillon aux habits tricotés et recousu, tâchés. Au milieu de cette foule de jeunesse éternelle, elle incarnait la vieillesse mortelle. Mais cette sorcière, au plus profond de son être, jalousait ces sale gosse de riches qui étaient nés avec une cuillère en or dans la bouche, ses sportifs qui plaisaient à tout le monde, et ces boursiers au neurones bien plus actifs que les siens. Alors, pour leur ressembler, et pour bien les déranger ces petits prétentieux, elle ne se gênait pas pour leur piquer leurs affaires et fouiner dans leur placard, journaux intimes, et poches de vestes. Être la concierge, ce n’est pas uniquement ramasser la merde laissée par ces bourges, c’est aussi dérober un peu de ce qui les rend si sûr d’eux.

On raconte qu’Olga n’aimait personne. De nombreuses légendes s’étaient tissées au fil du temps autour de cette chouette ridées. Elle était si mystérieuse, si insupportable, si répugnante que les jeunes comme les plus âgés laissaient leur imagination vagabonder. Etait-elle une simple septuagénaire, ou ce visage d’une laideur sans nom était-il le fruit d’un passé trouble ? Les plus inventifs faisait circuler la rumeur qu’elle venait de l’au-delà, et qu’elle avait un rôle à jouer pour les services du Diable. Ils n’étaient pas si loin de la réalité, puisqu’elle avait presque prêté allégeance à Satan. Pauvres âmes qui la désignait de la sorte, n’avait-elle pas d’humanité en elle ? Oh, comme les humains, elle était joueuse. Ce n’est pas ce bibliothécaire qui allait dire le contraire. On ne sait par quelle magie, la vieille folle lui avait trouvé des similitudes avec son premier amour, Shizuku-san, et elle lui faisait savoir de bien des façons, même si celui-ci n’est pas très récepteur à ses signaux cachés.

Après avoir suée jusqu’au coucher du soleil, la vieille mégère s’en retournait dans les bas-fonds de l’académie, là où se situait sa pièce de vie. Il lui arrivait de faire une ronde nocturne autant pour espionner l’académie la nuit que pour finir nez à nez avec un de ces sales garnements et lui infliger une bonne correction. Et si vous la voyez déambuler dans les couloirs sans but, ce n’est que le résultat d’un somnambulisme qui lui est venu en même temps que la vieillesse, ne la prenez pas pour un fantôme et retournez vaguer à vos occupations. Pour elle, rien n’était mieux que de se blottir dans ses draps après une bonne journée de travail. Quand cela se faisait, elle souriait à un ours en peluche raccommodé, qui avait vu qu’une vingtaine d’hiver de moins qu’elle. Un cadeau de sa première amie. Elle caresse l’objet poussiéreux, éteint la lumière en lui glisse un simple « Bonne nuit, Nastya ».

FIN, ou commencement d’une nouvelle histoire, avec vous peut-être.
Le joueur
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Ancien ou nouveau ? Depuis le temps que je parle de mon DC, je n’ai pas besoin de répondre à cette question Laughing
Comment avez-vous connu le forum ? Via Topsite
as tu bien lu le règlement ?[ok] by Sky


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avatarFujiyori NakamuraDirecteur de Seika no Gakuen
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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   24.07.15 22:16

Ah Olga-san, ma bonne amie, enfin vous sortez de l'ombre! Et quelle sortie, ce fut grandiose, à lire, imaginer, voir... Je suis ravi de vous compter officiellement parmi nous, encore et toujours votre postulation pour le poste n'est pas seulement validée (depuis le temps, vous faites partie intégrante de Seika après tout, pas juste un vieux meuble, mais un pilier ancestral de ma belle école!)

Vous êtes promue au titre de concierge en chef de Seika! Félicitations!
Vos attributions à compter d'aujourd'hui sont les suivantes:
- Working Here
- Concierge en Chef
- Les sous-sols de Seika, ainsi que le reste de l'école est laissé à vos soins, bien entendu.

Je vous invite à générer votre carte ID au secrétariat, (si vous avez besoin d'aide, mon assistante se fera un plaisir de vous expliquer) et d'attacher cette fiche dans votre profile dans l'endroit prévu pour cela.

En cas de question ou autre n'hésitez pas, le téléphone à mon bureau est fait pour ça. Ou adressez vous à mon assistante, elle me transmettra tout.

Bonne journée à vous Olga-san et encore merci pour votre dévotion exemplaire!

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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   24.07.15 22:53
Ouais ouais, jolie fiche, un truc de pro quoi... mais en même temps, à 77 piges, faut bien gagner en sagesse, hein la vieille chouette! ^o^
Bienvenue, blablabla... bref, rends-moi ma bretelle, sans faire d'histoires, Olga. Maintenant. u.u

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   24.07.15 23:42
Regardez-moi ce barbu, prêt à tout pour m'éviter. Il craint probablement de tomber sous mon charme irrésistible. Je le comprend.

Oh, et voilà la petite sauvage qui ne s'est pas prise assez de claques étant petite. Une bretelle ? Cette chose que j'ai utilisé comme papier toilette, peut-être ? Oui, cela fait deux semaines que j'ai oublié d'en racheter. Like a Star @ heaven
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avatarSky LeeMa sorcière bien ratée
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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   24.07.15 23:48
affraid .............................
Garde la finalement.
Et ce n'est pas à moi,
Cette conversation n'a jamais eu lieu.
Je te connais pas.
Ciao
.........................................................................................../o/

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   25.07.15 10:14
Une vioque crasseuse et jalouse de la fougue de la jeunesse O/

J'suis sûr qu'elle nous espionnait en plein ébat Sky, s'pour ça qu'elle a récupéré la bretelle, elle était pas loin 8D
Frustrée ! //SBAFF//

Bienvenue en tout cas, vieille concierge sortie de l'ombre ! :p

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗


Et son visage, dans mon existence, parle et sourit. Son cri s'efface, un peu plus chaque nuit
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avatarSaitô HibikiLégende
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Logement: Garage Shibuya
MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   25.07.15 17:28
Bienvenue, vieille peau. Smile

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

In Memory of Chester Bennington


Spoiler:
 


Venez lire L'Ombre du Margrave et n'hésitez pas à commenter !
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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   25.07.15 22:54
Yah. J'ai pas lu ton histoire vieille chouette ; rien qu'à voir le cœur dans ton histoire a suffit pour me dégoûter.

A jamais, femme moisie. Que je ne te croise pas dans les couloirs et pas touche à mes vêtements. Je t'aurai prévenue.
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avatarInvitéInvité
MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   25.07.15 23:23
Aaah les jeunes les jeunes. Je ne suis pas le genre de femme à épier. Je ne suis qu'une pauvre concierge pleine de ... bons sentiments. Et puis depuis que j'ai trouvé la collection de magazines de ce petit Morichi en balayant sous son lit, je n'ai plus rien à apprendre de l'utilisation du corps humain en 2013. Bande de dévergondés !

Ce Maxwell qui essaye de me donner des ordres... pour qui tu te prend sale impertinent ?!

Merci à tous. Olga est dans la place pour votre plus grand plaisir !
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avatarInvitéInvité
MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   25.07.15 23:37
Wowowow la vieille, y a rien sous le lit de Maku, y a incohérence ! ><
Va falloir soigner Alzeimer ! Car ça va pas le faire si tu accuses les autres de crimes qu'ils n'ont pas commis ! ><
Razz
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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   30.07.15 0:15
bienvenue en retard. ~
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avatarKeiko KiyoshiStar ★
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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   03.08.15 8:25
MA VIEILLE CROUTE CHERIE ! Bienvenue ! /FUIT/

✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗ ✗

Je parle en Royalblue ouh yeah.


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MessageSujet: Re: La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]   
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La vieille fouineuse nauséabonde de Seika, Olga. [FINI]
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